Bonsoir tout le monde!
Je suis vraaiment, absolument, totalement désolée pour ce retard d'une semaine!:$
J'ai honte!
J'ai eu de légers problèmes avec mon ordi, et vous savez quoi? J'ai écrit ce chapitre sur une feuille... Une vraie! Ma pauvre main... x')
Mais bon, cela n'excuse pas le retard, et j'ai re-eu internet aujourd'hui, et j'ai un nouvel ordi (enfin, c'est un peu celui de ma maman, mais bon!^^") alors j'ai passé mon dimanche à recopier sur word ce chapitre que voici x)
Haha! Par contre, j'ai changé de style pour ce chapitre, c'est un entrecroisement (pour celles qui sont en 1ères, oui j'ai pris ce terme de mes cours de français :D), des POV Ginny-Hermione.
En fait, le chapitre 14 devait être un POV Hermione, et le 15, Ginny, mais c'est plus astucieux ainsi :) J'ai dû tout remodifier, du coup! Ah, que de travail, que de travail!
Je répondrais à vos précieuses reviews (d'ici et précédentes) peut être pas ce soir, car j'avoue que je sature ^^'. Je vous livre donc mes 12 pages word, en espèrant que ça ne vous décevra pas trop!
J'ai hâte de rédiger le prochain chapitre, qui sera surtout un dialogue entre Ginny et Draco, mais avec les cours et le code, je pense que je ne le commencerais que mercredi:'(. Pas grave, je me ferais le film dans ma tête! :D
Bon, je vous laisse vite lire mon pavé, et je vous dit au WE prochain, cette fois, sans retard, promis, juré, craché! *krrrph!*
* Chapitre 14 : * Entrecroisement.
Hermione.
Cela faisait neuf jours.
Neuf jours et Draco ne voulait ni ne donnait plus de nouvelles. À personne.
J'avais réussi à quémander quelques explications.
Il ne voulait plus avoir de contact avec l'extérieur. En particulier avec moi.
Il faut que je résume depuis le début. Cela a été la semaine la plus éprouvante de toute ma vie, j'en ai bien l'impression.
Il faut que je reparte de la source : lorsque que je suis allée voir Malefoy.
J'avais vraiment l'intention de le lui révéler, ce jour-là. Je m'étais préparée à des insultes, des coups, des larmes...
Je me devais de le soutenir, de le rassurer, quoi qu'il disait sur ses parents je savais que cela était faux, ils les aimait, et leur absence lui pesait tellement... J'aurais tellement voulu que cela se passe autrement.
Mais ce fut malheureusement bel et bien la réalité.
Lorsque je suis entrée dans la chambre et que j'ai compris ce qu'il était en train de se passer, j'ai vraiment espérer rêver.
Que tout cela ne soit pas réel, que cette infirmière n'avait pas fait cela...
J'essaye de prendre un ton neutre, mais j'ai le coeur qui se fend rien qu'à y repenser. Tout a basculé, depuis ce moment.
Depuis qu'il a compris.
À repenser à son visage, à me rappeler comment il s'est décomposé...
J'ai ressenti la douleur qui s'était emparée de lui... Ce qu'il a ressenti en comprenant que tout était vrai... La déception, l'horreur, la douleur, lancinante et immédiate, le vertige qu'il a dû ressentir.
Ce fut comme une éternité, une éternité durant laquelle il s'est décomposé petit à petit, brisé.
Et moi aussi par la même occasion. Je ne comprenais pas, je n'y croyais pas. Je ne voulais pas que cela se passe ainsi.
Et j'ai eu mal, vraiment, en le voyant dans cet état. Je n'étais pas prête, en fait. Je ne voulais pas qu'il plonge à nouveau, qu'il perde le semblant de sourire qu'il me montrait parfois.
Je m'étais plu à croire que Malefoy me rendait indifférente.
C'était faux.
