Titre: Jigoku → Don't die, please (Ne meurs pas s'il te plait)
Auteur: Reiku E. Suzuki
Couple : Reituki
Genre : Amour, guerre...
Disclaimer: The GazettE ne m'appartient pas encore, l'histoire provient tout droit de mon imagination tordu.
Commentaires:
Ça faisait longtemps que je l'avais pas continué, hein! Alors voici en grande première le tout dernier chapitre de Jigoku! Bon, d'accord, il reste l'épilogue après. Épilogue qui est déjà écrite mais que je ne posterai pas tout de suite, pour profiter à fond de cette belle finale avant de clore cette fic. Bonne lecture^^
Début du chapitre
Le matin arriva trop vite, beaucoup trop vite. Enfin, le matin... le moment de se lever, oui. Le soleil n'était pas encore lever, et une petit brise trop fraîche recouvrait le campement à peine réveillé. Le silence était moins insoutenable qu'à l'habitude. Il n'y avait plus la même tension que dans les jours précédents. C'était la fin, aujourd'hui. La fin ou le début de je ne sais pas trop quoi. Mais personne n'osait parler, et c'était très bien ainsi. Sans la tension et la nervosité, c'était bien aussi. Même si l'espace de pitoyable acceptation qu'on avait tous me déprimait. C'était un peu comme-ci on avait tous décidé d'accepter la mort. Certains d'entre nous devront survivre, pourtant. Parfois, je me demandais s'il valait pas mieux mourir tout de suite. Qui sait si après, ce sera encore pire?
-Pas de nouvelle d'Uruha?
Je hochai la tête. Le dernier membre survivant de notre petite équipe avait disparu, on avait plus de nouvelle de lui. C'était bien le cadet de mes soucis, en ce moment. J'attrapai Ruki et passai un bras autours de son cou, pour déposer un léger baiser dans ses cheveux sales et humides. Sa présence me réconfortait. Une chance qu'il était encore là. Je suis peut-être égoïste, mais je suis heureux que ce soit les autres, et non lui, qui soient morts ou disparu.
-Lâche-moi, il faut se préparer.
Il se dégagea, les joues rouges, avant de s'atteler à défaire notre tente. Partout autour de nous, les autres tentes se démontaient aussi. Certains soldats étaient occupés à manger leurs rations, déjà prêts. Ruki et moi ne mirent pas longtemps non plus à tout remballer, à s'équiper pour la longue et pénible journée qui nous attendait. On mangea silencieusement en vitesse, puis on rejoint les autres soldats. Chaque équipe partagea son équipement avec les autres équipes. Avec les morts, il fallait redistribuer les armes à tout le monde. Le principe d'équipe n'existait même plus vraiment. On n'était plus que des hommes, des frères d'armes, seuls malgré les autres contre la mort. C'était flippant.
On dût laisser nos tentes et la majorité de notre équipement sur place. Histoire de voyager plus léger et de pouvoir apporter le plus d'arme et de munition possible. Le soleil se levait à peine que nous nous mirent en route. Il nous fallait encore marcher quelques temps avant d'arriver à notre destination. Inutile de dire que la marche se fit dans le silence le plus complet. Nous étions tous prêt, un fusil dans les mains, le cran de sureté enlevé, le doigt à côté de la gâchette. Au cas où. Au cas où les américains nous voyaient avant qu'on arrive. Au cas où on tombait sur une embuscade. Au cas où...
Lorsqu'on arriva enfin en vue de la base ennemi, la tension commença vraiment à monter. Nous n'étions plus assez nombreux pour nous battre contre ça. Mais aucun de nous n'eus l'idée de tourner les talons et de s'enfuir. Si on avançait et on se battait, on risquait de mourir. Si on partait à la course, on risquait de mourir aussi. Dans tous les cas, nos chances de survie était faible. La différence résidait dans le fait que si on partait en abandonnant nos camarades, on était des lâches. Et si on mourrait en combattant, alors on serait des héros. Nous allons montrer à ces américains que nous, japonnais, nous ne sommes pas des lâches.
Je jetai un œil à moi petit Ruki pour voir s'il allait bien. Il tremblait, littéralement, mais pourtant il fixait la cible avec une telle détermination que ça me faisait un peu peur. Il n'était plus le petit innocent que j'avais rencontré dans le camion, le premier jour. Il était devenu un homme qui était prêt à se battre pour sa vie. Je ne voudrais pas être son ennemi, même s'il semble toujours aussi inoffensif. Il finit par se tourner vers moi et me lança un regard courroucé.
