Bonsoir tout le monde!
Je suis vraiment vraiment, mais complètement horrifiée du retard que j'ai eu!
Vous devez avoir l'habitude, maintenant :'/ Mais ces deux dernières semaines ont été éprouvantes et je n'avais vraiment pas l'inspiration. Je me suis perdue en route, remise en question, et j'ai beaucoup douté de moi et mes écrits! Je ne rentrerais pas dans le détail mais une déprime a pointé le bout de son nez et j'ai été incapable d'écrire. Autant pendant la Toussaint j'ai pu pondre pas mal de choses, autant là, c'était le désert de Koh-Lanta!-' Donc excusez-moi de tout mon coeur, pour cela, je sais, je suis une mauvaise auteure... T.T
Maais! Comme j'essaye toujours de rattraper les choses, je vous offre deux chapitres, l'avant-avant-dernier, et l'avant-dernier! Et oui, les loulous, on arrive à la fin! Le prochain que je posterai sera le dernier! Et je vous promets un épilogue à la hauteur de vos espérances!
J'ai beaucoup réfléchi à cette histoire, durant les heures de la nuit où je n'arrive pas à trouver le sommeil, j'ai tourné et retourné toutes les possibilités, et, après avoir noirci de nombreuses pages de mon cahier, j'ai réussi à fixer une fin, qui je l'espère, vous contentera. Je pense qu'elle vous surprendra assez, mais c'est la plus pertinente que j'ai à vous offrir, et celle qui m'inspire le plus. Il en va sans dire que j'avais pensé à finir cette fiction à la manière tragedy, mais après mûre réflexion, ça ne me correspond pas, ou plus. Je vous évite donc un Draco mourrant dans d'atroces souffrances, une Hermione qui dépérit à petit feu, sans pouvoir rien faire, et un amour partagé, mais qui restera à jamais inavoué.
En fait, pour les chapitres qui vont suivre, cela donne un peu cette impression... C'est pour cela que je vous préviens que, oui, il y aura une fin moins triste, pas un happy-end quand même, mais une ouverture sur l'avenir, et l'espoir. Parce qu'au final, c'est cela, leur relation. Rien n'est jamais totalement acquis, mais on fait tout pour, et cela est possible si l'on y croit.
Pour les deux chapitres à venir, voici quelques petites choses que je souhaite placer quand même, alors retrouvons-nous en bas!
Bonne lecture, et merci d'être toujours là, ça apporte le sourire à chaque fois *:)
Chapitre 18 : Éclaircissement.
Je jetai un autre un coup d'oeil à ma montre. Huit heures cinquante-neuf. Plus qu'une minute.
J'étais au pied des marches de la Wizard Connor's Library, une petite librairie de Pré-au-Lard, et non pas une bibliothèque comme son nom l'indiquerait, attendant son ouverture.
C'était là que j'avais le plus de chances de continuer mes recherches. J'avais discuté avec Connor, le gérant, il y avait de cela quelques jours, après avoir passé plusieurs heures dans sa boutique. Il était venu de lui-même. Je n'avais pas pour habitude d'entamer des discussions avec des étrangers, mêmes libraires ou bibliothécaires, mais ce vieil homme avait attiré mon attention.
Il avait une longue barbe grise et des lunettes, peut-être était-ce pour cela.
En effet, c'était un ancien employé de la bibliothèque souterraine du Ministère, qui avait fermé après la guerre. Je savais qu'il y avait là-bas un grand nombre d'ouvrages sur la Magie Noire, à la disposition des Aurors et autres, mais interdite au public. Normal, après tout, si des informations comme celles-ci parvenaient aux mains de n'importe qui...
Connor avait été renvoyé à la fin de la bataille, et tous les livres jugés interdits car au contenu illicite devait être détruits. Et c'est à lui que l'on avait attribué cette tâche, dernière qu'il accomplirait pour le Ministère. Cependant, il ne les a jamais détruits.
Connor a ouvert une librairie à Pré-au-Lard après son renvoi, et a aménagé une arrière-boutique où il a entreposé tous les livres interdits.
Bien sûr, il finirait par être découvert, qu'importe les sorts de dissimulation dont il usait, mais pour lui cela sera le prix à payer pour avoir sauvé des ouvrages d'une mort certaine - il vouait un culte fou à la littérature et à la connaissance, donc aux livres.
