Shinigami's pop
Disclamers : Tous les personnages appartenant au monde de Gundam W ne m'appartiennent pas, pour ce qui est de l'histoire et des autres persos, si.
PS : Ceci est un Slash Yaoi/Yuri/Hétéro/Inceste.
Note de l'auteur : Merci vraiment aux lecteurs qui continuent de suivre cette aventure qui met du temps à se terminer. Elle verra cependant la fin car, concrètement, il ne reste pas énormément de chapitres. Ils sont juste assez longs à écrire.
J'espère cependant que vous passerez un bon moment à lire ce chapitre fort en émotions.
Chapitre 29 : Se retrouver
Duo était debout devant la porte de la maison des Yui. Elle lui paraissait très grande, très lourde et effrayante. Lorsqu'il avait vu cette porte pour la première fois, la curiosité, la joie, l'excitation et une pointe d'angoisse l'avait submergé, mais jamais, au grand jamais, il n'avait eu peur de cette porte. Ce qui n'était pas le cas aujourd'hui.
Il fit un geste pour frapper mais se retint. Il n'y arrivait pas. Le vent d'avril souffla, faisant voler ses mèches redevenues caramel. La jeune femme qui s'était occupée de lui rendre son apparence d'adolescent lui avait fait remarquer qu'il fallait qu'il fasse une pause. Les produits capillaires à outrance risquaient de lui casser les cheveux. Et il faudrait les couper… Il le savait. C'était les risques du métier. Mais il était certain d'une chose, c'est qu'il tenait plus que tout à ses cheveux. Il hocha la tête en se traitant d'abruti. Penser lotion capillaire alors qu'il était devant la porte de sa famille d'accueil, que derrière il y avait sont petit ami. Petit ami avec qui il allait devoir s'expliquer. Rien que penser à cette discussion lui noua l'estomac.
Il leva de nouveau sa main lorsque la poignée tourna d'elle-même. Son sang se glaça et il chercha rapidement autour de lui un endroit où se cacher. Il n'y avait rien. Pas d'arbre assez gros pour le masquer, pas de buisson dans lequel se planquer. Il inspira un grand coup et son cœur se calma lorsque ce fut Kaoru qui apparut.
- Oh, Duo. Tu es déjà rentré ?
Rien dans sa voix n'avait changé. Kaoru était fidèle à elle-même. Ce moment de calme avant la tempête rassura Duo qui se décontracta tout de suite. La mère de famille sourit. Il était tendu. Mais qui ne le serait pas dans son cas. Elle posa sa main sur son épaule en souriant.
- Heero est en cours. Il ne rentrera que vers 17h00.
- Ah la rentrée des classes… j'avais oublié.
- Ce n'est pas grave. Elle déposa un baiser sur son front. Je dois filer par contre, j'ai une ébauche de manuscrit à rendre avant 15h00. Si tu veux y a de quoi déjeuner dans le frigo.
Elle laissa la porte ouverte et fila rapidement vers l'arrêt de bus. Elle était habillée pour un rendez-vous professionnel. Tailleur, chaussures à talon moyen, un sac à main assez grand pour contenir un manuscrit et surtout un maquillage léger qui la rendait belle. Duo la suivit du regard un moment avant de passer la porte avec sa valise. Une fois dans le couloir, il soupira. Il ne savait cependant pas ce qu'il aurait préféré. Une confrontation directe ou pas. Il traîna sa valise jusque dans sa chambre. Rien n'avait bougé. Le lit était fait, l'ordinateur éteint, ses livres de cours en pile sur une étagère et ses morceaux de partitions dans la pochette sur le bureau. Il se laissa tomber sur le lit et s'allongea. Le décalage horaire entre l'Angleterre etla Franceétait quasi inexistant. Mais il se sentait aussi fatigué que s'il venait de traverser l'Atlantique. Il avait mal dormi, avait angoissé tout le trajet et n'avait rien mangé. Il était juste épuisé.
Tout le monde avait accepté le fait qu'il rentre directement en France, il y avait eu une stratégie mise au point pour leurrer les journalistes, ce qui n'avait pas été très difficile au vu du nombre de stars qui rentraient aux Etats-Unis en même temps qu'eux. Enfin, il ne savait pas vraiment comment s'était déroulé le stratagème, juste que lui avait repris une apparence d'adolescent tout ce qu'il y a de plus banal, avait quitté l'hôtel deux heures avant le départ annoncé du groupe avec Catherine et il avait pris l'Eurostar en classe économique comme toute personne normale. Pas de journaliste, après tout, aucun d'eux ne surveillait les gares, pas d'impression d'être suivi, rien. Il avait voyagé entre un homme petit, trapu et sentant la menthe à des kilomètres et une dame aussi raide qu'un manche à balai qui lui jetait des coups d'œil suspicieux comme s'il allait lui voler son sac à main. Il avait levé les yeux au ciel, enfilé son casque et écouté de la musique durant tout le trajet. Essayant de faire en sorte que son esprit se focalise sur autre chose que Heero.
