Bonjour tout le monde !

Désolée pour l'attente… Pas que mon ordi ait planté, mais mon inspiration, un peu ^^. Et ce chapitre est très important (du moins de mon point de vue), donc je ne voulais surtout pas le bâcler… Vous allez voir pourquoi.

Je vous remercie pour vos reviews ! Elles me motivent à continuer cette histoire OC ; ben ouais, après tout, c'était un petit peu risqué de poster une fic avec pour personnages principaux deux personnes ne sortant pas de Twilight…

Donc je vais me taire et vous laisser lire. En cadeau d'excuse, je vous livre un chapitre plus long que d'haitude.

Un merci à Aurélie (enfin, Aurlie, mais j'suppose que c'est juste une erreur de frappe ^^) pour ta review. J'irai faire un tour sur tes fics ! Et si tu veux des conseils pour poster sur FF, n'hésite pas à me demander.

Bonne lecture !


Aline POV

Je t'aime.

C'était tout ce qu'il m'avait dit, tout ce qu'il avait murmuré contre ma peau…

Tout ce que je savais déjà, au fond de moi, parce que son corps l'avait toujours dit au mien. Durant nos étreintes, nos peaux se disaient ces mots que nous nous interdisions. Ces mots qui sonnaient comme un danger… Ou comme une sentence inéluctable. Une histoire qui n'avait rien d'impossible, mais qui impliquait soit une fin avortée - si, fragile humaine, je venais à mourir -, soit une transformation - afin que nos natures différentes ne nous séparent plus.

Nous nous aimions, et j'avais appris à nouveau à lui faire confiance. Alors oui, peut-être, très certainement même, j'aurais fini par parler de transformation avec lui.

Bien sûr que je l'aurais fait. L'aurait-il accepté ou non… Je ne savais pas. Edward ne l'avait pas voulu pour Bella. Mais Cooper avait condamné cette décision.

Alors peut-être qu'à l'heure qu'il était, je pourrais être vampire, ou en voie de le devenir.

Mais le destin en avait voulu autrement. Pas que je croyais réellement au destin, auparavant. Pas que j'en avais réellement quelque chose à faire de savoir si une force guidait nos devenirs ou si tout était aléatoire.

Notre bébé était là, et tout avait changé. Pas la force de nos sentiments, non. Mais la voie que notre couple suivait.

Et nous étions séparés. Je lui faisais face, à l'orée du bois, les larmes aux yeux. Lui ne pouvait pleurer, mais je pouvais lire la détresse dans son regard. Son regard qui se posa sur ce qui nous éloignait, ce qui était venu se placer entre nous, aussi bien au sens propre qu'au figuré.

Mon ventre. Notre enfant.

Je posai ma main dessus, geste se voulant protecteur, mais si futile ! Et le regard de Cooper s'assombrit.

Il releva finalement les yeux vers moi, mais son regard sembla me traverser pour aller se poser derrière moi… Comme s'il ne me voyait plus.

Pourtant, il me parla.

« Je t'ai perdue, n'est-ce pas ? » Murmura-t-il, assez fort cependant pour que je l'entende.

Je ne réagis pas de suite. Je baissai simplement le regard.

Signe que non, il ne m'avait pas perdue. Presque à mon grand désespoir.

Non, je ne me méfiais pas de lui. Au fond de moi, je savais que, même s'il avait réagi violemment à l'annonce de ma grossesse, jamais il ne se permettrait de me faire du mal. De me retirer cet enfant que je désirais plus que tout. Jamais il ne lèverait la main sur moi, jamais il ne permettrait que je souffre. Il préférerait… Tout, mais pas ça. Même si il ne voulait pas de cet enfant.

« C'est plutôt moi qui t'aie perdu, en fait. » soufflai-je en réponse.

Il se fixa à nouveau sur moi, les pupilles rétrécies, alerte. Ne comprenant pas réellement ce que je venais de dire… Ou plutôt pourquoi je pensais ça.

« En désirant garder cet enfant. Je sais que tu ne me le retireras pas. Mais je sais aussi… que tu ne le veux pas. C'est ma décision qui nous sépare. » conclus-je.

Il fit un pas vers moi, rapide, et mes yeux se soudèrent aux siens.

Nous étions immobiles, distants de quoi ? Dix mètres ? Mais c'était comme si tout nous séparait.

