Bonjour bonjour !
Me revoilà avec un nouveau chapitre qui, ma foi… sera fort en émotion. Et en révélations, surtout. Les révélations que vous attendiez tous, je crois… La première chose que j'ai pensé en bouclant ce chapitre, c'est que je ne pensais pas qu'elles viendraient si tôt. Et puis, j'ai remarqué que c'était le 16ème chapitre… Qu'est-ce que ça passe vite… Enfin, pour moi ! Alors… eh bien, dégustez !
lena-mccartycullen : hello ! Merci beaucoup pour ta review ! Je suis ravie que ça te plaise, et j'espère que ça durera !
Melo.c.42 : Hello ! yep, je voulais bien dire je le sentis trembler un peu ^^. Alors alors… Tu veux des révélations sur le passé d'Aline ? Ben, ma chère, tu vas pas être déçue (je pense pas du moins o_O) ! Alors je t'en dis pas plus, je te laisse découvrir ce chapitre, et j'attends avec impatience ta review… ^^
Bonne lecture à tous !
Aline POV
Cela faisait plusieurs semaines que nous avancions doucement avec Cooper. Mes confidences sur mon passé, loin de l'éloigner comme j'aurais pu le croire, nous avaient rapprochés. Au lycée, les autres s'étaient habitués au fait que nous sortions ensemble, et nous n'étions plus le centre des ragots - du moins, à ce que m'en disait Cooper. Nous mangions désormais avec un petit groupe de camarades dont faisait partie Lisa. Enfin, je mangeais.
Nous étions vendredi soir, Mars venait de faire place à Avril, et Cooper était parti chasser une heure auparavant.
Je sentis une présence derrière moi alors que je refermais l'ordinateur sur lequel je venais de terminer mon devoir de Maths.
Je sursautai en voyant une ombre, et soupirai en reconnaissant Cooper. Il sourit, visiblement amusé.
« La porte est fermée à clefs non ? Grognai-je.
_ Mais la fenêtre est ouverte. » fit-il en désignant la fenêtre de la chambre.
Je roulai des yeux.
« Et bien sûr, faut toujours que tu fasses différemment des autres.
_ C'est pour ça que tu m'aimes, non ? » rit-il.
Mon cœur loupa un battement ; il dut l'entendre, car il s'arrêta immédiatement de rire.
Le silence régna quelques instants. Du moins, de mon côté, car du sien, il devait entendre pas mal de choses se passant dans ma poitrine.
Puis je me repris, et me levai comme si de rien n'était, avançant vers lui. Je passai mes bras autour de son cou, le fis se reculer jusqu'au lit où nous nous couchâmes, moi au dessus de lui.
« Peut-être. » répondis-je avec un sourire faussement décontracté.
Est-ce que je l'aime ?
Je l'embrassai, alors qu'il passait les mains sous mon grand tee-shirt pour frôler mes côtes, m'arrachant un frisson.
Il nous coucha sur le côté, ses doigts glissant sur ma peau, dans mon dos, le long de ma colonne vertébrale. Ils effleurèrent ma poitrine, et je me cambrai contre lui, sentant contre moi l'évidence de son désir.
J'ouvris les yeux, rencontrai les siens ; ils me fixaient avec une intensité qui fit doubler le rythme de mon cœur.
Nous n'avions pas encore été très loin avec Cooper ; et je commençais à me demander quand est-ce qu'il serait prêt… quand est-ce que je le serais.
À la sensation qui gronda en moi, je sentis que c'était ce soir.
Je refermai les yeux, et plaquai ma bouche contre la sienne, alors qu'il me serrait plus fort contre lui ; maîtrisant malgré tout ses gestes pour ne pas me briser.
Je glissai ma langue sur sa lèvre, dans sa bouche ; jouai avec la sienne tout en m'élevant au dessus de lui. Ses mains agrippèrent ma taille, puis l'ourlet de mon tee-shirt pour le faire passer lentement au-dessus de ma tête ; il ne me lâcha pas du regard, vérifiant silencieusement que c'était bien ce que je voulais.