Alors qu'il ressassait tout ça dans son esprit, celui-ci commença à perdre le fil de ses pensées pour s'enfoncer dans les ténèbres.
oOo
- Alors Heero, Lei, Wufei, ce voyage ?
- SUPERGENIALDELAMORTQUITUE !
Tout le groupe regarda Lei qui laissa tomber son sac de cours près de sa chaise. Elle se tourna vers Quatre qui avait eu le malheur de poser la question. Il s'en voulut dès qu'il vit la joie sur le visage de la chinoise.
- On a assisté au concert, on a fait des conférences de presse. Des vraies. Avec des journalistes, et tout. Et puis on a fait du SHOPPING ! Du shopping à LONDRES ! Oh My God ! Je n'en reviens toujours pas.
- Ça, on l'a remarqué.
Wufei se laissa tomber sur sa chaise, fatigué. Depuis qu'ils étaient rentrés, leurs parents avaient osé poser cette question. Ces quelques mots qui avaient déclenché une catastrophe. Même eux s'en mordaient encore les doigts. Lei, sa sœur, sa jumelle, la deuxième moitié de son cœur ne cessait de parler, parler et parler encore de ce week-end. Et en ce moment, il n'avait plus qu'une envie : l'étrangler. Quatre posa une main apaisante sur son épaule. Il compatissait. Malheureusement, ils espéraient qu'elle finirait par se taire. Après tout, personne dans le groupe n'avait l'intention de la relancer. Sauf que Lei ne faisait pas entièrement partie de leur groupe. Elle avait son propre groupe de filles. Et Siane, Chriss et Réléna vinrent animer la conversation. Leur professeur de mathématiques vint à leur rescousse avec un contrôle surprise de rentrée qui calma tout le monde sur le champ. Du moins, pour le temps que dura son cours.
O
- Je ne vois pas Duo ? Il n'est pas rentré ? S'étonna Thomas dont un sourire niais étirait ses lèvres depuis qu'il l'avait vu passer la porte de la classe. Mais la question posée à Lei avait enterré toutes les autres.
- Non. Il m'a laissé un message comme quoi il aurait peut-être un ou deux jours de retard. Heero ?
- J'en sais rien.
Tout le monde s'arrêta et se tourna vers le métis. Lui continuait d'avancer vers la cantine comme si de rien n'était. Parler de Duo était difficile. Il ne savait pas encore très bien sur quel pied danser et rien que de savoir qu'il n'allait pas tarder à le revoir lui nouait l'estomac. Jack avait appelé Kaoru pour leur dire que Duo rentrerait en début de semaine. Heero s'était senti rassuré. Duo ne le fuyait pas. Mais en même temps en colère qu'il n'ait pas appelé lui-même.
Lei fit comprendre aux autres que la discussion était close et se tourna vers Thomas et Réléna qui avaient une trop bonne mine à son goût.
- Alors vous deux, vous n'avez pas quelque chose à nous raconter.
Les deux devinrent aussi rouges que des pivoines et Thomas se tourna vers Wufei et se mit à parler des derniers matchs de basket qu'il avait vus à la télévision et des scores. La chinoise fronça le nez en voyant son frère venir à sa rescousse et se tourna vers la malheureuse que personne n'aiderait. Réléna. L'adolescente soupira. Elle n'était pas habituée à avoir des amies qui s'intéressent réellement à sa vie. Mais le regard de Lei ainsi que celui de Siane et Chriss l'obligèrent à abdiquer. Elle leur parla de sa rencontre avec le rouquin alors qu'elles prenaient un plateau et se servaient puis allèrent s'installer. Les garçons en profitèrent pour s'éclipser. Les histoires de nana, ce n'étaient pas pour eux.
Personne ne reparla de Duo durant toute la journée. Si bien qu'ils se quittèrent à 16h30 devant le portail de l'école. Heero rentra seul, réfléchissant au sujet de la dissertation qu'il avait à faire pour mercredi. Il soupira en arrivant devant chez lui. Sa mère lui avait dit qu'elle ne serait de retour que vers 19h00. Il mit la clé dans la porte et fut surpris que celle-ci soit ouverte. Fronçant les sourcils, il poussa la porte et entra. Jamais sa mère n'oubliait de fermer la porte lorsqu'elle sortait. Il mit tous ses sens aux aguets au cas où un cambrioleur serait présent. Inspectant chaque pièce du bas, il monta à l'étage et fut surpris de trouver la porte du bureau ouvert. Son cœur manqua un battement lorsque son esprit lui communiqua une pensée farfelue.
Duo serait rentré ?
Il poussa un peu plus la porte et la lumière éclaira la valise au pied du lit, puis le châtain endormi sur le lit. Heero soupira. Un soupir de soulagement. Duo était là. Il était revenu. Il referma la porte et s'adossa contre. Toute sa colère venait de s'évaporer. Il descendit silencieusement, ferma la porte à clé et prépara un goûter. Il se doutait que l'Américain aurait faim en se réveillant.
oOo
Wufei et Thomas marchaient tous les deux dans la rue. Lei avait décidé d'aller boire un verre avec les filles au salon de thé de Réléna. Il avait donc du temps à consacrer tranquillement à son meilleur ami. Et il avait senti depuis la question de sa sœur, qu'il avait quelque chose à lui dire.
