Voilà donc la suite des aventures d'Aline et Cooper ! L'histoire met un peu de temps à démarrer, mais il faut bien préparer leur fuite n'est-ce pas ? Alors j'ai conscience que certains passages de ce chapitre pourront vous paraître peu scientifiquement corrects… mais j'en avais besoin pour la suite ^^. Et n'oublions pas, on est au 22eme siècle !

D'ailleurs, petite parenthèse, y en a parmi vous qui ont été voir le film 2012 ? Si oui, vous en avez pensé quoi ??? C'était ma petite curiosité du moment ^^'.

Et pour ceux qui lisent Retrouvailles, nouveau chapitre demain !

Réponses aux reviews anonymes :

Melo.c.42 : Je peux pas te promettre beaucoup d'action pour ce chapitre… à moins que tu n'aimes les remue-méninges :p

Ksie : merci ! J'espère que la suite te conviendra toujours ^^.


SCENE ET MAQUILLAGE

Cooper POV

Carlisle et moi courûmes jusqu'à la maison -l'ancienne maison- d'Aline. Nous arrivâmes en quelques minutes ; il ferait encore nuit un petit moment, et les voisins n'avaient pas été alertés par le bruit.

Avant même de pénétrer dans la maison, je remarquai quelque chose d'anormal.

- Carlisle, je sens deux cadavres. Aline ne m'avait pas prévenu. Il devait juste y avoir son beau-père.

Carlisle hocha la tête, et pénétra dans la baraque ; la porte d'entrée était fermée, mais pas à clé. Pas surprenant ; il aurait été plutôt anormal qu'Aline se préoccupe de ce genre de détails avant d'aller se foutre une balle dans la tempe.

À l'intérieur, régnait un foutoir peu commun.

- Oh mince… ne put s'empêcher de murmurer Carlisle devant le spectacle qui s'offrait à nos yeux.

Dans l'escalier menant à l'étage, gisait le corps sans vie de l'homme que je supposais être le beau-père d'Aline. Et, dans la cuisine, celui qui devait appartenir à sa mère. Le beau-père, sur le dos, tête en bas, avait effectivement un trou béant au niveau de l'abdomen, qui avait énormément saigné. Il était mort d'une hémorragie, pas besoin d'avoir fait médecine pour le deviner. La femme, elle, était avachie contre le minibar, les yeux grand ouverts, vitreux, les veines tailladées. Un couteau de cuisine était tombé de ses mains. Suicide, je n'en doutais pas trop. Je regardai ses poignets de plus près ; ils présentaient des cicatrices d'anciennes tentatives de suicide. J'essayai de me souvenir si j'avais inconsciemment remarqué ce genre de blessures chez Aline ; mais je ne les avais pas notées. Je ne croyais pas du moins.

De là où j'étais, je pouvais sentir les différents niveaux de chaleur émanant des deux corps ; il ne m'était pas difficile de deviner l'ordre des décès.

- Le beau-père est mort en premier, fis-je à l'attention de Carlisle. La mère… Je dirais au moins une heure après.

Il hocha la tête.

- Bien. Tu sais à quoi je pense ?

- Non, fis-je en haussant les épaules, vaguement énervé.

Je ne suis pas Edward.

- Le beau-père tue Aline. La mère le tue, et se suicide après.

Je fronçai les sourcils. Son scénario était tentant, mais comment justifier l'absence du corps d'Aline ?

- Sans corps, pas de meurtre, fis-je.

- Je sais. Et c'est pour ça qu'on va faire brûler la maison. Quand je dois remplir un certificat de décès, il faut qu'un représentant de la loi soit à mes côtés pour rendre les choses officielles. Mais dans le cas d'os calcinés, le médecin légiste agréé par la ville se suffit à lui-même et peut délivrer ce genre de certificat sans contrôle. Je t'explique ; on va déclencher un incendie « accidentel ». Nous aurons auparavant débranché le système anti-incendie.

