Hello ;)
Je sais bien que la relation entre ma personnage principale et les loups est très mal mise en scène puisqu'ils lui font une entière confiance très vite (ce qui est franchement impossible), mais encore une fois, je ferais une réécriture plus tard en changeant certaines choses qui me déplaisent lorsque je l'aurais finie ^^ (ça fait quand même trois ans que je la traîne cette histoire sans arriver à la finir xD)
...
Je me suis réveillée en sentant quelque chose d'humide et de chaud me passer sur la main, ouvrant les yeux avec difficulté, je me suis redressée sur les coudes, j'avais été allongée sur le ventre pour que me blessure au dos ne touche rien. La douleur n'étant plus tellement présente, je l'avais presque oubliée, ce n'est qu'en me redressant que j'ai failli pousser un hurlement, en faisant ce geste, une vague de douleur m'avait submergée. Me rappelant de la sensation qui m'avait réveillée, j'ai regardé autour de moi, les loups étaient là, assis en face de moi à quelques centimètres. Le blanc s'est mis à me lécher la main, et cette sensation à été la même que celle de mon réveil, comprenant que c'était lui qui m'avait réveillée, je me suis assise, la douleur est revenue, mais elle était moins forte qu'avant, j'arrivais à l'ignorer. Avec des gestes lents, je me suis accroupie face à lui, puis j'ai tendu ma main, il s'est mis à la lécher à nouveau. J'ai laissé échapper un rire, puis j'ai passé ma main le long de sa tête, il à fermé les yeux tout en poussant un petit jappement de bien-être, je l'ai caressé doucement, je l'ai gratté sous la gueule, il n'a pas semblé trouver ça désagréable. Je me suis mise à jouer avec lui, avec émerveillement j'ai vu le loup noir s'approcher pour me sentir, j'avais réussi à gagner leur confiance, c'était étrange et merveilleux à la fois. Je ne comprenais toujours pas comment j'avais fait, mais ils m'avaient acceptée, ils m'aimaient bien.
« Ils m'aiment bien parce que je les ai protégés ? Non ! C'est impossible, les animaux n'ont pas la notion du bien et du mal, ils n'ont pas de sentiments, ils ne peuvent pas ressentir de l'amitié ou de la reconnaissance… alors comment… »
La réponse m'a semblée claire lorsque je me suis tournée vers eux pour les admirer, leurs yeux brillaient d'intelligence, ils m'avaient adoptée parce que je les avais aidés. Ils voulaient me protéger comme je les avais protégés, contrairement à ce que je pensais, ils étaient capables d'avoir des sentiments. Toujours ébahie par ce qui était en train de m'arriver, je me suis levée et ai regardé aux alentours. Me rendant compte que j'étais seule, j'ai cherché mon « sauveur » du regard… personne, il n'y avait personne d'autre que moi sur cette place.
- … Léon ? Ai-je dis d'une voix mal assurée, il y a quelqu'un ?
Pas un bruit, personne ne m'a répondu, il m'avait abandonnée dans cet endroit, il était parti sans rien dire.
« …Connard ! »
Furieuse, j'ai cherché mon arme dans mon sac, ainsi qu'une petite bouteille d'eau que j'avais emportée de la maison. Le jour se levait, projetant ses rayons sur le Zoo dévasté. De jour, l'endroit semblait moins effrayant, j'ai jeté un regard circulaire autour de moi pendant que je buvais, rien n'avait changé depuis cette nuit, le corps sans tête gisait toujours à quelques mètres de moi. Après m'être désaltérée, j'ai fermé la bouteille et l'ai jetée négligemment dans mon sac. J'ai rechargé mon arme et suis partie en direction de la sortie, pensant que les loups me suivraient, je ne me suis pas retournée, c'est seulement en entendant un gémissement que j'ai pivoté pour regarder en arrière. Les loups n'avaient pas bougé, le blanc était couché sur le flanc et le noir était assis à proximité, leurs blessures semblaient les faire souffrir. Je suis retournée sur mes pas et me suis accroupie à côté d'eux, j'ai examiné leurs blessures en prenant soin de ne pas leur faire mal. Une fois mon inspection terminée, j'ai lâché un soupir.
- Mais je n'ai rien pour vous soigner, ai-je gémi, m'adressant plus à moi-même qu'aux loups, même pour moi je n'ai rien…
Je me suis pincé l'arête du nez, essayant de réfléchir à une solution pour les soigner. J'ai regardé autour de moi, espérant que par miracle, le décor me soufflerait la réponse. Tout en balayant la place du regard, un panneau a attiré mon attention. Une vague de soulagement m'a submergée alors que je lisais le mot « Infirmerie » écrit en lettres noires. Je suis partie dans la direction indiquée tout en encourageant les loups à me suivre, ils se sont levés et ont commencé à boiter pour l'un, et à marcher précautionneusement pour l'autre. Le chemin était long et embusqué, parfois des arbres étaient tombés, formant des barrages infranchissables, toujours sur mes gardes, je gardais mon arme en main. Arrivant à une intersection, le loup blanc est parti vers la droite en clopinant, je l'ai suivi sans grande conviction, pour moi, on était déjà passés devant l'infirmerie sans le savoir. Nous sommes arrivés sur une petite plateforme circulaire qui surplombait une sorte de grande clairière avec un bosquet d'arbres. Intriguée, je me suis appuyée contre les barreaux qui fermaient la cage, je me demandais quel animal avait bien pu être élevé ici quand mon pied a écrasé un petit écriteau. Je me suis baissée et ai ramassé l'objet, il était couvert de terre et de poussière, j'ai passé une main dessus pour chasser les saletés, un loup hurlant à la Lune était représenté dessus. J'ai levé les yeux et ai fouillé l'enclos du regard, ils ne pouvaient pas avoir été deux loups seulement à avoir été captifs dans un si grand endroit, il devait y en avoir d'autres. Mais si ces deux là avaient pu sortir de leur cage, les autres aussi, et ceux là risquaient d'être moins gentils que ceux que je venais de rencontrer. Le loup blanc à a nouveau laissé échapper un gémissement de douleur alors qu'il essayait de s'appuyer sur sa patte droite. Je me suis accroupie à côté de lui et me suis mise à lui caresser le flanc gauche avec douceur.