« Aline, ce n'est pas de cet enfant dont je ne veux pas. »

Mon estomac se tordit, et un tas d'émotions m'envahit. Toutes ces choses que je ressentais avant, pour lui - ces souvenirs. Le souvenir de ses bras autour de moi, de son étreinte réconfortante. De son odeur, de la fraîcheur de sa peau, à laquelle mon corps s'était habitué. La façon dont son contact éveillait mes sens.

« C'est de ce qu'il pourrait te faire. » acheva-t-il.

Ma main resta posée sur mon ventre encore plat ; je ne savais que lui répondre au final.

Alors je choisis de lui dire juste ce que je ressentais. Même si c'était irrationnel et sans doute… idiot.

« Je ne le ressens pas comme un danger… Cooper, c'est comme si… je le sentais. Et je sais que ça ne peut pas être possible. Pas à ce stade de la grossesse, mais… »

Mon regard était planté dans celui du père de mon enfant. Presque implorant. Non, pas presque ; j'implorais vraiment Cooper de me croire. Je l'implorais de me faire confiance.

« J'ai l'impression qu'il me protège. »

De la souffrance à l'état pur passa dans les yeux ambre.

Il refit un nouveau pas vers moi, plus hésitant. Plus prudent. Sondant mes yeux comme par crainte que je ne m'enfuie.

Je me m'enfuis pas.

Il refit un autre pas, puis un de plus. Très lentement, il franchit la distance nous séparant ; et quand enfin il fut à ma hauteur et que son odeur, et son électrisante proximité, furent à ma portée… Je n'avais toujours pas bougé. Levant seulement la tête pour que mon regard lise toujours le sien.

Et il leva sa main.

Tremblante.

Il était un vampire. Tellement plus fort que moi, tellement plus fort que mon enfant. Tellement plus fort même, que mes plus mauvais souvenirs. Il avait tout vaincu, mes craintes, mes résistances. Je m'étais offerte à lui, et j'étais toujours, quoique je veuille bien montrer aux autres, dépendante de lui.

Mais il tremblait. Comme quand il me caressait, les premières fois.

Il trembla quand sa main vint se poser sur mon abdomen, et une chaleur intense m'envahit en même temps que des larmes commençaient à investir mes yeux.

Ma main se posa sur la sienne, et je l'abaissai un peu. La guidant à cet endroit où, je le sentais, notre enfant grandissait.

Où une part de lui vivait et me rendait plus forte.

« Je ne supporte pas qu'il puisse te tuer. Murmura-t-il.

- Et je ne supporterais pas qu'on me l'enlève. »

Il retira vivement sa main de moi, comme si mon contact - ou celui de notre enfant - l'avait brûlé.

« Je ne supporterais pas qu'on t'enlève à moi.

- Alors pourquoi tu ne me prends pas contre toi ? » Lâchai-je dans un murmure douloureux.

Il tressaillit, et me saisit presque violemment, me ramenant contre lui - là où était ma place. Ses bras se refermèrent dans une étreinte possessive, et mon visage retrouva son cou. J'étais à nouveau coupée du monde, et complète.

Plus complète que jamais, avec notre enfant grandissant en moi.

« Je le déteste. » Souffla-t-il dans mes cheveux.

Et cela me fit mal. Mais je connaissais les raisons de sa haine. Et quelque part moi non plus, je ne me sentais pas toujours capable de porter cet être. Peut-être n'en avais-je pas la carrure. Qui pouvait assurer que j'avais la force de porter l'enfant d'un être aussi fabuleux que Cooper ? Moi qui, quelques mois plus tôt, désirais plus que tout mourir.

J'avais mal, mais mes bras se resserrèrent autour de la taille de Cooper.

« Et moi, je t'aime. » fis-je enfin.

Je le sentis trembler contre moi.

J'étais lasse. Soudain très fatiguée. Je voulais… Je voulais que tout ça se termine.

En bien, ou en mal. Mais que tout soit terminé, et le doute évanoui.

Je ne remarquai même pas que je m'étais endormie dans ses bras.

Cooper POV

Trois mois et deux semaines de grossesse.

Cela faisait plusieurs semaines que nous nous étions, avec Aline, avoué nos sentiments.

Nous ne pouvions pas dire que notre couple était redevenu… Si uni que nous pouvions l'être auparavant.

Si uni que nous aurions dû l'être.

Mais je m'impliquais. Je faisais des efforts pour lui montrer qu'à défaut d'être en accord avec sa grossesse, je l'acceptais. Tout comme elle, faisait des efforts pour accepter le fait que je… n'avais pas un esprit paternel.