Carlisle parlait de ces pompes à eau installées au plafond de chaque maison, et équipées d'un détecteur de fumée, qui se déclenchaient dès qu'un incendie se déclarait dans une maison.

- Les pompiers se pointent, arrosent le tout à grande eau. Mais les corps seront déjà calcinés, les os presque réduits en cendre et éparpillés.

- Je suis le seul médecin légiste. Je n'aurai pas de difficulté à leur faire croire que j'ai retrouvé trois squelettes, il me faudra juste envoyer les quelques prélèvements de moelle que je pourrais effectuer. Je vais en effectuer un sur Aline avant que vous ne partiez, et je l'enverrai avec les autres. Le labo confirmera qu'ils appartiennent à trois personnes différentes. C'est un peu risqué, mais pas tant que ça ; et Aline sera officiellement déclarée morte.

J'acquiesçai, voyant la scène -cette scène inventée de toutes pièces- se dérouler sous mes yeux.

- Pas la peine de faire tirer une balle à la mère, pour lui mettre de la poudre sur les mains, n'est-ce pas ? Tout va cramer.

- Non, inutile. En revanche, il faut trouver un moyen de dérégler le système anti-incendie.

Nous nous concertâmes du regard, puis Carlisle sortit son portable.

- J'espère qu'elle va nous aider, marmonna-t-il. Appelle Rosalie, ordonna-t-il à l'appareil.

Au bout de quelques secondes, l'intéressée décrochait.

- Oui ? Fit-elle d'une voix sèche.

- On a besoin de tes lumières.

.

.

Aline POV

J'étais complètement hébétée.

D'une part, la fatigue commençait à me gagner ; j'étais dans ce monde un peu étrange, celui dans lequel on a encore conscience -un peu- de ce qui se passe autour de nous sans vraiment comprendre, sans vraiment entendre.

Et puis j'avais froid. Ça m'empêchait de dormir ; j'avais si froid ! Je n'avais pas prévu de passer la nuit, et je ne portais que la robe et une veste plutôt fine pour la saison. Et le pull de Cooper ; ce pull qui avait son odeur. Une odeur que, allez comprendre, je trouvais réconfortante. Non, vraiment, c'était étonnant. Je n'avais jamais rien trouvé réconfortant. Sauf la mort.

Ah. Ceci expliquait sans doute cela.

Mais si le froid m'empêchait de m'endormir, ce qui réussissait réellement à me maintenir dans un certain état d'éveil, c'était cette situation irréelle dans laquelle je semblais m'être fourrée. Quoiqu'il était inutile de rejeter toute la faute sur moi ; après tout, je n'avais pas obligé Cooper à jouer les anges gardiens.

J'étais assise sur un canapé d'un confort remarquable ; il devait l'être plus que mon propre lit. Oh, sans aucun doute ; un tapis de fakir m'aurait paru plus confortable que mon lit. Soudain, je frissonnai ; instantanément, Bella, en face de moi, se mit sur ses pieds et disparut -comme j'aimerais avoir leur vitesse ! J'aurais une chance de leur échapper, et de retenter ce que m'avait fait rater Cooper- pour revenir avec une épaisse couverture.

- Je suis désolée, Aline… Je n'avais pas pensé que tu avais froid.

Je lui jetais un regard abasourdi. Personne ne s'était jamais soucié -sauf peut-être mon père- de mon bien-être. Personne n'avait jamais eu l'air désolé de ne pas avoir pensé à mon confort. Mais elle dut prendre mon étonnement pour autre chose ; parce que d'un air gêné elle continua.

- Nous ne craignons pas le froid. Ni le chaud.

J'hochai la tête, soudain plus réveillée.

J'avais envie de lui poser des tas de questions ; mais par où commencer ? La conversation que Cooper avait eu avec les Cullen et elle me revint en tête, et je me la repassai dans son intégralité. Jusqu'à ce que je tique sur un passage.

