Bonsoir tout le monde !!! Comme promis à ceux à qui j'ai envoyé un mess, je vous poste ce soir le nouveau chapitre de C'était l'hiver !!! Rappel : Cooper est parti pour Forks, pour une durée déterminée de deux semaines... Va-t-il les tenir ? Comment cela va-t-il se passer à son retour ? Vous le saurez à la fin de ce chapitre... ou pas ! ;)
Edit du précédent chapitre : j'ai remarqué que la chanson était mal passée, alors j'ai rectifié la forme… voilà, c'était juste pour dire !
Réponse aux anonymes :
Nathyhale : Merci ! Alain est très zen, oui, c'est vrai… En tous cas, ne t'en fait pas, Aline a promis à Cooper de ne pas refaire de tentative de suicide d'ici un an, il la croit capable de tenir sa promesse. Cette chanson que j'ai mise est très belle, en effet… à mon goût, dommage qu'elle ne soit pas mieux connue ! Chapitre plus court, mais bon… bonne lecture !
Melo.c.42 : Merci à toi aussi ! Vous êtes nombreux à m'avoir dit du bien de l'interprétation du rêve d'Aline et avoir été ému(e)s du passé de Cooper… Ben maintenant vous en savez plus en tous cas ! ^^ La discussion Edward/Cooper va éviter les blocages dans le futur couple, c'est certain… Encore faut-il que le couple se forme ;)
Et bien sûr, bonne lecture à tous !!!
Cooper POV
Mes retrouvailles avec Bella et le reste des Cullen furent assez silencieuses ; j'étais plutôt mal à l'aise. En fait, mon esprit vagabondait à des centaines de kilomètres de là, jusqu'à une petite ville nommée Prince Rupert où devait, à l'heure qu'il était, dormir une jeune humaine que mon cœur avait choisi d'aimer… pour un temps.
Bella me regardait, pensive. Dans les bras de son futur mari. Cela… me frustrait.
Elle m'avait invitée à son mariage. Avait invité Aline aussi, même si celle-ci n'était pas encore au courant.
Il allait falloir organiser ça. J'espérais seulement que tous les autres invités, à défaut d'être humains, ne se nourrissaient que de sang animal…
Les heures passèrent avec un goût amer, et j'essayai de plaisanter avec Emmett, de couver Bella du regard tout en fusillant Edward, tel que l'aurait fait un grand frère digne de ce nom, j'essayai aussi de philosopher avec Carlisle et félicitai Esmée pour ses talents de décoratrice ; Alice et Rosalie parlaient robes et maquillage, et… j'évitai Jasper, dont je craignais l'empathie. Bella me couvrait de son bouclier, mais je me doutais qu'il pourrait deviner mes émotions rien qu'à discuter avec moi.
L'heure de partir au lycée arriva ; et cela me fit une impression aussi étrange que désagréable. Cette impression que l'on ressent quand on retrouve une routine dont on ne veut pas, après une interruption qui nous a… comme transportés dans un autre monde, monde que l'on aurait voulu ne jamais quitter.
Le lycée m'était familier, et me donna l'impression de n'être jamais parti. Que toute cette histoire incroyable avec Aline n'était jamais arrivée. C'est un peu comme si je m'attendais à la voir surgir au coin d'un couloir, le regard dans le vide, ignorant les insultes des autres.
Pourtant, les autres, eux, semblaient conscients qu'ils ne la reverraient jamais.
La matinée, j'essayai de ne pas écoute leurs conversations ; mais à la pause déjeuner, cela devint impossible.
Partout, à chaque table, ils parlaient d'Aline, et de sa mort surprenante et bouleversante. Du fait qu'on n'avait pas retrouvé son corps. S'échangeaient des hypothèses, des souvenirs qu'ils avaient d'elle -toujours des bons souvenirs, des souvenirs édulcorés. Comme si elle n'avait jamais été la paria du lycée.
Je ne supportai pas ça cinq minutes, et me levai pour quitter le self sous le regard gêné de ma tablée.
L'après-midi, je pris sur moi et essayai de me concentrer sur le cours et non les babillages des autres.
Et je réitérai ce comportement le lendemain.
Deux semaines. J'avais dit que je devais tenir deux semaines. Ça n'allait pas me tuer !
