Tadam !

Et comme promis dans mon nouvel OS Valeurs opposées, me revoilà avec la suite de C'était l'hiver !

Bonsoir tout le monde, d'abord, j'espère que vous passez de belles journées en cette fin d'année (les rues sentant le vin chaud, le marché de Noël, les vitrines décorées, les villes illuminées... Perso, j'adore).

Je vous livre ici un nouveau chapitre assez court et sans répondre à vos reviews... :s sincèrement désolée mais en ces temps de partiel j'économise mon temps...

Je crois que le titre du chapitre est assez parlant. Et c'est aussi un chapitre contenant bon nombre de révélations...

Je vous souhaite une excellente lecture et espère que vous allez aimer !

Bisous à tous et un grand merci pour continuer à me suivre, reviewer et à me mettre en alerte et fav. Croyez-moi, et tout auteur le confirmera, ça aide vraiment à poursuivre dans les moments de doute et de fatigue...


COOPER POV


Aline avait raison, et cela me surprenait qu'aucun d'entre nous n'aient remarqué avant elle, le fait qu'Edward et Carlisle semblaient réellement cacher quelque chose.

Tout s'enchaîna très vite. Alice eut une vision, et quand elle revint à elle, la panique emplit son regard.

« Les Volturi arrivent. Je ne les ai pas vu avant, ils ont réussi à me le cacher ; ils ont déjà atterri, ils seront là d'une heure à l'autre ! » S'écria-t-elle.

La surprise et la peur nous plomba tous ; sauf Carlisle et Edward, qui se regardèrent avec appréhension.

« Que se passe-t-il ? » Sifflai-je, venimeux.

Nouveau regard entre eux, air gêné. Bella commença à secouer la tête.

« Qu'est-ce qu'il y a ? ¨Pourquoi vous n'avez pas l'air surpris ? Ne me dîtes pas que...

_ Non, attendez, c'est pas ce que... Intervint Edward.

_ Tout est de ma faute. » Coupa Carlisle.

Le silence se fit entre nous, et neuf paires d'yeux se braquèrent sur lui.

« J'ai pas été assez prudent quand j'ai fait mes recherches. Je veux dire... J'avais pas vraiment le choix, non plus. J'ai essayé de me documenter sur des thèmes divers, mais les Volturi ont dû remarquer que j'accédais à leur base de donnée principalement pour me renseigner sur les études sur la grossesse de femmes mises enceintes par des vampires. Et... je pense qu'ils veulent vérifier que nous n'essayons pas de reproduire leurs... Expériences. »

Je sourcillai, énervé.

C'était pas comme si je l'avais voulue, cette grossesse... A la base, même si maintenant j'étais heureux qu'Aline m'ait tenu tête et ait gardé l'enfant.

« Et bien on va leur expliquer que... ça s'est présenté ainsi, et que nous n'avons pas pu convaincre Aline d'avorter. » Dis-je simplement.

Edward et Carlisle s'échangèrent un regard, et Aline croisa nerveusement les bras.

« Mais il y a un autre problème, hein ? »

Un nouveau silence se fit, pendant que les deux Cullen sur le grill détournaient le regard, embarrassés.

« Quoi ? … Dites... Est-ce que par hasard... Vous auriez trouvé des résultats dont vous ne nous avez pas fait part ? »

Edward et Carlisle soufflèrent, et ce dernier prit la parole.

« Non. Les résultats étaient tous concordants. Mort de la femme a bout de 1 à 7 mois de grossesse. »

Un nouveau silence se fit, et Aline fronça les sourcils ; un peu curieux, nous la regardâmes se concentrer en fixant tour à tour Edward et Carlisle, et elle prit la parole avec une certaine hésitation.

« Sauf que... Je suis encore vivante. »

Edward acquiesça.

« On s'est demandé, avec Carlisle, en quoi les soins que l'on t'avait apportés pouvaient faire que tu avais survécu, et aucune autre.

_ Et... Vous n'avez pas trouvé de raison valable.

_ Non.

_ Donc vous en avez conclu que les résultats des Volturi étaient trafiqués ? »

Le silence retomba entre nous ; et Carlisle eut un geste de la tête.

« Ça fait deux jours qu'on est arrivés à cette hypothèse. On ne l'avait pas envisagée avant. Et je crains que les Volturi ne viennent s'assurer... Que... »

Nouveau silence ; je me raidis, et croisai le regard d'Aline, puis de Rosalie, qui semblaient aussi tendues que moi.

« Vous pensez que les femmes sont toujours vivantes ? Avec des bébés vampires ? » Interrogea Rosalie.

Nous nous concertâmes tous, inquiets.