Thomas ouvrit la porte de chez lui, et proposa à goûter à Wufei. Une fois qu'ils furent installés confortablement dans le canapé, du jus de fruit, coca et des gâteaux devant eux, Thomas commença à lui raconter ce qui s'était passé avec Michael.
Thomas passa par toutes les teintes de couleur. Il n'était pas gêné en soit de raconter ça à son meilleur ami, Wufei en avait déjà entendu bien pire à cause de l'autre con. Mais il ne savait pas, il se sentait différent, sur un petit nuage. Mais ce nuage semblait fragile, prêt à se disperser au moindre coup de vent. Un bonheur éphémère auquel il n'aurait le droit qu'un faible instant. Le chinois le laissa parler, raconter ses doutes, ses peurs, sa joie, son inquiétude, ses attentes. Tout.
- Profite.
- Quoi ?
- Je te dis de profiter. Michael prend soin de toi. Il ne va pas trop vite. Ne t'oblige à rien. Te rassure. Je serais quelqu'un de sage je te dirais de tout stopper. Qu'il est plus vieux que toi. Que c'est un homme. Et que nous ne sommes que des gamins. Qu'il finira par abuser de toi. Mais ce n'est pas le cas. J'ai confiance en lui. Seulement n'oublie jamais ce qu'il est. Ton frère l'a peut-être accepté. Mais tes parents, eux, n'en savent rien.
Le visage de Thomas devint aussi pâle que la porcelaine de l'assiette dans laquelle se trouvaient les petits gâteaux.
- Ils ne rentrent peut-être pas souvent, mais ce sont tes parents. Les adultes ne verront pas cette relation comme nous. Ou comme ton frère.
- Je sais.
Un silence s'installa, bien vite brisé par de nouvelles conversations. Tournant cette fois-ci sur un voyage à Londres.
oOo
Duo émergea doucement, tout son corps était endolori mais il avait l'impression d'être bien. Il se releva doucement, frottant ses yeux. Il s'était assoupi. Il jeta un coup d'œil au réveil mais celui-ci clignotait. Il fronça le nez. Une coupure de courant ? Avait-il dormi longtemps ? Quittant le lit, il se dirigea vers l'escalier. Pas de bruit. Il devait être encore tôt. Il descendit, la bouche pâteuse. Il avait soif. Zigzaguant un peu, il atteignit la cuisine en baillant.
- Je déteste les voyages, ça décale complètement. Marmonna-t-il.
- Je ne suis pas sûr qu'il n'y ait que ça.
La voix grave d'Heero le réveilla complètement. Il releva la tête et tomba sur les deux orbes d'un bleu acier de son petit ami. Son cœur manqua un battement et il sentit ses jambes flageoler. Oui, l'heure était avancée. Oui, Heero était déjà rentré de cours. Oui, c'était le moment de LA conversation. Il déglutit et passa une main dans sa tignasse en bataille.
- Oh salut Heero. Je ne t'ai pas entendu entrer.
- Je n'en doute pas, tu dormais.
Il lui versa un grand verre d'eau et le posa sur la table de la cuisine, retournant finir de faire la vaisselle. Ça y est. Duo était réveillé. Il était là, devant lui. Ses yeux encore légèrement brumeux, des cernes bleutées sur sa peau, ses cheveux emmêlés et un petit sourire mal à l'aise. Heero jubilait. Même s'il n'était pas à la meilleure place. Il apprécia que Duo soit dans cet état. Il se sentait bête. Comme lui. Lorsqu'il l'avait appris.
Duo, d'un geste lent, attrapa le verre d'eau et le but d'une traite. Il s'adossa contre la table et regarda Heero finir la vaisselle. Il lui en voulait. Il le sentait.
Un silence lourd s'installa, seul le bruit de l'eau et de la vaisselle venait le briser mais n'allégeait en rien l'atmosphère.
Aucun des deux ne savait que faire, que dire. Pour Heero, ce n'était pas à lui de commencer, de s'excuser, de s'expliquer. Pour Duo, faire le premier pas était dur. La fuite était bien plus facile. Quelque chose de facile pour lui, de courant dans sa vie. Il avait souvent fui, s'était souvent caché, mais jamais, ô grand jamais, il ne voulait mentir. Il avait caché la vérité pendant longtemps à Heero. Oui caché. Jamais il ne lui avait menti. Heero ne lui avait jamais posé de questions, jamais posé LA question. Il soupira et passa une main dans ses cheveux à nouveau.
- J'aurai préféré que ça ne se passe pas comme ça. J'aurai préféré tout t'avouer autrement. Mais… Mais je ne savais pas comment amener… comment vous dites déjà ? Oh my god, I'm so sorry Heero.