Rosalie et Bella m'en voulaient d'ailleurs pour ça. J'avais beau faire les courses d'Aline, m'inquiéter de sa santé, la soutenir dans ses nausées - quoique cela, ça faisait un moment que ça lui était passé -, elles me tenaient rigueur du fait que je ne me sentais absolument pas protecteur ou simplement heureux pour… le bébé.

Jamais je ne l'avais appelé notre bébé. C'était toujours l'enfant d'Aline.

Et d'une certaine manière, je m'en inquiétais. Je m'inquiétais de ne pas ressentir une once de la joie que même « Oncle Emmett », comme il s'était autoproclamé, semblait ressentir quand il posait le regard sur le petit ventre d'Aline.

Je m'en voulais, à moi-même, de ne pas pouvoir éprouver cet amour si particulier que je lisais dans les yeux de mon âme sœur.

Enfin, ça, c'était jusqu'à ce jour.

Ce moment.

Cet instant précis où, assise sur le canapé à mon côté, Aline poussa un petit cri en sursautant, et saisit la main de Rosalie, assise à sa gauche, pour la poser sur son ventre.

Je vis le regard de Rosalie changer et une expression de choc mêlé d'hébétude se former sur son visage ; et, comme craintive, Aline se tourna vers moi, et prit avec hésitation ma main pour la poser doucement sur son ventre.

Je dus attendre un peu, puis je les sentis.

Les petits coups.

Comme des papillons.

Entre son nombril et son pubis, quelque part sous une couche de peau, notre enfant bougeait.

Notre enfant.

Notre bébé.

Le fruit de notre amour.

Mon estomac se tordit violemment, et je m'arrachai à la petite main d'Aline couvrant la mienne par-dessus son ventre.

Je me levai précipitamment, le cœur au bord des lèvres - j'ignorais qu'un vampire pouvait éprouver autant de sensations.

Je quittai le salon, la maison. N'entendant pas le grognement de Rosalie, ni l'appel de Bella.

Je venais de comprendre, je venais de réaliser.

Tout ce que j'avais, et tout ce que j'avais renié.

Tout ce que je devais réparer.

Aline POV

Il était parti.

Il était parti, me lâchant - lâchant mon enfant. Le reniant, chassant la joie que j'avais éprouvée en sentant ses tout premiers mouvements.

Et instantanément les larmes emplirent mes yeux, et une étreinte froide - mais pas celle que j'aurais désiré - se forma autour de moi.

Rosalie me berça contre elle, un peu fort - je savais qu'elle avait envie, à cet instant, de tuer Cooper.

Bella nous avait rejointes, et s'était elle aussi assise à mes côtés, cherchant à m'apporter du soutien - mais rien n'y faisait.

Il était parti. Il ne voulait pas. Rien ne pourrait jamais faire qu'il accepte notre enfant.

Et, soudainement, je ne savais plus si j'aurais la force d'avoir ce bébé.

D'élever un enfant.

Et de l'aimer comme il le méritait, alors que son père - celui que j'aimais, celui que mon cœur avait choisi - ne voulait pas en entendre parler.

« Aline. C'est un idiot, et je peux te l'assurer, un jour, il regrettera ce qu'il te fait. Fit Rosalie, sentant que je lui échappais.

- Non ! Non, rien n'y fera plus jamais ! » Me mis-je à hurler, créant le silence autour de moi.

Sous le choc, Bella et Rosalie se concertèrent du regard, consternées.

Je me levai brusquement, m'arrachant à leur contact. Ma peau frissonnait violemment, et je me sentais mal. Si mal. Soudain, je me dégoûtais. Tout me dégoûtait.

Et, comme s'il avait senti que quelque chose changeait, mon bébé bougea encore.

« Non ! » hurlai-je, les larmes s'écoulant de mes yeux, mon ventre me semblant se déchirer de l'intérieur. « Je pourrai jamais, je pourrai pas ! Je n'y arriverai pas ! »

Folle de douleur, je reculai, et me penchai vers l'avant, alors que mon cœur accélérait. J'entendis à peine Bella crier, affolée. J'entendis à peine Rosalie hurler le nom de Carlisle. J'entendis à peine les autres rentrer.

Je m'attendais presque à ce que tout s'arrête étrangement. À ce que celui qui s'était désigné mon médecin m'injecte un sédatif. Je n'en voulais pas ! Je savais que ça n'arrangerait rien.