«Vous savez, Miss Granger, ces livres sont en sécurité où ils sont, et je ne laisserai jamais personne les ouvrir et en avoir un usage maléfique. De tout ce que j'ai sauvé, il y a des perles rares et des ouvrages passionnants! Je n'aurais pas supporté de les laisser être supprimés à jamais.»
Ce vieil homme était dérangé, inconscient, mais je crois qu'il m'avait pris d'affection dès que j'avais mis le pied dans sa librairie.
Pour me révéler tout cela, c'était certain, bien qu'il m'ait fait comprendre que je n'aurais jamais accès au contenu de l'arrière-boutique, évidemment.
.
Mais j'avais passé une nuit horrible, à me torturer l'esprit encore et encore.
J'avais réfléchi toute la nuit, à tourner et retourner le problème dans tous les sens, et étais arrivée à une unique conclusion. Mais pour la vérifier, il fallait que j'aie accès aux écrits de l'arrière-boutique. Il le fallait absolument, pour... lui.
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Neuf heures.
Une sonnerie retentit et la petite porte en bois s'ouvrit non sans fracas. Je pénétrais dans l'antre du libraire, et tout de suite l'odeur du papier, de la poussière et des reliures de cuir m'envahit.
Que j'aimais cette odeur.
- Oh, Hermione! Que me vaut ce plaisir?
Connor n'avait jamais de clients, ayant placé sa boutique à l'ouest de Pré-au-Lard, au niveau des allées malfamées. Il était sûr d'être tranquille, ainsi.
- Bonjour Connor.
Je ne savais comment procéder. Il me fallait pénétrer là où il cachait tous les livres de magie Noire, c'était essentiel! Je ne pouvais me permettre d'échouer maintenant.
La vision de Malefoy me vint en tête. Je le voyais, dans sa chambre blanche, agoniser, hurler de douleur à cause de son bras, priant qu'on le sauve.
Une boule se forma dans ma gorge. J'essayais de paraître neutre, mais Connor fronça les sourcils.
- Qu'y a-t-il, petite? Venez vous asseoir, je ne suis pas pressé.
Je le suivis près de son comptoir, et tomba lourdement sur la chaise qu'il avait fait avancer jusqu'à moi.
- Est-ce si grave?
Je pinçai mes lèvre.
- J'ai besoin de votre aide, Connor. Vraiment.
Ses sourcils se froncèrent un peu plus, et il m'invita à continuer.
- Je... J'ai un ami, qui ne va pas bien du tout. Je le soupçonne d'avoir reçu un sort. Un sort que peu de gens connaissent, mais que vous connaissez sûrement, vous.
Il plissa les yeux, attendant la suite.
- Un sort impardonnable.
Il écarquilla les yeux.
- Connor, vous devez bien savoir qu'il n'existe pas que trois sorts impardonnables, n'est-ce pas? Qu'il y en a cinq en tout.
Il se tendit immédiatement. Oui, il était au courant.
- J'ai parcouru tout Londres et ses environs, et cherché dans toutes ses bibliothèques afin de trouver des indices pour mon ami... Mais je cherchais dans la mauvaise direction. Je pensais que ses crises à répétitions étaient purement psychologiques, mais je n'ai jamais établi l'hypothèse qu'il puisse avoir été touché par un maléfice. Cela a réduit mes chances de trouver ce qu'il avait.
- Mais...?, demanda-t-il d'une voix sourde.
- Mais voilà, hier, j'ai appris qu'il avait lors de la bataille finale, combattu des Mangemorts. Des Mangemorts puissants. De ses amis. Et voyez-vous, je ne comprenais pas comment il avait pu s'en sortir indemne. La trahison est la pire insulte pour les partisans de Voldemort...
Il tressaillit à son nom.
- Et pourtant, il avait réussi à tous les... arrêter.
Je ne pouvais pas dire tuer. Pas encore.
Il acquiesça.
- Et vous pensez que l'un d'eux a riposté.
- C'est cela. Je pense notamment que c'est la personne qui était la plus proche de lui qui lui a lancé un sortilège... à la hauteur de sa trahison.
Il frissonna. Moi aussi d'ailleurs...
Dire cela à haute voix était tellement plus conséquent...
- Je ne sais pas exactement ce qu'il s'est passé, mais... Je suis sûre que celle qui lui a lancé ce sort était d'un niveau de magie Noire très haut, et...
Ma voix dérailla.
