LES ALÉAS DE LA VIE

Prologue

Me voila dans l'avion, direction Forks, ce n'est pas un aller retour pour aller voir mon père et mon frère, oh non cette fois c'est un aller définitif. Pas que je ne suis pas heureuse de retrouver mon père et mon grand frère, loin de là même, mais c'est juste que je n'apprécie pas Forks. Moi qui aime plus que tout les endroits ensoleillés, une température agréable, là je vais me retrouver dans la bourgade la plus pluvieuse des Etats-Unis, c'est bien ma veine n'est-ce pas ? Mais au delà de ça, je suis malheureuse, car ma mère m'a lachement abandonné alors que c'est le moment ou j'ai le plus besoin d'elle. Elle n'a pas accepté le fait que je puisse sortir avec un garçon qui était un peu plus âgé que moi, elle a toujours été contre cette relation, et elle l'est encore plus depuis que je lui ait appris que j'étais tombé enceinte et que ce même garçon que je croyais l'homme de ma vie à refusé d'assumer ses responsabilités. J'aurais pu avorter, ça aurait grandement soulagé ma relation avec ma mère, mais je n'ai pas pu. J'avais pourtant été jusqu'à prendre rendez-vous à l'hôpital pour une IVG, mais lorsque j'ai vu cette femme qui rayonnait de bonheur, ses mains posées tendrement sur son ventre rond, un magnifique sourire aux lèvres, sa petite fille juste à ses côtés parlant doucement au ventre de sa maman, cette image m'a émue, bien plus que ce que j'aurais pensé. C'est à ce moment là que j'ai pris conscience qu'il y avait un petit être innoncent qui grandissait en moi. Je me suis enfuis avant que la porte du médecin ne s'ouvre. J'avais décidé de garder mon bébé. Je l'aimais déjà plus que tout et tant pis si son père n'était plus avec nous, je ferais tout mon possible pour élever mon enfant correctement. Il ne manquera jamais de rien. Je pensais qu'en expliquant mon choix à ma mère, elle comprendrait, après tout elle a eu mon frère à 18 ans, et elle était heureuse de l'avoir gardé. Mais je me suis trompé, il est vrai que même si elle aimait ses enfants, elle refusait qu'on fasse les mêmes "erreurs" qu'elle. Elle avait refusé de me reparler tant que je n'aurais pas repris la raison selon elle. Notre relation était devenue plus que chaotique, elle ne m'adressait plus la parole, faisait comme si je n'existait pas. Je ne lui ait jamais dit à quel point son attitude me faisait mal, je subissais c'est tout. Et puis hier, pour la première fois depuis des jours, elle m'a parlé, elle m'a simplement dit qu'elle souhaitait que j'aille vivre chez mon père, qu'elle ne voulait plus entendre parler de moi. J'ai passé ma nuit à pleurer, ne comprenant pas, mais ce n'est pas pour autant que je changerais d'avis. Mon bébé était bel et bien vivant en moi et je refusais de lui ôter la vie.