Avant tout un Mea culpa : j'ai répondu à vos reviews signée sous le pseudo Mushexor... C'est bien sûr sous le pseudo Effexor que j'aurais dû mais... rah j'suis tête en l'air ^^'

Je vous remercie tous pour votre fidélité les amis !!!!

Pour ceux qui ont commencé à lire cette fic et ont peur de ne pas réussir à suivre sans avoir lu Retrouvailles, ne vous en faîtes pas ; vous devriez pouvoir. Ayez juste en tête qu'Edward et Bella ont été séparés 100 ans à la suite du tome 2 de S. Meyer, se sont retrouvés, et après quelques mois se sont finalement fiancés. Cooper est le meilleur ami de Bella, elle a vécu pendant 100 ans avec lui et un autre vampire nommé Alain, qui, lui, est parti retrouver sa bien aimée… C'est tout !

Réponse aux reviews des non inscrits :

melo.c.42 : Ahah, Cooper va-t-il réussir ? Je ne peux pas te dire dans combien de chapitres tu le sauras en tous cas… Les Cullen ne seront pas très présents dans C'était l'hiver […], mais le seront bien sûr dans Retrouvailles ; tu vas comprendre pourquoi dans ce chapitre… A bientôt !

Alexa27 : merci !!! Je me doute que tu as ton idée de l'histoire d'Aline, avec ton esprit qui fonctionne à 100 à l'heure :p Pour la réaction des Cullen, tu n'es pas tout à fait dans le faux, rassure-toi… Tu vas voir ça dans ce chapitre !

Marion : bienvenue nouvelle lectrice ^^. Oh non voyons, je suis bien trop tordue pour juste faire vivre Aline et Cooper aux côtés des Cullen dans deux fics différentes… Tu vas encore mieux comprendre dans ce chapitre :p. Pour connaître le passé d'Aline -et aussi de Cooper-, c'est d'ailleurs celle-là que tu devras lire ! En espérant que ça te plaise !


ANNONCE

Cooper POV

Maintenant, il allait me falloir annoncer mon départ aux Cullen et à Bella.

Ok, ce n'était pas l'annonce de mon départ qui allait poser le plus de problèmes.

C'était quand je leur dirai qu'Aline savait. Pour ma nature. Pour la leur.

Ça, ils n'allaient pas aimer.

Un instant, je songeai à ramener Aline chez elle, qu'elle se change, qu'elle passe des vêtements qui ne sentaient pas le sang. Mais elle n'en avait certainement pas franchement envie ; je le supposais du moins, au vu des évènements qu'elle venait juste de vivre. Et puis, le sang était sec sur sa robe ; il n'était plus de nature à donner soif à un vampire. Non, la seule chose qui aurait pu donner soif, c'était son sang à elle ; et contre cette odeur, je ne pouvais pas grand-chose.

Nous arrivâmes une heure plus tard à la villa des Cullen, à pied ; j'avais proposé de la porter pour y arriver plus vite, mais elle avait catégoriquement refusé que je la prenne dans mes bras.

Peut-être n'était-elle pas si folle après tout.

Ou peut-être la raison de ce refus était-elle toute autre ; je n'avais pas envie d'y songer.

On allait avoir d'autres sujets de préoccupation de toutes manières.

Carlisle, sans doute alerté par l'odeur du sang séché, nous ouvrit la porte avant que j'aie eu le temps de frapper ; Alice n'avait a priori pas vu notre arrivée, Bella avait dû brider son pouvoir ; Alice le lui demandait parfois, en ayant marre de voir toutes les idées salaces qu'Emmett comptait appliquer le soir même avec Rose.

Rosalie. Je n'étais pas pressé de la découvrir sa réaction, à elle.

À l'instant où nous pénétrâmes dans le hall de la villa, tous les Cullen et Bella nous rejoignirent ; ils restèrent tous à distance, mais le choc se peignit sur leurs traits.

Nous étions au centre de leur cercle, Aline, moi, et Carlisle.

- Aline, fit justement celui-ci. Que t'est-il arrivé ?