- Je ne vois que cette solution. J'avais eu vent il y a quelques mois de l'existence de deux autres sorts impardonnables, mais au fil des siècles, étant trop complexes pour la majorité des sorciers, ils avaient été oubliés de tous. Enfin, presque. Seules les familles nobles et anciennes ont continué à les maîtriser, les enseignant à leur descendance, pour que ces sorts ne soient jamais oubliés.
Et... Pansy Parkinson était de celles-ci. J'avais imaginé tous les scénarios possibles dans ma tête, et cela ne pouvait être Blaise, mais Pansy faisait partie d'une des plus anciennes familles sorcières d'Angleterre, qui plus est famille de Mangemorts.
Tout correspondait.
Je regardai à nouveau le vieil homme. Il était blanc, et me fixait avec horreur.
- C'est terrible, Miss, ce que vous dites là.
Il allait esquiver mes questions. Il ne fallait pas qu'il s'échappe, je devais réussir à le faire parler, à poser un nom sur ce sort. Sa vie en dépendait!
- Cela fait des dizaines d'années que vous parcourez les écrits, Connor, je sais que vous êtes au courant de l'existence de ces sorts!
Il se releva, et évita mon regard.
- Je ne peux vous aider, Hermione, vous m'en voyez sincèrement désolé.
- Connor!
Il se dirigea vers un étalage de livres, m'ignorant, mais d'un pas chancelant.
Je le suivis.
- Si vous le pouvez! Écoutez, vous me connaissez bien, non? Vous savez que vous pouvez avoir confiance en moi! Vous savez tout ce que j'ai du abandonner pour permettre à notre civilisation d'être enfin en paix! Vous savez que je n'utiliserais jamais la Magie Noire à des fins malfaisantes! Connor!
Il me tournait le dos, refusant de me faire face. Non, il fallait qu'il cède!
- Connor, s'il vous plaît!
- Je suis désolé, Hermione, répéta-t-il, mais c'est trop dangereux. Je me suis promis de ne jamais plus permettre à quiconque d'user de la magie. Vous le savez aussi bien que moi. Je ne peux me permettre de vous donner ces informations. J'ai confiance, Hermione, n'en doutez pas. Mais nombre de personnes avaient confiance en Tom Jedusor aussi, et voyez ce qu'il en est advenu.
Des larmes me montèrent aux yeux. C'était un honnête homme, un trop honnête homme.
- Vous devriez partir, maintenant, Hermione. J'ai beaucoup de travail ici. Je suis sincèrement navré pour votre ami, mais je ne peux rien faire.
Il s'éloigna encore. Non!
- Non, ne fuyez pas! Vous devez m'aider, vous ne pouvez pas me laisser ainsi!
Il se retourna brusquement, livide comme jamais. Ses yeux étaient douloureux.
- Je ne vous dois rien! Je n'ai jamais livré mes informations à personne, et cela est sans appel! Votre ami est condamné, que vous le vouliez ou non! Sortez d'ici maintenant!
Condamné, condamné, condamné.
Ces mots me percèrent de toutes parts. Non, non, non, NON!
.
- Non...
Je m'effondrais sur place. Tout autour de moi tournait. Mes oreilles bourdonnaient, et un mot résonnait, encore et toujours.
Un horrible mot.
Comdamné.
Mourrant.
- Mais... Je l'aime...
.
Ces mots sortirent tout seul.
Je les avais murmuré sans même m'en rendre compte.
C'était tellement injuste. Toute ma douleur et mon désespoir pouvait tenir en ces trois mots. Les sanglots recouvrèrent ma voix, et j'enfouis ma tête entre mes genoux.
Je sentais un trou béant dans ma poitrine.
- Je venais juste de le comprendre... Pourquoi faut-il que je fasse déjà une croix dessus? C'est tellement injuste, pourquoi, pourquoi?
Les mots continuaient à sortir d'eux-même, à flot. Je ne dirigeais rien, je ne savais pas ce que je disais, mais les mots sortaient. J'étais dans une sorte de transe, c'était la douleur qui parlait pour moi.
- Pauvre petite...
Connor s'était agenouillé à ma hauteur, je crois. Je sentais sa présence près de moi. Mais je m'en foutais, je m'en foutais de sa pitié, de sa compassion! Lui qui ne pouvait rien!
Mais je n'arrivais même pas à lui en vouloir, c'était moi, c'était ma faute, encore et toujours!