Je me rendais désormais compte que je ne voulais pas qu'il vive cela, je ne voulais pas qu'il passe par tout cela, et que j'aurais même pris sa place pour l'épargner. Je ne ressentais pas de la pitié, ou de la compassion, comme cela aurait été le cas avec n'importe quel autre ancien ennemi.
Non. C'était au-delà de cela, c'était bien plus profond.
Malefoy était devenu avec les jours un ami, un proche, et je m'étais sans doute aucun attachée à lui. Et cette vision me détruisait.
Je me rappelle m'être approchée, m'être excusée, encore et encore.
Il était perdu, atterré et terrassé.
J'étais appelée à aller vers lui, à le prendre dans mes bras. À le soutenir, à l'empêcher de sombrer.
Je me rappelle n'avoir rien pu contrôlé, c'était une évidence, je ne pouvais le laisser ainsi, je devais lui prendre la main, le bras, n'importe quoi mais agir, et vite.
Et puis il a changé. Je l'ai vu se ressaisir.
Il brûlait de douleur, mais d'une douleur terrifiante, violente.
Il ne me pardonnerait pas.
« Et moi qui te faisais confiance.»
C'était ce que disait son regard. Cette pensée m'atteignit de plein fouet, créant un gouffre en moi.
J'étais figée. Plus rien ne répondait.
Seules mes pensées m'écorchèrent.
Je n'avais rien fait pour lui, je lui devais tout. Maintenant j'avais sûrement tout perdu. J'étais stupide d'avoir autant douté, de l'avoir autant blesser.
Pourquoi n'avais-je pas compris que nous avions dépassé le stade d'ennemis depuis bien longtemps?
Je me rappelle que mon esprit s'était ensuite embrouillé, et qu'on me demandait de partir. L'infirmière était devant moi et me poussait. Elle était tellement paniquée que j'eus directement le réflexe de me tourner vers Draco.
Il était en train d'essayer de se lever, il se débattait. Un médicomage était entré entre-temps et essayait de le calmer.
Il hurlait de colère, il se débattait. Je luttais moi aussi pour aller à lui, je ne pouvais pas le laisser ainsi!
Je criais : «Malefoy, arrête! Draco!» mais il ne m'entendait pas.
Je fus poussée dehors, et la porte de sa chambre se referma sur moi.
Il n'avait plus voulu de visites depuis. C'était Annah, la soeur de Lavande qui m'avait doucement congédiée lorsque le lendemain je voulus prendre de ses nouvelles. Elle ne m'avait pas avoué qu'il avait demandé à ce qu'on ne me tienne pas au courant de son état, mais je l'avais bien deviné. Après tout, je commençais à le cerner.
Je crois bien que je suis restée plus de dix minutes devant la porte, à attendre que les médecins sortent. J'étais vraiment sonnée par tout ce qui venait de se passer.
Puis j'ai essayé de reprendre mes esprits et de réagir.
Je reviendrais le lendemain, il n'était pas question que j'abandonne Malefoy dans un moment aussi critique! Mais je devais mettre tout cela de côté, car Harry était peut-être réveillé! Ginny était allée voir si elle pouvait négocier une visite, et je me devais d'aller la rejoindre! Je pourrais peut-être revoir mon meilleur ami, lui tenir la main, le rassurer!
Harry me manquait terriblement, comment avais-je pu oublier même l'espace d'une seconde qu'il était lui aussi dans une chambre de cet étage?
Qu'est-ce que Malefoy m'avait fait pour que j'en oublie jusqu'à mon meilleur ami, quand je suis avec lui?
J'avais décidé de laisser de côté le poids énorme qui me consumait, et de courir jusqu'à la chambre de Harry.
.
Ginny était dans le couloir, en discussion animée avec celui que je pensais être le responsable du service.
- Et qu'avez-vous à répondre à cela?
Et qui était en position de faiblesse, visiblement. Ginny était géniale.
- Mademoiselle, nous ne faisons qu'appliquer les règles. Et ce patient, plus que n'importe qui, peut être en danger si les visites sont autorisées dans sa chambre, vous le savez bien!