En guise d'assentiment, je me penchai et embrassai son cou, sa peau de marbre ; et le débarrassai également de son tee-shirt, en profitant pour faire glisser mes doigts sur son ventre et son torse. Ses muscles se contractèrent, roulèrent sous mes doigts, me donnant soudain envie de plus - beaucoup plus, et là je ne me reconnaissais pas.
Mes doigts atteignirent la ceinture de son jean ; et, l'esprit brûlant, je l'en défis sans même vraiment y réfléchir, alors que sa main se refermait sur ma hanche.
« Aline… » laissa-t-il échapper dans un grognement.
Je ne répondis rien, l'embrassai. Nous étions désormais à égalité, lui en caleçon et moi dans mon simple boxer.
À égalité…
Je frémis en sentant mon contrôle m'échapper ; j'essayai de garder pied presque instinctivement, mais Cooper sentit la lutte que j'étais en train de mener, et me recoucha pour descendre sa bouche sur ma poitrine et prendre un de mes mamelons entre ses lèvres.
Je gémis, et ne fus bientôt plus consciente de rien d'autre autour de moi que de lui ; sa peau qui se réchauffait au contact de la mienne, sa proximité qui, d'abord glacée, devenait rapidement brûlante, ses doigts qui glissaient le long de mon corps, de ma taille, de ma cuisse, de ma hanche, pour se glisser sous l'élastique de mon sous-vêtement avant d'en ressortir effleurer mon ventre.
Mon estomac se contracta, et la chaleur entre mes cuisses augmenta ; je n'avais jamais ressenti ça, et ne savais pas si j'aimais ou non, si j'avais envie que ça continue ou que ça cesse ; mais je m'en remis à Cooper. Entièrement.
Je repartis à la découverte de son corps, abandonnant cette lutte déjà perdue contre mes émotions ; il sentit le changement en moi, et me débarrassa de mon boxer.
Je me plaquai contre lui, frissonnant violemment entre ses bras. Je sentis sa main sur ma joue ; il me releva la tête, et j'ouvris les yeux pour plonger mon regard dans le sien.
Comme hypnotisée, sans le lâcher des yeux, je revins me placer au dessus de lui et le débarrassai de son caleçon.
« Tu es sûre ? » Murmura-t-il alors que je positionnais mon entrée face à son sexe.
Je hochai la tête, me mordillant la lèvre ; et glissai sur lui.
Je laissai échapper un hoquet en le sentant entrer en moi ; une décharge de plaisir m'envahit à cette simple sensation, et une larme coula sur ma joue.
« Aline… » s'inquiéta Cooper.
Je l'embrassai pour l'empêcher de se poser plus de questions, et continuai à glisser sur lui, jusqu'à ce qu'il bute au fond de mon ventre.
Il entama alors doucement une série de va-et-vient, et je perdis totalement pied.
Si je m'étais attendue à retrouver avec lui les sensations - ou plutôt, je le comprenais maintenant, l'absence de sensations - que j'avais éprouvées à l'époque avec d'autres garçons, je m'étais royalement trompée.
Mon corps m'échappa totalement, et j'accélérai instinctivement la cadence qu'il imprimait à ses coups de hanche ; puis, soudain, les parois de mon vagin se contractèrent, et je me sentis exploser dans un cri. Il jouit aussitôt après ; et je plaquai ma bouche contre la sienne, éprouvant soudain le besoin de lui faire comprendre par mon baiser tout ce qui venait de se passer en moi.
La tension entre nous retomba lentement ; et, comprenant désormais ce que signifiait être comblée, je me laissai glisser à côté de Cooper, me couchant tout contre lui alors qu'il passait son bras autour de ma taille. Pour me ramener au plus près de son corps.
Nous n'échangeâmes pas une parole, à mon grand soulagement ; je ne voyais vraiment pas ce qui aurait pu être dit, et surtout, je ne voulais pas briser cette ambiance qui s'était installée entre nous.