-Concentre-toi, Reita.
-Oui...
-Je veux pas être obligé de te protéger, alors concentre-toi mieux que ça.
-Ne t'en fais pas, je t'ai promis que j'allais te protéger.
-C'est ça. En attendant, je vais continuer à surveiller tes arrières, t'inquiète.
J'avais envie de l'embrasser. Mais je doutais qu'il ne se laisserait pas faire devant tous les autres soldats. D'ailleurs, ce n'était pas du tout le moment de penser à ce genre de chose. Sauf que le moment... ne viendra probablement même plus. Parce que je n'espérais pas survivre à aujourd'hui. J'avais déjà décidé de mourir. Après m'être assuré que mon amour sera en sécurité.
Le combat finit par commencer. Alors que certains d'entre nous faisaient une diversion en attaquant avec les armes lourdes qu'ils avaient pu transporter, on était un petit groupe à s'approcher près du bâtiment, pour s'y infiltrer et prendre le contrôle de la base. On était six hommes au total à tenter de s'infiltrer. C'était en soi une tâche assez suicidaire, et j'aurais préféré que Ruki reste derrière, mais j'aimais l'avoir près de moi, savoir s'il va bien en tout temps.
Bientôt, je n'eus plus vraiment conscience de ce qui se passait autour de moi. Tout était flou, j'avais de la misère à analyser ce qui se passait, alors je laissais mon corps réagir de lui-même. Lever la pointe de mon canon par réflexe pour tirer vers les lignes américaines, m'accroupis derrière un mur pour éviter les balles mortels, continuer sans me pencher pour voir comment allait mon camarade qui venait de tomber dans un gémissement étouffer. Encore lever le canon pour tirer. Changer le chargeur. Se pencher pour ramasser des munitions sur un cadavre, avant de continuer, jeter un coup d'oeil derrière mon épaule pour voir que Ruki suivait encore, sa petite tête blonde toute sale et en sueur, à cause de la poussière, du sang, de la poudre...
Les coups de feu cessèrent à un moment donné, quand on arriva dans une salle et qu'on referma à moitié la porte. Un de nos compagnons se posta à l'entrée pour surveiller, alors que moi, Ruki, et un autre prenaient un peu de temps pour souffler et boire un peu d'eau. On en avait perdu deux. C'était pas si pire, rendu-là. Avec un peu de chance, on arriverait au poste de commandement, et on prendrait le contrôle de la place. À 4, c'était un peu un rêve insensé. Qu'importe.
-Ça va Ruki, tu n'es pas blessé?
-Ça... ça va... toi?
-T'inquiète.
On échangea plus d'autres paroles. Le silence s'installa un peu, malgré les coups de feu et les explosions qu'on entendaient encore. Les autres se battaient encore. Je commençais à aimer le bruit des explosions. Ça veut dire qu'ils n'ont pas encore tuer tous les nôtres, dehors.
Un coup de feu trop proche, une exclamation de surprise et de douleur trop proche, me fit relever mon canon et me força à recommencer à tirer, encore. Je pris la place de l'homme qui surveillait notre petite salle une fois que celui-ci fut tomber. Des américains nous visaient, sans pitié. La porte ne pouvait pas tenir plus longtemps. Il fallait quitter l'endroit et continuer, rejoindre le poste de commandement.
-Allez-y, je vais vous couvrir.
-Rei, non... Je peux pas te laisser derrière.
-La ferme, Ruki. Tu pars devant, je vous rejoins. Tu es le seul à pouvoir pirater le système de la base et prendre le contrôle. Alors tu la fermes et tu y vas. Tora, tu le couvres.
-Compte sur moi.
-Non, Rei!
Je recommençai à échanger des coups de feu contre les américains. Je les forçai à se cacher derrière leur murs pour qu'ils cessent de tirer, et protéger ainsi la fuite de Tora et Ruki. Ils se rendraient jusqu'à la salle de commandement, je n'en doutais pas une seconde. Et j'allais essayer de les rejoindre. Essayer. Un américain tomba de l'autre côté. Puis un autre. Quatre autres les remplacèrent. Ils ne pourront pas finir par crever, tous ces cons...