« Il est étonnant de la part des Volturi qu'ils aient trafiqué des résultats. » Répondit Esmée d'une voix douce. « Ils ont beau être de véritables royalistes, à tendance dictatoriale, leur rigueur scientifique est indiscutable... Ou... Presque.

_ Ce qui signifie que si ils ont décidé qu'il était dans leur intérêt de trafiquer des résultats... Poursuivit Carlisle.

_ C'est que ça les mettait en danger et qu'ils ont très certainement eux-mêmes tué les femmes et les enfants, si les enfants sont nés. » Souffla Bella pour conclure.

L'atmosphère devint pesante, et Aline finit par s'asseoir sur le canapé, la tête basse.

« Ils vont me tuer. » Lâcha-t-elle simplement.

Un grondement puissant s'échappa de ma gorge, et je me précipitai à ses côtés, lui prenant la tête pour la forcer à me regarder.

« Jamais je ne les laisserai faire.

_ Je ne veux pas qu'ils te détruisent aussi ! Paniqua-t-elle.

_ Il faudra pour ça qu'ils nous détruisent tous. » Tempéra Edward. « Un Cullen n'abandonne jamais sa famille. Et vous en faites partie.

_ Et autant tuer Edward doit pas être trop difficile, autant pour me passer sur le corps ils auront du mal. » ricana Emmett.

Il se récolta quelques regards noirs et d'autres simplement agacés, mais sa petite pointe d'humour détendit tout le monde, et le tension retomba un peu.

Alice secoua la tête, la respiration plus calme.

« Ils ne sont que trois. Aro, Demetri et Alec ; ils n'ont même pas pris la peine de faire venir Jane, vu que Bella nous couvre tous. Ils ne débuteront donc pas les combats aujourd'hui. Je pense qu'ils espèrent soit que nous n'hébergions personne d'enceinte, soit... Que nous la livrions sans rechigner. »

Je regardai un regard à Aline, qui semblait prête à combattre à mains nus avec chacun des trois ; cela me fit sourire.

Elle n'avait plus envie de mourir, cet enfant lui avait au moins apporté ça.

Elle était prête à se battre jusqu'au bout pour vivre...

oOo

Nous étions dans le salon quand leur odeur nous frappa.

Et quelques secondes après, la sonnerie retentit. Esmée alla leur ouvrir.

« Nous vous attendions.

_ Bonjour, Esmée. Je suis ravi de vous revoir. Je note en effet que vous n'avez pas l'air surprise.

_ Ni ravie. » Sifflai-je alors qu'ils pénétraient dans le salon.

Les trois Volturi me lancèrent un regard glacial, et je leur renvoyai un sourire poli.

Puis leurs yeux se posèrent sur Aline.

« Je vois que nos craintes étaient fondées. Commentèrent-ils simplement.

_ Vous voulez dire à propos du fait que vous avez très probablement arrangé vos résultats sur les enfants vampire-humain ? »

Un silence glacial s'installa dans l'assemblée ; pendant lequel Aro Volturi ne lâcha pas Aline des yeux, haineux.

Un grondement s'éleva de moi, et je me crispai à côté de ma compagne ; celle-ci, très calme malgré les circonstances, attrapa ma main et la caressa dans un geste réconfortant.

De la moquerie apparut dans les yeux du chef Volturi, et je me levai d'un bond, me plaçant entre Aline et lui.

« Vous vous attendiez à notre visite et craignez visiblement ce qui va se passer. Pourquoi n'avez-vous pas juste tenté de cacher cette... Fille ?

_ Je pourrais répondre que nous n'avons pas eu le temps de le faire bien, et que nous craignions que ce soit un jour ou l'autre découvert. Mais la vérité, c'est que nous, nous ne renions pas nos actes. » Attaqua Carlisle avec calme.

Demetri perdit son calme, et un instant, nous crûmes tous qu'il allait sauter à la gorge de notre patriarche ; mais d'un regard, Aro et Alec lui intimèrent de se contrôler.

« Livrez-nous l'humaine.

_ Sûrement pas. Répliquai-je.

_ Elle doit mourir. Vous avez enfreint plusieurs règles ; aucun rapport entre les vampires et les humains, ne jamais mettre les humains au courant de notre existence, et, enfin, ne pas reproduire les expériences de fécondation.

_ Expériences ? Nous ne faisons pas d'expériences, monsieur ! Cet enfant est le fruit de l'amour ! » S'indigna Esmée.

La surprise et une forme d'amusement s'empara de notre clan ; jamais nous n'avions vu Esmée, la douce Esmée dans cet état.

« Qu'importe des règles primordiales ont été enfreintes, et si vous acceptez de livrer sans heurts l'humaine, nous ferons un geste et effaceront ces fautes. »

La rage m'envahit, mais Edward me devança.