Même moi, mon humour de bas étage ne me fit pas rire…
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Aline POV
Le lundi au lycée, sans Cooper, se révéla être une épreuve. Du moins le matin. J'y étais allée à pied, refusant qu'Alain m'y amène ; et tout le long du trajet, j'avais pensé à ce qu'allaient être mes journées sans lui, pendant deux semaines. J'allais redevenir la paria, non ? Mangeant seule en l'attendant, à ceci près que là, je continuerai à faire semblant de discuter avec ceux qui m'adressaient la parole ; à ceci près que les autres, cette fois, ne me rejetaient pas de leur vie.
C'était moi qui le faisait. Mais ça, ça ne changeait pas d'avant.
Je me trompais. L'absence de Cooper fut vite remarquée, et d'autres en profitèrent pour m'inviter à leur table. Je m'assis avec le groupe de Mark ; après tout, c'était avec lui que j'allais au ciné, mercredi.
Il me tardait… pensai-je ironiquement.
« Il est où, ton ami, Aline ? Me demanda-t-on soudain.
- Hum… malade. »
J'avais déjà réfléchi à que répondre. C'est vrai qu'imaginer Cooper malade était tout bonnement… impossible, mais une « raison familiale » n'aurait pas justifié une absence de deux semaines.
« Ah, d'accord… Il est pas… un peu bizarre ? »
Je regardai la fille qui m'avait posé cette question, un peu agacée.
« C'est vrai, il… est intimidant, en tous cas, renchérit un gars.
- C'est pour ça, nous en veux pas, on n'ose pas trop venir te parler quand il est là.
- Je ne vous en veux pas, répondis-je calmement.
- Ok. Alors… tu vis avec lui ?
- Oui.
- Vous… êtes ensemble ? »
Ça m'aurait arrangé de répondre que oui. Pas que ça m'aurait plu, mais…
Ok, je ne voulais as trop réfléchir à si c'est ce que j'aurais voulu. Être avec Cooper.
« Pas vraiment » répondis-je.
Merde. J'aurais pas pu dire non plutôt ?
« Comment ça ?
- C'est compliqué.
- Ah… c'est ton demi-frère, de toute façon, conclut Mark en haussant les épaules.
- Non. Nous avons uniquement le même tuteur. Nos liens s'arrêtent là.
- Ben ça doit être bizarre d'habiter ensemble… »
Je ne répondis pas, désirant clore le sujet. Et les autres en profitèrent pour embrayer sur ma vie passée ; ce n'était pas forcément mieux. D'où je venais, pourquoi j'avais quitté mon lycée.
Je respirai un grand coup, et leur sortis une version aussi officielle qu'inventée de ma vie.
Cela ne me posait pas de réel problème.
Je crois que je réussissais à rentrer dans le moule, après tout ; j'arrivai même à sourire à leurs blagues, à paraître intéressée par leurs commentaires sur leur dernière sortie ; et quand Mark passa son bras autour de mes épaules, je me raidis un peu, mais je réussis à garder un sourire de façade.
Oui, ce n'était qu'un jeu de rôles…
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Cooper POV
Jusque là, j'avais réussi à tenir. Lundi, mardi.
Mais mercredi, mes nerfs me lâchèrent.
Au self, à midi, on parlait encore d'Aline -un peu moins, quand même. J'aurais pu le supporter.
Si une des poufiasses en chef n'avait pas commencé à partir dans des lamentations qui n'avaient rien de muettes, et avaient pour sujet la pseudo-amitié qu'elle avait partagé avec Aline au collège, avant que celle-ci ne devienne distante ; à cette mention, je relevai la tête, les yeux lançant des éclairs. Du coin de l'œil, j'aperçus l'air inquiet de Bella, qui, je le suppose, me découvrit de son bouclier, car je ressentis une vague de calme provenant de Jasper.
Ça aurait pu suffire. Si la poufiasse n'avait pas ajouté qu'elle regrettait tellement Aline, qu'elle se sentait désolée de ne pas avoir pu l'aider ; mais qu'elle avait essayé, pourtant, en tant qu'ancienne camarade ! Foi de … de quoi ? De pom-pom girl ?