- Mais je suis amoureuse de lui! Vous n'avez rien écouté de ce que j'ai dit? Cela fait vingt minutes qu'on est devant cette chambre à se renvoyer la balle, mais je vous ai dit que j'étais allée jusqu'à voir le chef de votre établissement? C'est inadmissible! Peu importe que ce soit le «Survivant» ou Salazar Serpentard qui gît derrière cette porte, le fait est que c'est un proche, et que vous ne pouvez pas refusez à ceux qui tiennent à lui de lui rendre visite! Cela ne se passera pas comme ça cette fois! Vous faîtes ce que vous voulez avec les fans emcombrants mais nous sommes ses plus proche amis, alors pas question de cela avec nous! Après toutes les démarches que l'on a faite, ma famille et moi, vous osez encore nous refusez l'accès?
- Ginny?
Elle se retourna vivement.
- Oh, Hermione, il ne veut pas nous laisser voir Harry, même deux minutes! C'est inadmissible!
Elle fit une pose, fronça les sourcils et ajouta, plus bas:
- Cela c'est mal passé avec Malefoy, n'est-ce pas? Tu me raconteras tout cela...
J'acquiesçais. Si cela se lisait même sur mon visage, c'était plus grave que je ne le pensais.
Mais nous devions d'abord régler le problème de la chambre...
Ginny.
Enfin! Enfin! Après toutes ces démarches, toutes ces semaines à insister pour pouvoir avoir l'occasion de revoir Harry, cela a payé!
Je n'y crois pas! C'est tellement irréel!
Quand je pense à tout ce que Maman, Papa, moi et même Hermione avons dû faire, aux appels que nous avons dû passer, au Ministère que nous avons dû relancer tant de fois, aux aurors chargés de la sécurité d'Harry (de nombreux «fans» tentent de le voir, les journalistes sorciers se battent pour la moindre information, des Mangemorts rescapés tentent de lui faire parvenir des cadeaux empoisonnés...) et aux règlements et lois que nous avons dû retrouver pour faire appuyer notre demande (car même si n'étant pas sa famille à proprement parler, nous avons réussi à prouver que nous avions le droit à des visites légitimes!) ...
Par Merlin, c'était tellement inespéré!
Il y avait enfin du bon depuis des mois!
Hermione a pleuré quand on nous a informé que nous allions vraiment pouvoir revoir Harry, et je l'ai suivi de peu!
Mon coeur battait à en exploser.
J'allais le revoir!
Je me rapellais son visage fin, ses cheveux toujours en fouillis qui lui donnaient cet air si séduisant, les fossettes qui se créaient lorsqu'il souriait...
Et ses yeux! Ses magnifiques yeux émeraudes qui me faisaient perdre tous mes moyens!
Je nous revoyais encore avant la bataille, lorsque nous avions échangé notre dernier baiser, tout ce que j'ai ressenti à ce moment-là, cette promesse, ce pour quoi j'ai persévéré et restée forte!
Merlin, que je l'aimais!
Et il pouvait être défiguré, sourd, mourrant et handicapé que je ne le laisserai pas!
Je pris la main d'Hermione. Nous étions devant la porte, un médicomage et deux infirmières à notre côté, par sécurité.
Elle la serra fort.
Je m'inquiètais pour elle. Je n'avais pas besoin d'être une voyante pour deviner qu'elle était en plein dilemme intérieur. Elle avait vu Malefoy, elle avait dû lui dire la vérité pour ses parents, et je ne sais quelle tournure cela avait pris, mais elle souffrait.
Il l'avait rejetée, c'était sûr. Hermione était pâle et ses yeux étaient emplis de larmes quand elle m'avait retrouvée.
Elle était blessée à l'intérieur, je pouvais le deviner d'ici.
Elle tenait à Draco Malefoy, j'en mettrais ma main au feu. Leur petit manège avait mis du temps à s'installer mais il perdurait depuis des semaines. Elle souriait en sortant de sa chambre, lui ne voulait que de ses visite à elle.