- Il m'a sauvé, vous savez? C'est lui qui m'a sauvé, c'est à cause de moi qu'il a dû combattre ses amis! Et moi je ne peux rien, rien du tout! J'aurais dû mourir, pas lui! Et je ne l'ai jamais remercié... Je l'ai toujours détesté alors qu'il a été si juste... Tellement, trop! Pourquoi est-ce que lui a pu m'aider, et pas moi? Pourquoi je ne peux pas lui rendre la pareille! C'est injuste! Vous ne comprenez pas, vous ne comprenez rien!
J'hurlais, j'hurlais de colère, de désespoir, de haine, d'amour.
J'hurlais contre la vie, contre les dieux, contre le destin. J'hurlais contre Malefoy qui m'avait sauvé, et qui n'allait pas s'en sortir. J'hurlais contre moi-même, d'avoir été aussi lâche, aussi stupide, aussi incompétente.
Connor me prit dans ses bras, pour m'apaiser, mais je m'en foutais. Qu'il garde sa compassion, son savoir et ses promesses. Je m'en foutais. Je m'en foutais, parce que si je n'arrivais pas à le sauver, je le rejoindrais.
.
- Au contraire, Hermione... vous ne savez pas à quel point je vous comprends.
Je levais les yeux. Ma vue était brouillée mais je le distinguais.
Des larmes roulaient sur ses joues.
- Elle s'appelait Alice. Et elle était à peine plus âgée que vous. Je ne peux pas tourner la page, ni accepter... Vous me faites un peu penser à elle.
- Que s'est-il passé...?, murmurai-je dans un souffle.
- C'était ma fille... et elle était amoureuse. Elle avait vingt-deux ans. Et elle était tombée amoureuse d'un Mangemort. Je sais mieux que quiconque ce que vous recherchez. Parce que cet homme avait lancé le même sort à ma pauvre Alice.
Mon corps se tendit à ces mots. Je m'attendais au pire.
- Elle est...
- Oui.
Il essuya une larme, avant de reprendre.
- Je ne devrais rien vous dire, Hermione Granger, mais vous me faîtes tellement penser à elle... Elle était honnête et courageuse. Fonceuse, aussi! Elle était tellement vivante...
Sa voix se cassa.
- Alice était quelqu'un de bien vous savez? Elle était tellement juste. Mais elle était amoureuse. Je... Je connaissais l'existence des cinq sorts impardonnables, mais je pensais qu'il s'agissait d'un mythe. Jusqu'à ce que cela se produise...
Il me lâcha, et s'adossa contre l'étagère.
- Alice a découvert que celui qu'elle aimait venait de rejoindre le Seigneur des Ténebres. Elle ne l'a pas supporté. Elle voulait mettre fin à ses jours. Alors il est venu, et lui a lancé ce sort. Il l'aimait aussi, mais l'aimait mal.
- Quel... quel est ce sort? chuchotai-je.
Mes oreilles bourdonnaient. Sa vie dépendrait de ce qui suivrait.
- Le sortilège d'Enchaînement. Possessium. Je ne sais pas si le sortilège de mort ou celui-ci est le pire. Mais l'Enchaînement est terrible. Je suis désolé de ce qui va suivre, Hermione, tu es bien jeune pour être confrontée à toutes ces horreurs. Lorsqu'un sorcier lance ce sort à un autre, les esprits des deux se retrouvent reliés. Les corps sont séparés, mais chacun vit dans l'autre. Cela peut-être un gage d'amour éternel, mais cela mène aussi à la folie. Vous rendez-vous compte de ce que tout cela engage?
J'acquiesçai.
- Lorsque l'un souffre, l'autre ressent cette souffrance, aucun des deux ne peut se libérer de l'autre. Ils sont... enchaînés l'un à l'autre, sans moyen de s'en échapper. A jamais. Ce qui signifie aussi que, quand l'un meurt, l'autre s'éteint à petit feu. C'est ce qui est arrivé à ma pauvre Alice. Ce salopard de Mangemort s'est fait tué deux mois après avoir prononcé ce sort. Elle a dépéri, et a succombé au sort treize semaines plus tard. Je n'ai jamais su si c'était d'amour, ou du sortilège...
Je me figeais en comprenant ce qu'il me racontait.
Enchaînés?
Folie?
Dépéri?
Oh mon Dieu... Non, cela ne pouvait pas être vrai...
- C'est encore pire que tout ce que j'aurais pu imaginer..., dis-je d'une voix blanche.
