Titre: Jigoku→ Did it hurts? (Ça t'a fait mal?)
Auteur: Reiku E. Suzuki
Couple : Reituki!
Genre : Amour, amitié, guerre...
Disclaimer: The GazettE ne m'appartient pas encore, l'histoire provient tout droit de mon imagination tordu.
Commentaires:
Bon, une autre fic qui tire progressivement à sa fin... C'est triste, non? Enfin, il ne reste que 72h à cette fic, puis elle sera terminée. Reste à voir en combien de chapitre je vais faire ces 72 heures-là... Je ne crois pas toutefois dépassé les 15 chapitres...
Chapitre 10
On avançait depuis même pas une heure que déjà on pouvait entendre les bruits de la bataille qui se déroulaient plus au Nord. Nos camarades se battaient, perdaient la vie même pour nous garantir un semblant de sécurité lors de la première partie de notre opération. D'abord au Sud pour contourner le gros des troupes américaines, puis à l'Est pour rejoindre le poste de commandement américain, prendre le contrôle de la place... Dit comme ça, ça avait l'air plutôt facile. Et au rythme auquel on avançait en ce moment, je pouvais m'autoriser à croire que ça allait être facile, du moins pour les autres.
Je marchais en fin de peloton, essoufflé et ruisselant de sueur. Les trois autres restaient avec moi pour me supporter mentalement, n'empêche, je souffrais c'était pas croyable. Je croyais pourtant être en bonne forme physique, mais ce ne semblait pas être le cas. Les munitions que je transportais me ralentissaient considérablement. Merde, comment Kai faisait pour pouvoir aller si vite avec tous ces trucs? Bon, j'avais quand même mon lance-grenade accrocher à mon semi-automatique en plus, donc fallait rajouter un bon 5kg au poids que Kai devait transporter, mais 5kilo de plus ou de moins, rendu là ça ne change pas grand chose.
On put enfin prendre une pause en milieu d'avant-midi. Je fus le premier à m'asseoir sur un tronc d'arbre mort, m'empressant de vider ma première gourde. Rah, c'était pénible! Et bien sûr, je pouvais pas me départir de toutes ces munitions, même pendant la pause... au cas où il faudrait repartir le plus vite possible.
-Rei... ça va?
-...Je vais mourir avant la fin de la journée, sinon ça va.
-T'inquiète, Ruki. S'il peut encore plaisanter, c'est qu'il va s'en sortir.
-Mais on pourrait quand même l'aider, non?
-Non, Ruki, vous avez vos propres choses à transporter. Je vais survivre en transportant les munitions supplémentaire, t'inquiète.
C'est que j'étais orgueilleux, aussi. Mais c'est vrai qu'ils étaient eux-même aussi chargé que moi. Chacun d'entre nous transportait son sac avec ses affaires personnels, ainsi qu'un autre sac contenant nos rations. Par dessus notre uniforme, on avait notre veste de combat tactique, qui elle contenait déjà plusieurs munitions et deux gourdes d'eau, entre autre. Plus notre casque de Kevlar sur la tête, lui-même étant assez lourd... ça complétait notre chargement de base. En plus, chacun transportait son arme, Ruki transportait deux radios et Uruha et Aoi en avait assez avec sa grosse mitraillette lourde et Uruha avait la tente. Je pouvais pas me plaindre d'avoir seulement des munitions en plus...
Je fermai les yeux un instant, souhaitant profiter de notre petite pause au maximum. Une main sur mon front me fit sursauter, toutefois.
-Tu es tout chaud, Rei, je crois que tu fais de la fièvre...
-T'inquiète, Ruki, ça va je te dis.
-Je peux pas m'empêcher de m'inquiéter quand même!
-Soldats! On reprend la marche!
Ruki m'aida à me relever, puis on recommença à marcher. Je voyais bien qu'il ne cessait de me regarder du coin de l'oeil, s'assurant sans doute que je ne m'effondrais pas. Mais je pris toute la volonté que j'avais et je continuai à marcher jusqu'au midi. Là on fut autorisé à déposer véritablement nos choses, et je fus incroyablement heureux de pouvoir déposer mon sac et ce surplus de munition. Je m'étirai et sautiller un peu sur place, heureux de me sentir léger de nouveau, mais je me rassis vite. La tête me tournait.
Très vite, Ruki et moi furent inviter à la rencontre des chefs d'équipe. J'avais définitivement été nommé chef de l'équipe G, et Ruki étant le meilleur opérateur radio, il fut aussi inviter à la réunion. Je me forçai à prendre une part active dans la discussion, malgré mes étourdissement. Mais qu'est-ce qu'il m'arrivait, merde... c'était pas le temps d'être faible!