Il n'avait accordé sa confiance qu'à elle, elle se rendait à la bibliothèque de Pré-au-Lard (la plus complète) dès qu'elle pouvait pour faire des recherches sur son bras... Sur sa Marque.
Peut-être qu'Hermione ne se rendait pas compte de ce qu'il se passait, peut-être qu'elle ne le voulait pas, mais une proximité s'était installée entre eux, et ils se sont attachés.
Et elle avait mal pour lui, mal à cause de lui, mais aussi à cause d'elle...
Maman m'a dit que cela se passerait bien, car Draco a besoin d'Hermione, et qu'elle est un pilier pour lui... Je n'en suis plus si sûre...
Mais Harry est le plus important!
- Ne pense pas à lui, Hermione, Harry est derrière cette porte, et nous allons le revoir, tu te rends compte? Maman et Papa nous rejoignent, et j'irais voir Ron après pour le lui annoncer. J'espère de tout coeur que cela lui fera du bien...
Elle sourit tristement.
- Tu lui passeras le bonjour de ma part? Et tu lui transmettras ma lettre? Bon sang, Ginny, j'ai tellement peur de l'état de Harry... Je ne supporterais pas de le voir comme...
Comme Draco.
- Il va bien, Hermione! Peut importe qu'il soit entouré de pansements, d'appareils de mesures, de sorts, ou de stabilisateurs magiques! La seule chose dont il a besoin, c'est de nous, et nous sommes là, alors, il ne pourra qu'aller bien! Dis-toi cela, s'il-te-plaît, sinon tu vas sombrer... c'est Harry, Hermione, il s'en est toujours sorti, et ça n'est pas maintenant que tout est fini que cela va s'arrêter! Et tu sais pourquoi il arrive toujours à s'en sortir, Mione?
Elle secoua la tête.
- Parce qu'il a toujours eu des personnes qui l'aiment et qui le soutiennent.
Elle frissonna à ces mots. Je ne sais pas comment elle les avait compris, mais j'eus le sentiment que cela lui redonna un petit coup de fouet.
Nous entrâmes.
Hermione.
Une étrange impression de déjà-vu.
Une chambre, un lit, une fenêtre.
Du blanc, des appareils médicaux qui flottent un peu partout. Et Harry.
Ginny se rua sur le lit, et lui murmura des tas de choses. Ils étaient tellement mignons. Je m'approchais. Son visage était découvert, mais il avait des plâtres à base de lotus magique (il a des vertus apaisante et réparatrices...) sur ses quatre membres. Son teint était pâle, mais pas autant qu'un autre... Il n'avait pas de blessures au visage, mis à part son éternelle cicatrice. Il ne semblait pas souffrir, juste attendre de se réveiller. Un immense poids s'envola de ma poitrine. Harry semblait serein, il était comme paisible. Il respirait doucement, mais sûrement.
- Bonjour, Ry'.
Je déposais un léger baiser sur son front. Des larmes de bonheur me montèrent aux yeux.
Harry n'était pas à l'article de la mort, il ne l'était plus. Il avait juste besoin de se régénérer et se remettre petit à petit, dans les meilleures conditions, et pour cela il devait nécessiter de tous les soins de l'hôpital.
- Oh Harry, tu nous as tellement manqué. Je peux te jurer que personne ne t'a oublié, et qu'on attend tous avec impatience que tu ouvres les yeux. On s'est tellement inquiétés! Molly et Arthur ne devraient plus tarder! Si tu savais toutes les démarches qu'on a fait pour avoir le droit de te voir! Tu as réussi Harry, tu l'as vaincu, grâce à toi, l'Angleterre et le reste du monde vont enfin pouvoir vivre librement! Tu es notre héros à tous, Harry. Tu vois, je n'ai jamais douté, et j'ai eu raison de te suivre aveuglément... Il faut que tu te réveilles, il y a tellement de choses que tu dois savoir! Ron va bien, il... ne peut pas encore venir pour le moment, mais lui aussi a hâte de te revoir... Oh, Harry, comme tu nous as manqué!