- Ça va aller mon beau, lui ai-je murmuré, on va la trouver cette infirmerie.
J'ai poussé un soupir de défaite, elle n'existait pas cette infirmerie ou quoi ?
« J'aimerais bien avoir quitté cet endroit avant la nuit… »
Je n'avais pas vraiment hâte de me faire attaquer à nouveau par des bestioles bizarres, surtout que Monsieur « je-suis-un-lâcheur » n'était plus là pour me sauver la mise. Quel connard quand même ! Il m'avait laissée là, sans attendre que je me réveille. Pour moi, c'était comme s'il m'avait jetée dans une fosse aux lions et était parti sans un regard en arrière.
« Mais merde ! On ne sauve pas deux fois la vie d'une personne qu'on va abandonner ensuite ! Je suis désolée mais là, il a fait fort ! Alors pourquoi il s'est fait chier à me sauver ? Franchement ? Surtout qu'il a failli y laisser sa peau lui aussi à jouer les héros. »
Si je le recroisait, il était mort, j'allais lui casser la gueule jusqu'à ce qu'il en crève ! De colère, j'ai donné un coup de poing contre un arbre, une douleur m'est passée dans le bras alors que je poussais un petit cri.
- Aïe ! Me suis-je exclamée, furieuse contre moi-même, mais quelle conne ! Quelle conne !
Furieuse, inquiète, perdue, je me suis mise à pleurer. Je ne savais pas comment faire pour m'en sortir seule, et l'abandon de cet espèce d'enfoiré ne m'aidait pas à aller mieux, si je n'arrivais pas à me repérer seule, qu'est-ce que ça allait être avec deux animaux blessés dont il fallait que je m'occupe ? Je me suis assise et ai plongé ma tête dans mes bras, laissant libre cour à mes sanglots incontrôlés. Je suis restée longtemps dans cette position, mes larmes ne semblaient pas vouloir s'arrêter, mais quelque chose d'humide à touché le dos de ma main, relevant la tête, j'ai pu voir le loup noir assis à côté de moi. Il posait sa truffe contre ma main et était en train de se coucher, la tête posée sur mon bras. Celui-ci à été couvert d'un peu de sang, sa blessure ne semblait pas s'être arrêtée de saigner. J'ai passé deux doigts le long de sa tête, veillant à ne pas toucher sa plaie, il a fermé les yeux tout en poussant un petit soupir de plaisir. Je les ai regardés tout les deux, le loup blanc était couché à ma droite, tout contre moi, et le noir à ma gauche. Ils avaient une telle confiance en moi ! C'en était incroyable ! J'ai posé une main sur la tête du blanc, caressant doucement son pelage soyeux. Une fois mon geste terminé, il a relevé la tête pour me lécher la main. Une bouffée de gratitude et d'amour m'a submergée, il fallait que je m'occupe d'eux, je n'aurais jamais pu les abandonner ici. Le moral remonté à bloc, je me suis relevée et suis partie d'un pas de sénateur (à cause des loups) vers le chemin que nous avions emprunté pour venir. De retour à l'intersection, j'ai pris le chemin de gauche, celui que nous n'avions pas encore exploré, à mi-chemin, le loup noir s'est stoppé, il a baissé la tête et un grognement est sorti de sa poitrine. Il a retroussé les babines alors que le blanc adoptait une attitude semblable. J'ai pointé mon arme vers l'avant, cherchant un ennemi invisible du regard, j'ai regardé de tout côtés, m'attendant à voir surgir un monstre hideux juste devant nous. Au lieu de ça, j'ai aperçu l'enfant de la veille, il se tenait dans l'encadrement d'une porte, son horrible sourire toujours plaqué sur le visage. J'ai pointé mon arme dans sa direction, prête à tirer au moindre mouvement suspect.
- Qui es tu ? Lui ai-je demandé d'une voix mi-inquiète, mi-énervée, et qu'est-ce que tu fabriques dans un endroit pareil ?
Il ne m'a pas répondu, se contentant de me regarder d'un air absent.
- Est-ce que…, ai-je tenté, ma respiration s'accélérant et ma colère montant à chaque mot, est-ce que c'est toi qui à tué ma famille ?
Mes mains tremblaient, et la rage m'a submergée quand il m'a adressé un sourire et qu'il a éclaté d'un rire hystérique tout en hochant la tête. Puis il a pointé une direction du doigt. Incapable de me maîtriser, je suis partie en courant vers lui, tout en poussant un cri où se mêlait haine et tristesse, je me suis mise à tirer, j'ai vidé mon chargeur dans sa direction. Quand j'ai à nouveau regardé vers là où il se trouvait, il n'y avait déjà plus personne… Je me suis laissée tomber à quatre pattes en poussant un cri de frustration.
