Bonsoir tout le monde !
Surpris(es) de me revoir ? Et oui, en quelques pauses entre mes révisions, j'ai réussi à taper quelques pages du chapitre suivant de cette fic... Bon, chapitre court pour le coup. Mais on peut pas tout avoir hein !
Je tiens à préciser que cette fois je ne reviendrai pas avant dans deux semaines... Faut pas abuser, déjà cette semaine j'ai pas été très sérieuse, faut que jme rattrape pendant les partiels ^^' (vous connaissez les groupes facebook du style "Si toi aussi, les partiels, t'y vas au talent" ou encore "Parce que toi aussi tu crois pouvoir apprendre tout le programme en 3 jours" ? J'en fais partie -_-). Mais bon, j'le vis plutôt bien hein ! Lol.
Bon, autre chose : j'ai pas trop le temps de répondre aux reviews cette fois, ce qui signifie également pas de teaser... Désolée, vraiment ! Mais je promets de me rattraper plus tard ! En tous cas, merci pour vos messages d'encouragement ! Je vais carburer, avec ça ! (... ou pas, mais j'préfère me la jouer optimiste).
Je vous embrasse et vous souhaite un bon week-end ! à dans deux semaines (si j'me suis pas étouffée avec mes cours d'ici là... Les manger pour les assimiler, c'est une mauvaise idée vous croyez ?)
Aline POV
2 semaines de grossesse
J'en revenais à un point où la peur m'accompagnait en permanence. J'avais cru, alors que mon histoire avec… Cooper était épanouie, que la peur ne reviendrait pas. Mais je m'étais trompée, de toute évidence…
Et à nouveau, comme il y avait moins d'un an, j'avais sans arrêt peur. Au point que je ne voulais même pas m'endormir.
Mais la peur n'était pas revenue seule. Elle était revenue avec cette envie de me battre qui m'avait accompagnée dès le moment où j'avais commencé à me dresser contre mon beau-père. Et, cette fois, s'y mêlaient l'espoir et le bonheur d'avoir pu tomber enceinte, alors que normalement je n'aurais pas dû.
Tomber enceinte de celui que j'aimais. Car j'aimais Cooper ; même si tout venait de changer. même si, maintenant, j'avais peur de lui.
Ça me brisait ; et un instinct en moi grondait de ne pas y penser. Faire fi de tout ça ; pour ne pas entrer dans un état de stress qui aurait pu être fatal à notre enfant. Je ne savais pas si ça pouvait arriver ; mais je voulais mettre toutes les chances de mon côté pour avoir cet enfant.
Mon enfant, Cooper semblant ne pas vouloir en entendre parler, sauf si c'était pour l'avorter.
J'avais bien pensé à m'enfuir. Mais il aurait pu me retrouver. Il était un traqueur, après tout… Et puis, je faisais confiance à Rosalie.
Parce que je savais qu'elle donnerait sa vie pour un enfant, d'une part.
Parce qu'elle comprenait ce désir que j'avais de mener à terme une grossesse que normalement, je n'aurais pas dû connaître.
Et enfin, parce qu'elle savait cette peur au fond de moi. Elle comprenait mes craintes, mon recul instinctif face au père de mon enfant, elle avait une idée de mon passé. Elle savait…
Cooper n'avait pas essayé de m'approcher à nouveau, en une semaine. Je ne savais pas si c'était de sa propre volonté, ou si c'était encore les autres qui le retenaient. Emmett, Jasper et Carlisle, que Rosalie avait ralliés à ma cause. Notre cause.
Emmett aurait fait n'importe quoi pour le bonheur de Rosalie. Jasper, lui, respectait ma décision. Peut-être était-ce dû au fait qu'il ressentait mes émotions. C'était d'ailleurs cette raison, à en croire Alice, qui le tenait éloigné de moi. Et enfin, Carlisle… Il avait revêtu la blouse de médecin. Quoique jusque là, je n'en avais pas besoin…
J'en étais à deux semaines de grossesse, selon Carlisle. Il l'avait déduit de mon taux d'hormones, de la date de mes dernières règles, et d'une supposition qui n'était pas vérifiable : la douleur que j'avais ressentie, le matin où j'aurais dû partir avec Cooper, correspondrait selon lui au moment où l'œuf, agressif, avait creusé son chemin dans ma cavité utérine. Et, chez l'homme, l'implantation se passe environ 7 jours après la fécondation. C'était il y avait une semaine.
Carlisle pensait qu'il n'y avait pas de raison à ce que ma grossesse se déroule à un rythme anormal. Tout simplement parce que jusqu'à preuve du contraire, j'étais humaine, et mon utérus ne pouvait se développer plus ou moins rapidement que son rythme physiologique. Mais cela restait à vérifier.
Il avait fait ses recherches ; les femmes que les Volturi avaient réussi à faire tomber enceintes étaient mortes d'exsanguination. Il avait donc décidé de me faire régulièrement des analyses sanguines afin de vérifier mon taux de globules rouges.