Alors il était condamné à mourir? Cela n'était pas possible! Non, cela était absurde! Combien de temps? Qu'allait-il faire? Et moi, qu'allais-je faire maintenant?
- Connor... Combien de temps... lui reste-t-il?
Je fus déchirée en prononçant ces mots. Tout devenait tellement vrai. C'était horrible!
Sa main ancienne vint recueillir mes larmes. Il mit une éternité à répondre. Et chaque foutue seconde qui passait, j'attendais sa réponse, comme on attendrait sa sentence.
- Cela dépend de ce qu'il y avait entre eux, petite. Plus la relation est forte, plus le lien est puissant, et plus celui qui a perdu l'autre est entraîné précipitamment. Car il ne faut pas l'oublier, tout sorcier qui tue, torture, ou utilise un Impardonnable est voué à l'Enfer. En faisant cela, le Mangemort promet à l'autre une éternité de désolation.
Et elle avait réussi. Cette folle avait réussi. Plus terrible que la mort elle-même... Elle l'avait contraint à une vie pleine de souffrance, et l'avait entraîné dans le malheur. Et maintenant, il allait mourir à petit feu pour la rejoindre en enfer. C'était ignoble!
- S'aimaient-ils?
La question était tombée, terrassant, achevante. Connor me regardait d'un air désolé.
- Non!
J'avais crié comme si ma vie en dépendait. Malefoy et Pansy, ensemble? Jamais! Cette simple vision me mettait hors de moi. Et puis c'était tellement absurde!
Je n'écoutais pas ma petite voix qui le nommait. Jalousie.
- Je vois, dit-il simplement.
Il avait tout de même reculé sous la surprise.
J'essayais de me calmer. j'étais en plein cauchemar, mais je ne devais pas m'égarer. Je devais rester forte.
- Non, ils ne s'aimaient pas, ils ne se sont jamais aimés! Enfin, je ne sais pas... Pansy peut-être. Mais pas Draco.
Cela me heurta de prononcer son prénom. Une boule se forma, encore, dans ma gorge. J'essayais de ne pas l'imaginer, enchaîné par ce lien invisible, entraîné par elle, chaque jour un peu plus.
- Non, ils ne s'aimaient pas.
Mon ton était catégorique. J'y croyais dur comme fer. Il ne serait pas tombé amoureux de Parkinson. Elle ne lui correspondait tellement pas.
- De toute façon, elle ne pouvait pas l'aimer. C'est tellement... horrible, inhumain d'imposer cela à une personne qui compte un tant soit peu pour vous. Même par vengeance. Mais lui l'appréciait, vous savez? Je crois qu'elle comptait quand même pour lui, elle était son amie. Je pense. Il ne s'est jamais vraiment attaché aux gens, je m'en rends compte maintenant.
Je fus surprise de m'entendre parler. C'est vrai, quand est-ce que j'avais pris cette distance d'avec mon passé et commencé à lire en lui?
- Sauf pour vous.
Je relevai la tête.
- Il a l'air de tenir à vous, et d'après ce que j'ai compris, vous venez de découvrir que c'est réciproque.
- C'est vrai, cédai-je.
Il soupira.
- Écoutez, ne cherchez pas de solutions.
- Mais je...
-Il n'y en a pas. Je suis vraiment désolé, Hermione. Sortez-vous cette idée de la tête. Vous devriez être près de lui, plutôt qu'ici. Il a besoin de vous. Rassurez-le, soyez là pour lui, c'est le meilleur que vous puissiez faire.
Il avait sûrement raison... Mais je n'avais pas le courage d'affronter cela...
- Allez-y, Hermione. De toutes façon vous devez le lui dire.
Il m'aida à me relever. Ma tête tournait, mais je tins bon.
- Si je peux vous aider pour quoique ce soit, petite, n'hésitez pas, revenez.
Et sur ces mots, il me poussa hors de la boutique.
Tout se jouerait maintenant.
""
Comme promis, me revoilà! Alors, préparez-vous, c'est long! Je voulais mettre cela avant le chapitre, mais il y aurait eu des choses hors contexte, alors, voilà pourquoi je vous fais mon speech ici-bas!
Attention c'est long!
* Premièrement, ce chapitre est celui qui va tout éclairer. Je ne suis pas particulièrement fière de lui, j'espère qu'il ne vous fera pas l'impression d'un cheveux qui tombe sur ma soupe.
