Un deuxième chapitre pour vous, les petits amis ! Pas de la grande littérature, pas très passionnant non plus, mais... mais vous me pardonnez hein ? Vous allez pas me flagellez ? Bon, j'espère que ça vous plaira et surtout (j'ai oublié de la faire au précédent chapitre, c'est horrible) : Bonne année et meilleurs voeux à vous ! Que tout vous réussisse cette année et que vous ne croisiez aucun rhume en 2011 !

-Il y a une chose dont tu as oublié de me parler Tony.

L'italien lâcha sa paille et releva la tête de sa Dame Blanche, surpris. Ils étaient dans un petit café qui donnait sur la jetée et continuaient là leur conversation, profitant du fait que les cours avaient fini tôt et que leurs parents ne les attendaient pas avant un bon moment pour passer du temps entre « hommes ». S'en suivait des discussions plus étranges les unes que les autres, car Tony avait un don certain pour passer du coq à l'âne. Mais ce jour-là, il était plus concentré sur sa glace que sur le reste, même si la conversation allait bon train.

-Parle-moi un peu de cette « Kate ».

-Oh !

-Quoi : « oh ! » ?

-« oh ! » dans les sens : Oh ! Je te vois venir.

-Et ?

-Et tu te fourvoies complètement mon pauvre vieux.

-Depuis quand est-ce que tu emploies le verbe fourvoyer ? Est-ce que tu sais au moins ce que ça signifie, ou tu l'as mis dans ta phrase au petit bonheur la chance ?

L'italien lui tira la langue avant de reprendre une cuillère de glace à la vanille.

-DiNozzo ?

-…

-DiNozzo.

-…

-DiNozzo ! Je te parle !

Un sourire gamin apparut sur les traits de Tony qui pointa sa cuillère vers le torse de Gibbs.

-Mêle-toi de ce qui te regarde. Kate est très gentille.

-J'avais cru comprendre…

-Arrête avec tes sous-entendus ! Elle est très intelligente ! Je suis même persuadé que son QI est supérieur au tien.

-Et pourtant, elle accepte de te parler…

Le ton moqueur de Gibbs n'échappa à personne. Les conquêtes (ou potentielles conquêtes) de Tony formaient un sujet de chamailleries inépuisables…

-Quand vas-tu enfin te décider à chercher une relation stable ? Regarde, Shannon et moi, on est très heureux !

-Rappelle-moi un truc… QUI t'as présenté Shannon ?

Gibbs leva les yeux au ciel.

-Toi. Ô ! Mon ami que je ne remercierai jamais assez. Sérieusement, tu veux pas que je te passe de la pommade aussi ?

Tony ne répondit pas immédiatement, trop occupé par sa glace.

-Sérieusement, pourquoi est-ce qu'elle t'intéresse tellement ?

-Tu nous as plantés pour manger avec elle !

-Non. Je t'ai envoyé bouler et elle est venue manger avec moi.

-Elle t'a demandé si elle pouvait s'installer et tu lui as dit oui !

-Où est le mal ?

Jethro poussa un soupir de découragement. Tony ne pouvait pas être aussi bête. Il devait forcément le faire exprès.

-Le problème, DiNozzo, c'est que tu sors avec toutes les filles que tu vois.

-C'est complètement faux.

-Cite-moi une fille que je connais avec qui tu n'es pas sorti.

-Shannon.

-Une autre !

-Abby.

-Tony !

-Kate ?

Avec son petit air innocent, Tony aurait pu convaincre n'importe qui… Mais pas Gibbs.

-DiNozzo, une VRAIE fille.

-Là, tu es insultant Jethro. Kate est autant une fille qu'Abby et Shannon. Ou alors, tu sors avec un trans…

-Tony !

Un éclat de rire parvint jusqu'au comptoir : s'ils n'avaient pas été de bons clients, si la boutique n'avait pas été déserte… ils auraient sans doute été mis à la porte. Mais comme ils étaient les seuls consommateurs et que la serveuse, Charlotte, adorait les deux garçons, il n'y eu aucun problème.

-Sincèrement Jethro, je ne vois pas en quoi Kate te pose problème.

-Tu n'as pas répondu à ma question.

-Allison.

-Allison ? Allison, la pompom-girl ?

-Nan. Allison, le numéro 26 du tournoi de handball féminin.

-Tu rigoles j'espère ! Tu la suivais partout !

-L'un n'empêche pas l'autre Gibbs. On est juste bons copains.

-Bons Copains ?

Le haussement de sourcils dubitatif de Jethro en disait long sur ce qu'il pensait de l'honnêteté de son ami.

-Oui. En plus, elle est amie avec Kate.

-Ah bon ?

-Ouais.

-Tu es donc dans une situation doublement plus délicate mon vieux. Tu sais les filles c'est…

-Les filles c'est quoi mon chéri ?

Tony poussa un petit cri victorieux tandis que Shannon s'installait à côté de Gibbs, plusieurs sacs de courses à ses pieds. Elle commanda un multivitamines et attendit patiemment la réponse à sa question.