Rosalie ne me lâchait pas ; sauf quand le besoin de chasser se faisait trop pressant ; alors, Esmée et Alice prenaient son relais. Mais j'étais plus tendue avec elles. Je craignais qu'elles ne laissent Cooper s'approcher de moi.
Bella et Edward, eux, n'étaient pas encore au courant. En lune de miel, je n'avais pas voulu que les Cullen les dérange. Ils apprendraient à leur retour.
Pour ma part, j'allais très bien. Mes nausées étaient faibles ; et, sincèrement, j'ignorais si elles étaient dues à mon enfant, ou à la pensée de Cooper et de son regard haineux fixé sur mon ventre.
Cooper…
Un sanglot monta dans ma gorge, et je me détournai de Rosalie, vers la fenêtre.
Cooper POV
Cela faisait une semaine que je n'avais pas vu Aline. Parce que les gars m'en empêchaient, parce que Rosalie aurait été prête à m'arracher la tête pour peu qu'Aline le lui ait demandé, parce que… je n'en avais pas la force.
J'étais responsable de son état. J'allais être responsable de sa mort. Avec mes putains de conneries, j'allais la tuer !
Je ne pouvais pas l'accepter. Mais d'un autre côté, le choc passé… Bien évidemment que je comprenais l'envie d'Aline de garder cet… enfant. C'était sans doute sa seule chance… concevoir avec un vampire.
Une seule et unique chance.
Et, visiblement, elle tenait plus à cette chance qu'à sa propre vie.
Elle était prête à faire un trait sur tout ce qu'on pourrait partager pour cet enfant qui allait la tuer. Bon Dieu, il ne pouvait même pas être viable ! Tout ce que je pouvais espérer, c'était qu'elle ferait rapidement une fausse couche. Même si c'était affreux de le souhaiter.
Je ne me sentais pas capable de la voir. Pas encore. Et, de toutes façons, elle ne le voulait pas.
Alors je partis.
oOo
Un mois de grossesse.
Cela faisait deux semaines que j'étais parti de Forks, où Aline était restée. Deux semaines que je ne vivais absolument plus ; pour autant qu'un vampire puisse vivre.
Mon portable se mit à vibrer dans ma poche ; et je l'attrapai, tremblant. À chaque fois, je craignais que ce soit Carlisle m'annonçant la mort d'Aline.
Mais là, c'était le numéro d'Edward qui s'affichait.
Je décrochai.
« T'es où ? Me demanda-t-il d'une voix sèche.
- Prince Rupert.
- J'arrive. »
Il raccrocha.
Je me laissai tomber dans le canapé du salon que j'avais partagé avec Aline.
Et je ne bougeai plus. Si Edward avait quelque chose à me dire, je n'allais pas le fuir…
Non, c'est pas du tout ton genre de fuir hein !
Je grognai contre moi-même.
oOo
Quelques heures plus tard, Edward était là.
Il ne frappa pas. Il défonça la porte, et se planta devant moi.
« T'as intérêt à avoir une très bonne raison d'être ici et pas à Forks. »
Je détournai le regard.
« Elle ne veut plus me voir.
- Bien sûr qu'elle ne veut plus te voir ! Putain, Cooper, est-ce que tu te rends compte ? Tu es devenu fou de rage en apprenant sa grossesse !
- Parce que ma réaction est dénuée de sens, peut-être ? » M'écriai-je en me levant d'un bond du canapé.
Edward souffla en se pinçant le nez.
« Non. Je n'ai pas dit ça. Je t'avouerai que je ne saurais pas comment j'aurais réagi si c'était arrivé à Bella… (*) Quoique, moi, je n'aurais pas couché avec elle. (**) » rajouta-t-il plus bas.
Je me retournai vers lui, les muscles crispés.
« Tu insinues que c'est de ma faute ? Elle n'était pas censée pouvoir tomber enceinte !
- Non, Cooper, je n'insinue rien ! » Se défendit-il en levant les mains. « Mais ce n'est pas de sa faute à elle non plus !
- Peut-être, mais c'est elle qui refuse d'entendre parler d'avortement !
- Essaie de la comprendre ! Sa seule chance d'être enceinte !
- Et tu parles d'une chance ! Elle va en mourir ! À quoi ça aura servi, hein ? Elle va mourir, et cet… enfant aussi ! »
Je fermai les yeux, rongé de douleur.
Je vais perdre Aline…
Finalement, je crois que je l'ai déjà perdue…
Edward fit un pas vers moi, et je rouvris les paupières, lui intimant du regard de ne pas s'approcher. J'étais furieux. Contre elle, contre les autres qui protégeaient l'« enfant », contre moi.
« Et si elle ne mourait pas ? » Fit soudain Edward.
Je poussai un soupir agacé.
« Toutes les autres sont mortes.
- Il n'y a eu que six essais. Et puis, c'est les Volturi qui les ont menés. Eux et les soins…
- Arrête ça, Edward ! Tu essaies quoi ? De me donner de l'espoir ? Je ne ferai que tomber de plus haut quand elle mourra !
- Cooper… »
Il sembla hésiter.