Et je lui ai parlé pendant plus de vingt minutes, aux côtés de Ginny, avant que les médecins ne nous prévienne qu'il ne pourrait y avoir qu'une personne dans la chambre, pour minimiser les risques et la fatigue de Harry. Je l'embrassais une dernière fois, lui promit de revenir dès que possible, et le laissa à Ginny.
Elle était vraiment touchante, à le couver ainsi de ses bras; je voyais l'amour et l'espoir dans ses yeux, et me rendis compte de la force de ses sentiments.
Ils étaient vraiment beaux, l'un près de l'autre dans cette pièce toute blanche, à se rassurer mutuellement. Elle pleurait de joie et de douleur, le tenait avec force et douceur. C'était superbe.
Après toutes ces images de guerre et de haine, voir deux personne s'aimer vous touche vraiment.
Je sortis doucement de la salle. Je ne sais pas pourquoi j'étais tellement chamboulée.
Je ne m'étais même pas rendue compte que Molly et Arthur étaient arrivés, et qu'ils me demandaient si tout allait bien.
Je leur répondis distraitement.
En fait, je pense que j'avais une explication.
Je ne croyais plus en l'amour depuis bien longtemps. Et je ne savais pas si je pouvais y croire, maintenant.
Ginny.
Nous sommes rentrés tard. Maman et Papa ont pu voir Harry quelque minutes, Hermione une demi-heure, et moi, plus d'une heure.
Je n'aurais jamais dû avoir le droit, mais le médicomage chargé de soigner Harry est amoureux, et j'avoue avoir joué de cela.
Nous avons ensuite passé le reste de la journée avec Ron, mais Hermione est rentrée au Terrier...
Ron ne veut rien entendre, il ne veut plus que l'on lui parle d'Hermione, mais j'ai bien l'intention de remédier à cela... Je sais que cela blesse Hermione mais elle encaisse, et garde tout au fond d'elle.
- Le dîner sera prêt dans une demi heure, chérie, va prévenir Hermione, me dit Maman.
Je lui souris, reconnaissante.
Maman comprenait tout.
.
Hermione était dans sa chambre, enfin celle de mon frère. Je chassais cette pensée et rentrais, après avoir frappé à la porte.
- Nous sommes rentrés, lui dis-je doucement. Ça c'est bien passé, dans ton service?
Elle était allongée sur son lit et faisait voler des objets dans la pièce, sans baguette aucune. Un wingardium Leviota muet. Déjà à Poudlard, elle faisait voler ses livres quand elle était triste.
- Comment va Ron?
- Pas trop mal. Comme toujours, tu sais. Il... il a parlé de Fred, de Georges et de Charlie. Il en veut à Georges, comme pour Charlie. Il lui en veut d'être parti en Allemagne pour essayer de tourner la page. Il... Il a reparlé de Poudlard, aussi.
Elle se tourna vers moi, toujours couchée.
- C'est vrai?
Un éclair d'espoir traversa ses yeux.
- Il a dit qu'il repensait souvent à toutes les aventures qu'il avait passé là-bas, toutes les anecdotes qu'il pourra raconter lorsqu'il aura des enfants. Mais... il n'y retournera pas, quand l'école sera reconstruite, Hermione. C'est paradoxal, il ne veut pas oublier, mais ne veut pas se rappeler ni revoir l'école.
Elle acquiesça doucement.
- Tu lui as donné ma lettre?
- Comme à chaque fois.
J'inspirais.
Il fallait qu'on aborde un sujet encore plus délicat, maintenant.
- Tu peux me raconter ce qu'il s'est passé?
Elle ne répondit pas.
- Hermione, dis-moi ce qu'il s'est passé avec Draco!
Elle se releva à la mention de son nom.
