Titre: Jigoku → I have nothing to say (J'ai rien à dire)
Auteur: Reiku E. Suzuki
Couple : Reituki! Et les autres couples, là...
Genre : Amour, amitié, guerre...
Disclaimer: The GazettE ne m'appartient pas encore, l'histoire provient tout droit de mon imagination tordu.
Commentaires:
Oui, je suis sadique. Et je l'assume. Ma fic est déjà prévu d'avance, et ce n'est pas parce que vous voulez qu'ils survivent tous que je ne les tuerai pas è.é Donc, comme prévu, la mort d'Uruha dans ce petit POV de lui-même.
Début du chapitre
Je ne sais pas trop ce qui m'avait pris de fuir. Ou plutôt si. Je ne voulais pas savoir ce qui allait se passer ensuite. Heureusement, Reita et Ruki ne semblait pas m'avoir suivit. C'était une chose que je craignais... qu'ils me suivent, qu'ils essaient de me raisonner et de me faire revenir vers le campement. Non, je suis pas un fuyard qui abandonne ainsi le champ de bataille. Je compte revenir, bien sûr. Mais pas tout de suite. Peut-être plus tard dans la nuit, une fois qu'ils auront fait... je ne sais pas quoi du cours d'Aoi.
Je ne pouvais pas toléré de le voir mort. Je ne voulais pas le voir froid, rigide, comme une statue aux traits si parfait... Je ne voulais pas voir cet homme que j'aimais dans cet état. Alors se serait trop tangible, alors que maintenant je pouvais m'amuser à croire qu'il était encore en vie, qu'il allait s'en sortir... On va tous mourir, c'est pas compliquer. Cette mission nous mènera tous à notre perte. De toute façon, c'est à ça qu'on sert; occuper les forces armées américaines le temps que la véritable armée japonaise face son boulot. On était que de la chair canon, du cheap labour de l'armée, facilement sacrifiable au profit d'un objectif beaucoup plus important.
Kai était mort. Maintenant Aoi. Et si ça se trouve, on les rejoindra tous les trois dans les prochains 24h. Oui, la tentation de fuir pour de bon était excessivement grande. Mais je savais bien que je n'avais aucune chance. J'allais laisser tout mon équipement au campement. Je n'étais même pas armée. J'avais que mon uniforme qui m'identifiait clairement comme un ennemi, et ma baïonnette cachée dans ma botte. M'enfuir serait suicidaire. Seulement s'éloigner du groupe comme je le faisais, c'était suicidaire. Mais peut-être bien que je l'étais. Tant qu'à mourir, autant mourir le plus tôt possible.
Avec Aoi... on avait fait quelques plans pour l'après-guerre. Je n'avais jamais vraiment aimé quelqu'un avant. Je veux dire, j'ai déjà couché avec de nombreux hommes. Je travaillais dans un bar de travestis, donc parfois je devais danser pour la clientèle, ou parfois je devais seulement passé une belle soirée avec eux. Mais la paye n'était pas très élevé. J'ai donc commencé à accepter des ''bonus''. Mais ces hommes avec qui je couchais ne m'aimait pas pour l'être que j'étais, uniquement pour mon beau petit cul et la belle partie de jambe en l'air que je pouvais leur offrir. Aoi était différent. Je le sentais seulement dans la façon dont il me regardait. Oui, il avait un regard pervers comme n'importe quel homme qui serait prêt à payer pour me coucher sur le dos, mais il y avait un côté tendre dans son regard. Il y avait quelque chose qui me faisait sentir tellement bien, tellement en confiance... Oui, j'ai cru à un moment donné qu'il était seulement un proxénète de très bonne qualité, capable de recruter n'importe qui avec son regard et ses manières. Et que j'étais qu'un imbécile de plus qu'il avait réussi à envouter. Je n'étais pas malheureux pour autant... C'était si bon, avec lui. Et plus le temps passait, plus j'arrivais à croire qu'il m'aimait vraiment. Je voulais le croire. J'avais besoin de le croire.
Mais maintenant, tout ça me paraît complètement ridicule. Il était partie. Il m'avait littéralement abandonné pour aller rejoindre Kai, alors que j'avais encore besoin de lui! Mais qu'est-ce que j'allais faire maintenant s'il n'était plus là? Qu'est-ce que j'allais faire?
