Bonjour tout le monde !
Me voilà avec le nouveau chapitre, celui qui reprend le mariage de Bella… Un peu en retard, mais bon, pas beaucoup !
Je tiens à vous avertir : je risque de ne pas pouvoir poster la semaine prochaine, et la semaine d'après encore moins… Pour cause de partiels ! Sincèrement désolée pour vous, mais bon, là il s'agit de ma licence… Serait temps que j'oublie la littérature deux ou trois semaines pour me concentrer sur la biologie !
Réponse aux reviews :
Aurélie : c'est ok, je t'excuse pour l'expression :p !
Melo.c.42 : ouais, moi aussi j'en ai marre que Rose soit la méchante de service ! Nan mais ! Lol. Ravie que t'aies apprécié son point de vue sur la transformation d'Aline alors… Et que va-t-il se passer entre elles maintenant qu'elles se sont trouvées ? Roulement de tambour…
Cristèle : comme tu dis, Rose et Aline peuvent se comprendre, et pas seulement au vu de leur passé, mais aussi et surtout du fait que l'une comme l'autre elles ont du mal à accepter le fait qu'elles ne peuvent pas tomber enceinte. L'une parce qu'elle a été transformée, l'autre parce qu'elle a fait ce qu'elle considère comme une erreur… quoique… Merci pour tes reviews. N'importe quel auteur en témoignera : chacune des reviews (sauf quand elles sont réellement insultantes) est un vrai bonheur…
Je tenais aussi à vous faire part de mon « projet » (là tout de suite j'ai pas d'autre mot) de me créer un profil facebook Effexor. Ceci principalement pour que mes lecteurs n'ayant pas de comptes puissent avoir un moyen de me joindre par MP s'ils le souhaitent, ou encore pour qu'ils puissent me faire le demande d'avoir des teasers ! Si je me crée ce profil, j'y posterai donc teasers, infos sur mes fics, mais aussi, pourquoi pas ? Des écrits qui n'auront rien à voir avec fanfiction. Est-ce que cela vaut le coup que je le fasse, ou pas ? Si la réponse est non, n'hésitez pas à me le dire !
Sur ce, bonne lecture et bonne journée !
Aline POV
Je n'arrivais pas à me rassasier de toutes les merveilles que cette journée promettait.
La décoration, d'abord, était splendide. Nous étions dans le jardin arrière des Cullen, celui qui se poursuivait par la forêt ; si j'avais bien compris, c'était Alice et Esmée qui avaient décidé de la manière dont devait être dressée la table, des fleurs et des arbres qui devaient nous encadrer, des musiques qui devaient passer - sauf celle qu'Emmett avait rajouté en douce dans la playlist, une chanson française qui devait dater d'un ou deux siècles -, bref, de tout. Et les autres n'avaient eu qu'à courir partout suivant leurs ordres ; finalement, ces deux femmes d'apparence tendres et joviales commençaient à me paraître effrayantes.
Les vœux avaient été prononcés quelques heures plus tôt ; Bella et Edward étaient enfin mariés, et quelque part, après le discours d'Emmett, je me sentais… troublée.
Edward était magnifique, tout simplement, dans son costume de marié ; et il avait été si touchant - et Dieu sait que je n'aurais jamais cru pouvoir me sentir touchée pour un marié, quelques mois auparavant - à paraître d'abord si nerveux, puis si émerveillé, et enfin si amoureux…
Quant à Bella… elle était d'une beauté époustouflante dans sa robe de mariée blanc cassé : le col drapé effleurait doucement sa peau de marbre, le corset épousait ses formes divines, la jupe fluide glissait à partir de ses hanches le long de ses jambes. Ses cheveux bouclaient autour de son visage en forme de cœur, et ses yeux brillaient des mêmes émotions que celui qui était désormais son mari ; était-il réellement possible d'être aussi connectés que ces deux-là semblaient l'être ? Comment pouvait-on goûter la douceur d'être dans la bulle qu'ils semblaient partager, et finalement en sortir pour sourire, rire, vivre avec les autres ?