Le bruit de la vaisselle qui heurte l'évier stoppa Duo. Heero était toujours de dos mais il pouvait voir ses épaules trembler. Il déglutit, de plus en plus mal à l'aise. Le métis posa l'assiette doucement et se retourna. La colère pouvait se lire au fond de ses prunelles.
- Tu es désolé de quoi Duo ? D'avoir débarqué ici pour un soi-disant échange étudiant ? Pour avoir caché le fait que tu étais une idole ? Pour avoir mis ma mère au courant et pas moi ? Pour m'avoir écouté descendre la musique PopRock en général alors que je sortais avec le chanteur du groupe du moment ? Pour avoir chanté cette chanson lors du concert ? Pour avoir attendu une conférence de presse pour me faire comprendre qui tu étais ? Pour m'avoir laissé tomber amoureux de toi, toi qui aurais dû m'être inaccessible ? Pour être là à t'excuser comme un lâche ?
Duo s'enfonça un peu plus dans la table. S'il avait pu se transformer en bois, il l'aurait fait sur le champ. Le regard d'Heero était froid, gelé comme la glace. Chaque mot était prononcé avec amertume. Mais il sentait que son petit ami était juste blessé et qu'il lui laissait l'occasion de s'excuser, de se racheter, de lui expliquer tout simplement.
- Je… I…
- Un problème de langue ?
Le châtain fronça les sourcils. Ok. Si Heero voulait la jouer ainsi. Il avait affronté des hordes de journalistes, vécu bien pire dans son enfance, ce n'était pas son petit ami qui allait le faire plier.
- Non je n'ai pas de problème Heero. Tout baigne. Je suis une PopStar, je suis le chanteur du groupe Shinigami. Hilde et Solo sont mes musiciens et amis. Nous avons grandi ensemble, nous avons débuté ensemble et nous avons du succès ensemble. Je ne renie pas cette partie de moi. Oh no ! Never ! J'aime mon métier. J'aime la scène. Et j'aime par-dessus tout chanter et faire de la musique. C'est une partie de moi. SHIN and DUO are only one personne. Que ça te plaise ou non. Je suis venu ici sous mon identité civile, j'ai voulu voir ce que c'était de vivre en tant qu'étudiant, j'ai voulu retrouver le goût de la musique, la vraie. Pas l'industrielle qui se vend. Non THE musique. Celle qui me fait vibrer. Et je t'ai trouvé toi. YOU, Heero. You are my musique. C'est romantique, mais tu es… comment on dit déjà… muse. Yes. Ma muse.
Duo reprit sa respiration et soupira. Il n'eut pas le temps de croiser le regard d'Heero pour voir ce qu'il pensait de sa tirade que des lèvres chaudes étaient sur les siennes. Il se laissa guider et griser par le baiser. Leurs langues se touchèrent, sans curiosité, non, plutôt comme des affamés. Pas le temps pour les formalités, aller droit au but. Duo referma ses mains dans le cou d'Heero, s'accrochant à lui avec désespoir. Heero le plaqua un peu plus contre la table, passant ses mains sous le T-shirt déjà bien froissé par le train et la sieste improvisée. Il toucha la peau chaude du châtain. Il était à lui. Rien qu'à lui. Ses fans ne connaissaient pas ses lèvres. Elles étaient à lui. Ses fans ne connaissaient pas la douceur de sa peau. Elle était à lui. Ses fans ne l'auraient jamais comme lui. Il était à lui et rien qu'à lui.
Le baiser continua et s'acheva quand Heero quitta les lèvres pour l'oreille puis la mâchoire et descendre ensuite dans son cou. Il était à lui et il le prouverait. Il mordilla, suçota la peau de Duo. De SON Duo.
Le corps brûlant d'excitation, il se cambra lorsque la bouche du métis entreprit de laisser une marque dans son cou. Les mains d'Heero le touchaient, le caressaient et tout son esprit commençait à s'embrumer. Seule la douleur dans son dos le rappelait à la réalité. Il fit glisser ses mains de son cou pour ouvrir la chemise, les boutons cédèrent plus qu'ils ne furent détachés. La langue d'Heero l'obligea à cesser son activité, elle descendit jusqu'à sa clavicule. Stoppée par le T-shirt, celui-ci fut bientôt au sol. Et elle put retrouver son terrain de chasse. D'abord les tétons. Elle en fit le tour avant que les dents prennent la place. Mordillant, tirant, caressant la pointe et le contour rosé jusqu'à ce qu'ils deviennent rouges. Celui de droite, comme celui de gauche. Duo gémit et se cambra une nouvelle fois en arrière. Il poussa un cri peu masculin lorsqu'Heero le souleva de manière à ce qu'il repose sur la table. Il n'eut cependant pas le temps de comprendre que la langue de son petit ami arrivait à son nombril. La tête en arrière, les mains de Duo arrachèrent la chemise du brun. Heero releva la tête, ses yeux complètement embrumés par le désir. Duo l'embrassa, il sentit les doigts du métis s'acharner sur le bouton et la braguette de son jean mais ses lèvres, son goût et sa langue étaient plus intéressants. Rien ne pourrait le détourner de ça. Sauf Heero lui-même qui repartit découvrir son corps.