« A la vérité, je ne comprends que trop bien ta réaction. Comme je te disais, à supposer que ce soit arrivé à Bella quand elle était encore humaine… J'aurais pété un câble. J'aurais tout fait pour la convaincre d'avorter. Je lui aurais même payé une fécondation in vitro avec du sperme humain si ça avait pu aider ! Mais… »
Il pesa ses mots quelques instants.
« Aline, c'est sa seule chance. Elle ne pourra pas survivre si elle ne la saisit pas. Ça aussi, ça la tuerait. »
Ses mots tombèrent comme un couperet entre nous.
Je me crispai encore plus, bientôt secoué de tremblements alors que le chagrin me submergeait. Edward se détourna vers la fenêtre, gêné.
« On était heureux, avant, soufflai-je. Ça allait, putain. Elle aurait pu s'en passer.
- Tant qu'elle ne croyait pas une grossesse possible, oui. Mais là… Elle en a besoin. Pour être accomplie, elle en a besoin ! »
Je m'abattis dans mon canapé.
Bien sûr, je comprenais Aline. Même si je lui en voulais, et même si je m'en voulais de la comprendre.
Même si je m'en voulais de commencer à appeler la chose qui grandissait dans son ventre « enfant ».
« De toutes façons, elle ne veut plus de moi. »
Edward poussa un soupir tirant entre le cri de victoire et l'agacement.
« Rappelle-moi, c'est quoi que tu me reprochais, à la base ? »
Je pris mon temps pour répondre, de mauvaise humeur.
« Hein ? Me relança-t-il.
- D'avoir fui. Grognai-je.
- Bien ! Ça te dérange pas de refaire l'erreur ?
- Rien à voir ! Elle ne veut plus de moi, elle me craint ! »
Ma voix se brisa à ces mots. Edward acquiesça.
« Pour la partie « elle ne veut plus de moi », tu peux encore tout changer. après tout, quand Bella est réapparue dans ma vie… Elle ne voulait plus entendre parler d'un couple avec moi. Et regarde ! On est mariés. »
Il souffla.
« Après, pour la partie « elle me craint », c'est sûr que ça pose un chouïa plus de problèmes… »
Il se déplaça, vint devant moi, bras croisés.
« Mais, Cooper, t'as réussi à la faire s'ouvrir à toi ! Elle t'a tout donné, malgré toutes les putain de choses qui ont pu lui arriver ! Elle est prête à mettre au monde un enfant, alors qu'à la base elle ne supportait pas de passer un jour de plus sur cette putain de planète !
- Deux « putain » dans la même phrase ? Relevai-je en haussant un sourcil.
- Oh ça va ! Tu lui as redonné goût à la vie, tu lui as offert ce qui lui manquait !
- Un nouveau moyen de se tuer ?
- De l'amour, du bonheur, un avenir, un enfant !
- On en revient au problème de base !
- Cooper… » souffla-t-il.
Il posa sa main sur mon épaule.
« Elle a besoin de toi. Tu comprends ça ? Malgré le fait qu'elle cherche à la jouer solitaire. Ajouta-t-il en grognant.
- Solitaire ? Elle est collée à Rosalie !
- Non. Elle s'en est détachée dès que tu es parti. »
Je fronçai les sourcils.
Et compris.
Je me pris la tête entre les mains.
« Bien sûr. J'étais la seule menace, une fois éliminé de l'équation, elle redevient comme avant. Solitaire et autonome. » murmurai-je.
Indépendante.
Edward resserra ses doigts sur mon épaule.
« Maintenant, ce qu'on attend de toi, Cooper, c'est que tu acceptes son choix. Et que tu la soutiennes. »
Je secouai la tête, déchiré.
« On ? Réalisai-je soudain.
- Oui. Tout le monde. Et inutile de t'apprendre que Bella est furieuse contre toi.
- Furieuse… soufflai-je.
- Oui, folle de rage ! C'est pour ça que c'est moi qui suis là. Elle était prête à venir t'arracher la tête !
- Ça n'aurait pas arrangé le problème d'Aline.
- Mais ça l'aurait calmée. »
Je soupirai.
« Oh, au fait… Il serait bon que tu reviennes auprès d'Aline… Si, et seulement si tu en as envie ! » rajouta-t-il soudain d'un ton glacial.
Je me redressai d'un coup, le regard noir.
« T'insinues quoi ? Que je… que… je… »
Que je ne l'aime pas ?
Mon cœur me fit l'impression de se fendre.
Je ne lui avais même pas dit.
« Il serait temps, tu crois pas ? » répondit Edward à mes pensées.
Je me levai d'un bond, avec colère.
« Putain de télépathe. »
Je me dirigeai vers la porte d'entrée, définitivement fracassée. Me tournai vers lui, qui n'avait pas bougé.
« Bon, on décolle ou tu restes planté là ? »
Il sourit.
« Heureux de te revoir, Cooper. »
Je soupirai, et nous descendîmes.
« Au fait, votre lune de miel ?
- C'était génial. »
Je remontai dans ma voiture, et lui dans la sienne. Je ne lui laissai pas le temps de démarrer que j'étais déjà parti dans un crissement de pneus.
* Nous on sait !
** Alors ça c'est même pas vrai !