Je ne pouvais détacher mes yeux d'eux, et ce fut une personne que je n'avais vue qu'une fois mais qui m'avait manquée malgré tout qui le remarqua. Alain.
« Perplexe, Aline ? »
Il était apparu dans mon dos sans que je ne le sente s'approcher. Je souris, ne me retournai pas. Jetant un bref regard à Cooper, qui semblait en discussion animée avec Emmett et Rosalie, quelques mètres plus loin.
« Pourquoi, je devrais l'être ?
- Non. Enfin, une humaine normale ne devrait pas l'être.
- Je pourrais prendre assez mal ce que vous venez de me dire.
- Trouves-tu insultant de ne pas être commune ?
- Qu'appelez-vous commune ?
- Disons, à peu près tout ce que tu n'es pas. » rit-il.
Il tourna son regard vers Cooper quelques instants, puis se plaça face à moi.
« Je suis ravi de voir que vous avez pu avancer tous les deux.
- Ah bon ? Vous le cachez bien. »
C'était pas tout à fait vrai. Alain ne semblait pas s'opposer au couple que je formais avec Cooper, mais je pouvais malgré tout lire une certaine réserve dans ses yeux.
« J'ai peur pour votre évolution.
- Notre évolution ? » Répétai-je lentement.
Mais je savais ce qu'il voulait dire. Sauf que je ne voulais pas en parler. Pas aujourd'hui, pas encore. Pas comme la veille, avec Rosalie.
« Je n'ai pas l'intention d'avoir un débat avec toi sur ce sujet. Votre histoire ne peut être écrite que par vous. Mais, Aline… »
Il posa sa main sur mon épaule, et je relevai la tête.
« Tu as le pouvoir de le faire souffrir. À un point que tu n'imagines même pas possible. »
Il pressa mon épaule, puis me lâcha.
« Je t'inviterais bien à danser, mais je crois que David était sur le point de le faire. » ajouta-t-il en s'éloignant de moi.
Je me retournai. En effet, l'indien qui était venu nous rendre visite à l'appart, au début de mon emménagement avec Cooper, s'était rapproché et me regardait.
Il me tendit la main, et pour une raison qui m'était inconnue, je l'acceptai. Il ne m'entraîna pas vers la piste, et nous commençâmes à nous mouvoir à distance respectueuse l'un de l'autre.
« Il y a une raison à cette invitation ? » demandai-je d'une voix neutre.
Son corps était chaud ; non, brûlant. Bouillant, comme s'il était consumé de fièvre ; Cooper m'avait prévenue. C'était agréable, en cette nuit où la température, même relativement douce, commençait à tomber.
« Tu veux dire, autre que le fait que toi, au moins, tu ne sens pas le cadavre à des kilomètres à la ronde ? Même si l'odeur de ta chauve-souris attitrée t'imprègne. »
Je ne vis ni n'entendis, mais imaginai très bien Cooper grogner et lancer un regard assassin à David.
« Et autre que le fait que je suis la seule ici à supporter ton odeur de clébard. Enfin, celle que tu es censée avoir.
- Tu as gagné, Cooper jubile à nouveau. Qui t'a appris pour les loups ?
- Lui. Il n'a pas eu le choix, soit dit en passant.
- Tu es donc dangereuse, toi qui connais notre secret.
- Tu en connais un sur moi aussi : le fait que je suis encore en vie.
- C'est vrai. À mon grand étonnement.
- J'aurais pu te croire si tu avais fait un effort pour mentir. T'es pas étonné.
- Ok, j'avais relativement confiance dans le contrôle de ton buveur de sang. Je ne m'attendais en revanche pas à ce que vous veniez à former un couple.
- Oh, tu es donc au courant.
- Il faudrait être aveugle. Là, je parie qu'il enrage à l'idée qu'une deuxième musique vient de commencer et que nous dansons toujours.