J'ai décidé de tout révéler, avec cet état d'esprit d'Hermione, dans ce lieu précis, car je trouvais qu'il illustrait bien tous les efforts qu'elle faisait depuis des semaines pour enfin arriver à mettre un nom sur le mal qui touche Draco.
Je tiens à vous préciser qu'elle vient juste d'accepter ses sentiments, qu'elle est paumée, qu'elle ne comprend rien à la vie, et qu'elle est partagée entre son rejet pour 'Malefoy' et son attachement, sur lequel elle vient enfin de mettre un nom. De vous à moi, je crois que j'aurais réagi beaucoup plus violemment à sa place, mais elle reste Hermione Granger, Gryffondor posée et courageuse, qui a essuyé beaucoup d'épreuves et de déceptions. Ajoutez à cela la culpabilité qui la ronge, car c'est quand même pour (à cause?) elle qu'il en est là. J'espère avoir réussi à faire passer tout cela à travers mes lignes :')
Pour l'histoire des cinq sorts Impardonnables, j'ai trouvé ce concept intéressant à placer. En effet, on ne peut rien contre un sortilège de cette catégorie. C'est aussi un clin d'œil à sa relation entre elle-même et Draco. Elle déteste Pansy parce que quelque part, c'est à elle qu'il est attaché, au sens propre du terme.
Ah, et pour celles qui se poseraient des questions, oui, Connor m'a été inspiré par Dumbledore :P C'est un peu la «voix de la sagesse», celui qui détient les informations, et les clés pour s'en sortir. Je compte le faire revenir dans le prochain chapitre, car il a peut-être une solution, malgré tout.
Je sais, vous devez vous dire qu'il n'y a rien à faire, que c'est mort! (mauvais jeu de mots, désolée!), je vous réponds : patience, petits scarabés :)
Je ne sais pas trop quoi ajouter d'autre, alors je passe au chapitre suivant, que je publierais juste après l'avoir corrigé, donc dans la soirée ou dimanche au plus tard (demain, pas droit à l'ordi ')
* Concernant le chapitre à venir - qu'il faut que je peaufine un peu - cela va être l'ultime face-à-face Hermione-Draco.
Souvenez-vous, on les a laissé sur un quiproquo, Draco balançant à Hermione qu'il tombait d'amour pour Ginny... (Complètement stupide. D'ailleurs, vous avez été normbreuses à bondir!XD (Désolée pour toutes les adeptes des GW/DM, mais... non, pas ici.)) Et Hermione s'enfuyait - encore - énervée, blessée, en se demandant encore pourquoi elle ressentait tout cela. Question existentielle à laquelle elle a désormais pu se résoudre à répondre.
Bref, ici, un règlement de compte, des réponses, des aveux. Un rapprochement, en perspective. Je ne sais pas vraiment quoi dire car je modifie des choses toutes les deux minutes, en effet il faut que tout coïncide au final! Mais juste, vous prévenir, que mes personnages vont se trouver. Je me voyais mal leur faire encore des misères, aussi ils sont fatigués de toutes ces tensions, de leurs sentiments qui les rongent, de leur déni et de leur haine respective, et c'est en parti tout ce trop-plein qui va les propulser l'un vers l'autre.
J'éprouve beaucoup de respect pour Draco, je trouve que des deux héros, c'est lui qui aura mériter le plus d'être comblé, certes il est bourré de défauts, certes il aime peut-être mal, mais c'est tout bonnement Draco Malefoy, et un Draco Malefoy vraiment noble. J'ai essayé de placer en lui toutes les valeurs qui me tiennent à coeur, et j'espère que cela s'est ressenti.
Hermione est, elle, vraiment dans le déni, le refus, le blocage, et c'est en partie à cause de ce foutu rejet qu'ils ont tous deux tellement souffert. Mais il y a un stade où les pulsions et l'attirance physique et physiologique surpassent la conscience et toutes les barrières qu'elles s'imposent (oui, je m'inspire de mes cours de philo!:D), et de ce fait, permettre enfin l'acceptation. Et donc, l'union?
C'est ce que j'ai essayé de faire transparaître tout cela dans le prochain chapitre. En espérant vous faire frémir d'impatience, et en m'excusant encore une fois,
Bises à tou(te)s!
PS : Oui, il est vrai qu'Hermione pleure souvent... Mais quelle serait votre réaction, à sa place? :)