Je m'écroulai au pied d'un grand arbre, n'essayant même pas d'étouffer mes sanglots. J'avais complètement oublié qu'on était en guerre. J'avais oublié que j'étais seul et isolé en territoire ennemi. Mais je m'en contre-fichais. Que pouvait-il m'arriver de pire maintenant? Mon Naoi était plus là avec moi... il était plus là pour me protéger, pour me réconforter... En position fœtale contre l'arbre, je retrouvai un semblant de réconfort. Pleurer faisais du bien. Ce retrouver en petite boule faisait aussi du bien. Les yeux fermés, je me repassais en boucle mes meilleurs souvenirs avec mon beau noir. Notre premier baiser, notre première nuit, nos plans futurs...
-Don't move!
-Quoi?
-I said don't move!
Je relevai la tête, surpris à la fois par la voix au fort accent américain et à la chose froide qui s'était collé contre ma tête. Je pâlit littéralement en voyant 5 américains autour de moi, leur fusil pointer dans ma direction. Timidement, je levai les bras au dessus de ma tête, geste universel pour dire que je ne comptais pas opposé la moindre résistance. J'étais pas fou non plus. À 5 contre un, c'est déjà impossible. Imaginer à 5 armés contre 1 non-armé...
-Do you speak english?
-Hein? Euh... No?
-You're japanese?
-Je comprends rien à ce que tu racontes, mon gars...
Celui qui me parlait se tourna vers ses collègues et leur parla rapidement. Je comprenais tellement rien à l'anglais... Et maintenant je me dit que j'aurais peut-être du écouter un peu plus dans mes cours, du temps que j'allais encore à l'école. Mais j'avais arrêté l'école jeune pour travailler dans le bar, en mentant sur mon âge... J'aurais pas dû. Je ne pouvais que regretter maintenant.
Ils me firent comprendre par des gestes qu'ils voulaient que je me lève. Je leur obéis, bien sûr. Là, l'un deux me fouilla pour s'assurer que j'étais pas armé, alors que les autres continuaient de me pointer du canon de leur fusil. Je savais pourtant qu'ils ne tireraient pas tant que leur camarade serait aussi proche de moi. À moins qu'il ne soit plus humain et ne craignent absolument pas de tuer l'un des leurs, ce qui me surprendrait. L'américain ne trouva pas la baïonnette dans ma botte. Il ne trouva rien d'intéressant sur moi, sauf mon mascara et mon crayon noir. Il sortit les quelques articles de maquillage que je gardai sur moi et les montrai à ses amis en riant. C'est ça, riez. Moquez vous de moi. Et venez donc me violer, tant qu'à faire, avant de m'achever.
Satisfait de ne trouver rien de dangereux sur moi, les américains se parlèrent encore entre eux, trop rapidement pour que j'y comprenne quoique se soit. Puis celui derrière moi me poussa légèrement dans le dos avec la pointe de son fusil. Il avait pas besoin de rajouter des paroles pour me faire comprendre qu'il m'incitait à les suivre. Je séchai rapidement mes larmes d'un revers de manche avant de suivre l'américain devant moi.
Le trajet dura un petit bout. Un de mes ''compagnons'' communiqua par radio et quelques temps plus tard, d'autres soldats américains nous rejoignirent. Ils étaient maintenant 10 pour m'escorter, comme-ci j'allais tenter quoique se soit pour essayer de m'enfuir...
N'empêche, même si je faisais tout pour que ça ne paraisse pas, j'avais peur. J'étais complètement effrayé. Et il y avait encore ce canon dans mon dos qui me poussai à avancer... un seul petit cou sur la détente et je serai mort. Je veux pas mourir, pas comme ça, pas par eux... Mais j'étais un prisonnier de guerre, non? De nos jours, il doit y avoir des lois qui protègent les prisonniers de guerre. Je devrais croupir quelques années en prison ici, puis on finira par me libérer et je pourrai vivre tranquillement ma vie au Japon... sans Aoi. Je sais pas si je veux continuer à vivre dans ce monde dans lequel Aoi n'est plus...
On arriva à la base qu'on était censé attaquer. Comme je l'avais prévu, on me poussa dans une cellule et on me laissa croupir là quelques temps. Je continuai à pleurer, n'ayant pas grand chose d'autres à faire. Mon maquillage avait dû couler, mais j'avais pas de miroir pour voir les dégâts, et j'avais plus mes trucs pour m'arranger. Je sursautai lorsqu'on ouvrit enfin la porte de ma cellule.
-Bonsoir.
-...
-Je suis l'adjudant Minamoto, j'aimerais te poser quelques questions.
-Vous êtes japonais? Mais vous travaillez pour les yankees?
-Mon père était japonais. Je suis né et j'ai toujours vécu aux États-Unis.
-D'où votre affreux accent américains...
-Ne fais pas ton insolent, où je ne pourrai pas te garantir que tu sortiras sans séquelle de cette prison.
-Vous compter me tuer? Me torturer? Me violer?