Sa voix n'exprimait que de l'inquiétude ; mais je n'étais pas certain que cette inquiétude était dirigée uniquement vers elle ou bien aussi… vers ce que j'avais pu lui dire.

Aline frémit, et se mordit les lèvres ; elle voulut reculer ; mais se retourna et stoppa net en voyant qu'elle était encerclée.

Oh non. Elle était en train de craquer.

Face à elle, Rosalie la regardait avec colère, puis elle se tourna vers moi.

- Ne me dis surtout pas qu'elle…

Il y avait tant de haine dans sa voix qu'Aline recula vivement et me rentra dedans ; je me plaçais immédiatement entre elle et Rose.

- Si, défiai-je cette dernière. Elle est au courant. Je le regrette, je n'ai pas vraiment eu le choix.

- Pas eu le choix ! Mais putain c'est quoi ce délire ! Explosa-t-elle. On a toujours le choix, à quoi tu as pensé ?

Immédiatement, une bouffée de calme nous atteint tous ; je jetai un œil à Bella et Jasper ; Bella venait de retirer son bouclier.

- Merci, leur soufflai-je avant de me tourner à nouveau vers Rose, qui essayait de lutter contre le pouvoir de son frère.

- Bon, maintenant, on va tous se calmer et écouter ce que Cooper a à nous dire, d'accord ? Intervint Carlisle.

Je lui fis à nouveau face, reconnaissant. Dans mon dos, Rosalie souffla bruyamment, et monta les escaliers qui menaient à sa chambre à vitesse vampirique.

- Je suppose que notre rapidité ne la choque pas ? Cria-t-elle de l'étage. Ça aussi, elle doit le savoir !

Visiblement, le pouvoir de Jasper avait ses limites.

Je jetais un regard à Aline, et me sentis désolé ; elle avait l'air complètement perdue, apeurée ; elle s'était ramassée sur elle-même. Carlisle le remarqua aussi, et s'approcha doucement d'elle.

- Aline, que s'est-il passé ? Es-tu blessée ?

Blessée ? Je n'avais pas pensé à ça ; elle n'avait pas saigné, je l'aurais senti, mais je ne savais pas si elle avait reçu des coups ou…

- Euh… ça va, murmura-t-elle d'une voix rauque.

Nous nous concertâmes du regard avec Carlisle, et nous tournâmes vers Edward, dont l'expression confirma nos pensées ; elle mentait.

- Ok, Aline… Veux-tu que nous allions à mon cabinet ? Nous pourrions en parler loin des oreilles indiscrètes.

Le changement qui s'opéra en Aline fut spectaculaire ; elle serra les poings, et se redressa, nous adressant un regard noir.

- Non. Je n'ai à parler à personne.

Nous lui jetâmes tous un regard étonné.

- Bien, fit Carlisle sans se départir de son calme -et ce, malgré sa surprise évidente. Cooper ?

Je regardai une dernière fois Aline ; il allait me falloir aborder la petite scène qui nous avait réunis ; de toutes façons, Edward était déjà au courant. Je ne lui avais pas caché mes pensées ; je n'y avais même pas songé.

- J'ai… eu un pressentiment. J'ai suivi mon odorat et j'ai retrouvé Aline. Sur la falaise. Elle allait… se tuer. Je n'ai pas pu… Elle a tout vu, j'ai bien dû lui expliquer.

Carlisle hocha la tête, pensif, alors que Bella s'asseyait par terre, le visage dans ses mains.

- Cooper, murmura-t-elle, à quoi as-tu pensé ! Mince, c'est pas vrai ! Tu te rends compte de la merde que ça va créer ?

Je me raidis. Elle me regarda, désemparée ; puis elle regarda un coup d'œil à Aline, et mesura la portée de ses mots. Elle se releva d'un bond, désolée.

- Oh, Aline, fit-elle en s'approchant d'elle, je suis désolée ! Je ne voulais pas… Ne prends pas mal ce que je viens de dire. C'est aussi pour toi que je m'inquiète… C'est pour toi, et pour Cooper.