Je m'endormis, enfin paisible…
oOo
Quand je m'éveillai, un rayon de soleil me caressait le visage.
J'inspirai ; l'odeur de Cooper m'envahit, et j'ouvris les yeux, relevant légèrement la tête pour le regarder.
Il me fit un sourire un peu tremblant, et fit glisser ses doigts dans mes cheveux, contre ma joue ; puis il m'embrassa, et ce qui s'était passé entre nous quelques heures auparavant me revint en mémoire. Je frémis, lui rendant son baiser.
Puis je jetai un coup d'œil à la fenêtre dans mon dos.
« Elle était encore ouverte hier soir, non ? »
Cooper laissa échapper un petit rire.
« Tu sais que tu es difficile à suivre parfois ? Oui, elle l'était, mais je l'ai refermée. »
Je lui souris, et l'embrassai à nouveau ; mais il se détacha de moi au bout de quelques secondes.
« Aline… » fit-il, gêné. « Je pense que nous devrions aller dans une pharmacie, ce matin. »
Je fronçai les sourcils.
« Pourquoi ?
_ D'un… Tu es couverte de bleus. De deux… »
Il ferma les yeux, visiblement amer.
« Je voulais me retirer, hier soir. Avant de… jouir en toi… Mais ça m'a… échappé. Tu devrais prendre une pilule contraceptive… et éventuellement abortive. »
Un grand vide se fit en moi, et ma respiration se bloqua. Je m'éloignai de lui, fermai les yeux, et déglutis.
« Parce qu'une humaine peut tomber enceinte d'un vampire ? Soufflai-je.
_ Une famille de vampires, les Volturi, se sont posé la question, il y a une trentaine d'années. Ils ont réussi à faire tomber enceinte une jeune femme ; mais elle n'a pas survécu. Je ne veux pas risquer que… »
Les mots se bloquèrent dans sa gorge, et je lui intimai de ne pas continuer d'un geste de la main.
« Ne te fais pas de souci pour ça. Je ne… »
Je rouvris les yeux, regardai le plafond, la douleur me tenaillant les entrailles.
« Je ne peux pas avoir d'enfants. »
Un silence tomba entre nous.
« … Comment ? M'interrogea-t-il, surpris.
_ Je ne peux plus, si tu préfères. »
Je soupirai, essayant de trouver le courage d'aller plus loin. Il était temps qu'il en apprenne plus sur mon passé ; et il s'agissait là d'une période que j'aurais aimé pouvoir occulter de mon esprit, mais qui y serait toujours gravée.
« Je suis tombée enceinte, à douze ans. De… l'homme qui m'a déflorée… et… »
Les larmes envahirent mes yeux, alors que je me rappelais l'horreur que j'avais éprouvée à cette nouvelle.
Et pourtant…
Je chassai mes pensées noires.
« Il était trop tard pour la pilule abortive. Et je ne voulais pas aller dans un centre médical ; je savais très bien que dans une petite ville comme Forks tout se saurait, même si j'étais passée par l'infirmerie du collège. J'ai donc cherché sur Internet un moyen d'avorter seule. Suis tombée sur un historique de l'histoire de l'avortement. »
Je serrai les paupières, resserrai instinctivement la couverture autour de mes épaules.
« Ils parlaient des aiguilles à tricoter. Moyen qui était utilisé, deux siècles auparavant. Alors… »
Je n'achevai pas ma phrase, mais sentis Cooper se raidir à côté de moi. Aussi décidai-je de conclure directement avec la fin de mon récit.
« J'ai évidemment développé une infection. Et à l'hôpital… Le médecin a parlé d'incapacité à la nidation. Je ne pourrai plus jamais porter d'enfant. »
Le silence retomba entre nous, lourd ; je me risquai à rouvrir les yeux pour regarder Cooper.
Il avait simplement l'air dévasté. Il tendit la main vers ma joue, presque avec crainte.
« Je suis désolé pour toi. »
Les larmes envahirent à nouveau mes paupières.