-Je crois que nous pourrons commencer à tourner à l'Est vers le milieu de l'après-midi. Comme ça demain matin on pourra commencé à s'approcher du poste de commandement.
-Non, répondis-je. Si on tourne trop tôt, on arrivera par le Nord-Est. Les américains doivent s'attendre à une possible attaque venant du Nord-Est. On ferait mieux de descendre davantage, quitte à remonter un peu pour rejoindre le poste de commandement.
-Je suis d'accord avec toi. Ils ne s'attendront pas à une attaque venant du Sud de leur position. Leurs forces seront concentrés au Nord.
-Mais ça nous prendra plus de temps, or il faut se dépêcher.
-Mais si on se dépêche trop, on se fera tuer pour rien parce qu'on aura aucune chance.
-C'est nos camarades qui se feront tuer si on prend trop de temps. Combien sont mort selon vous depuis qu'on est partie, hein?
Le ton monta progressivement, mais le sergent mis vite fin à notre petite engueulade. Il fut finalement décidé qu'on continuerait plein Sud toute la journée, puis qu'on tournerait vers l'Est le lendemain à l'aube. Ruki nous assura que les américains ne se doutait pas encore de notre opération et qu'ils étaient encore occupé à combattre nos camarades restés au Nord. Malheureusement, les américains gagnaient de plus en plus du terrain et les pertes étaient nombreuses de notre côté... Il nous fallait nous dépêcher. 48H, c'était tout ce qu'on avait. Il nous fallait être maître du poste de commandement américain avant midi dans deux jours, sinon le Japon, devant son échec en sol américain, pourrait bien envoyer ses bombes nucléaire et la guerre serait alors encore plus terrible... 48h...
On repris rapidement notre marche après la pause de midi. Cette fois, pas question de s'arrêter avant le soir. Mais personne vraiment ne voulait s'arrêter. On sentait tous l'excitation qui commençait à nous gagner, sentant approcher l'affrontement. Voilà presque une journée déjà que nos camarades se battaient pour nous, bientôt ça allait être nous qui allaient se battre pour eux, pour nos morts. Pour Kai. Je me fiche bien que les américains aient aussi des gens qui les aimes et qui pleurerons leur mort, ils ont tué Kai et ils n'en avais pas le droit...
-Rei!
-Eh, Rei! Ça va?
-Reita!
Je n'avais pas aperçu la racine qui traversait le chemin. J'avais trébuché, et au lieu de réussir à me reprendre, j'étais simplement tombé par terre, de tout mon long. Argh, la honte... Heureusement qu'il y avait eu que les membres de mon équipe qui m'avait vu tomber comme un imbécile. Je me relevai difficilement, avec l'aide de Ruki.
-Ça va... ça va. Vous en faites pas, c'est rien.
-Rei!
Dès que Ruki me lâcha, je perdis de nouveau l'équilibre, mais il me rattrapa avant que je ne m'effondre une seconde fois. Il me dévisageait maintenant avec un air plus inquiet que jamais. Même Uruha et Aoi semblait s'inquiéter. Peut-être que je devais moi-même m'inquiéter de mon état... c'était pas normal.
-Tu es vraiment pâle...
-Désolé. Je peux quand même continuer. Je me coucherai tôt ce soir...
Je fis quelques pas instable, mais Ruki me rattrapa rapidement, près à me rattraper si jamais je menaçais de tomber encore une fois. J'avais l'impression d'être malade... je devais vraiment faire de la fièvre pour avoir des étourdissement comme ça. En plus, je commençais à avoir froid. C'est tellement pas le temps d'être malade quand on est dans une mission aussi cruciale pour l'issue de la guerre!
Je ne voyais plus rien devant moi quand on s'arrêta enfin pour la nuit. Ma vision était brouillée par la fièvre... Je n'avais qu'une envie; me coucher, dormir, et oublier tout le reste. Je me retrouvai rapidement sous la tente, dans mon sac de couchage, Ruki l'air inquiet à côté de moi. Il mis encore sa main sur mon front, pour vérifier ma température.
-Tu es vraiment brûlant, Rei!
-Désolé...
-Arrête de t'excuser! T'y es pour rien, sans doute... N'empêche, c'est...
-C'est pas le moment de tomber malade, je sais.
-C'est pas ce que je voulais dire. C'est juste... étrange. Tu tousses pas, ça doit pas être la grippe...
-Ça doit être un manque d'amour de ta part...
-Arrête de plaisanter, Baka!
Je l'imaginai quand même sourire derrière mes paupières clauses. Non, je ne voulais pas ouvrir les yeux. Ça me demandait trop d'effort. Et dire que demain, on allait devoir se battre... je pouvais pas être aussi faible, j'allais être qu'un poids pour mes compatriotes...