Et pour nous. Je suppose qu'elle le pensât, mais elle ne le dît pas. Elle ne voulait pas enfoncer Aline.

- Pourquoi ? Murmura enfin celle-ci.

Bella me jeta un regard.

- Je suppose que Cooper n'a pas eu le temps de tout te raconter. Pour faire rapide ; il y a une famille de vampires, les Volturi, qui fixe les règles et gouverne un peu… notre monde. Et l'une des principales règles à ne pas transgresser est de ne jamais révéler notre existence aux humains. Sous peine de mort. Mort de l'humain qui sait, et du vampire qui a parlé.

Et de tous les vampires de son clan, qui se rendent coupables par association.

Aline frémit.

- Et si Cooper me tue ? Je veux dire, cette famille, elle n'est pas omnisciente hein ? Elle ne saura jamais rien, et le mal sera réparé.

Bella fronça les sourcils.

- Il est absolument hors de question que qui que ce soit ici te tue !

Bien. Au moins on était d'accord sur ce point.

- Mais…

- On va partir, fis-je, coupant Aline.

Je ne tenais pas à l'entendre dire qu'elle était un poids pour moi. Car je ne la considérais pas ainsi. Mais pour mes amis, je savais qu'objectivement, c'était ce qu'elle représentait.

Bella me lança un regard désemparé.

- Non ! Il ne faut pas qu'on se sépare ; si les Volturi l'apprennent, ils vont te chercher. Seul, tu n'auras aucune chance contre eux. Ici, on a les l… !

Je lui intimai le silence du regard.

En une même soirée, Aline allait découvrir l'existence des vampires et des loups-garous. Charmant, hein ? Joyeuse Saint Valentin, en passant. Quoique minuit était passé, on était le 15.

- Aline ne peut pas rester dans le coin. Elle a… descendu son beau-père. D'ailleurs, Carlisle, tu vas avoir un certificat de décès à remplir.

- Dans ce cas… On peut peut-être vous accompagner ! Lança Bella, désespérée.

- Soit réaliste, Bells. Les Volturi auront moins de chance d'apprendre quoi que ce soit si nous nous séparons. Nous, ils s'arrangent pour nous espionner. Moi tout seul, si je disparais sans faire de vagues, ils ne vont pas me chercher. Je ne les intéresse pas. Au contraire, ils seront ravis d'apprendre que votre clan s'amoindrit.

Bella serra les paupières puis les rouvrit, et me fixa tristement. Elle s'approcha de moi, me serra dans ses bras.

- Oh, Cooper…

- Tout se passera bien, je te le promets, fis-je en lui rendant son étreinte. Il suffit que tu couvres notre départ avec ton bouclier, on change de nom, on s'installe ailleurs. Ni vus, ni connus. Je suis végétarien, il n'y aura pas de mort humaine inexpliquée, ils n'en sauront jamais rien !

Elle finit par se dégager, et observa Aline. Lentement, elle s'approcha d'elle.

- Aline…

Elle franchit les derniers pas les séparant, et la prit dans ses bras à son tour. Aline se raidit, mais ne chercha pas à se dégager.

- J'ignore ce qu'a été ta vie, et ce qu'elle va devenir, mais fais bien attention à toi. Et à Cooper.

Les larmes franchirent les yeux de ma mortelle nouvelle amie ; la sentant secouée de sanglots, Bella s'écarta d'elle, désemparée.

- Je veux mourir, fit Aline d'une vois tremblante. C'est tout ce que je demandais, moi.

L'entendre me fit mal ; sentant soudain une présence, je levai mon regard vers les escaliers ; Rosalie se tenait tout en haut, épiant Aline avec un air à la fois sévère et pensif. Elle remarqua mon regard, et me lança une œillade glaciale. Je me détournai.

Carlisle regardait Aline d'un air soucieux ; Edward, lui, lança un coup d'œil surpris à Bella. Je supposais que celle-ci venait juste de bloquer son pouvoir. Aline semblait avoir des secrets qu'elle tenait à cacher ; il aurait été injuste qu'Edward puisse les lire.