« Moi, c'est pour lui que je suis désolée. Mon enfant… »
Ma voix se brisa, et je me retournai complètement afin que Cooper ne puisse voir mon visage.
« Ce n'était même pas de la consanguinité… » soufflai-je malgré moi.
Cooper tressaillit derrière moi. Je le sentis se rapprocher, passer ses bras autour de ma taille pour plaquer mon dos contre son torse.
« Qui était le père ? Questionna-t-il.
_ Peu importe… murmurai-je.
_ Je ne crois pas que peu importe, non… »
Il sembla hésiter ; je le sentis prendre une inspiration contre ma nuque.
« C'était ton beau-père, n'est-ce pas. »
Il avait parlé sur le ton de la constatation. Je me raidis, et essayai de me dégager, mais il resserra sa prise autour de moi, et son étreinte, loin de me faire paniquer, me calma.
« Pourquoi tu dis ça ? Demandai-je d'une voix tremblante.
_ … Parce que tu t'es visiblement questionnée sur les problèmes de consanguinité. Il n'était pas de ton sang, mais c'était malgré tout le mari de ta mère. »
Je fermai les yeux, et finis par acquiescer. Il était inutile de lui mentir.
« C'est donc lui qui… à douze ans… »
Nouveau hochement de tête. J'étais incapable de parler. Je ne voulais pas y repenser.
« Et c'est pour ça que tu as honte ? Murmura Cooper. C'est parce que… tu le voulais ? » Hasarda-t-il.
Je me raidis violemment.
« Non !
_ Quoi, non ?
_ Je ne voulais pas de ça ! De… lui. »
Un silence plana.
« Tu m'as dit… qu'il ne t'avait pas violée. »
Je serrai les paupières, tremblante. Déglutis difficilement.
« Je… l'ai laissé faire. Je veux dire… Je n'ai pas su réagir. À l'école… on nous parle, de ça, mais c'est dit d'une façon tellement… neutre, je l'ai pas vu venir, soufflai-je. Je l'ai laissé faire…
_ C'était un viol quand même, Aline. Tu n'étais pas consentante. Ce n'était pas de ta faute.
_ Si… J'aurais dû… Au moins pour ma mère, j'aurais dû empêcher ça… J'aurais dû comprendre… »
Cooper se déplaça soudain au dessus de moi, et me plaqua sur le dos.
Il avait l'air dévasté.
« Ça n'était en rien ta faute ! Tu ne pouvais pas comprendre, Aline, tu étais bien trop jeune. »
Je levai mon regard brillant de larmes sur lui, tremblante. Il me caressa la joue, passa ses doigts dans mes cheveux, torturé.
Je détournai le regard.
« Après avoir avorté… Je l'ai repoussé. J'avais treize ans, et je m'étais rendue compte que ça n'était pas normal, que je ne voulais plus jamais ressentir ça ; ça, et la peur que ma mère apprenne ce qui se passait entre lui et moi depuis un an. Je l'ai menacé de le dénoncer ; il m'a frappée, mais je me suis défendue, et après ça, il ne m'a plus jamais touchée. Du moins… plus comme ça. »
Je pris une inspiration, et décidai d'en finir avec mes démons. D'un coup.
« Pendant un an, j'ai multiplié les garçons. J'en ai eu six. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être pour me prouver que c'était moi la fautive dans ce qui m'arrivait ; peut-être pour me punir. Très probablement pour me prouver que je pouvais avoir le contrôle. Sur moi, et sur les autres. »
Je fermai les yeux, et soufflai.
« Finalement, j'ai eu ce que je cherchais. Et je me suis dégoûtée. Alors je me suis éloignée des autres, pour devenir celle que tu as connue. »
Et voilà. Tout était dit. Je ne pouvais faire cesser les tremblements convulsifs qui m'agitaient ; Cooper se recoucha face à moi, et me prit dans ses bras pour me serrer au plus près de lui. Je laissai échapper un hoquet et enfouis mon nez dans son épaule.