- Parce que tu penses qu'il est jaloux de toi ?
- Il ne l'est donc pas ? Tu me brises le cœur. » lâcha-t-il.
Je souris.
« Je pourrais m'excuser. Mais j'ai pas l'habitude de mentir par diplomatie.
- Intéressant. Pour quoi mens-tu, alors, d'habitude ?
- Des choses sans importance, telles que mon parfum de glace préféré.
- Menteuse.
- Touchée.
- Il va me falloir m'effacer, je le crains. Ton ami commence à craindre que tu ne tombes sous mon charme.
- Aucune chance. T'as pas ma gueule d'ange, mon loup. » fit la voix de Cooper alors que David me lâchait.
Il nous adressa un signe de tête.
« Passez une bonne soirée ; et fais gaffe au couvre-feu, Aline. C'est mal fréquenté, dans le coin. »
Je souris, et me retournai vers Cooper, qui me prit dans ses bras en fronçant le nez.
« Tu pues le chien.
- Tu veux peut-être que j'aille me débarbouiller, fis-je en pinçant les lèvres, faussement vexée.
- Non. Je vais juste te tenir quelques instants dans mes bras, ça devrait suffire à chasser l'odeur.
- Trop aimable de ta part.
- Toujours prêt à rendre service.
- Ça je l'ai bien remarqué ; mais à qui, par contre… »
Il laissa échapper un petit rire.
« Ok. Peut-être bien que pour le coup, c'est à moi que j'ai rendu service en délogeant le loup et en te gardant contre moi. »
Je me serrai plus à lui, levant mon visage vers le sien, éclairé par la lune et les lampadaires.
« Il avait donc raison ? Serais-tu jaloux ?
- Raison… Oui et non. En fait, c'est de toi dont j'étais jaloux. J'aurais bien aimé danser avec lui, moi aussi. »
J'écarquillai les yeux, rentrant dans son jeu. Il rit, et posa son front contre le mien.
« Aline… »
Ses yeux se rivèrent aux miens, intenses, et je frémis.
« Un jour, je te dirai les mots que je pense si forts mais que je retiens, parce qu'ils n'ont pas lieu d'exister entre une humaine et un vampire. Parce qu'ils impliquent soit une transformation, soit de la douleur à l'état pur. Parce qu'ils impliquent l'éternité ; même si l'éternité, c'est long. Un jour, je te dirai tout ça. Mais ce soir, je continuerai à jouer le jeu du petit ami détaché. Sache juste qu'on a dépassé le point de non retour, et que, que tu sois prête ou non, un jour, je t'avouerai que rien ne pourra plus jamais redevenir comme avant qu'on ne se connaisse. »
Ses mots, murmurés à mon oreille, m'arrachèrent une série de frissons, et ses lèvres s'attardèrent sur mon cou ; là où battait ma carotide, puissamment sous l'effet de mon cœur affolé.
Mon sang bouillonnait dans mes veines, et je saisis ses cheveux pour l'embrasser doucement ; oui, nous l'avions passé, le point de non retour. Je ne savais même pas quand. Mais il était passé ; sauf que ce n'était pas le moment d'en parler plus profondément. Trop d'oreilles autour de nous, trop de témoins de cet amour que je voulais ne partager qu'avec Cooper.
Mais un jour, Cooper et moi allions devoir avoir une discussion sur mon avenir. Sur le choix qu'il m'avait laissé pour le 14 février prochain… Ceci dit, rien ne pressait… N'est-ce pas ?
C'était ce que ce croyais, à ce moment précis ; mais j'allais vite déchanter…
Cooper POV
Nous avions fini par quitter la cérémonie du mariage de Bella et Edward au petit matin, avec Aline. Elle ne voulait pas qu'on le remarque, mais elle avait de plus en plus froid, et était réellement fatiguée.