-Les filles c'est… plus compliqué que Tony ne le pense.

L'italien et la rousse partagèrent un sourire amusé, presque moqueur.

-Qu'est-ce que tu en sais Jethro ? Tu as connu beaucoup de filles avant moi ?

-Non mais…

-Alors ? Laisse Tony faire, je suis certaine qu'il a plus d'expérience que toi dans ce domaine.

Elle ébouriffa le jeune homme avant de plonger dans un des sacs pour donner un paquet à la paire d'yeux verts qui la fixait.

-J'ai pensé à toi quand j'ai vu ça. Tu me diras si c'est bien ceux que tu voulais.

Gibbs passa un bras autour de la taille de Shannon pour l'attirer à lui pendant que Tony mettait ses lunettes pour ouvrir le paquet.

-Est-ce que tu vois sans ?

La question venait de Shannon.

Surpris, Tony releva le nez du paquet qu'il n'avait pas encore fini d'ouvrir et détailla le couple d'un air perdu.

-Tes lunettes DiNozzo.

-Ah ! Euh… ouais…

-Tony !

-Bon, pas très bien. Mais c'est passager. C'est juste le coup sur la tête. Paraît que ça va se remettre très vite.

-Et sans ?

-C'est un peu flou.

Les questions s'arrêtant là, Tony retourna au déballage de son paquet et Shannon attrapa le jus de fruit que Charlotte venait de lui apporter. Elle la remercia chaleureusement, s'enquit de sa santé, pris des nouvelles de sa grand-mère qui s'était fait opérer de la hanche puis la regarda partir travailler avant de sourire à Gibbs. Elle but quelques gorgées et, enfin, le cri de joie de Tony retentit. Elle avait donc visé juste. Le paquet avait été long à ouvrir (bon sang, comment avait-elle pu oublier qu'il avait une main bandée ?) mais le résultat était plus que satisfaisant.

-Ca te plait ?

-Tu rigoles ? Un peu que ça me plait ! T'es la meilleure Shannon ! Merciiiii !

Il avait les yeux pleins d'étoiles, comme un gamin le jour de Noël. Il s'appuya sur la table et l'embrassa sur les deux joues, puis retourna à l'examen des deux dvd qu'il venait de recevoir. Des inédits de Magnums. Comment Shannon avait-elle pu douter un seul instant ? Aux anges, Tony tournait et retournait les boitiers, fasciné.

-Tu sais, je crois que les jaquettes auraient suffis. Regarde-le, un vrai môme…

La rousse ne pouvait s'empêcher de sourire. Elle aimait beaucoup Tony, et adorait le voir ainsi, même si, elle le savait, son euphorie ne durerait pas. Elle se pencha vers Gibbs de sorte à ce que personne ne puisse les entendre et lui demanda, avec un petit air suppliant :

-Et si on l'adoptait ?

-Tu ferais une bonne mère, mais je doute que ce soit une bonne idée.

-Pourquoi, tu as peur d'être papa ? Je t'en prie, il t'adore ! Et tu serais parfait… En plus, tu as déjà adopté Abby. Et je veux plusieurs enfants.

Ils retinrent difficilement leur rire mais Tony, partagé entre sa glace et les dvd, avait d'autres chats à fouetter. Chuchotant à l'oreille de Shannon, Gibbs entreprit de s'expliquer.

-Je me vois mal laisser Tonton Tony finir de grandir au dessus du garage. Et en plus, j'essayais de le raisonner, mais il ne veut rien entendre.

-A propos de quoi ?

-De Kate.

-Oh…

Mais Tony les observaient désormais, le nom de Kate l'ayant comme fait tomber de son nuage.

-Mais qu'est-ce que vous avez tous avec Kate ?

-Moi, je la trouve adorable.

-Tu trouves toujours tout le monde adorable Shannon.

-Jethro !

-Gibbs !

-Quoi ? C'est pas toi qui m'as dit que Tony était adorable ?

Le sourire indéfinissable de Gibbs était de retour.

-Parce qu'il l'est.

-Merci de prendre ma défense Shannon. Y a que toi qui es gentille avec moi. Snif. Personne ne m'aimeuh !

La montre de Tony émit un petit sifflement et Jethro se leva.

-Bon, je ferai bien de le ramener avant qu'il ne fasse une dépression nerveuse. Aller, en route mauvaise troupe !

Ils finirent leurs consommation, ramassèrent leurs affaires et quittèrent le café, sans oublier de saluer bien chaleureusement Charlotte, qui glissa même son nouveau numéro de téléphone à Tony.

-C'est pas possible ça ! Il te les faut vraiment toutes hein ?

Gibbs chargeait la voiture en commentant les dernières minutes pendant que l'italien et la rousse décidaient du cd à mettre dans l'autoradio. Il monta dans la voiture, boucla sa ceinture, vérifia que tout le monde avait fait de même avant de démarrer. Il déposa l'italien devant la propriété des DiNozzo et rentra chez lui, accompagné de Shannon.