Bonsoir les gens !
Me revoilà avec ce nouveau chapitre et la suite de la naissance de... Nan jvous dis pas de nom, vous allez bientôt découvrir.
Il a été un peu compliqué à écrire ce chapitre. J'ai même dû recommencer, parce qu'à la base j'comptais y commencer la guerre avec les Volturi... Mais c'était trop "rapide". Enfin bref.
Je vous remercie une nouvelle fois pour vos reviews. Vous êtes toutes (tous ? Mais j'doute là) mes coach personnels...
Bonne lecture !
Aline POV
« Albert.
_ Non, Angel. » fit Alice, les yeux brillants. « Il ressemble tellement à un ange !
_ Gustave ! Gustave, c'est chouette.
_ Mais t'es pas bien Emmett ? Ferme-la, tiens, ça nous fera des vacances !
_ Anton ? » Proposa Edward.
Je me frottai les yeux, fatiguée et énervée.
« Merci, Edward. Anton c'est le meilleur prénom de la liste de deux cent prénoms que vous avez proposé mais...
_ T'as compté ? M'interrompit Emmett en ricanant.
_ 198 exactement. » le coupai-je sèchement. « Mais j'aimerais vraiment... S'il vous plaît, que vous nous laissiez seuls avec Cooper. Vraiment, seuls. »
Le silence se fit, et ils se rega rdèrent tous.
« S'il vous plaît... C'est à nous deux de choisir. On le regrettera si vous nous influencez. » les suppliai-je.
Esmée et Carlisle, après un dernier regard à notre enfant, prirent chacun de leurs enfants adoptifs par une manche pour les rabattre vers la sortie de la chambre, malgré les râles d'Emmett et Alice.
Et en quelques minutes, tout le monde était sorti ; le silence revint dans la grande maison, alors que Cooper regardait par la fenêtre ; sans doute les Cullen partaient-ils chasser.
Il se retourna vers moi, et me sourit en venant s'allonger à mes côtés.
Sa main se glissa dans mes cheveux, et ses lèvres se posèrent sur les miennes ; nos langues se lièrent, et je frémis sous l'intensité de notre baiser.
Jusqu'à ce que notre enfant se rappelle à nous d'un gazouillement, et nous rîmes en nous séparant. Cooper me le prit des bras, le regardant pour une fois de plus – cette fois, je n'avais pas compté – avec émerveillement.
Un fin duvet blond recouvrait déjà bien son crâne, et ses grands yeux étaient d'un vert pailleté d'or... Non, d'ambre. Sa peau était pâle, exactement de la même carnation que la mienne désormais. Une couleur de peau tendant entre celle d'un humain et celle d'un vampire. Il pesait près de quatre kilos et mesurait 58 centimètres.
Un nourrisson un peu plus grand que la moyenne.
Je savais qu'Emmett avait apprécié ça. Sans doute avait-il eu peur de se retrouver face à un enfant trop fluet, à qui il n'aurait pas pu faire tout ce qu'il envisageait. D'ailleurs, l'idée qu'Emmett serait un oncle pour cet enfant me fatiguait d'avance... Mais de toutes manières, avec un père tel que Cooper, je ne me faisais pas d'illusion.
Le but ne serait pas d'avoir un enfant sage, mais plutôt un enfant pas trop turbulent...
Un sourire fit frémir mes lèvres et un sentiment de bonheur pur fit gonfler mon cœur.
Je fermai les yeux, réprimant l'envie de serrer le plus fort possible mon enfant et son père ; et dire que j'avais failli louper tout ça. Dire que j'avais voulu mourir.
Cela me paraissait si loin. Comme si ça s'était produit des siècles auparavant.
Je rouvris les yeux en sentant la main de Cooper me caresser tendrement la joue.
Une larme perla au coin de mon œil, et je me calai contre lui.
« Je t'aime... » me murmura-t-il.
Je lui répondis par un baiser.
Quand nous nous séparâmes, de quelques centimètres, nos yeux se baissèrent sur le fruit de notre amour.
« Alice n'a pas tort. Il ressemble à un ange. Murmura Cooper.
_ Oui... Mais je n'aime pas vraiment ce prénom. Angel.
_ Moi non plus. Gabriel ? Raphaël ?
_ C'est joli.