-Si tu meurs, alors ce ne sera qu'un accident.
-... j'ai mal compris, là. Vous aller vraiment me torturer et me violer?
-Réponds à mes questions et il ne te sera fait aucun mal.
Mais ils sont malades!
-Bien, tu vas répondre gentiment?
-...
-Comment tu t'appelles?
-Uruha.
-C'est un pseudonyme. Je veux ton nom.
-On ne m'a pas appeler par mon nom depuis que j'ai quitté le foyer familiale.
-Le nom de ton peloton et de ton équipe.
-Gazette, peleton … peace and smile!
-Tu te moques de moi?
-Pas du tout.
-Tu enlèves ta chemise ou je te l'enlève moi-même?
-Oh, j'aime bien qu'on me déshabille... Les clients adorent ça autant que moi. Mais je suis désolé, j'ai pas les sous-vêtements de dentelles que je porterait habituellement...
La gifle fut magistrale. Je me redressai tout de même fièrement, malgré le goût de sang que j'avais alors dans la bouche.
-Vous êtes combien dans le peloton?
-Je sais plus. J'ai pas compter le nombre de mort, et je suis très nul en math.
-Une estimation?
-Ça veut dire quoi? Désolé, j'ai quitté l'école assez tôt...
-Environ combien...
-Euh... entre 5 et 60, j'imagine.
Seconde gifle. Cette fois, je fus forcé de cracher un peu de sang. Merde, mais il y allait vraiment fort!
-Quel est le but de votre mission?
-Je sais pas, je suis qu'un soldat, on m'a pas dit ce qu'on allait faire.
-Tu mens.
-Non.
-Que faisais-tu, seul et pas armé?
-J'allais pisser et je me suis perdu.
-Et tu t'es mis à pleurer...
-Parce que je retrouvais pas mon chemin et que je voulais ma maman.
-Tu te moques vraiment de moi?
-Et alors?
Troisième gifle. Je du prendre un peu plus de temps avant de me redresser pour lui faire face à nouveau.
-Je vais te laisser pour le moment. Je reviendrai un peu plus tard. Quand tu sentiras l'envie de parler, tu n'auras qu'à cogner à la porte de ta cellule. À moins que tu ne veules parler tout de suite...
-Si, en vrai, j'aurais une chose à dire.
-Je t'écoute.
-Je peux avoir de l'alcool?
Quatrième gifle. J'attendais qu'il soit parti et que la porte soit refermé derrière lui avant de me redresser. Maintenant qu'il était plus là, je pouvais retourner à ma faiblesse. Ma joue me faisait horriblement mal, et j'avais la tête qui tournait. Je le sentais, les prochaines fois ça allait être pire. Je pouvais, bien sûr, attendre que les autres viennent me chercher... mais ils allaient arriver trop tard. Il allait revenir, et cette fois-là il n'hésitera plus à me faire souffrir.
Je n'ai rien à leur dire, à ces américains. Ils ne sauront rien de moi. Je ne trahirai pas mes frère, ni Aoi qui a donné sa vie pour la réussite de cette mission. Les américains ne réussiront pas à me faire parler. Mais je craignais de ne pas avoir la force de subir les tortures. Je sais que je suis un faible. Je sais que j'ai beaucoup de chance de flancher sur la pression ou la douleur. Si ça avait été Reita... ça aurait été différent. Lui n'aurait jamais faiblit. Mais je n'étais pas lui, j'étais moi. Il fallait donc que je trouve un moyen de m'assurer que je ne pourrai rien leur dire. Je voyais, bien sûr, la seule option véritablement efficace.
Reita, Ruki... Désolé, mais je vais partir rejoindre les deux autres.
Je pris la lame que j'avais encore caché dans ma poche, je la sortis de son fourreau, et sans hésitation je la rentrai dans mon ventre. La douleur fut horrible, mais je me mordis la lèvre pour ne pas crier. Si jamais il y avait un garde près de ma cellule qui apprenait ce que je faisais, il risquerait d'alerter un médecin qui pourrait peut-être réussir à me sauver la vie. Mais la douleur du départ s'atténua bien vite pour laisser une douleur plus sourde. Mais je le sentais moins. Au fur et à mesure que je regardais le sang couler de la plaie béante que je m'étais moi-même infligé, je sentais un engourdissement s'emparer de mes membres. Puis, après quelques minutes, je perdis conscience.
Fin du chapitre
Personnellement... C'est ma mort préféré^^ Enfin... Reste plue que Ruki et Reita maintenant^^ Et non, ils ne mourront pas dans le prochain chap. Après tout, il faut qu'ils se rendent jusqu'au bout avant de mourir (a)