La rage m'envahit, et je me levai ; heureusement pour la population humaine située dans mon environnement immédiat, la vague de calme de Jasper m'atteignit, et m'empêcha de commettre un massacre.
Je restai immobile un instant, fixant les têtes ébahies des lycéens autour de moi, qui faisaient peu à peu le silence alors que je les assassinais du regard, comme j'aurais été capable de le faire en à peine quelques secondes de mes propres mains.
Finalement, je saisis mon plateau d'un geste brusque, et me dirigeai vers la sortie. Je le posai tout aussi brusquement sur le tapis roulant, et m'évanouis dans la nature.
Je courus dans le bois ; vite, le plus vite possible. Comme si l'on pouvait me rattraper. Comme si l'on pouvait me retenir.
Les Cullen et Bella étaient restés au lycée. Je pouvais deviner leur gêne. Pas face aux ragots ; après tout, il était notoire que j'étais un gars bizarre, et j'avais pour excuse d'avoir été le seul « ami » aperçu à la table d'Aline ; mon chagrin pouvait s'expliquer.
Ils étaient gênés, car commençaient à comprendre ce que signifiaient ces réactions que j'avais à chaque mention du prénom de ma protégée. Car ils commençaient à entrevoir que même trois jours de séparation de cette fille, m'étaient quasi insupportables.
J'arrivai à la falaise, et m'arrêtai net à cet endroit où je m'étais jeté sur elle pour l'empêcher de commettre l'irréparable, signant d'un coup mon destin -et le sien.
Je déglutis, et regardai l'eau en contrebas. Ces eaux noires qui semblaient inviter à venir s'enfoncer, pour oublier nos problèmes, nos malheurs. Ces eaux qui représentaient un défi pour les humains inconscients, un amusement pour les loups.
Ces eaux qui semblaient rugir de colère, depuis le jour où je les avais privées du corps froid d'Aline.
Je relevai le menton vers le ciel, et humai l'air, y cherchant un reste de fragrance de cette fille qui avait su si bien retourner mon cœur. N'y trouvant rien. Bien sûr. Ce genre de traces n'est que volatile. Aussi volatile que sera l'image d'Aline dans l'esprit de ses anciens camarades.
Je ne sais pas combien de temps je restai ainsi, sur la falaise. Mais quand je rentrai, e soir, à la villa Cullen, ma décision était prise.
Je repartais à Prince Rupert.
Edward me regarda charger ma valise avec un air partagé entre la compréhension et la préoccupation, mais avec un petit sourire encourageant.
Il me demandait silencieusement de tirer de ses erreurs pour bâtir mon avenir avec -ou sans- Aline. Et j'avais bien l'intention de le faire ; quoique personnellement, je n'aurais jamais, je crois, fait ce choix qu'il avait fait d'abandonner Bella pour préserver son humanité.
J'étais bien trop égoïste pour cela…
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Aline POV
Je pouvais être soulagée. J'avais réussi à décrocher un boulot dans une boutique de vêtements ; rien d'énorme, deux heures de ménage par jour, et la boutique à tenir le samedi. C'était rémunéré au minimum, mais serait largement suffisant pour payer mes courses. J'espérais juste que Cooper ne ferait aucune remarque ; cela me gênerait de parler argent avec lui.
Nous étions mardi soir ; et quand je sortis de la boutique après avoir signé mon contrat, qui débuterait la semaine d'après, je tombai sur Alain. Je soupirai. Il resta silencieux, au début, alors que nous marchions vers l'appartement ; puis il sourit.
« Cooper va être agacé.
- Je l'emmerde » répondis-je avec humeur.
Il rit.
« Voilà qui est direct. De la rancœur à son égard ?
- Nullement. »
Si ce n'est qu'il m'a abandonnée… N'importe quoi, me sermonnai-je, agacée.
« Ah, bon. Hum, demain, si je ne m'abuse, tu sors au cinéma ?
- En effet…
- Bien. Besoin de soutien ? »
Je souris.
« Vous avez l'intention de me chaperonner ?
- Je pensais plutôt t'attendre à la sortie du ciné. Ça devrait être suffisant.