Nous nous étions couchés dans la maison encore vide des Cullen - dans la mesure où ils étaient toujours dehors à faire la fête -, et, malgré sa fatigue, Aline s'était enroulée autour de moi. Nous avions fait l'amour, encore. Et ç'avait été magnifique, une fois de plus.
Je ne pourrais simplement jamais me lasser d'elle. Ce n'était même pas envisageable. Et cette nuit, j'enviais Edward. Je l'enviais d'avoir réussi à passer cet anneau au doigt de l'unique personne qui pouvait le rendre totalement heureux, et comblé. Je les enviais d'avoir l'éternité, même s'ils ne l'avaient pas obtenue dans des conditions idéales… Maintenant, ils étaient ensemble, et c'était tout ce qui comptait.
Aline s'endormit rapidement. Et je l'écoutai respirer, sentant son souffle léger sur mon épaule à chaque expiration. Sa douce chaleur m'irradiait, et ironiquement sa fragilité me réduisait à un état de faiblesse avancée.
Je l'aimais. Et il me tardait de le lui dire à haute voix ; même si le jour où je le ferais, ma déclaration serait suivie d'une question.
« Il y a des ombres dans je t'aime
Pas que de l'amour, pas que ça…
Des traces de temps qui traîne,
Y a du contrat dans ces mots-là… »
(Jean-jacques Goldman, Sache que je)
La question de sa transformation…
oOo
Nous étions sur le point de repartir. Pour quelle destination, je ne savais pas. J'avais envie de faire voyager Aline. De l'emmener je ne savais où, juste nous deux.
Et puis, tout changea…
Le matin, alors qu'Aline était en train de déjeuner, en présence des Cullen et d'Alain, elle s'arrêta et grimaça, portant la man à son bas-ventre.
Je levai le regard, et la questionnai silencieusement.
Elle secoua la tête, sourcils froncés. Prit sa tasse de café.
« Ça va, Aline ? demanda Alice.
- Euh… Oui, merci.
- Ah ? T'as l'air d'avoir eu mal… Oh, tu t'apprêtes à avoir tes… euh… règles ? »
Aline secoua la tête.
Non, c'était pas la période. Elle les avait déjà eues une ou deux semaines avant.
« C'est rien. C'est passé. »
Nous reprîmes notre conversation où elle en était ; à savoir ce que nous allions faire pour les semaines à venir. Bella et Edward étaient partis en lune de miel la veille ; après avoir détruit le lit de Bella dans son ancienne maison, à force de s'acharner dessus. Anecdote qui avait bien fait rire Emmett, qui s'était malgré tout proposé pour essayer de le réparer…
Puis Alain se figea, et je le vis se concentrer, du coin de l'œil.
Je fronçai les sourcils.
Il tourna le regard vers Aline.
Les autres durent sentir une tension s'installer. Ils nous regardèrent avec perplexité.
Sans rien dire, Alain se leva, et sortit de la maison pour disparaître en quelques secondes.
On en était encore à se demander ce qui lui avait pris quand il réapparut, quelques minutes plus tard.
« Vous pourriez aller chasser ? » Fit-il. « Pas que je veuille vous commander, mais j'aimerais parler à Aline. Seul à seule. »
Les autres hochèrent les épaules, sortirent. Pas moi. Il en était hors de question. La curiosité et le malaise me brûlaient.
Il se pencha vers Aline, l'entraîna à l'écart ; je les rejoignis.
« J'aimerais que tu ailles utiliser ceci. » était en train de dire Alain en tendant une boîte à Aline.
Elle l'attrapa, et fronça les sourcils en la regardant. Puis ses yeux se remplirent de douleur, et elle détourna le regard.
Je la rejoignis et la pris dans mes bras. C'était un test de grossesse.
« Pas la peine, Alain. Je ne peux pas tomber enceinte. Mais c'est sympa de t'en inquiéter. »
Alain fronça les sourcils. Puis leva une main… et la posa sur le ventre d'Aline, lui arrachant un mouvement de recul, alors que je refermais mes bras sur sa taille, surpris du geste de mon ami.