Duo voulut protester mais n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit. Quelque chose de chaud venait de le happer. Sa main dérapa et le verre qui était encore sur la table tomba au sol en se brisant. Il ne pouvait que jurer en américain. Son esprit bien trop embrouillé pour traduire en français ce qui lui venait à l'esprit. Heero entendit juste le "stop". Mais stopper quoi ? Oh non. Il n'avait pas l'intention d'arrêter. Il était à lui. Un excès d'orgueil et de possessivité.
Lorsqu'il sentit Duo se tendre et quelque chose gicler dans sa bouche, il comprit que son amant venait de rendre les armes. Il recracha le tout au sol et revint vers Duo, allongé sur la table, nu, tremblant de plaisir, les yeux dans le vague, gémissant son prénom, rien que son prénom.
- Oh God, 'ro…
Mais ça ne faisait que commencer.
oOo
Wufei quitta Thomas vers 18h30. Un sentiment de soulagement dans le cœur. Que son meilleur ami soit heureux était pour lui réconfortant. Thomas avait mérité ce qu'il avait. Et lui ?
Depuis quelques semaines il ne cessait de penser et repenser à Lei et lui, leurs sentiments. Il aimait sa jumelle, il en était certain mais la réalité venait le frapper à chaque seconde.
Il soupira en prenant le bus. À quoi bon aimer quelqu'un et ne pas pouvoir vivre cet amour au grand jour. Pour le moment ça passait comme étreinte fraternelle, comme le fait d'être jumeaux. Mais dans quelques années. Thomas n'avait pas ce souci, une fois son bac en poche, il pourrait s'afficher au grand jour. Enfin, du moins un peu. Eux jamais. Ils partiraient faire des études dans des facs différentes, auraient un job différent et n'auraient plus l'occasion d'être ensemble.
Il descendit à son arrêt et rajusta la bretelle de son sac. Il fallait se faire une raison. Un jour, Lei trouvera un garçon charmant, gentil, qui l'aimera pour ce qu'elle est et ils pourront vivre quelque chose. Lui se fera oublier.
La porte s'ouvrit sans qu'il n'ait le temps de faire le moindre mouvement et Lei apparut avec un grand sourire.
- Dépêche-toi, les parents veulent nous parler.
Wufei releva un sourcil. Leurs parents ? Qu'est-ce qu'ils leur voulaient ? Il déposa son sac en bas de l'escalier et entra dans le salon. Une jeune femme, environ la vingtaine était assise dans un fauteuil. Son père debout apportant du thé et sa mère assise dans le canapé en face, son ventre rond, le visage souriant.
- Ah, Wufei, te voilà. Laisse-moi te présenter Sally Po. Elle va venir seconder ton père le temps de ma grossesse.
- Maman a fait un malaise aujourd'hui, cria pratiquement Lei nerveuse et en colère.
- Quoi ?
Leur mère sourit faiblement et s'installa un peu mieux dans le canapé pendant que son père servait une tasse de thé à la dénommée Sally.
- Sally est la fille d'un très bon ami à moi. Elle fait des études d'hôtellerie justement et souhaite apprendre le métier.
Wufei enregistra toutes les données. Leur mère avait fait un malaise parce qu'elle se surmenait à cause du restaurant. Son père avait pris sous son aile l'étudiante assise sur le canapé. Et eux dans tout ça, qu'est-ce qu'ils devaient faire ?
- Sally va venir vivre chez nous, elle prendra la chambre d'ami. J'aimerais que vous soyez gentils avec elle.
- Bien sûr. Pour qui tu nous fait passer papa.
Lei s'approcha rapidement de Sally et lui fit un grand sourire avant de prendre plus d'informations. Ses goûts, où elle vivait avant, comment elle conciliait étude et boulot. Une vraie mitraillette. Cela fit rire leur mère. Wufei lui pouvait simplement s'en amuser. Sally se tourna vers lui en souriant. Il ne put s'empêcher de penser qu'elle était jolie. Il fronça le nez. Mauvaise pensée. Il salua tout le monde et prétextant des devoirs à faire, il quitta le salon, ramassa son sac et monta dans sa chambre.
La cohabitation allait être longue.
oOo
Ni Heero, ni Duo ne surent comment ils quittèrent la cuisine, arrivèrent à grimper les escaliers et à entrer dans la chambre du métis. Seul le contact du matelas dans le dos de Duo lui apprit qu'il souffrirait moins ensuite. Le brun au-dessus de lui ne cessait de l'embrasser, ses mains parcourant chaque parcelle de son corps comme pour le marquer de son odeur. Ce qu'il lui avait fait dans la cuisine était magique. Même la scène ne le grisait pas autant.