- Mais inutile. Ça ira, merci Alain. »
La soirée se déroula sans que nous n'évoquions à nouveau ni Cooper, ni le ciné, ni mon travail. Alain me demanda juste de lui parler du lycée, rien de plus. Une conversation normale, comme avec… un père.
La nuit, il la passa à mes côtés, une fois de plus. Assis sur une chaise, à côté du lit. Je faisais toujours le même cauchemar ; et si, désormais la projection que je faisais de moi dans mon rêve, arrivait à se détourner du cheval pour regarder vers le mur, j'étais toujours incapable de courir dans sa direction.
Pourtant, je voulais y croire. Je voulais croire que cela suffirait à chasser tous mes anciens démons.
Le mercredi se déroula comme les deux jours précédents ; à ceci près que je dus faire face à l'enthousiasme grandissant de Mark.
Il m'invita à dîner avec lui, mais je refusai, prétextant devoir m'occuper de mon colocataire malade. Excuse pratique.
Le soir, je le rejoignis devant le ciné. Il arriva avec cinq minutes de retard ; cinq minutes de plus, et j'en aurais profité pour rentrer chez moi, faisant semblant d'être vexée.
Nous nous installâmes dans la salle sombre, attendant que le film -un policier, qu'il m'avait laissé le soin de choisir- ne commence.
Mark eut le tact de ne pas passer son bras autour de mes épaules dès que les lumières s'éteignirent. Tout au long de la séance, je me détendis ; ses doigts pianotaient sur notre accoudoir commun, mais il ne saisit pas ma main. Du moins, pas avant le générique de fin.
Ce générique avait à peine commencé à défiler, que je lui avais fait un sourire stéréotypé, et m'étais levée ; et c'est alors que nous quittions notre rangée de sièges que je sentis ses doigts moites s'entremêler aux miens.
La sensation me dégoûta, mais je ne dis rien. Me servis juste du prétexte de tenir la porte ouverte pour dénouer nos mains.
Nous nous retrouvâmes devant le cinéma, nous dandinant d'un pied sur l'autre ; ne sachant trop que dire.
« Bon, euh… c'était sympa, hein ? Commença Mark.
- … Ouais. Sympa.
- … à refaire ?
- Oui… on pourrait inviter les autres la prochaine fois, peut-être ? Ça serait… sympa.
- … Pourquoi pas…
- Bien, euh…
- Tu veux que je te ramène ? »
Je le regardai avec un sourire absent.
« Non, merci. Ça ira, j'habite pas loin.
- Comme tu veux.
- Merci, c'est bon. »
Il arrêta de se dandiner quelques secondes, et me fixa dans le blanc des yeux ; ok, je savais ce qui allait suivre.
Je ne fis rien pour l'empêcher de se pencher vers moi, et de poser ses lèvres sur les miennes.
La sensation n'était pas nouvelle, loin de là ; et je retrouvai dans ce baiser une série de souvenirs que j'avais effacés de ma mémoire ; pas vraiment par honte, plutôt par manque d'intérêt.
Je ne le laissai pas approfondir son baiser, me reculai. Je n'éprouvais absolument rien pour lui, pas plus que pour… les autres. Et je ne voulais pas retrouver ce comportement que j'avais eu à une époque.
« On se voit demain » fis-je d'une voix froide -histoire qu'il comprenne que c'était non. Définitivement.
Il n'eut pas le temps de me répondre ; je m'effaçai dans le brouillard naissant de ce début de soirée glacial.
Je rentrai à l'appart, tombant sur un Alain qui me lança un regard, mais se retint de m'interroger.
Je le saluai, et allai me coucher. Directement.
Je mis longtemps à m'endormir ; mais réussis, et mon cerveau en éveil recommença à projeter ces images familières qui m'assaillaient, sans que je puisse rien y faire.
Sauf que, cette fois, ce n'est pas la voix d'Alain me conseillant de courir vers le mur que j'entendis.
Mais la voix douce de Cooper m'appelant.
Je me réveillai dans un sursaut, me redressai sur mon lit ; me tournai vers le poids que je sentais s'appuyer à mon côté sur mon lit.
Il était là.
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Cooper POV
J'avais roulé des heures durant, toujours plus rapidement ; pressé d'arriver à Prince Rupert. Pressé de la revoir.