« Cooper me l'a dit. Mais t'a-t-il parlé de mon pouvoir ? Je ressens l'aura des êtres, Aline. Et l'ennui c'est qu'en ce moment précis, je ressens trois auras en face de moi. »
Ses mots tombèrent dans le silence de la pièce.
« Pardon ? » fit Aline d'une voix tremblante.
Alain ne répondit pas, se contenta de la fixer dans les yeux. Elle se mit à trembler, se dégagea de mon étreinte et alla s'enfermer dans la salle de bain des Cullen, à l'étage.
J'étais dans un état second.
Non. Ce n'était pas possible. Aline ne pouvait pas tomber enceinte.
Il ne fallait surtout pas.
Alain me jaugeait du regard.
Les minutes passaient, et Aline ne faisait plus de bruit.
Je me décidai à aller la rejoindre d'un coup, et gravis les marches quatre à quatre à vitesse vampirique. Je frappai à la porte. Elle était ouverte, je la poussai.
Aline était assise par terre, le test dans les mains. Elle leva les yeux vers moi, son visage ruisselant de larmes.
« Je suis enceinte. »
L'horreur s'abattit sur moi comme une chape de plomb.
Je tressaillis, fis un pas en arrière. Puis deux. Enfin, je me remis à avancer vers la fenêtre de la salle de bain, et l'ouvris pour appeler Carlisle d'une voix puissante.
Derrière moi, Aline s'était relevée. Elle recula quand je me retournai, le regard méfiant. Heureusement, avant que j'aie eu à dire quoi que ce soit, le médecin de la famille se matérialisa dans la salle de bain.
« Que se passe-t-il ?
- Aline est enceinte. » Dis-je d'une voix sèche, le visage fermé.
Le visage d'Aline perdit des couleurs. Elle se raidit, voulut reculer encore un peu, mais son dos rencontra le mur.
« Je croyais que c'était impossible ! S'étonna Carlisle.
- Moi aussi. » fis-je sèchement.
Aline serra les poings.
« Est-ce que tu es en train de m'accuser d'avoir voulu te faire un enfant dans le dos ? » demanda-t-elle d'une voix basse et vibrante, saturée de colère.
J'avais conscience que mon regard devait être noir de haine, à cet instant précis. Mais cette haine, ce n'était pas pour Aline que je l'éprouvais.
« Je ne pense pas qu'il veuille dire ça, intervint Carlisle. Bon, essayons d'y voir clair… Tu viens de faire un test, c'est ça ?
- Il est positif.
- Que t'a dit le médecin qui a diagnostiqué ta stérilité, au juste ?
- Incapacité à la nidation. Mon utérus n'est plus censé être capable d'accueillir un œuf fécondé… »
J'essayais de me calmer, vraiment. Mais là, je ne pouvais pas.
Aline était enceinte. De moi. Cela ne pouvait pas être. Elle allait en mourir.
Carlisle réfléchissait, fixant le ventre d'Aline, qu'elle couvrit en un geste protecteur. Je me raidis.
Elle se montrait protectrice envers le monstre qui s'était implanté en elle ?
« Ok. Ce que je crois, c'est que ton utérus ne peut accueillir un œuf humain. Mais l'enfant d'un vampire… visiblement, plus agressif, il dû réussir à s'implanter en toi… »
Agressif. Putain, cette chose en elle n'avait que quelques cellules, et elle avait déjà réussi à creuser un trou dans l'utérus d'Aline ?
Tout était de ma faute. J'aurais dû le savoir. J'aurais dû le prévoir.
J'aurais dû l'empêcher. Nous protéger. LA protéger.
« Il faut que tu la fasses avorter, Carlisle. » lâchai-je d'un ton glacial.
Aline tressaillit, ses yeux se remplissant d'horreur, de peur et de colère alors qu'elle resserrait encore sa main sur son ventre.