- Tout à l'heure, Cooper a dit un truc du genre « je suis végétarien » et « il n'y aura pas de mort humaine inexpliquée ». Ça voulait dire quoi ?

Bella me lança un bref regard pensif.

- Tu as une bonne mémoire n'est-ce pas ?

- Hum, oui. Je suis observatrice surtout.

- Oui, d'accord. En ce qui concerne notre régime, en fait… Il y a deux catégories de vampires. Normalement un vampire se nourrit de sang humain ; c'est dans l'ordre des choses, en quelque sorte ; le sang humain exerce sur nous une attraction réellement très difficile à contrôler. Mais certains vampires, en général pour des raisons de conviction, refusent ce régime. Ils se nourrissent de sang d'animaux ; c'est notre cas, aux Cullen, à Cooper et à moi.

- Par conviction ? Repris-je, un peu hébétée.

- Oui, pour… Parce que nous voulons garder une part d'humanité, par exemple. Rejeter, reléguer dans un coin le monstre qui sommeille en nous.

- Oh… Votre part d'humanité ? Tu veux dire…

Bella fronça les sourcils.

- Que vous êtes humains ? Enfin, ne le prends pas mal, c'est juste que…

Elle éclata de rire.

- Ah, je n'avais pas compris où tu voulais en venir. Nous ne sommes plus humains, non. Du moins, nous ne nous définissons pas ainsi. Mais… Nous l'avons été, finit-elle, avec un air de… nostalgie ?

Non, pas de la nostalgie. Plutôt des souvenirs, tout simplement. Elle haussa les épaules. Je m'apprêtai à lui poser des questions, mais son portable sonna.

- Allô ? Fit-elle en décrochant. Mmh. Il n'y a pas le choix ? D'accord. Non, elle ne dort pas. Aline, me demanda-t-elle, il y a des choses que tu voudrais récupérer avant de partir ?

Je me sentis soudain… Ce fut comme si j'avais le vertige.

Je crois que c'est à ce moment précis que je réalisai ce qui allait m'arriver.

J'allais partir. Au Canada. Loin de chez moi, d'ailleurs, je n'y repasserai pas ; non pas que ça me dérangeait, mais…

Je me souvins soudain de la question de Bella.

- Euh, oui, fis-je.

Je tâtais la poche de ma veste ; c'est bon, j'avais le canif de mon père.

- Il y a une peluche, sur mon lit. J'y tiens. Et… quelques vêtements, mais ça, peu importe.

Bella hocha la tête.

- Tu as entendu ? Ok, à tout à l'heure.

Elle raccrocha.

Il avait entendu ce que j'avais murmuré ? Bon, ok, ce n'était pas la première fois que je remarquai son incroyable ouïe.

- Que se passe-t-il, demandai-je, me souvenant de la conversation qu'elle venait d'avoir.

« Il n'y a pas le choix ? » avait-elle demandé.

Elle se mordit la lèvre, hésitante.

- Ok, tu finiras par l'entendre aux infos de toutes façons.

Elle se leva, et vint s'asseoir près de moi ; évitant mon regard, elle posa une main légère sur mon poignet. Je me raidis.

- Aline, fit-elle d'une voix douce -déjà que sa voix était mélodieuse à l'origine, là, c'était une véritable caresse- Cooper et Carlisle ont retrouvé ta mère… morte. Je suis désolée. Elle s'est suicidée.

Je ne sais pas ce que j'aurais dû ressentir à cet instant précis.

Étais-je censée pleurer ? Crier, me débattre, dire que non, ce n'était pas possible ?

Étais-je censée ne pas réaliser ? Réalisai-je vraiment d'ailleurs ? Je cois que oui ; mon cerveau me semblait en parfait état malgré ma fatigue, je comprenais parfaitement ce que venait de me dire Bella.

Maman est morte. Je ne la reverrai jamais. C'est fini. Plus aucune chance.