_ Prenons le temps de réfléchir... On a... L'éternité. »
Un frisson me secoua, et malgré moi, je resserrai mes bras autour de mes deux hommes.
On n'en était pas sûrs. Carlisle le pensait, dans la mesure où après analyse sanguine, il semblait que du venin ait immortalisé mes cellules. Un peu comme des cellules cancéreuses... à ceci près qu'elles étaient incapables de se diviser.
Il avait fait une analyse pour notre enfant, aussi. Mais cela semblait différent.
Carlisle supposait que c'était pour permettre la croissance de son organisme. Et qu'après, son sang deviendrait goutte par goutte identique au mien.
Seul l'avenir nous l'assurerait...
Cooper POV
« Jolan. » Annonçâmes Aline et moi d'une même voix aux Cullen, quand ils revinrent de leur chasse.
Chacun vint embrasser notre enfant, s'habituant au prénom ; et Aline reprit.
« Jolan Esmaël – c'est ce que Cooper connaissait de plus proche d'Esmée, en, masculin – Carlisle. »
Les deux chefs de famille Cullen eurent un sourire attendri, et allèrent serrer Aline dans leurs bras.
« Merci, les enfants. C'est un grand honneur que vous nous faîtes...
_ Ça a été assez dur de se décider, vu la taille de la famille... Bon, il y a tous les oncles et tantes, Rosalie, Emmett – et s'il te plaît, fais pas n'importe quoi avec ton neveu -, Edward, Bella, Alice et Jasper... On a ajouté vos prénoms, Carlisle et Esmée, à Jolan... Et j'aimerais bien qu'on désigne Alain et sa femme Camélia en tant que parrains. Terminai-je.
_ Et maintenant, c'est l'heure de faire la fête ! » Hurla Alice.
Jolan se mit à pleurer, et Aline fusilla la petite brune du regard.
« Oups... » souffla Alice, penaude.
À la lueur dans les yeux d'Emmett, je sentis qu'il allait lui ressortir pendant longtemps cette anecdote.
Et je n'allais pas m'en priver non plus.
Puis deux odeurs de vampires, une étant familière ; et Bella et moi nous regardâmes, soudain plus joyeux.
« Alain ! »
Il n'eut même pas le temps de frapper à la porte que Bella s'était déjà précipitée pour lui ouvrir.
Elle lui sauta dans les bras en riant.
« Alain, tu arrives juste à temps ! Oh, bonjour, Camélia... »
Une femme vampire aux cheveux d'un blond tirant sur l'argent, qui avait dû être transformée vers la fin de la quarantaine, entra derrière Alain avec un sourire bienveillant.
Je lui souris en allant vers elle, Bella monopolisant Alain.
« Camélia. Le temps n'a pas d'emprise sur vous. Commençai-je, vaguement railleur.
_ Cooper... Même si je ne t'avais pas reconnu à ton sourire de diable, ces simples mots m'auraient rappelé qui tu es. »
J'entendis Aline étouffer un rire dans une toux, derrière moi, de même que les reste des Cullen.
Cela regonflait mon ego. Oui, je faisais ma fierté de mon sourire de diable et de mes... traits d'esprit.
Les yeux de Camélia se posèrent sur notre fils, et se remplirent de tendresse et d'émerveillement.
« Oh ! Quel magnifique enfant ! C'est...
_ Un garçon, comme son père, fanfaronnai-je.
_ Mes condoléances... » S'excusa Camélia en me contournant et en allant serrer Aline dans ses bras.
Aline eut un très léger, quasi imperceptible – en fait, je supposais que j'avais été le seul à le percevoir – mouvement de recul, puis se laissa aller à l'étreinte de la femme d'Alain.
Alain qui, à son tour, vint la saluer après m'avoir adressé une courte accolade.
« Je suis ravie de te revoir, Aline. En vie, j'entends...
_ Ou presque, sourit ma compagne.
_ Ou presque... » Répéta Alain en la considérant pensivement.
Puis son regard se reporta sur Jolan.
« Je peux ? » Demanda Camélia en tendant les mains.
Avec un peu de retenue, Aline accepta de lui confier notre enfant ; Jolan commença à pleurer, mais Camélia lui murmura quelque chose très bas, si bas que même nos ouïes vampiriques n'en saisirent pas le contenu ; cela ressemblait à une berceuse fredonnée dans une langue étrangère, et Jolan se calma.