« Tu ne t'es pas éloignée que des autres, murmura-t-il. Tu t'es éloignée de toi, aussi. »
Je ne répondis rien.
« Et c'est pour ça que tu as tué ton beau-père ?
_ … Non. »
Cooper inspira un grand coup, et je repris :
« Il frappait ma mère. Moi, je me défendais ; mais elle… non. Jamais. Elle lui pardonnait tout. J'ai pas supporté. Et ce soir là… »
Je respirai.
Ce soir là.
Le soir où Cooper m'avait emmenée au bal de la Saint Valentin. Au lycée de Forks.
« Quand je suis rentrée, il était complètement ivre. Il venait encore de tabasser ma mère ; au moment où j'ai passé la porte, il s'est tourné vers moi, fou de rage. Alors… »
J'enfouis ma tête plus profondément dans l'épaule de Cooper. Cette partie là de ma vie ne me faisait plus vraiment mal. Elle avait annoncé la fin de mon calvaire, d'une certaine façon.
« Alors il a voulu qu'on… recouche ensemble.
_ Te violer, Aline. » grogna Cooper.
Je ne répliquai pas.
« Il a voulu, je me suis débattue, et il a menacé de tuer ma mère. Alors j'ai été chercher le flingue que mon père possédait… il a voulu me suivre dans l'escalier, mais il était moins rapide. J'ai tiré sans même comprendre ce qui se passait… je crois… je sais plus. Ma mère s'est mise à hurler… j'ai paniqué… elle avait trop mal au cœur… si mal que j'ai plus pu supporter, et… »
Ma respiration devenait saccadée, et les larmes commençaient à jaillir de mes yeux.
« J'ai couru. J'ai juste couru jusqu'à la falaise. J'ai remarqué qu'à ce moment que j'avais pas lâché mon flingue. Et ça m'a paru le mieux à faire. C'était quoi mon avenir ? J'avais compris que quoi qu'il aie pu faire, ma mère l'aimait. Plus que moi. Je n'avais aucun ami… du moins je ne savais pas que tu… et… je ne peux plus avoir d'enfant… je n'avais vraiment plus rien à vivre, enfin… c'est ce que je croyais. »
Je m'interrompis enfin, resserrai mes bras autour de Cooper. Il me caressa doucement le dos.
« Je suppose que, quelque part, je peux comprendre, murmura-t-il.
_ Et pourtant, tu m'en veux. Toi aussi, tu as souffert… Tu n'as pas choisi la solution de facilité. Tu t'es montré plus fort que ça.
_ Tu es forte, Aline. » fit-il en me relevant le menton pour me fixer de ses yeux brillants. « Tu as traversé beaucoup de choses.
_ J'ai quand même failli me suicider. Je ne me serais pas ratée, si tu n'avais pas été là. Il a gagné, d'une certaine manière.
_ Non. Tu ne t'es plus laissée faire. Ça t'a demandé beaucoup, de réagir ainsi.
_ Quand même…
_ C'est du passé. » soupira-t-il. « Et maintenant, tout ce qui compte, c'est que tu vas décider pour ton avenir. »
Sa phrase tomba, entraînant le silence entre nous.
Mon avenir.
La simple idée d'en avoir un sans lui ne me faisait plus peur ; elle me terrorisait, maintenant.
Est-ce que je l'aime ?
Oui…
Cooper POV
Je serrai longtemps le corps d'Aline contre moi, alors qu'elle glissait lentement dans un sommeil qui devait lui sembler réparateur, après tout ce qu'elle m'avait confié.
Je comprenais mieux, maintenant. Je comprenais tout.
Et ça me brisait. Ça me brisait de savoir ce qu'elle avait pu endurer, mais aussi et peut-être surtout, ce qu'elle en avait pensé. Cette culpabilité dont elle avait pris la charge, cette horreur avec laquelle elle avait avancé, envers et contre tous. Cet enfant qu'elle se reprochait d'avoir tué - mais sincèrement, quelle vie aurait-elle pu lui offrir ? -, et qui avait emporté avec lui sa capacité à porter d'autres enfants.