« Dîtes plutôt que devoir tous nous détruire serait coûteux et... Dommage. Contra-t-il.

_ En réalité, cela fait un petit moment que nous envisageons de tuer chacun d'entre vous. » Intervint Alec pour la première fois, avec calme et froideur.

Aro se tourna vers lui, et lui intima le silence.

Mais le message était passé.

Nous considérâmes les trois vampires qui étaient devenus nos ennemis, attendant la suite.

Suite qu'Aro finit par consentir à nous fournir.

« Votre clan devient trop grand, et concentre trop de pouvoirs.

_ Il me semble l'avoir déjà entendu, répliquai-je.

_ Ça n'en est pas moins vrai. » Finit Aro d'une voix cassante.

Un bref silence s'installa, et Rosalie prit la parole.

« Et c'est à 3 contre 10 que vous comptez nous détruire ? » Sourit-elle avec dédain.

Je sourcillai. Elle comptait Aline ?

Les Volturi ne réagirent pas.

« C'est pourquoi aujourd'hui nous vous proposons de ne pas vous sanctionner, à condition que cette humaine soit détruite. Livrez-la, vous préserverez votre clan. Refusez, et vous mourrez tous.

_ Vous pouvez aller former votre petite armée, elle reste avec nous. Décrétai-je.

_ Je ne crois pas que la décision vous appartienne. Carlisle ? Vous êtes le chef de clan, et un vampire que je respecte beaucoup. À vous de voir ce qui est le plus dans votre intérêt. »

Carlisle et Aro se jaugèrent du regard ; et notre chef de clan sourit, très calme.

« Vous attendiez vous à ce qu'il y ait le moindre suspense ? Vous savez Aro... Je ne suis pas de nature belliqueuse. Mais aujourd'hui, il me tarde que vous déclenchiez une guerre contre nous. Nous serons prêts. »

Un silence mortel régna dans la pièce ; Aro lança un dernier regard méprisant à Aline, et recula d'un pas.

« A bientôt. » commenta-t-il simplement.

Et les trois Volturi repartirent.

oOo

Toujours installés dans le salon, une heure après le départ des Volturi, nous étions en train de nous préparer aux événements qui allaient suivre.

Rosalie leva un index.

« Je ne sais pas si vous avez remarqué. Quand j'ai dit que nous serions à 10 contre 3.

_ Je m'attendais à ce qu'Alec ou Demetri se moque. Aline étant humaine, fit Edward.

_ Mais ils ne l'ont pas fait... »

Nous nous imprégnâmes de cette information, et nous tournâmes tous vers Aline.

« On peut se demander quel danger il y a eu pour les Volturi, pour qu'ils détruisent toute trace de grossesse. Réfléchit Jasper.

_ J'ai eu l'occasion d'y repenser depuis que je me suis rendu compte du manque de logique entre leurs résultats et la grossesse d'Aline. » Fit Carlisle. « Je ne sais pas vraiment. Mais si on réfléchit d'une manière générale... Quels sont les vampires les plus puissants ? »

Nous réfléchîmes tous quelques instants, puis Jasper donna la réponse.

« Les nouveaux-nés.

_ Exact. Pourquoi ?

_ Probablement à cause du sang qui circule encore dans leurs veines pendant un an.

_ Oui. Or, Aline a encore du sang, puisque je lui en prélève régulièrement pour examen – et pour le lui réinjecter, au cas où il y aurait hémorragie. »

Bella fronça les sourcils.

« Tu penses qu'Aline et le bébé... Pourraient être plus puissantes que des vampires ? Un peu comme... Des nouveaux-nés ? »

Le silence tomba ; et Rosalie acquiesça.

« Ils ne se sont pas moqués d'elle en tant qu'adversaire, parce qu'ils la craingnent. Mais ils veulent nous cacher cette crainte.

_ Et s'ils ont trafiqué les résultats et tué les femmes qu'ils ont mises enceintes avec leurs bébés, c'est qu'ils mettaient en danger leur règne.

_ Aline ? Tu voudrais bien faire un bras-de-fer avec Emmett ? » Proposa Edward.

Nous nous regardâmes tous avec circonspection, Aline la première, mais elle acquiesça lentement, et Emmett éclata de rire.

« Quand tu veux, petite. »

Dix secondes plus tard, Aline lui écrasait le bras sur la table du salon.

Et trente secondes plus tard, elle avait, sous nos yeux ébahis, remporté trois manches... Sur trois.

Encore soufflés par la révélation, nous gardâmes quelques instants le silence.

Puis Alice sourit.