Malgré tout, il faudrait que je lui demande ce qu'il avait eu le temps d'intercepter. Curiosité malsaine ou pas, je n'en avais cure ; il me fallait savoir.

- Techniquement, tu vas mourir, reprit Alice d'une voix pensive.

Je me tournai vers elle, surpris ; elle ne voulait quand même pas que…

- Je veux dire, tu vas devoir changer de vie du tout au tout. Je vais te faire de nouveaux papiers, ce n'est pas ça qui devrait poser problème.

Soulagé, je compris ce qu'elle voulait dire. C'est vrai que c'était elle l'experte en faux papiers.

En fait de papiers, désormais, les gens ne se promenaient plus qu'avec une puce, qui faisait office à la fois de carte d'identité, de permis, de passeport, et autres. Ne pouvaient la programmer que les maires de chaque ville ; et par extension ceux qui arrivaient à hacker leur site.

Alice était un bon pirate.

- L'ennui, ça va être de te faire disparaître. Je pourrais tout simplement en hackant le site de la mairie émettre un certificat de décès te concernant ; mais Forks est une petite ville, et si notre maire décide d'y foutre son nez, il remarquera vite qu'il y a eu entourloupe, qu'on n'aura jamais trouvé ton corps. Pas de corps, pas de décès.

Elle réfléchit encore un instant.

- Carlisle non plus ne peut légalement pas émettre de certificat de décès sans qu'il y ait de corps ; c'est toujours vérifié par un représentant de la loi. De ce côté, on est coincés. Il s'agira d'une fugue, et un avis de recherche à ton nom sera émis.

Alice se mordit la lèvre.

- Les Volturi ne se préoccuperont pas d'une simple fugue. Mais même s'ils venaient à nous rendre visite à la suite de cet évènement, et remarquaient par la même occasion l'absence de Cooper, on pourrait toujours leur dire que c'est parce qu'il a failli, qu'il t'a tuée, et qu'il s'est exilé avant que les… que David et ses potes ne s'occupent de son cas, reprit Bella.

Je souris ; elles étaient en train d'élaborer à vitesse vampirique un plan pour nous permettre de nous échapper. Je les adorais.

- Exact, fit Alice en claquant des doigts. Un problème de moins. Donc, Cooper, Aline, où partez-vous ? Il me faut le savoir pour vous créer une existence et reprogrammer votre puce.

Je me tournai vers Aline.

- À toi de choisir ; c'était l'objet du marché.

Elle parut perdue.

- Euh… c'est que, je n'ai jamais réellement quitté Forks, si ce n'est pour aller à Seattle. Je ne sais pas vraiment où… Mais restons en Amérique, j'aurai du mal à me faire à une langue étrangère. Ou l'Angleterre, sinon. Je… je ne sais pas.

- Mmh, fit Bella, déjà, est-ce que vous comptez vous montrer ensemble ? Je veux dire, Aline, tu comptes que Cooper t'accompagne au lycée ?

Elle rougit, et me lança un très bref regard.

- Je préférerais.

Je souris malgré moi ; j'ignore pourquoi, ça me faisait plaisir.

- Dans ce cas, il te faut choisir un coin pluvieux, ou enneigé. Nous ne nous montrons pas au soleil.

- Pourquoi ? Demanda ma nouvelle amie.

- Je t'expliquerai un jour… peut-être, répondis-je, évasif.

Elle me fixa pensivement, puis baissa la tête.

- Quelles villes iraient ? Je ne connais pas franchement la météo de chaque région d'Amérique.

- Le mieux aurait été l'Alaska, répondit Edward. À condition que tu évites les Dénali ; moins tu auras de contacts avec des vampires, moins il y aura de risque que les Volturi ne soient prévenus. Les Dénali ne nous trahiraient pas, mais ils reçoivent leur visite parfois.

J'acquiesçai.

- Le Canada, sinon. Il y a une petite ville, qui a un microclimat pourri, un peu comme Forks… Prince Rupert*, c'est son nom. À la frontière de l'Alaska. On y a vécu avec Bella et Alain.