Elle se retourna contre moi, plaquant son dos chaud contre mon torse ; je repris sa taille entre mes bras, la ramenant au plus près possible de mon cœur - ce qu'il en restait, et qu'elle avait su faire revivre.
Une fois de plus, nos corps s'épousèrent à la perfection ; si jamais j'avais encore douté qu'elle avait été conçue pour moi, désormais, j'en avais la certitude absolue.
Aline. Celle que j'avais bien failli ne jamais connaître. Failli ne jamais voir. Failli perdre. Il s'en était fallu de peu qu'alla n'ait eu le temps de se tirer une balle dans le crâne avant que je ne réagisse. S'il n'y avait pas eu Alain, ramenant Bella à Forks pour la confronter aux Cullen, s'il n'y avait pas eu à inviter une autre afin que Bella aille au bal de la Saint Valentin avec Edward…
Si j'avais refusé de suivre aveuglément mon instinct…
Je resserrai encore mes bras autour d'elle, inspirai une grande bouffée de son odeur.
Je ne pouvais plus vivre sans elle. Comment cela pourrait-il être possible ? Elle m'était devenue indispensable. Je serais prêt à tout pour la garder près de moi.
Je me mis à fredonner une vieille chanson française.
.
Je tracerai des cercles autour de toi, dans la nuit,
Pour éloigner le mal et les démons de la vie.
J'ouvrirai les bras,
Oui, rien que pour toi.
.
J'empêcherai le temps de t'enlever ton sourire.
Je me ferais marin si, un matin, tu chavires.
J'f'rai n'importe quoi,
Oui, rien que pour toi.
.
Je t'aimerai si fort que tu seras la plus belle.
Je graverai ton nom avec le feu du soleil.
Je construirai pour toi une autre tour de Babel,
Oui, pour toi rien que pour toi.
Je lèverai des foules et des armées de rebelles.
J'ouvrirai l'océan, j'déchirerai le ciel.
Je défierai les dieux pour qu'ils te fassent éternelle,
Oui, pour toi rien que pour toi.
.
J'inventerai l'amour sur chaque grain de ta peau.
J'aiguiserai ton corps comme la lame d'un couteau.
Je t'aimerai comme ça,
Oui, rien que pour toi.
.
Je cracherai la mort comme un volcan sa brûlure.
Si l'on fait souffrir pour effacer tes blessures,
J'me battrai pour toi,
Oui, rien que pour moi.
.
Je t'aimerai si fort que tu seras la plus belle.
Je graverai ton nom avec le feu du soleil.
Je construirai pour toi une autre tour de Babel,
Oui, pour toi rien que pour toi.
Je lèverai des foules et des armées de rebelles.
J'ouvrirai l'océan j'déchirerai le ciel.
Je défierai les dieux pour qu'ils te fassent éternelle,
Oui, pour toi rien que pour toi.
.
Je t'aimerai si fort que tu seras la plus belle.
Je graverai ton nom avec le feu du soleil.
Je construirai pour toi une autre tour de Babel,
Oui, pour toi rien que pour toi.
Je lèverai des foules et des armées de rebelles.
J'ouvrirai l'océan j'déchirerai le ciel.
Je défierai les dieux pour qu'ils te fassent éternelle,
Oui, pour toi rien que pour toi.
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Je tracerai des cercles autour de toi, dans la nuit,
Pour éloigner le mal et les démons de la vie.
J'empêcherai le temps de t'enlever ton sourire.
Je me ferais marin si, un matin, tu chavires.
Je cracherai la mort comme un volcan sa brûlure.
Si l'on te fait souffrir, pour effacer tes blessures,
J'me battrai pour toi, pour toi, oui, pour toi, rien que pour toi.
Chanson : Rien que pour toi, François Feldman
Alors ? Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Ce premier lemon complet entre nos deux protagonistes, et surtout... QU'avez vous pensé du passé d'Aline ?
A bientôt...