« Selon mes visions nous avons deux semaines avant que les Volturi ne reviennent. Et je crois que beaucoup de clans vampiriques, et même de nomades, accepteront de lutter à nos côtés. Ah, et Aline... Je pense que tu accouches dans trois jours. »

Aline et moi nous raidîmes, et si mon cœur avait pu, il se serait emballé.


ALINE POV

Si j'avais pu remonter le temps, à cet instant précis, j'aurais tout fait pour avorter.

En fait, cela faisait trois jours – depuis l'annonce d'Alice – que je paniquais.

Je dormais très peu, au grand désespoir de Cooper ; je ne cessais de lui demander si je serais vraiment une bonne mère pour l'enfant. Si c'était une bonne chose de donner la vie dans un monde tel que le nôtre. Je pleurais à l'idée de la guerre que cette grossesse allait déclencher.

J'étais dans un état impossible. Et il fallait vraiment tout le calme de Cooper pour essayer de me ramener à la raison.

Et puis un coup de poignard. Violent, directement dans les reins, un matin aux environs de 5h.

Je me redressai en hurlant, alertant Cooper et tous les Cullen ; en un instant, la chambre d'amis, où j'avais emménagé suite à la révélation d'Alice, était envahie de monde.

Un peu fatiguée, divagante, je ne trouvai qu'une chose à dire.

« Je vais avoir mes règles. »

J'eus à peine le temps de voir les autres s'échanger un regard que je me rendormais.

6 h 03, 6 h 16, 6 h 22. Nouveaux coups de poignards, et cette sensation... Comme si mon bas-ventre se déchirait. Les larmes me grimpèrent aux yeux, et je hurlai.

Ça avait commencé, et je le savais.

Mon souffle se raccourcit, alors que Carlisle faisait sortir tout le monde hormis Cooper ; mon cœur monta en puissance et ses battements redoublèrent ; tous mes muscles se contractèrent, et je hurlai, avant de prendre un bol d'air qui me parut insuffisant.

Carlisle me fit coucher sur le dos, mais je commençai par me débattre.

Il dut faire rentrer Edward et Emmett ; à trois, ils réussirent à me maintenir par les épaules pendant que Carlisle examinait l'ouverture de mon col ; je me débattais en hurlant, comme possédée.

« Ne me touchez pas ! NON ! Je ne veux pas, je suis pas prête... Cooper, arrête ça ! »

Je ne savais plus ce que je disais ;la douleur s'intensifia, encore, toujours plus. Les contractions me paraissaient à peine s'arrêter.

Je ne sus combien de temps se passa.

A un moment, la douleur devint carrément ingérable ; et dans un mouvement d'une force incroyable, je réussis à me libérer de l'emprise des hommes pour me mettre debout.

Le soulagement fut instantané, mais un vertige m'envahit ; Cooper me rattrapa avant que je ne tombe. Carlisle l'empêcha de me recoucher, et me fit placer dos au mur, jambes écartées.

Je saisis la main de Cooper et l'entendis craquer alors qu'une nouvelle contraction me déchirait les entrailles ; j'entendis à peine Carlisle crier qu'il voyait la tête.

Hurlant de douleur, saignant, pleurant, je poussai ; sourde aux autres, complètement centrée sur mes instincts et ce que me dictait mon corps.

Puis la douleur diminua en intensité, et, les jambes comme du coton, je m'écroulai ; je fus rattrapée par Cooper, et déposée sur le lit.

Et quand j'ouvris les yeux, Carlisle me le tendit.

« C'est un garçon. » Sourit-il simplement alors que le prenais, émerveillée.


Bon je tiens à m'excuser... J'ai sans doute pas super bien décrit l'accouchement. Mais j'ai une bonne excuse... J'ai jamais eu d'enfant ! Et ouais. ^^

En tous cas si il y en a qui se demandent, oui, l'accouchement d'Aline s'est passé de manière normale.

Et oui, c'est voulu. Je n'estimais pas nécessaire de faire de cet accouchement un évènement particulier... Si ce n'est, rappelons-le, qu'il a transformé Aline en une espèce de sur-femme et sur-vampire ^^. Enfin, vous attendez pas à ce qu'elle se mette à voler comme Superman ou n'égale les talents de Walker Texas Ranger (ironie quand tu nous tiens...)

Je pense vous dire rendez-vous aux vacances de Noël ! D'ici là, je m'enterre et n'existe plus que pour mon église : la fac ! Cela étant, vous aurez sans doute droit à un 2eme OS participation au concours Opposed Passions (en plus de Valeurs opposées) vu qu'il est quasi fini...

Mais je vous embrasse quand même ^^ et suis pressée de vous retrouver !