Il finit même par gazouiller, et ce son m'émut tellement que mon ventre se serra douloureusement.
Je profitai que pour une fois, les bras d'Aline aussi bien que les miens soient libres pour aller l'enlacer. Ses mains crochetèrent ma nuque, et nos langues se lièrent passionnément.
Un très court sifflement derrière nous, le bruit d'une claque, et un aïe de la voix d'Emmett ne parvinrent même pas à nous détacher l'un de l'autre.
Mais la suite, si.
Aline POV
Un mauvais pressentiment m'étreignit soudainement, et je me raidis ; contre moi, Cooper sentit le changement dans mon corps. À la vitesse de l'éclair, il se recula légèrement pour me regarder.
« Ça va ? »
Je ne pus même pas lui répondre. Un instinct d'une puissance que je ne connaissais pas me hurla que mon fils était en danger, et je tournai la tête vers lui.
Il ne gazouillait plus dans les bras de Camélia ; l'espace d'une demi-seconde, je me demandai si on ne s'était pas trompés.
Sur elle.
Était-elle de notre côté ?
Camélia releva la tête, et la seconde d'après je compris ce qui se passait.
Alice était figée ; plongée dans une vision.
Jolan était en danger, comme nous tous.
Les Volturi approchaient.
Alice sortit de sa transe, et son regard était plus résigné qu'inquiet.
« On remettra à plus tard les réjouissances pour la naissance de Jolan... Fit-elle un peu tristement.
_ Combien de temps ? S'enquit Carlisle.
_ Deux jours. Et ils sont nombreux. »
Elle souffla.
« Seuls, nous n'y arriverons pas. Je nous ai vus. »
L'atmosphère se fit lourde, macabre.
« Actuellement, ma vision annonce notre mort à tous. » Compléta notre voyante.
Et à nouveau, alors que la peur s'emparait de nos entrailles, quelque chose changea.
« Je ne me ferais pas trop de soucis pour ça, si j'étais toi, Alice. »
Nous nous tournâmes tous vers Alain.
oOo
« Ce qu'il y a de bien dans le fait d'être un vampire nomade, et ce durant des siècles, c'est qu'on rencontre des tas de gens. » Commença-t-il. « C'est pas pour rien que Camélia et moi avons raté la naissance de Jolan. »
L'espoir renaissait en nous.
Visiblement, Alain avait un plan ; qu'Alice, trop concentrée sur les Volturi, n'avait vu venir.
« Nous les avons tous contactés. Des clans, des solitaires, des nomades et des sédentaires. Ils se sont tous passé le mot. Au début, Camélia et moi n'arrivions à rassembler personne ; aucun vampire n'était assez fou pour avoir le courage de se mesurer aux Volturi. »
Chose qui était, apparemment – finalement, j'étais la seule de la pièce à ignorer à quel point ces rois pouvaient être dangereux –, non surprenant.
« Puis la nouvelle a fait le tour du globe. Chaque vampire a reçu l'invitation à se joindre à cette guerre de la part de plusieurs autres. Ils en ont parlé. Et maintenant, nous sommes des milliers. »
Esmée écarquilla les yeux, aussi surprise que chacun d'entre nous. Des milliers... des milliers de vampires de notre côté ?
Réellement ?
Le vertige s'emparait de moi, et je dus m'asseoir, sentant à peine la main de Cooper me dispenser une caresse rassurante, serrant mon enfant contre moi.
« Les vampires non Volturi en ont plus que ras-le-bol de leur despotisme. Je crois qu'une révolution est en marche.
_ Mais est-ce une bonne chose ? » Intervint soudain Edward.
Nous tournâmes tous le regard vers lui, surpris.
« Pardon ? Fit Rosalie sèchement.
_ Il a raison, le soutint Carlisle.
_ Les Volturi sont peut-être ce qui se rapproche de dictateurs – ok, ce sont des dictateurs – mais sans les règles qu'ils ont instauré, le monde, et notre relation aux humains, ne seraient pas les mêmes. Reprit Edward.
_ La guerre au cours de laquelle j'ai été transformé. » Fit soudain Jasper. « Si les Volturi n'étaient pas intervenus, il y aurait peut-être encore des clans en train de se livrer une bataille acharnée aux dépends des humains.