« Quoi ? NON ! NON, vous ne POUVEZ PAS me faire ça ! »
Elle commença à reculer vers la porte, alors que Carlisle se tournait vers elle.
« Aline, c'est très dangereux. Tu ne peux pas le garder. Il va te tuer.
- NON ! » Hurla-t-elle.
Je fis un pas vers elle, mais son visage se mit à exprimer le rejet, et elle se retourna vivement, sortant de la salle de bain en claquant la porte pour essayer de nous ralentir. Je me précipitai à sa suite ; elle était en train de dévaler les escaliers.
Carlisle me retint.
« Cooper. Je ne sais même pas si je peux l'avorter. Si cet œuf a pu s'implanter dans un utérus qui normalement ne pouvait pas l'accueillir… Rien ne garantit que je puisse l'en déloger.
- Il le faut ! » M'écriai-je.
Je me dégageai de sa prise, et dévalai les escaliers à mon tour. Aline était sortie de la maison, mais où comptait-elle aller au juste ?
Je le compris quand j'atteignis l'extérieur et que l'entendis hurler à pleins poumons le prénom de Rosalie.
Mon corps se glaça - si tant est que c'était possible -, et je sus que les choses se compliquaient quand le vampire blond apparut aux côtés d'Aline, la regardant, puis me regardant tour à tour, étonnée.
Aline se jeta derrière elle, hors de ma vue, sanglotant. Rosalie se retourna pour la prendre dans ses bras, ne comprenant rien à ce qui se passait.
« Ils veulent tuer mon enfant ! Rosalie, ils veulent me faire avorter !
- Pardon ?! Aline, j'ai bien compris ce que tu viens de dire ? Tu es enceinte ?
- Oui ! Et normalement je ne devrais pas ! »
Tous les Cullen nous avaient rejoints, désormais, attirés par les cris. Ils regardaient la scène, choqués, à différents niveaux. Mais moi, je ne regardais qu'Aline, par-dessus l'épaule de Rosalie, et Aline ne regardait que sa sauveuse. Ne voyait qu'elle.
« C'est ma seule chance de tomber enceinte ! Les laisse pas tuer mon enfant ! » fit-elle avant de tomber en sanglot dans les bras de Rosalie.
Celle-ci se retourna vers moi, l'air mauvais. Je fis un pas vers elles, mais Aline leva la tête, et ses yeux se remplirent de peur.
« Le laisse pas m'approcher ! »
Son cri tomba entre nous comme un coup de fouet, alors que l'horreur de ses paroles m'atteignait.
L'horreur de ses paroles, l'horreur dans ses yeux.
J'avais perdu sa confiance. En l'espace de quelques minutes - putain, j'avais l'impression que cela faisait des heures ! -, j'avais réussi à briser tous les espoirs qu'elle avait ms en moi, en nous. Tout ce que nous avions construit, toute cette belle confiance qui nous unissait, cette complicité qui n'était qu'à nous.
Tout était brisé, à cause de moi, à cause de cette chose qui allait grandir en elle et tuer la femme que j'aimais.
« Aline ! Tu ne peux pas le garder ! » m'écriai-je, torturé. « Cette chose va te tuer !
- Ta gueule, Cooper ! Tu ne peux pas l'obliger à avorter, il n'en est pas question ! »
Bien sûr, Aline avait choisi la bonne personne en appelant Rosalie à son secours. Je savais qu'elles avaient discuté, la veille du mariage de Bella, mais je ne savais pas de quoi. J'aurais dû me méfier.
J'aurais dû… tant de choses.
« Rosalie, Aline, on va essayer de se calmer… » intervint Carlisle. « Comprenez Cooper. Cette grossesse est dangereuse. Les Volturi ont essayé, plusieurs humaines sont mortes !
- Si une telle grossesse est possible, c'est qu'elle peut être menée à terme ! Ainsi est faite la Nature, si la mort était la seule issue possible, jamais Aline ne serait tombée enceinte !