Et il n'en fit rien, et le noir ne vint pas.

« Aline, qu'est-ce qu'il se passe ?

- C'est Cooper, cet abruti ! » Grogna Rosalie. « Il s'est barré quand le bébé a bougé !

- Le bébé a bougé, Aline ? »

Je mis un certain temps à me sentir à nouveau à peu près maîtresse de moi-même, et le remords m'envahit - même si la douleur ne me quittait pas. La douleur au cœur.

« Elle n'est pas en train de faire une fausse couche, hein ? Elle ne va pas perdre son bébé ? S'inquiéta Rosalie.

- Non, ne t'en fais pas. Il ne me semble pas. Aline, qu'est-ce qu'il y a ?

- Je n'aurai pas la force de l'aimer comme il le mérite… » répondis-je simplement dans un sanglot.

Et le silence se fit.

oOo

J'avais passé la nuit seule. Contrairement aux dernières, durant lesquelles Cooper s'asseyait sur un petit fauteuil dans la chambre qui m'avait été attribuée.

Il ne me touchait pas, ces nuits-là. Même si j'en avais envie, je ne le lui demandais pas. Il ne dormait pas avec moi ; je veux dire, ne se couchait plus auprès de moi. Mais il était là, et cela me suffisait.

Sauf cette nuit là. Et mon bébé ne se manifesta plus, à mon grand désarroi. J'avais l'impression de jouer les montagnes russes avec lui. L'aimant au point de me séparer de Cooper, puis le rejetant le temps de quelques minutes, et enfin désirant à nouveau ardemment le sentir vivre en moi.

Mais c'était un peu comme s'il me punissait de cette crise que j'avais eue la veille, et je me sentais seule. Si seule.

Quand je descendis dans la cuisine, le matin, j'avais très peu dormi.

Dans les escaliers, j'entendis des voix.

Et quand je m'approchai du salon, j'entendis juste un « Ce que tu peux être con ! » et le bruit d'une claque.

Et je sus que Cooper était reparu.

Et je sus que Rosalie l'avait accueilli à sa façon.

Ce que je ne compris pas, en revanche, fut pourquoi, quand j'entrai dans le salon, elle le serrait dans ses bras.

Bella et Esmée se tenaient un peu plus loin, un sourire ému sur les lèvres. Leurs maris les tenaient dans leurs bras, visiblement soulagés. Emmett ricanait joyeusement.

« Ça c'était de la claque ma Rose. »

Alice et Jasper avaient juste l'air heureux. Et décidément, je ne comprenais pas pourquoi tout ça. Pourquoi Rosalie avait visiblement frappé Cooper avant de le serrer dans ses bras.

Il se tourna vers moi, mais je me reculai.

Méfiante, cette fois.

Non parce que je croyais qu'il pouvait vouloir faire du mal à mon enfant.

Mais parce que je savais qu'il avait le pouvoir d'éveiller en moi la même douleur que la veille.

Et je ne voulais plus jamais ça.

Je posai une main sur mon ventre, grognant presque en défiant Cooper du regard, dans une attitude défensive.

Il tressaillit un peu, mais s'avança vers moi. Plus rapidement que je ne me reculais. M'atteignant sans que je ne puisse rien faire pour lui échapper.

Et les autres ne firent pas un geste pour l'en empêcher. Même Rosalie.

« Suis-moi juste. » dit-il d'une voix douce mais ferme.

oOo

Il m'avait fait fermer les yeux.

Il me guidait à l'extérieur.

Ma tête était remplie de questions, et mes sens non bridés cherchaient une réponse au moins quant à la destination, espérant que cette réponse en entraînerait d'autres.

Je sentais sous mes pieds le terrain, légèrement meuble. Terre.

Mon ouïe m'apportait au nez des odeurs qui me laissaient un arrière goût sur la langue. Odeur de terre et feuilles mouillées. Forêt.

Et mes oreilles captaient le son de la respiration profonde du vampire derrière moi, des légers pépiements d'oiseaux, des rares bruits de buisson.

Nous suivîmes ce que je supposais être un sentier sur plusieurs centaines de mètres ; je sentais que Cooper se retenait de me porter pour aller plus vite, mais lui sentait que ma méfiance ne lui autoriserait pas ce genre de gestes.

Puis il s'arrêta, me fit tourner et me dit d'ouvrir les yeux.