Décidant de ne pas rester en rade, il se remit lui aussi en action. Se redressant, il fit basculer Heero et se retrouva au-dessus. Sa natte commençait à se défaire, ses mèches de cheveux tombaient devant ses yeux. Il sourit. Les pommettes de son presqu'amant était rouges, la sueur perlait de son front et ses yeux, prunelles brillaient de désir. Et pas que ses prunelles. Il se laissa glisser et sentit rapidement l'érection contre ses fesses. Il s'y frotta doucement avant de passer par-dessus et de s'installer sur ses jambes.
Le sourire shinigamiesque sur le visage, il embrassa Heero avant d'embrasser sa mâchoire, sa clavicule puis descendre en ligne droite jusqu'à son nombril. Là, il commença à défaire le pantalon. Pourquoi Heero avait-il encore son pantalon alors que lui, il avait été obligé de le retirer de ses chevilles pour monter les escaliers ? Non, égalité. Le tissu fut bientôt à côté de l'autre, et le boxer aussi. Enfin ils étaient sur un pied d'égalité. Les mains de Duo commencèrent à masser. D'abord le haut des cuisses, une à une, sans se presser. Heero suffoquait presque de plaisir, surtout quand les longs doigts effleuraient son sexe douloureux. Mais jamais il ne le touchait. Il faisait tout pour l'éviter, ce qui enrageait encore plus Heero.
Celui-ci ne put se résoudre à plus de patience, il se redressa pour s'en offusquer mais Duo le repoussa. Hors de question qu'il vienne l'embêter. Il s'allongea sur son corps pour l'embrasser.
- Toi aussi, tu es à moi, murmura-t-il dans le creux de son oreille.
Sa langue se remit à serpenter sur son torse ne descendant jamais plus bas que ses hanches, là où il laissa une marque. Juste dans le creux. Il sentait sous son ventre l'érection d'Heero et savait pertinemment qu'il le faisait souffrir. Mais lui aussi souffrait. Mais voir l'expression de plaisir sur le visage de son petit ami était jouissante. Il continua sa douce torture jusqu'à ce que le métis craque pour de bon. Sans rien comprendre, Duo se retrouva sous Heero, le brun l'embrassant fougueusement avant d'attraper quelque chose dans sa table de chevet. Duo sourit en le voyant se débattre avec un préservatif. Ou diable Heero avait-il eu ça ? Est-ce qu'il projetait déjà de coucher avec lui depuis un moment ? L'américain se sentit rougir jusqu'à la racine des cheveux. Il entendit juste le clac du préservatif et releva le visage pour croiser le regard brûlant de désir mais hésitant sur la marche à suivre. Duo lui sourit. Caressa le sexe protégé et se redressa pour l'embrasser, puis ouvrit la bouche pour lécher la surface. Un goût fruité, agréable mais ce n'était pas le goût d'Heero. Tant pis, il ferait avec.
Heero prit ça pour un accord, il se coucha ensuite sur Duo, ajustant l'oreiller dans son dos et l'embrassant pour faire revenir cet état comateux de plaisir dans lequel il oublierait sa maladresse et la douleur. Lorsqu'il vit ses prunelles se voiler de désir, il humecta un de ses doigts et l'enfonça doucement. Duo se cambra et Heero stoppa tout geste. Mais l'Américain lui intima de continuer. Un second doigt, puis un troisième entrèrent avant de bouger doucement mais sûrement. Sous lui le corps de Duo ne cessait de se cambrer et des gémissements ne cessaient de passer ses lèvres. Il finit par les retirer pour se présenter à l'entrée. Sans laisser le temps à Duo de vraiment assimiler le changement, il le pénétra.
C'était chaud, étroit mais chaud. Il était dans Duo. Il eut un moment de doute, mais continua à s'enfoncer. Voyant que son amant était mal installé, il fit passer les deux jambes au-dessus de ses épaules et attira Duo à lui, l'enfonçant un peu plus. Le mouvement commença alors, doux, puis plus rapide et plus agressif. Leurs halètements se mêlaient, la sueur coulait le long de leur corps et un fourmillement signe de l'extase qui montait en eux se frayait un chemin jusqu'au bas-ventre. Il ne fallut que quelques coups de rein supplémentaires pour qu'Heero l'atteigne. Duo savoura le visage de son amant et lui sourit lorsqu'il se retira pour se laisser tomber à ses côtés.
- Ai shiteru Duo.
- Je pense savoir ce que ça veut dire, murmura Duo.
Heero se redressa sur un coude et sourit, il l'embrassa et ses yeux se posèrent sur le sexe encore bien droit du châtain. Sa main descendit jusqu'à la zone douloureuse et il n'eut aucun mal en quelques caresses à le libérer lui aussi. Il retira ensuite la capote et la jeta dans un coin de la chambre. Trop fatigué pour se prendre la tête sur ce détail.