_ Ou peut-être qu'il n'y aurait même plus d'humains... » Souffla Rosalie.
Un silence tomba entre nous, alors que le doute s'installait dans nos ventres.
Qu'allions nous faire ?
Si nous renversions le pouvoir, qu'allait-il se passer ?
Serait-ce l'anarchie ?
Tout basculerait-il ? Des vampires révéleraient-ils notre existence aux humains ?
Les soumettraient-ils ?
Leur feraient-ils du mal, les réduiraient-ils à l'esclavage ?
S'entretueraient-ils pour le pouvoir ?
Le vertige me reprit à nouveau, et je me sentis mal.
« Nous ne pouvons malgré tout pas les laisser nous prendre Aline et Jolan ! Rugit Cooper.
_ Sans compter qu'ils vous tueront tous. » Fit Alain.
Une larme perla au coin d'un de mes yeux ; et l'assemblée se tourna vers moi.
C'était un cauchemar.
Un vrai cauchemar ; pas un Enfer, non. L'Enfer, ç'aurait été sans Jolan, sans Cooper... Mais c'était un cauchemar.
Cooper me prit dans ses bras pour me murmurer des mots doux et rassurants, mais rien n'y faisait ; le vertige me tirait vers le fond.
« Je suis la responsable de tout ça... » eus-je juste le temps de souffler avant de m'évanouir sur le canapé, Jolan dans mes bras.
oOo
Je me réveillai un temps plus tard... Quand ? Je ne savais pas.
Mon regard se posa sur une horloge ; et je commençai à reprendre mes esprits.
Quelques minutes. Je m'étais à peine évanouie quelques minutes.
Cooper me regardait avec inquiétude, une main sur ma joue, l'autre sur ma hanche ; je me redressai, encore un peu groggy, la gorge sèche.
Mon regard, automatiquement, se mit à chercher Jolan ; il était dans les bras d'Esmée, qui lui fredonnait une berceuse que je supposais très vieille.
« Tu vas bien ? Me murmura Cooper.
_ Oui...
_ Prends ça. »
Carlisle me tendit un verre rempli d'un liquide rouge bordeaux ; je n'eus pas vraiment à chercher pour comprendre ce que c'était, et ce fut avec une forme très atténuée de regret que je le vidai.
Peut-être était-ce dû à ma nouvelle constitution. J'aimais le goût du sang. Modérément, à peine plus que tout autre aliment... Et je savais que Carlisle me « nourrissait » de sang animal. Un problème éthique qui ne se posait pas à moi.
« Je pense qu'elle en manquait. C'est pour ça qu'elle s'est évanouie. » Expliqua-t-il à Cooper, qui ne me lâchait pas du regard.
J'adressai un sourire rassurant à mon compagnon, mais la conversation que nous avions avant mon trou noir me revint, et une certaine tristesse m'envahit.
« Non, Aline. Ne fais pas cette tête. Je t'en prie.
_ Vous vous apprêtez à vous battre contre ceux qui sont vos rois depuis... Quoi, des siècles ? À cause de mes choix... Et vous ne savez pas les conséquences que ça peut avoir.
_ Qu'il y ait un pouvoir pour gouverner les vampires est indispensable, on est tous bien d'accord. Mais les Volturi ont dévié, et ils en abusent désormais. Il suffit de voir qu'ils ont trafiqué des résultats d'expérience pour qu'aucun vampire n'apprenne qu'il existe plus fort que nous ! Fit Edward.
_ Plus fort que vous, à part nous, tu veux dire ? »
La porte d'entrée s'était ouverte dans un claquement ; et nous nous tournâmes tous vers la personne qui venait de parler.
Je reconnaissais ce garçon très typé indien, pour l'avoir vu auparavant à l'appart que je partageais avec Cooper, à Prince rupert, mais aussi au mariage de Bella et Edward.
David.
Le chef de la meute des loup-garous, à en croire ce que m'avait dit Cooper un jour.
Une dizaine de jeune pénétra dans la maison, le nez plissé ; ils étaient suivis de cinq personnes qui, sans nul doute possible, étaient des vampires.
« On vous amène ces suceurs de sang. On les a intercepté avant qu'ils ne pénètrent sur notre territoire, et ils nous ont parlé d'une petite guerre qui se préparerait ? Reprit David froidement.