-Ruki, tiens. C'est tout ce que j'ai trouvé en demandant aux autres soldats.
-Des aspirines. Avec un peu de chance, ça fera baisser sa fièvre...
-Mais on sait toujours pas pourquoi il est comme ça, hein? Tu crois que c'est une maladie américaine bizarre et très contagieuse?
-La ferme, Uruha! Raconte pas n'importe quoi!
-Mais on sait pas, hein, il va peut-être mourir pendant la nuit.
-Ne dis pas ça!
Ruki sauta sur Uruha, peut-être pour le ruer de coup, je sais pas. Comme j'étais couché entre les deux, il m'accrocha au passage, et une douleur intense et aiguë raisonna dans mon bras. Je grognai sous la douleur, ce qui attira de nouveau sur moi l'attention de mes deux amis.
-Rei? Ça t'a fait mal?
-Oui, ça fait mal, putain!
-Ton bras blessé?
-Où veux-tu que j'aille mal ailleurs?
Ruki s'empressa de défaire le pansement de mon bras. J'ouvris les yeux pour le voir grimacer. Uruha eut exactement la même expression. C'était inquiétant... Qu'est-ce qu'elle avait, ma blessure?
-En tout cas, on sait maintenant d'où viens ta fièvre...
-? Vous pourriez pas m'expliquer?
-Ta plaie s'est infectée, c'est tout. Rien de grave, au final.
-Oui, rien de grave. Les aspirines devraient faire tomber ta fièvre, donc pour ça ça va. On a qu'à enlever le pus de la plaie et tout nettoyer en espérant bien faire le travail pour que le reste ne soit pas infecté aussi. Avec un peu de chance, on fera bien notre travail et demain tu auras que mal un peu, sinon tu souffriras davantage, pour rien, et on pourrait aller jusqu'à devoir amputer ton bras...
-Uruha, ta gueule, j'ai pas besoin de tout ces détails!
-Ignore-le, Rei. L'infection est pas si grave. Je devrais pouvoir faire de quoi jusqu'à ce qu'on trouve un médecin qui arrangera ça mieux que moi.
-Bon, moi je te laisse faire l'infirmière, Ruki. J'ai Aoi qui m'attends près du feu.
Uruha sortit de la tente (enfin!), et je me retrouvai seul avec Ruki. Pendant un instant, se fit silence. Je serrai les dents forts pour ne pas crier alors que Ruki s'appliquait à désinfecter ma plaie. Puis il refit mon pansement et poussa un soupir.
-Bon, j'espère que ça va aller.
-Non, dis-moi que t'es sûr... j'ai pas envie de me faire amputer.
-Ah ha! Oublie ce qu'Uruha a dit, il voulait que t'inquiéter.
-Je sais! Mais c'est quand même effrayant.
-Tu as l'air d'aller un peu mieux.
-Oui, les aspirines doivent commencer à faire effet.
-C'est bien. Ah, je m'inquiétais tellement...
Il se laissa tombé à côté de moi et vint enfouir son visage dans mon cou. Je me tournai vers lui, posai ma main sur sa joue, et nos lèvres se rencontrèrent. D'abord doucement, puis je mis un peu plus de force, à la fois pour que nos langues se rejoigne, à la fois pour le forcer à se coucher sur le dos. Il passa ses mains autour de ma nuque, m'encourageant à continuer. Mais un malaise me reprit et je m'effondrai sur lui en poussant un soupir exaspéré.
-Ah, quand tu as enfin l'air de vouloir, c'est moi qui y arrive pas... TT
-Ah ha. Ne te force pas trop, Rei, tu devrais te reposer, ce soir.
-Mais...
-Il y aura toujours demain soir.
-Mais si je meurs demain?
-Alors ne meurt pas demain.
-Hm... d'accord.
-Sois un bon garçon et endors-toi, maintenant. Tu dois reprendre des forces.
Je me recouchai à côté de lui, mécontent. Si ça continue, je pourrai jamais aller jusqu'au bout avec lui... C'est tellement injuste... Mais même si j'étais frustré par moi-même, je m'endormis toutefois très rapidement, complètement épuisé. Épuisé, frustré, mais heureux. Je pouvais encore tenir mon petit Ruki dans mes bras...
Fin du chapitre
Voilà, un autre chapitre de terminé! Vous avez aimé? Pas moi! Il y a pas de mort, dans ce chapitre TT Mais ça s'en vient, vous inquiéter pas^^ Prochain chapitre : un mort de plus? Lequel je tue? Oh, c'est excitant^^