- C'est Malefoy, Ginny, pas Draco! Et il n'y a rien à expliquer! Il m'en veut comme jamais. Il ne me pardonnera pas.
Je la fis se rasseoir, et la pris dans mes bras.
Elle avait beau être la plus âgée de nous deux, c'était aussi la plus sensible. J'arrivais à faire la part des choses, elle non.
- Calme-toi, d'accord? Je suis là, mais calme-toi. Que t'a-t-il dit?
- Cela n'a plus d'importance. J'ai vu à quel point il me détestait, et à quel point je l'ai déçu.
C'était donc cela.
- Qu'est-ce que cela t'a fait? demandais-je doucement.
Elle ferma les yeux.
- Ça a été... horrible, tu sais. Je n'y comprends plus rien. Quand il a compris ce qu'il se passait, et que j'ai vu à quel point il a été mal, je me suis sentie tellement... Mauvaise. Et d'un autre côté, j'avais mal pour lui. Mais vraiment, profondément, comme ce que j'aurais ressenti si j'annonçais à Ron où à toi que vos parents étaient... Enfin. Je ne sais pas, je ne comprends plus. Depuis quand je m'inquiète autant pour lui? J'en ai même pleuré! J'ai un trou béant à la poitrine, je n'arrive plus à penser à autre chose! Cela me fait peur, Ginny! Je me rends dès que je peux à la recherche d'indices sur sa Marque, je passais au moins deux heures avec lui tous les jours, je ne le déteste plus... Plus j'y repense, et plus j'ai peur de ce que cela peut signifier.
Moi je le sais, mais tu n'es pas encore prête à l'entendre.
Elle inspira, avant d'ajouter.
- Et quand il m'a dit... Qu'il ne voulait plus jamais me revoir, j'ai reçu un coup au coeur, c'était pire qu'un Doloris. J'ai eu aussi mal que quand j'ai vu Ron, Ginny!
- Tu t'es attachée à lui.
- Non! Pas dans ce sens-là! Jamais! Et c'est précisément pour cela que je ne voulais pas lui rendre visite la première fois, Ginny! Je ne sais pas ce qu'il m'a fait, je ne sais pas depuis quand j'ai baissé mes gardes, mais je ne suis pas en train de tomber amoureuse de lui, si c'est ce que tu sous-entends!
Elle avait l'air très en colère, mais je savais que c'était parce qu'elle était terrifiée.
- Et en quoi serait-ce un crime, Hermione? Pourquoi cela te révulse à ce point?
- Qu'est-ce que tu imagines? Draco Malefoy et Hermione Granger, ensemble? Tu y crois réellement? Nous n'aurions même jamais dû nous reparler! Quand il ne me fait pas souffrir, c'est moi qui le blesse, et inversement. Ça a toujours été comme ça, et ça le restera. J'ai essayé de croire au contraire, mais non. De toute façon, il me déteste à l'heure qu'il est.
Pointe d'amertume dans la voix. Elle ne s'en rendit pas compte.
- Et tu t'en veux.
Ça n'était pas une question. Elle tourna la tête pour que je ne puisse pas la voir, mais elle ravalait ses larmes.
Elle reprit d'une voix grave.
- Oui. Je l'ai déçu, blessé, et il ne veut même plus de mon aide, ni de mon soutien. Je m'inquiète. Quand j'ai dû effacer la mémoire de mes parents, Harry et Ron étaient là pour m'épauler. Lui doit tout supporter tout seul, et la seule personne qui aurait pu lui alléger sa peine, il la déteste. J'aimerais qu'il accepte mon aide, ou qu'au moins il voit des gens...
- J'irais le voir.
Elle rit jaune.
- Il ne veut plus de visite de personne, tu n'arriveras pas à le voir, Annah, la sœur de Lavande m'a mise au courant tout à l'heure. Il refusera tout contact.
Oh non j'y arriverai. Je l'aurais à l'usure.
Draco est amoureux de toi, Hermione, j'en mettrais ma main à couper, et il doit croire que tu le hais, comme toi, tu l'aimes et que tu penses exactement la même chose.