Il était face à moi.

Il était beau. Ce fut la première chose qui me vint à l'esprit. Avant même que je me demande pourquoi nous étions sur la falaise où j'avais voulu mettre fin à mes jours. Une partie plutôt isolée de cette falaise, du moins, en retrait du sentier emprunté par ceux qui visitaient la région.

« Tu ne te retournes pas ? » me demanda-t-il avec un doux sourire sur les lèvres.

Tout semblait si doux aujourd'hui sur lui.

Je le contemplai encore quelques instants, sous le charme, comme si c'était la première fois que je le rencontrais.

Comme si quelque chose avait changé.

Je m'exécutai au bout d'un moment.

Et, après mon demi-tour sur les talons, je me retrouvai face à un magnifique chalet en bois.

Je sentis Cooper faire un pas dans mon dos, se rapprochant de moi, et quand l'une de ses mains se posa légèrement sur ma hanche, la seconde me tendit une clé.

Je la saisis, et la regardai avec étonnement. Puis le regardai, lui.

Il me fit un signe du menton vers la jolie porte en bois.

J'avançai, et glissai la clé dans la serrure ; j'entendis un petit déclic, et poussai la poignée.

À l'intérieur, une pièce principale avec une charmante petite cheminée, une table de taille moyenne, un tapis simple et chaleureux. Un vaisselier et une armoire en chêne clair.

Et, autour, quelques portes.

« Commence par celle de gauche. » me souffla Cooper à l'oreille.

Docile mais toujours silencieuse, je me dirigeai vers la porte de gauche, et l'ouvris sur une chambre aux tons clairs, avec un grand lit contre l'un des murs, une commode et une immense penderie.

« C'est Alice et Esmée qui m'ont aidé à choisir les meubles. Edward et Emmett, au passage, m'ont aidé à monter le chalet. J'ai été acheter de quoi faire ça hier, après… être parti. Désolé pour ça, d'ailleurs. Les autres n'étaient pas au courant.

- Tu me devras des explications, tu le sais ça. Murmurai-je en regardant encore la chambre.

- Je le sais. » souffla-t-il.

Je ressortis de la chambre en refermant doucement la porte, et me dirigeai vers la pièce voisine.

J'ouvris la porte sur une immense salle de bain, dont les murs et le sol étaient recouverts de ce type de plancher imperméable et très cher que l'on voyait dans les magasins de décoration d'intérieur depuis une dizaine d'années. Le reste était décoré dans des tons assez anciens, et j'aimais ça. Avec un lavabo tout simple, au robinet cuivré, une douche assez grande et une vaste baignoire. La salle de bains devait sans doute être plus grande que la chambre que nos venions de voir.

« C'est magnifique. » dis-je simplement.

Il n'y avait rien d'autre à dire.

« Tu peux passer la porte suivante. C'est les toilettes. J'aimerais plutôt beaucoup que tu ouvres la dernière porte. Alors, je pourrai t'expliquer mon comportement d'hier. »


oOo

Tadaaaaam ! Alors, que cache cette dernière porte ? Surpriiiiise.

Non, je plaisante ! Ne me balancez pas de tomates ! La suite quelques lignes plus bas !

oOo


Je me rendis donc jusqu'à la porte de droite, et l'ouvris, la main un peu moite.

Et ce que j'y découvris m'émerveilla, et me fit fondre an même temps. Des larmes montèrent, encore une fois, aux paupières, et je maudis ma grossesse de me rendre si sensible ; mais je ne pus m'empêcher de trembler d'émotion devant le spectacle s'offrant à mes yeux.

La pièce, de la même taille que la première chambre, était décorée dans des tons clairs. De jolis meubles en chêne trônaient contre les murs ; une commode, une armoire, et une malle qui pouvait aussi faire office de table. Une petite chaise était d'ailleurs posée devant. Au centre de la pièce, un petit lit de bébé ; avec des couvertures jaunes où des moutons sautaient par-dessus des barrières. Un mobile pendait du plafond, et un lustre diffusait une lumière douce et agréable. En plus de tout cela, quelques jouets étaient disséminés dans un faux désordre autour du lit. Une balle en mousse, un petit cheval en bois, un plateau avec des objets de différentes formes à empiler. Deux peluches, un immense nounours marron avec un nœud rouge, et un petit loup noir.