Duo tira le drap, défaisant complètement le lit pour qu'ils puissent se couvrir un peu. Puis l'un contre l'autre, ils s'embrassèrent, se caressèrent de nouveau et malgré le désir grandissant de nouveau en eux, ils se laissèrent glisser dans les bras de Morphée.
oOo
Trowa tenait dans sa main une boîte de préservatifs. La même que celle de Heero. Il se souvenait parfaitement de ce moment. Il n'en avait plus. Le métis était alors venu en acheter avec lui. A deux c'était moins gênant. La pharmacienne les avait regardés en souriant amusée par les rougeurs qu'ils sentaient sur leurs joues. Ils en étaient ressortis aussi vite qu'ils n'y étaient rentrés, avec quelques explications en plus. Aucun des deux n'avaient raconté cet épisode à qui que ce soit. C'était leur petit secret.
Il se demandait si son ami l'avait déjà utilisée. Lui oui. Elle était déjà pratiquement vide. Il faudrait qu'il y retourne dans peu de temps. Une main se posa sur son bras et il tourna son visage vers son petit ami.
Quatre, les yeux embrumés par le sommeil le regardait.
- Qu'est-ce qui t'amuse ?
- Rien, rien du tout.
Il reposa la boîte sur la table de chevet et se tourna complètement vers Quatre. Son corps allongé sur le matelas, le drap ne le couvrant qu'à partir de ses fesses qu'il imaginait parfaitement. Il était magnifique. Et il n'était rien qu'à lui.
Quatre lui sourit et Trowa se pencha pour l'embrasser.
Il irait racheter une boîte demain après les cours.
oOo
Kaoru rentra vers 19h30, le bus avait eu de retard, un accident dans le centre-ville. Elle était fatiguée. Son rendez-vous qui normalement aurait dû être court et simple, s'était avéré long et compliqué. L'éditeur voulait un tome de plus. Changer légèrement l'intrigue pour que ce soit plus long, plus complexe et surtout plus romantique. L'amour. Pourquoi fallait-il toujours qu'il y ait de l'amour dans une histoire ? Soupirant, elle tourna la clé dans la serrure et entra. Tout était sombre. Les garçons devaient pourtant être là. Elle alluma la lumière du couloir et posa ses clés à côté de celles d'Heero. Oui, ils devaient être là.
Une pointe d'angoisse s'alluma dans son cerveau de mère. Et si les retrouvailles s'étaient mal passées ? Elle hocha la tête. Non. Son fils n'était pas violent. Elle entra dans la cuisine et alluma la lumière. Un cri étranglé passa ses lèvres suivi de jurons en japonais.
La cuisine était un champ de bataille. Il y avait du verre et de l'eau partout par terre, une des chaises était à l'autre bout de la pièce. Elle se tourna vers la sortie puis grimpa les escaliers rapidement. Elle ouvrit d'abord la porte du bureau. La valise de Duo était toujours là mais personne. Elle se calma un peu, ouvrit la porte de la chambre d'Heero et sourit, amusée. Un soulagement immense l'envahit lorsqu'elle vit les deux garçons, enlacés, sous les draps. Son imagination n'eut pas besoin de fournir d'explications, elle leva les yeux au ciel et referma la porte.
Elle redescendit doucement, faisant le moins de bruit possible et se mit à ranger la cuisine puis à préparer le repas du soir.
oOo
Hilde et Solo passèrent la porte de l'appartement. Il était vide. Cela faisait déjà un moment qu'ils s'étaient habitués au calme et surtout au rangement. Il n'y avait plus de crayons, de feuilles volantes un peu partout. Les vêtements ne traînaient plus partout et la vaisselle était faite. Solo posa son sac dans sa chambre avant de revenir dans le salon. Hilde était toujours là, au milieu, fixant un point invisible. Deux bras vinrent l'enlacer.
- Il me manque aussi. Mais ça lui fait du bien.
- Je ne sais pas si ça lui fait tant de bien. Qu'arrivera-t-il quand il devra rentrer pour de bon ? Quand il devra laisser Heero ? Abandonner son inspiration ? Il l'aime et ça on ne peut le nier.
Solo ne dit rien. Il était du même avis que son amie. Pour le moment Duo ne vivait pas dans l'optique de devoir tout abandonner. Oh bien sûr, faire son coming out devant le brun avait été dur. Seulement, ce n'était pas grand-chose. Enfin un petit fossé entre eux. Mais pas un gouffre. Alors qu'une fois l'année écoulée, un océan les séparerait.
Hilde se laissa bercer par Solo avant de s'ébrouer et de mettre son sac dans sa chambre et de proposer de se faire livrer une pizza et de rester allongés dans le canapé tout le reste de la journée. Ils n'iraient au studio que demain. Solo sourit. Oui. Un instant de calme.
oOo
Siane venait de laisser ses amies. Elle avait beaucoup apprécié cet "instant fille" au salon de thé de Réléna. Elle était restée septique au début quand Lei avait ramené la jeune femme au match de basket. Après tout ce qu'elle leur avait fait subir. Elle avait été odieuse avec elle, leur avait mis bon nombre de bâtons dans les roues, avait joué les petites princesses pimbêches et pédantes. Et pourtant, depuis qu'elle avait intégré leur groupe, le changement était visible. Timide, presque maladroite envers elles. Mais ça avait été agréable.