Une sorte de sanglot me secoua ; mais ce fut très bref, et plus dû aux mots « plus aucune chance » qu'à « maman est morte ».

Plus aucune chance que les choses ne s'arrangent entre nous.

Étais-je un monstre de réagir ainsi ? Ma mère ne m'avait jamais réellement fait de mal… Ok, disons plutôt que la seule chose dont on aurait pu l'accuser était de négligence.

Non, j'avais beau fouiller, c'est le mutisme qui l'emporta sur moi. Pas de colère face à son acte, pas réellement de tristesse, pas de haine, pas de désespoir, et encore moins de soulagement ou de bonheur. Oui, même ressentir du bonheur m'aurait paru plus normal que ce vide, et ce silence qui se faisaient en moi. Bella venait de m'annoncer la mort de ma mère, et moi, j'étais juste en train de m'interroger sur mon état mental.

Les larmes envahirent mes yeux, et je pleurai. Je pleurai, mais pas à cause de la mort de ma mère.

Je pleurais, parce que quoi que je fasse, je n'étais pas une fille normale. Et j'allais devoir supporter cet état de fait encore un an.

Bella, une fois de plus, dut se méprendre sur mes larmes. Elle se pencha vers moi, et me prit délicatement dans ses bras, comme si j'étais un paquet fragile. D'ordinaire, j'aurais repoussé quiconque aurait fait ça ; mais dans ses bras à elle, je me sentis à l'aise. Son odeur, si agréable, me berça ; elle me rappelait celle de Cooper. Non pas que ce fut la même odeur ; mais elle était -presque- aussi agréable, envoûtante.

Si envoûtante que, sans m'en rendre compte, je m'endormis.

.

.

Cooper POV

J'avais appelé Bella en même temps que Carlisle téléphonait à Rosalie pour lui demander si Aline avait besoin que je lui rapporte quelque chose… avant de faire cramer sa maison. D'ailleurs, je ne savais pas vraiment comment le lui annoncer, ça. Sincèrement, j'espérais que Bella le ferait ; elle saurait sans doute être plus délicate que moi. Et puis, je détestais l'idée de voir Aline pleurer. Car elle ne pouvait que pleurer la mort de sa mère et la perte de sa maison, non ?

J'y penserai plus tard à ça… Je retournai vers Carlisle. Il avait l'air emmerdé.

- Cooper, ça va pas. Rosalie m'a expliqué comment neutraliser l'anti-incendie, mais en y réfléchissant, quoique je fasse brûler ça n'atteindra pas une température suffisamment élevée pour réduire les os en cendres. Il faut trouver autre chose.

Je soupirai.

- Il était bien ton scénario, c'est dommage.

- Ce que je vais faire, c'est que c'est du sang que je vais prélever à Aline.

Je fronçai les sourcils.

- Coop… Ne t'en fais pas ! Je vais lui en prendre 500 ml, l'équivalent d'un don du sang. On le mélangera à de l'eau pour faire un plus grand volume, et on l'étalera sur le sol. Quand l'équipe scientifique viendra inspecter la maison, il trouveront des traces, les analyseront, en déduiront que c'est le sang d'Aline, dans la mesure où notre empreinte génétique est fichée depuis notre naissance.

Carlisle réfléchit encore un peu.

- Étant donné la taille de la tâche ils penseront qu'elle a été tuée par son beau-père, lequel aura été tué par sa mère avant qu'elle ne se suicide. Ils chercheront le corps, ne le trouveront pas, et le dossier finira par être classé. Jamais ils ne la croiront vivante si on fait une très large tâche.

J'hochai la tête.

- Je vois. Dépêche-toi de rentrer et de faire le prélèvement. Le jour va se lever.

Carlisle n'attendit même pas que j'aie fini ma phrase pour s'évanouir à l'extérieur.

Je m'assis sur le sol, et me prit la tête entre les mains.