Clic clang, chargeur vide. Je me cachai derrière ma porte pour faire le changement de chargeur. La porte craqua sous les balles. Elle n'allait pas pouvoir durer plus longtemps. Et moi j'allais pas me laisser tuer si facilement. Je rangeai la semi-automatique dans mon dos, et sortie deux armes de poing, un dans chaque main. Je me sentais un peu comme un ninja, ou un espion, me préparant à faire un ''mouve'' trop cool qui allait leur en bûcher un coin. Je sortis de derrière ma porte, tirant de mes deux pistolets, avant de courir dans le corridor pour rejoindre mes deux compagnons. Je ne cessai de me retourner pour tirer, non pas dans le but de tuer, mais simplement pour les empêcher de me répondre en tirant d'autre balles. Inutile de dire que j'avais l'air milles fois plus cons que les espions dans les films ou les jeux vidéos. Il n'y avait rien de cool là-dedans. Juste l'horreur de la guerre.
Un éclair me transperça les côtes, et je faillis m'arrêter. Je continuai à courir toutefois, cherchant mon souffle et lutant contre la douleur. Plus que quelques minutes, et...
Je tombai devant Tora, son canon pointé vers moi. Il baissa rapidement son arme et me fit signe de me dépêcher. La salle de commandement, on avait réussi... À l'intérieur, il y avait plusieurs cadavres encore chauds, et Ruki, occupé devant les ordinateurs, à hacker tout le système informatique. Je ne doutais pas qu'il allait réussir, que malgré tous les morts qu'il y aura eu aujourd'hui, on aura gagner.
Une ombre me passa devant les yeux. Je m'agenouillai au côté de Tora, et recommençai à tirer vers les américains. IL fallait protéger Ruki, du moins jusqu'à ce qu'il réussisse. Mon souffle s'accéléra, je commençai à avoir froid. Mes mains tremblaient, je pouvais le voir à la pointe de mon canon qui ne pouvait rester stable. Ma vision se brouilla encore. J'étouffai un petit rire nerveux. Alors, c'était ça?
Mon fusil me tomba des mains, lorsque Ruki lança son message radio pour dire qu'il était maintenant en pleine possession de la base. Les américains laissèrent tomber leurs armes, mécontent, mais ça je ne le vis pas. Je savais que maintenant nous n'aurions plus de problème. Ils ne pourront rien faire tant que Ruki sera en mesure de faire exploser leur arsenal à distance, et donc une grande partie de la base en entier. Mais si on en arrivait là, moi je ne le verrai pas.
Je crus entendre mon nom. Je ne saurai dire si c'était Tora ou Ruki qui m'avait appelé, c'était l'ensemble de mes sens maintenant qui me quittaient peu à peu. J'avais froid, si froid... passant une main sur mon chandail pour sentir le liquide poisseux et chaud qui s'écoulait, je n'avais pas à me demander pourquoi j'avais si froid, pourquoi j'étais maintenant si fatigué. Mes paupières se fermaient toutes seules. Déjà à genoux, je me laissai tombai pour m'endormir sur le sol.
-Non, Rei!
Quelque chose de chaud, de confortable m'empêcha de tomber sur le sol froid de la base américaine. J'ouvris péniblement les yeux pour voir le visage ruisselant de larme de Ruki penché sur moi.
-Pleure pas... c'était clair depuis le début que ça terminerait comme ça.
Je commençai à tousser, et je dus cracher le sang qui m'étaient monté à la bouche.
-Chut, ne parle plus. On est dans une base américaine, il doit y avoir un médecin pas loin, et de quoi te soigner...
-C'est... pas la peine.
-Dis pas ça, Rei...
-J'ai... froid...
Immédiatement, il enleva le haut de son uniforme pour me recouvrir avec. Je n'avais pas plus chaud, mais c'était une bonne intention de sa part, j'imagine. Je fermai les yeux, un moment, avant de les ouvrir de nouveau. Je levai une main vers le visage de ce petit blond que j'aime tellement, et je plongeai mes yeux dans les siens.
-Je t'aime, Ruki...
-Meurs pas, Rei, tu peux pas me faire ça...
-Désolé...
Je laissai retombai ma main et je fermai les yeux.
Fin du chapitre
Han, moi j'aime Rei 3 Se sacrifier pour son petit Ruki d'amour, il n'y a rien de mieux. Pas de doute, cet homme est un véritable héro. Ah, que je l'aime. Je veux un amoureux comme ça x.x Non, me connaissant, il me faudrait un amoureux comme Ruki, pour que je le protège (et le domine è.é). Je crois que je vais rester célib encore un petit bout de temps u.u