Seulement la conversation s'était vite portée sur le garçon qu'elle avait rencontré. Lei l'avait traitée gentiment d'ennemie avant de la bombarder de questions plus ou moins dérangeantes. Chriss avait elle aussi été gênée par le retournement de questions vers elle. Depuis Noël, elle avait fini par comprendre que l'étudiante qu'elle avait croisée au centre commercial était plus qu'une simple amie pour elle. Et pour Lei, il semblait que Wufei soit le seul homme de ses pensées, ou peut-être pas ? Qui savait ce que pensait réellement Lei. Elle finissait toujours par réussir à retourner la situation. Mais du coup, elle, Siane, s'était senti seule.
Un petit ami ? Dans leur groupe ? Ce n'était pas là qu'elle pourrait le trouver. Wufei n'avait d'yeux que pour Lei, Thomas pour leur professeur de sport, Heero pour Duo, Trowa pour Quatre, il ne restait donc… personne. Elle soupira en levant les yeux au ciel. Il ne resterait bientôt plus qu'elle. La seule personne seule du groupe.
Il y avait bien eu un des joueurs de basket qui lui avait plu mais un coup de cœur ne voulait pas dire vouloir sortir avec. Elle donna un petit coup de pied dans un papier de bonbons au sol. C'était fatiguant. Elle remonta la bretelle de son sac à dos avant de froncer le nez. Et puis zut alors. Pourquoi avoir forcément besoin d'un petit copain ? Après tout, à quoi ça pouvait bien lui servir ? Elle n'aurait plus le temps pour faire de la musique. Oui voilà ! C'était embarrassant.
Elle tapa le digicode en bas de son immeuble, entra dans le hall, ouvrit la boîte aux lettres pour prendre les publicités qu'on s'échinait à mettre dedans alors qu'il y avait marqué « pas de publicité, merci » dessus. Avançant en regardant les noms sur les enveloppes, elle s'arrêta devant l'ascenseur et vit le panneau « hors service ». Ce qui la fit jurer. Elle n'avait pas de chance.
D'un bon pas, elle monta les marches une à une. Premier étage, deuxième étage, troisième étage. Tiens, il y avait du mouvement au quatrième. Elle arriva sur le palier et fut surprise de voir la porte de l'appartement d'à côté ouverte. La vieille dame aux chats avait fini par trouver quelqu'un pour récupérer son bien ? Elle délaissait leur immeuble pour une maison de retraite dans le sud.
Elle mit la clé dans la serrure et à peine le cliquetis entendu une tête brune avec de superbes yeux bleus apparut. Elle sursauta mais le sourire sur les lèvres du jeune homme la fit sourire aussi.
- 'Pa, notre voisine est là.
Un homme, la cinquantaine, apparut à son tour : les cheveux courts grisonnants, un regard bleu pétillant comme son fils et surtout une carrure de militaire.
- Bonjour mademoiselle. Je m'appelle Roland Garris, votre nouveau voisin. Et voici mon fils Julien.
- Enchantée. Moi c'est Siane… mais Garris. Vous êtes le fils de Madame Garris.
- Oui. Nous récupérons l'appartement de ma mère pendant qu'elle part se faire dorer la pilule.
Il dit ça d'un ton taquin et Siane ne put s'empêcher de rire. Julien donna un coup de coude à son père avant que celui-ci ne s'excuse et retourne déballer les cartons. Siane ne sut pas trop quoi dire pour faire la conversation à ce jeune homme assez mignon. Elle remonta machinalement la bretelle de son sac et l'idée lui vint rapidement.
- Tu vas aller à quelle école ?
- Mon père m'a dit le nom mais je ne l'ai pas retenu. Je crois que c'est celle du centre.
- Oh, dans ce cas c'est la même que moi.
- Cool, tu pourras me montrer le chemin comme ça.
- D'accord.
Elle sourit de nouveau. Ce jeune homme lui donnait envie de sourire continuellement. Ils discutèrent encore quelques secondes devant leur porte. Il lui dit qu'il venait de Brest, que son père avait été muté sur Paris et que du coup, il était venu avec lui. Elle en avait déduit que ses parents étaient divorcés, que son père avait eu la garde. Siane le prévient qu'elle faisait de la musique et qu'il l'entendrait sûrement faire ses gammes. Julien lui appris que ce n'était pas grave car il faisait lui-même du piano. Ils se verraient alors durant les cours de solfège. Ils rirent et finirent par se saluer. Roland criait à son fils de venir l'aider au lieu de glander. Siane referma la porte dans son dos, le sourire toujours figé sur ses lèvres.
Après tout, peut-être qu'elle aussi pourrait bientôt parler d'un certain jeune homme à ses amies.
À suivre…
Un chapitre un peu court mais avec un lemon. Avouez que vous l'attendiez celui-là ! J'espère que vous aurez apprécié les nouveaux personnages qui vont venir semer un peu le trouble. Surtout dans la famille Chang. Le prochain chapitre sera un peu plus long mais sera aussi celui qui amènera le commencement de la fin.
Tchu