Et je compris ; je compris que si, il y a encore quelques heures, mon avenir paraissait sans intérêt -après tout, Alain était parti retrouver Camélia, Bella avait retrouvé Edward, et moi… moi, je ne retrouverai jamais Elizabeth-, désormais j'avais une nouvelle mission. Une nouvelle raison d'exister, à défaut de vivre.

Essayer de prouver à une jeune fille que la vie pouvait valoir la peine d'être vécue.

Dur, quand soi même on n'y croyait pas…

.

.

Aline POV

Des voix me réveillèrent.

- Elle dort ?

Oh non… que se passait-il encore… je ne voulais pas ouvrir les yeux. Je ne voulais plus, je…

Une main froide passe sur mon front. Je ne réagis pas.

Puis un bras saisit ma taille pour me redresser ; immédiatement, j'ouvris les yeux et m'écartait.

C'était le docteur Cullen.

- Hey, Aline… Ne crains rien. Je vais avoir besoin de ton sang.

Je le fixai, hébétée.

J'étais censée répondre quoi ?

Les autres quittèrent la pièce, réprimant à grand peine un fou rire.

Carlisle lui-même se mordait les lèvres, ayant compris le double sens de sa phrase. Car il y avait bien un double sens, non ? Il ne me demandait pas… à boire quand même ?

- J'entends par là qu'il me faut prélever de ton sang, Aline. Tu n'as pas peur des aiguilles, si ?

Je me permis de souffler.

- Euh, non, fis-je en sortant avec difficulté mon bras de sous la chaleur de la couette et de ma veste.

- Ça ne prendra pas plus d'un quart d'heure. Malaxe ça, me dit-il en plaçant une petite balle dans ma paume.

Il sortit en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire -quelle surprise- une aiguille dont la taille ne me fit même pas ciller, une poche de contenance 500 ml à en croire ce qui était écrit dessus, et un appareil portable connecté à tout ça.

Je sentis à peine l'aiguille percer ma peau, et je regardai le sang couler.

Le bleu de ma veine.

Le rouge foncé -écarlate ?- de mon sang.

La blancheur de ma peau.

Ce spectacle me fit frémir ; je trouvais ça… beau.

Je fermai les yeux, décontenancée.

- Ça va ? S'inquiéta le beau docteur, prévenant.

- Oui, murmurai-je.

Je rouvris les yeux, et les plongeai dans ses prunelles ambre.

- Et vous ?

Il tressaillit, puis sourit.

- Tu connais mon métier. J'ai vu bien pire.

- Comment faites-vous ?

Il haussa les épaules.

- Tous les vampires n'ont pas mon self contrôle. Mais je préfèrerai mourir à tuer un être humain.

Je penchai la tête sur le côté.

- Vous n'avez jamais tué ?

Il sembla réfléchir, troublé ; pourquoi réfléchir à une telle question ? La question ne pouvait qu'être oui ou non, n'est-ce pas ?

Il finit par hocher la tête.

- J'ai déjà transformé. Certains d'entre nous considèrent la transformation comme une mort.

Je fronçai les sourcils.

- Pourquoi ?

- Notre cœur ne bat plus. Notre sang ne coule plus. Nos cellules meurent et se solidifient. Techniquement, nous sommes morts.

Je réfléchis quelques instants à ce qu'il venait de me dire ; pui commença à secouer la tête.

- Non. Je ne suis pas d'accord. Vous bougez, communiquer, pensez, ressentez.

Je fis une pause, puis repris.

- Et comment expliqueriez-vous qu'un être mort puisse influer sur la vie des autres comme vient de le faire Cooper, par exemple ?

L'appareil sonna.

Le prélèvement était fini.

Et le docteur Cullen me regardait avec un sourire réellement amical, qui me mit du baume au cœur.

Je compris que moi aussi, je pouvais influer sur leur… existence.

Ils n'étaient pas si morts qu'ils voulaient le faire croire.