_ C'est pas des histoires de gamins. » Se permit de railler Cooper.
Je le fusillai du regard.
David, lui, ne réagit pas, mais il me sembla entendre grogner quelques uns de ses amis.
« Quelle. Est. Cette. Histoire. » Demanda-t-il à Carlisle.
Le patriarche Cullen eut un air un peu résigné.
« Les Volturi veulent nous prendre deux membres de notre famille. Il est simplement hors de question de les laisser faire, et une contestation de notre part entraîne des représailles.
_ De quoi déclencher la quatrième* guerre mondiale ? S'agaça un des indiens dont je ne connaissais pas le nom.
_ Les Volturi ont trop abusé. De nombreux clans viennent nous prêter main forte.
_ Dont eux, j'imagine ? » Fit David en se tournant vers les cinq vampires nouvellement arrivés.
Le visage de Carlisle se réchauffa.
« Carmen, Eleazar. Tanya, Kate, Irina, je suis ravi de vous revoir. »
Je me souvenais d'eux maintenant... Les Denali.
Quelques étreintes débutèrent, et David souffla, agacé.
« Proposez-leur un verre, tant que vous y êtes.
_ Ce serait avec plaisir si on avait autre chose que du chien sous la main. » Rétorqua immédiatement Cooper.
De nouveau deux ou trois grognements montèrent de l'assemblée d'indiens de la Push, mais Carlisle intima du regard le silence à Cooper.
« Bien. Nous nous inquiétons de l'idée qu'il y ait une guerre de sangsues à Forks.
_ Oh, c'est donc lui ! Il est si mignon ! Je peux le prendre ? » S'extasia une magnifique vampire blonde qu'il me sembla identifier comme étant Tanya.
Coupant royalement la parole à David, la blonde s'installa à côté de moi sur le canapé, et tendit une mais vers Jolan ; l'aura qui émanait d'elle m'incitait à lui faire confiance, et je lui tendis mon fils.
Elle le prit avec précaution, alors que mes yeux ne s'en détachaient pas.
« Une sangsue de plus... Marmonna un des indiens.
_ Pas tout à fait. » L'interrompit Carlisle. « Mais là n'est pas le problème. Nous craignons en effet de ne devoir nous battre ici. Parce que les Volturi font le déplacement.
_ Mais nous n'empiéterons pas sur vos terres. Enfin, nous. Si les Volturi le font, vous pourrez en faire ce que vous voudrez on vous en tiendra pas rigueur. Fit Jasper.
_ Ils ont quand même intérêt à nous en laisser quelques uns pour jouer. » Se renfrogna Emmett.
Rosalie leva les yeux au ciel.
Cela devait être fatiguant d'être la femme d'Emmett.
« Nous nous battrons avec vous. »
Un silence tomba dans l'assemblée ; et il me sembla remarquer un intense regard entre David et Irina**, mais le premier détourna trop vite son visage pour que je puisse être sûre de moi.
Les Cullen dévisageaient les loups, et je voyais une certaine dose d'espoir renaître en eux.
La perspective d'une alliance me réchauffait le cœur.
C'était beau. Des loups et des vampires de toutes origines, de toutes convictions – végétariens ou non – allaient s'allier contre un pouvoir qui était devenu une dictature...
« Merci. Fit simplement Carlisle.
_ C'est pas pour vous. » Grogna David. « Forks fait partie des territoires que nous protégeons. C'est ainsi. »
Il détourna le regard en disant ça, et le mien voyagea entre lui et Irina ; je sentais... ressentais quelques chose de fort entre eux. Quelque chose que je ne comprenais pas.
Un silence plana quelques instants dans la pièce, puis Alice se mit à sautiller.
« Je viens d'avoir une nouvelle vision. Brouillée. Mais globalement, ça sent meilleur ; et d'autres clans devraient nous rejoindre dans les deux prochains jours. »
Une vague de soulagement s'abattit sur nous, et je savais que ce n'était pas dû qu'au pouvoir de Jasper...
* Ben ouais, dans cent ans y en aura sûrement eu une nouvelle, vu la manière dont le peuple humain est incapable de rester en paix... C'était la petite remarque pessimiste.
** Petit rappel, dans Retrouvailles, au mariage de Bella et Edward, la question de l'imprégnation entre David et Irina est lancée...