- Mais qu'est-ce que tu en sais ! » Répondis-je à Rosalie. « Je ne pourrai souffrir de voir Aline mourir à cause de… ça !
- « Ça », c'est notre ENFANT, Cooper ! » Hurla Aline en réponse.
Une vague de calme nous atteignit - Jasper. Mais, étrangement, Aline sembla y résister. Et Rosalie resta malgré tout collée à elle, faisant rempart de son corps face à nous.
Carlisle soupira, vaincu.
« Soyons clairs. Je ne peux pas procéder à un avortement sans ton accord, Aline. Même si je le pouvais, je ne le ferais pas. En tant que médecin. Et, de plus, je doute que… votre enfant puisse être délogé par une méthode traditionnelle. Mais il te faut un suivi médical, Aline. Tu dois me laisser voir où cette grossesse va te mener. »
Aline lui lança un regard méfiant, se raccrocha à Rosalie.
Celle-ci me lança un regard mauvais, puis regarda Carlisle. Réfléchit.
« Je crois que Carlisle a raison, finit-elle par concéder. Sans lui, tu as peu de chances de mener cette grossesse à terme. En revanche, Aline, ne t'en fais pas. Je resterai avec toi. Tout le temps. Pour vérifier qu'ils ne cherchent pas à nuire à ton enfant. »
Non ! Non, ça ne pouvait pas arriver ! Ça ne pouvait pas être en train de se passer !
Ce n'était pas un enfant, c'était un monstre ! Un monstre, qui allait se nourrir d'Aline ! Mon Aline !
Je voulus faire un pas vers elle, mais elle se recula.
« Ne le laisse pas me toucher, Rose ! S'il te plaît ! »
Sa voix était paniquée, incontrôlée. Son visage, effrayé ; et une pointe me déchira le cœur.
J'avais réellement tout perdu. Elle allait mourir ; mais, surtout, elle allait mourir par ma faute et en me haïssant.
« Aline ! » suppliai-je. « Aline, essaie de comprendre…
- Ne m'approche pas ! »
Emmett vint vers moi, posa une main sur mon épaule, plantant son regard dans le mien. Mais je ne voulais pas le regarder, c'était Aline que je voulais. Juste Aline. Comme avant. Comme quand elle n'était pas enceinte, et que tout allait bien entre nous.
Jasper nous rejoignit. Esmée, elle, s'était rendue vers Aline.
Elle était en train de lui murmurer qu'il fallait me comprendre. Que j'avais juste peur pour elle, que c'était difficile pour moi d'accepter ça. Mais elle ne comprenait pas ; c'était trop tard.
J'avais perdu la confiance qu'Aline avait placée en moi.
Le chagrin s'abattit sur moi.
Je me sentais mourir ; pour autant qu'un vampire puisse mourir.
Et le dernier regard brisé qu'Aline me lança avant de rentrer dans la maison, escortée des Cullen, me tua un peu.
Et voilà ! finalement, un œuf mi-humain mi-vampire a réussi à s'implanter dans l'utérus stérile d'Aline…
Je tiens à préciser que pour la suite, la grossesse d'Aline n'aura pas grand-chose à voir avec celle de Bella, que j'ai trouvée, quand je l'ai lue, franchement illogique. M'enfin bon. Vous verrez bien ce que je vais en faire !
Que va-t-il se passer maintenant, en ce qui concerne la relation d'Aline et Cooper ? Les choses vont-elles s'arranger d'elles-mêmes, ou va-t-il falloir un coup du destin ? Cooper va-t-il finir par accepter l'enfant en Aline ? Ou va-t-elle devoir fuir avec Carlisle et Rosalie afin de terminer sa grossesse en paix…
Je suis une fois de plus désolée de ne pas pouvoir vous dire quand je posterai le prochain chapitre, à cause de mes partiels. Mais sans doute début juin au plus tard… Croyez bien que c'est pas de gaieté que j'abandonne nos deux amoureux pour de lourds classeurs de cours ! À bientôt j'espère !