Je m'avançai dans la pièce, en faisant le tour avec émerveillement, caressant les meubles, les draps du lit bébé, les deux peluches. Mon cœur battait fort dans ma poitrine, et la joie profonde ainsi que la douceur m'envahissaient.

J'avais encore le loup noir dans les mains lorsque je me tournai vers Cooper.

Il semblait gêné. Je savais que c'était par mon émerveillement. Pour se donner une contenance, il désigna la petite peluche que je serrais entre mes mains.

« J'ai pas pu m'en empêcher. L'idée que notre enfant joue avec et martyrise un loup me faisait plaisir alors…

- Notre enfant ? » le coupai-je, le souffle court.

Il s'interrompit, et ferma les yeux un instant avant de les rouvrir pour les poser sur moi.

Il s'avança, jusqu'à ce que nos corps se frôlent, et je levai sur lui de grands yeux humides de bonheur et d'espérance.

Il me prit dans ses bras, et huma mes cheveux.

« Oui, Aline. Si tu veux bien me pardonner mes conneries. Même si tu ne veux pas, d'ailleurs… J'ai réalisé, hier. La première fois que je l'ai senti bouger, contre ma paume. Dans ton ventre. C'est notre enfant, et quoiqu'il se passe, je sais que je l'aimerai. Je l'aime déjà. Pas depuis longtemps, c'est vrai. Je désespérais même d'un jour… éprouver ça mais… »

Il soupira dans mes cheveux, et je le serrai soudainement dans mes bras. Fort, le plus fort possible.

« C'est le plus beau cadeau que tu puisses me faire, Cooper. Pas le chalet, je veux dire… ça. Ton amour. Pour notre enfant. C'est tellement… »

J'étouffai un sanglot de joie dans son épaule, et il se mit à me bercer doucement.

J'étais heureuse. Juste heureuse.

Et…

Comblée. Quoique… Pas tout à fait.

Ses bras étaient sagement passés autour de moi, mais malgré tout leur fraîcheur électrisait ma peau. Et son odeur… Sa délicieuse odeur, qui m'avait tellement manquée, réveillait dans mes reins une sensation que je commençais à trop connaître.

Un peu joueuse, je mordis doucement son cou, puis suçai tendrement sa peau de marbre.

Il tressaillit, et se dégagea légèrement et me regarda, surpris. Lui renvoyant un air taquin, je glissai mes mains sous sa chemise. Les siennes glissèrent sur mes hanches, et je pus noter son regard noircissant presque imperceptiblement alors que l'odeur de mon excitation s'imposait à lui.

Je me collai à lui, et, dans un grognement, il me serra plus fort et me poussa contre un mur, avant de lier nos lèvres.

Sa langue s'immisça dans ma bouche.

Ses dents frôlèrent sans mordiller ma lèvre inférieure.

Ses mains se firent possessives.

Et mon cœur explosa.

oOo

Cooper POV

Je n'attendais pas particulièrement qu'Aline me saute dessus pour ce cadeau que je lui avais offert - pour l'assurance d'un tout frais sentiment d'amour pour la petite chose qui grandissait en elle. Non, je ne m'y attendais absolument pas.

Mais son corps contre le mien m'avait manqué. Ainsi que le goût de sa bouche, sa chaleur, l'odeur de ses cheveux - toujours ce shampooing aux raisins dont j'avais décidé qu'il me rappelait mon enfance -, la sensation de ses doigts parcourant mon corps, et ses gémissements à chaque fois que je frôlais cette zone sensible au creux de ses reins.

Je remontai mes doigts le long de sa colonne vertébrale, bouillante, et elle se cambra contre moi avec un grognement qui me rendit très dur dans mon pantalon.

Elle me rendait fou. Et j'essayais d'être prudent avec elle, mais merde… Elle était si excitante.

Si exigeante.

Son bassin se frotta lascivement au mien, et je perdis pied. Je la soulevai, lui faisant enrouler les jambes autour de ma taille, et lui lançai un regard sombre.

« Tu ne veux quand même pas que je te fasse l'amour dans la chambre du gosse ? Fis-je d'une voix rauque.

- Fais-moi ce que tu veux, où tu veux, mais fais-le. » grogna-t-elle en réponse.

J'aurais été humain, j'aurais pu dire une connerie du style « mon sang ne fit qu'un tour dans mes veines ». Je ne l'étais pas, et pour le coup, je me retins de dire une telle aberration. Je ne fis que la soulever dans mes bras - ils étaient peut-être deux, mais elle me semblait si légère -, et la portai en dehors de la chambre d'enfant. Merde, j'étais pas ce genre là quand même. Quoique.