Je montai quatre à quatre les escaliers me séparant de la porte de notre appartement ; et toquai doucement.
Alain vint m'ouvrir, partagé entre surprise et… le contraire.
Il me fit signe de rester silencieux, et nous sortîmes. Cela me frustra ; j'avais envie de revoir Aline. Maintenant, même si elle dormait.
« Elle a eu du mal à trouver le sommeil » m'expliqua-t-il.
Je hochai la tête. Lui expliquai que j'avais… tout simplement pété un câble, au lycée. Que je l'avais quitté, incapable de supporter plus longtemps l'hypocrisie des anciens camarades d'Aline.
Il m'expliqua l'interprétation qu'il faisait du rêve d'Aline… elle lui en avait donc parlé ? Cela me surprenait, et je ne savais si je devais être un peu jaloux, ou heureux que le contact soit bien passé. J'optai pour l'impatience ; l'impatience de la revoir.
Ce qu'Alain sentit, car avec un petit sourire, il m'annonça qu'il allait chasser.
Il disparut, et je rentrai dans l'appartement comme on pénètre un temple ; je restai quelques instants sur le seuil, humant à nouveau avec un plaisir certain l'odeur du sang d'Aline. Odeur à laquelle s'ajoutaient celle de son gel douche, et de son shampooing. Raisin.
Je déglutis, acceptant la sensation de son odeur dans ma gorge. Il allait falloir que je m'y habitue, si j'avais l'intention de…
De lui faire la cour ? Il semblait que c'est ce à quoi j'allais m'occuper, dans les prochaines semaines…
Je l'entendis gémir, soudain. Son cauchemar. Alain m'avait prévenu qu'elle ne criait presque plus.
Je me rendis dans sa chambre, m'assis à côté d'elle sur son lit. Dégageai doucement ses cheveux de son front brûlant.
Et l'appelai.
Elle se réveilla en sursaut, se redressa ; et son cœur loupa un battement quand ses yeux se plongèrent dans les miens.
« Cooper ! » Hoqueta-t-elle.
Elle me regarda sans avoir l'air d'y croire réellement.
« Je suis là » répondis-je à ses questions muettes.
Je vis sa main trembler sur le drap ; et, comme hypnotisée, elle la leva à hauteur de ma tête, la posa sur ma joue. Brièvement, la retirant comme si elle s'était brûlée -ou glacée.
« Mais, tu… tu ne devais pas… rentrer avant…
- Deux semaines, je sais. Qu'importe, Aline ? Je suis là. »
Je m'attendais à… je ne sais pas à quoi. Un hochement de tête indifférent, sans doute. C'est ce que j'aurais cru le plus possible, venant d'elle, quand bien même ça m'aurait fait mal.
Je ne m'attendais pas à sa réaction.
Elle ferma les yeux, alors que son cœur se calmait un peu ; et elle posa son front chaud contre mon épaule.
Je restai immobile, figé par la surprise. Et elle voulut se reculer, sans doute gênée… à la fois de son geste et de ma réaction -ou plutôt, absence de réaction. Mais je l'en empêchai d'une main sur sa hanche. Elle tressaillit.
Je me dégageai d'elle, la regardai dans les yeux, l'air indéchiffrable. La recouchai, m'allongeant face à elle.
Son cœur battait un peu plus fort, et dans son regard, c'est un tas de questions mêlé à une forme d'appréhension que je lus ; cela me serra le cœur, mais elle mit fin à mon dilemme -rester, ou la laisser dormir seule- quand elle me demanda :
« Tu restes, hein ? »
J'hochai la tête, gorge serrée. Et elle ferma les yeux.
Vint placer sa tête sur mon épaule, son bras posé avec légèreté sur mon ventre.
J'inspirai lentement ses fragrances, et remontai la couverture sur ses épaules, alors même que je me réchauffais à son contact.
Je me sentais mal de lui imposer la fraîcheur de mon corps. Mais… elle ne la fuyait pas.
Ne la fuyait plus.
Et voilà pour ce chapitre ! Plus court, je sais... Et au prochain... je vous promet un grand pas en avant ;). N'oubliez pas, une review = un teaser ! J'vous embrasse, et... à la semaine prochaine je pense !