Bella hocha la tête.

- C'est vrai qu'il y a un lycée là-bas. Vous y serez pas mal. Reste à acheter une maison.

Je haussai les épaules, alors qu'Aline regardait Bella avec des yeux ronds.

- On a largement les moyens, lui fis-je. J'achèterai cette maison au nom de tes parents fictifs.

- Hé, les potes, nous interrompit Emmett. Il reste un problème ; vous parlez de faire fuguer Aline, mais elle va automatiquement être accusée du meurtre ! Ça veut dire, sa photo placardée partout. Déconnez pas, on ne peut pas laisser ça comme ça. Surtout si vous restez en Amérique.

Je me pinçai le nez et fermai les yeux.

- Une fois n'est pas coutume, Emmett a raison, commenta Bella.

Emmett la fusilla du regard pendant qu'elle et Alice lui tiraient la langue.

- T'as tiré où, Aline ? demandai-je soudain. Parce que je suppose que tu as tué ton beau-père avec l'arme que tu…

Elle me regarda avec de grands yeux, et serra les lèvres, comme pour réprimer un haut-le-cœur.

- Désolé, c'était pas très fin, grognai-je.

Mais quel con ! Heureusement que mon but était de lui redonner le sourire.

- Le ventre, me répondit-elle d'une voix rauque. Je crois. J'ai pas vraiment…

Les mots se bloquèrent dans sa gorge. Je m'approchai d'elle, et posai une main que je voulais réconfortante sur son épaule.

- Ne t'en fais pas. Je vais aller voir.

- Je viens avec toi, fit Carlisle. Je vais être le médecin légiste ; je devrais pouvoir t'aider à… créer un autre scénario. Même si tu sais que l'idée me répugne.

Je le remerciai du regard.

- Il faut qu'on se magne. Le jour ne va pas tarder à se lever ; on risque de se faire repérer.

Je pensais soudain à un détail.

- Merde, Aline ? Une dernière question… Y a-t-il le moindre risque que les voisins aient entendu le coup de feu ?

Elle me lança un regard… désintéressé. Oui, c'est bien ça ; elle était en train de déconnecter. Je ne savais pas si c'était bien ou mal.

- Euh… Non. Tout était fermé.

Les maisons, désormais, étaient toutes insonorisées ; ça faisait partie des normes de construction. Tout était fait, au 22ème siècle, pour individualiser les gens.

Aujourd'hui, on n'allait pas s'en plaindre.

- Bon, on part alors. Aline ? Je ne serai pas long. Ça ne te dérange pas de rester avec Alice et Bella ?

Aline secoua la tête, ne me regardant même pas. Elle avait un air fatigué ; elle avait de quoi l'être, avec tout ce qui s'était passé en l'espace de quelques heures.

Car, en l'espace de quelques heures, elle avait liquidé son beau-père, s'était fait rejeter par sa mère, avait loupé une tentative de suicide, avait appris l'existence des vampires et avait accepté -certes à contrecœur- de s'enfuir avec l'un d'eux, qu'elle ne connaissait par ailleurs pas plus que ça. Sans compter le bal, juste avant, qui me paraissait s'être déroulé il y a des années déjà.

Alors oui, elle avait de quoi être fatiguée ; mais ce qui m'étonnait, c'était que, loin de paniquer, de chercher à s'enfuir, ou au moins d'être figée de terreur, elle… restait là, regard dans le vague, plongée dans une sorte de mutisme. L'observer me faisait mal ; Carlisle me tira de mes pensées.

- On y va, Cooper.

Sans rien rajouter, je partis en coup de vent à sa suite. J'avais toujours le flingue avec lequel Aline avait voulu se suicider.


* Cette ville est la plus pluvieuse du Canada, à ce qu'il paraît… Merci Google (on trouve tout sérieux, j'ai juste eu à taper « ville la plus pluvieuse du Canada » sur ce moteur de recherche !)

J'espère que ce chapitre, et la façon dont part cette fic, vous plaisent ! Si vous avez une critique (bonne ou mauvaise), je suis toute ouïe !!!