Je lorgnai la table du salon, mais me décidai à aller jusqu'à notre chambre.

Nous tombâmes sur le lit, et les formes de son corps épousèrent presque douloureusement les miennes.

Nos lèvres se joignirent, et je l'embrassai avec urgence, me retenant à grand peine de la mordre ; un gémissement s'échappa de mes lèvres, et mes mains reprirent leur parcours le long de la peau brûlante de mon Aline.

Mon âme sœur.

Ses mains glissèrent sur mon torse, et, d'un geste brusque et surprenant, elle déchira ma chemise, dont quelques boutons lâchèrent.

Je l'aidai à m'en débarrasser, et elle s'attaqua à son pull, croisant les bras pour en attraper les bords, et le faisant passer par-dessus sa tête en même temps que le débardeur qu'elle portait en dessous ; et mes mains caressèrent la peau satinée alors que ses dents venaient à nouveau trouver mon cou.

Je glissai mes doigts sur ses reins, puis sur ses fesses par-dessus son jean, et elle échappa un grognement en s'attaquant à la ceinture de mon pantalon.

« Merde, Aline ! » gémis-je quand elle le fit glisser le long de mes jambes.

Elle me lança un regard noir.

« Commence pas à apprendre tes grossièretés à notre enfant.

- C'est rien à côté du comportement de sa mère. »

Elle sourit en reprenant ma bouche, et sa main s'aventura sur mes reins pour venir plaquer mon érection à son entrejambe.

Lentement, je descendis ma bouche dans son cou, et ouvris en même temps les boutons de son jean. Elle gémit d'impatience et se tortilla sous moi.

Je fus pris d'un doute.

« Tu es sûre de toi ? Haletai-je en me décollant un peu d'elle.

- Cooper ! Gémit-elle.

- Le bébé ?

- J'ai lu des tas de magasines à la con de Rosalie. Y a aucun risque ! »

Je grognai et me penchai pour saisir entre mes lèvres un de ses tétons durcis, faisant glisser dans le même temps son jean et sa culotte le long de ses jambes. Elle se débarrassa de mon boxer, mais je me figeai au-dessus d'elle, les coudes posés de chaque côté de sa tête, et je me forçai à reprendre un souffle profond et régulier.

Sa petite main saisit mon membre dressé, et je gémis, crispant mes muscles pour ne pas lui sauter dessus.

Elle était là, ouverte, offerte ; et il aurait été si facile de me perdre en elle.

Mais elle n'était pas qu'une fille avec qui j'aimais coucher.

Elle était la femme que j'aimais, et que j'avais failli perdre avec mes conneries.

Je fondis sur sa bouche, et l'embrassai longuement, avant de m'écarter un peu, de lui lancer un regard de braise, et de la retourner.

Ma bouche se posa sur son épaule, et se mit à tracer un lent chemin sur sa peau, jusqu'à son omoplate, alors que ma main droite effleurait ses côtes.

Mes lèvres suivirent sa colonne vertébrale, se délectant des frissons qui la parcouraient.

Ma langue se rassasia de son goût si particulier, quoique pas assez.

Et je me présentai doucement à son entrée ; vérifiant du bout d'un doigt qu'elle était prête pour moi, et glissant lentement dans sa chaleur.

Un soupir s'échappa de concert de nos lèvres quand nous retrouvâmes la sensation familière d'être imbriqués l'un dans l'autre ; et je restai immobile quelques secondes, savourant la sensation de ses fins muscles vaginaux autour de moi.

Elle commença à onduler des hanches, et je plaçai mes mains sur elle, lui imposant un rythme plus doux.

Plus profond.

Plus intime.

Je voulais lui faire l'amour d'abord avec toute la tendresse que j'avais.

Puis avec toute ma passion, alors j'accélérai mes coups de hanches.

Et enfin, avec toute la force de mes sentiments, et je rentrai en elle presque avec violence, la menant à l'orgasme, avant d'exploser en elle.

Et ça me parut une éternité après, que je retombai à côté d'elle et pus la prendre dans mes bras et la serrer contre mon cœur…


Et voilà ! Cette fois, le chapitre est fini. Ben ouais, quand même.

Alors ? Qu'avez-vous pensé de cette réconciliation ? Avez-vous aimé ?

On se retrouve bientôt pour la suite !