- Hermione, il ne te détestes pas. Il se sent trahi, mais il a besoin de toi, alors n'abandonne pas.
Elle secoua la tête et ses boucles brunes s'entrechoquèrent.
- Oh non, Ginny. Il me hait, et plus que tout. Mais tu as raison, je ne vais pas abandonner pour autant. Il ne voulait pas que je me renseigne pour la... Marque, mais j'ai un mauvais pressentiment. Je doublerai d'efforts pour mes recherches, j'irai à Pré-au-Lard chaque jour, après avoir fini à l'hôpital. Je finirais bien par trouver. Je lui dois au moins cela...
Elle posa sa tête sur mon épaule.
- Oh, Ginny... Qu'est-ce qu'il m'arrive?
- Le dîner est servi, les filles!
Tu tombes amoureuse, Hermione.
Cela faisait neuf jours.
Neufs jours pendant lesquels le moral d'Hermione était au plus bas. Elle passait des heures dans les bibliothèques sorcières de Londres, à chercher sans relâche un indice sur le mal de Draco.
Lorsqu'elle avait une pause ou qu'elle avait fini d'aider au services des blessés légers, elle montait à l'étage d'Harry et de Draco, soit pour rendre visite à Harry (quand elle y était autorisée), soit elle se postait devant la porte du second, dans l'espoir de pouvoir entendre quelque chose.
Cette situation ne pouvait plus durer. Elle allait devenir folle, si cela continuait.
Venez me dire qu'elle n'est pas amoureuse...
Draco ne voulait plus donner de nouvelles. J'allais les prendre de force.
Ginny Weasley obtenait toujours ce qu'elle voulait.
.
.
.
- Bonjour Annah! Comment allez-vous?
La blonde me sourit.
- Bien, merci, et toi Ginny?
- J'ai bu du jus de citrouille au petit déjeuner, ça ne peut qu'aller!
Elle rit. C'était le moment.
- J'ai un message du Ministère à donner à Draco Malefoy. Par rapport à l'acte de décès de ses parents... Vous savez, Herrmione est responsable de sa tutelle, mais il ne veut plus la voir... Alors je dois m'en charger.
Elle fronça les sourcils.
- Je le sais, oui, mais ce patient a interdit toutes les visites, quelles qu'elles soient, alors je ne peux pas te laisser... Laisse-moi le document, je le ferais transmettre, si tu le souhaites.
Je pris une mine grave.
- C'est à propos du décès de ses parents, Annah... Je ne peux pas laisser une infirmière lui faire passer le message, sans tact aucun! Je vous en prie, c'est mon ami! Si je peux alléger un peu ce choc, et donc sa peine, par Merlin, laissez-moi faire...
Elle baissa les yeux.
- S'il vous plait, Annah... Je ne sais pas dans quel état il est, mais vous pensez vraiment que cela ne va pas l'empirer?
Elle se morda la lèvre.
- Très bien, Ginny. Vas-y. Mais je te donne dix minutes, pas une de plus. Jusqu'à l'heure du déjeuner, ensuite tu repars discrètement, et tu ne l'as jamais vu.
- Merci Annah!, m'écriais-je en m'éloignant.
Je n'avais pas une seconde à perdre, et courus jusqu'à sa chambre. Il n'y avait personne dans les couloirs.
Tu me remercieras plus tard, Hermione!
J'entrais.
Devant moi était couché un jeune homme maigre et pâle. Il écarquilla ses yeux montés de cernes profondes, et s'apprêta à parler.
- C'est moi qui parle, alors écoute bien ce que j'ai à te dire, Draco Malefoy...
Voilààà!
A bientôt pour la suite, encore désolée du retard!
Pour moi c'est un chapitre long, après je ne sais pas^^" (J'ai un netbook, ceci explique peut être cela^^")
N'hésitez pas à reviewer, c'est maintenant que ça se passe! :D
Bisous les cocos!
