Alors voilà le chapitre qui devait être posté hier. (désoléeuh ! mais il y avait NCIS^^) Il est plus long que les autres et, si vous lisez tout bien comme il faut, vous saurez avant la fin du chapitre qui est Cassandra.
Timothy sentait bien que quelque chose n'allait pas. Et ce n'était pas parce que le chocolat chaud et les cookies étaient délicieux qu'il changerait d'avis. Il était persuadé que Ziva avait découvert quelque chose. Mais quoi ? Elle avait l'air tendue, énervée même. Comme si on venait de lui asséner une vérité vraiment désagréable. Qu'avait-elle bien pu découvrir de si horrible ? McGee réfléchissait à tout cela quand son portable vibra dans sa poche. Il venait de recevoir un sms d'Abby : « Timmy-chéri, s'il te plait, est-ce que tu peux m'écouter quand je te parle ? J'en ai marre de tuer mon crédit pour que te sortir de tes rêves ! Abbs. Ps : j'ai adoré le dernier chapitre de ta fanfiction, c'était trop drôle ! »
McGee posa son portable sur la nappe et se tourna vers la jeune gothique.
-Excuse-moi, qu'est-ce que tu disais ?
-Elle te disait d'ouvrir les yeux, McGâteux !
Tous se tournèrent vers Tony qui venait d'arriver, les mains dans les poches, un sourire presque malveillant aux lèvres. Tim nota qu'il avait les yeux rougis.
-Bon, pousse-toi le Geek, je voudrais m'asseoir. Et fait une place pour Kate aussi.
McGee obtempéra sans broncher, mais avec maladresse et il bouscula Abby, qui lui mit un petit coup de poing dans l'épaule. Shannon, elle, sortit ses thermos de café et chocolat et demanda à la nouvelle venue se qu'elle désirait tandis que Gibbs versait un café à l'italien.
-Alors DiNozzo, tu t'es perdu dans les couloirs ?
Tony attrapa la tasse et le remercia d'un signe de tête, tant pour le café que pour l'absence de commentaire sur le fait qu'il avait pleuré. Car le détail n'avait pas échappé à Gibbs.
-En fait, Kate et moi avons discuté et nous avons quelques options en commun. Notamment le cours de psychologie. Tu vois Gibbs, il n'y a pas que Shannon et moi pour suivre une matière aussi… comment tu disais déjà ? Ah oui ! « Inutile ».
Gibbs lui flanqua une claque à l'arrière de la tête.
-En tout cas, moi, je prends des options d'homme.
-Comme quoi ?
Le ton railleur de Tony laissait entendre qu'il avait déjà de quoi répondre aux arguments que son ami avancerait.
-Boxe.
Mais Kate le devança.
-Je suis inscrite ! C'est super ça !
Tony se tourna vers Gibbs, goguenard.
-Oh oui alors, un vrai sport d'homme ! AIEEUH !
Abby se leva pour prendre la défense de son mentor et plaqua Tony au sol avant de commencer à l'étouffer avec la veste de McGee.
-Retire-ça tout de suite Anthony DiNozzo ! Gibbs est bien plus viril que toi !
Shannon partit dans un fou rire, incapable de venir au secours de son ami. Et personne, dans le reste du groupe, ne bougea le petit doigt. Il fallu attendre qu'un professeur passe pour que la jeune fille relâche sa prise. Tony se rassit, cherchant de l'air tandis qu'Abby allait bouder à côté de Timothy.
-Vous êtes des grands malades, vous le savez ça ?
La rouquine eut une petite mine contrite, mais ce n'était pas à elle que l'italien en voulait le plus.
-Tu m'aurais laissé mourir Jethro ! Et tu oses te prétendre mon ami ? Traitre !
-Si tu ne m'avais pas traité de femmelette, Abby n'aurait jamais essayé de te tuer. Techniquement, c'est toi le traitre DiNozzo.
-J'm'en fous. J'vous aime plus.
Et il leur tourna le dos à tous, comme un enfant dont on ne satisferait pas les caprices.
-DiNozzo.
-…
-DiNozzo.
-…
-DiNozzo, arrête ton cinéma.
Devant le manque de coopération de Tony, Gibbs se leva se traversa la courte distance qui le séparait de la portion de nappe où se trouvait l'italien avant de le prendre dans ses bras.
-Si je t'offre une bague, tu me pardonnes ma chérie ?
Tony se retint de rire, se racla la gorge et, d'une voix très haut perchée, se prit au jeu.
-Après la hoooonte que tu viens de me faire devant tooouuuutes mes amies ? Tu rigoles ? Je veux un voyage à Veniiise avec mon amant !
Et il poussa Jethro de toutes ses forces, le faisant tomber dans l'herbe.
-Là, on est quitte.
Beau joueur, Gibbs retourna à son ancienne place.
-C'est vrai que vous faites un peu vieux couple.
Ziva avait fait sa remarque à voix haute.
-Juste un peu ?
-Ce que Tony veut dire par là, c'est qu'avant de sortir avec moi, Jethro était avec Tony.
-QUOI ?
Les trois voix de Ziva, Kate et Mikaël résonnèrent dans la cour.
-Tony et Gibbs étaient ensemble ?
-Shannon, non ! Tu peux dire tout ce que tu veux sur moi, mais pas que j'ai été en couple avec Jethro ! Ca va ternir mon image !
-C'est pas ce que je voulais dire. C'est juste que vous passiez votre vie ensemble, du matin au soir. Comme un couple de personne âgée. Vous aviez votre petite routine. C'était très mignon.
Tony secoua la tête tandis que Gibbs se la prenait dans les mains. Les trois nouveaux, rassurés, comprenaient mieux.
-En fait, je ne pense pas que Tony soit le genre de Gibbs.
-Merci Abby. C'est encore mieux. Je vais finir par croire que vous n'avez pas eu de sujet de conversation hier matin…
-Oh si ! On en a eu ! On a même parler de toi sans que tu sois là ! Mais en bien hein ! Tu sais qu'on t'aime tous très fort ?
L'italien leva les yeux au ciel, puis se tourna vers Kate.
-Et je vis cet enfer depuis plusieurs années. Tu comprends pourquoi j'ai besoin de décompresser parfois ?
La jeune fille lui ébouriffa les cheveux en souriant.
-Au fait Tony, comment va ton père ?
L'italien se retourna vers McGee, et lui répondit sèchement.
-Très bien, merci pour lui Tim.
Il pensait que les questions s'arrêteraient là mais Ziva continua sur la lancée de McGaffe.
-J'ai appris que ton père était un riche industriel Tony. Les couteaux DiNozzo se vendent jusqu'en Israël. Tu dois être content d'avoir un avenir tout tracé. Tu n'auras qu'à reprendre l'entreprise familiale. Quelque part, ça doit être rassurant non ? Tu peux passer ta vie à faire le pupitre sans te poser de questions…
L'acidité de la réplique de l'israélienne venait sans doute de ses précédentes découvertes mais Tony, qui lui, l'ignorait, n'hésita pas une seconde à la fusiller du regard.
-Alors déjà Ziva, on dit « faire le pitre » et pas « faire le pupitre ». C'est une chose que tu dois savoir si tu espères faire plus que du tourisme en Amérique. Ensuite, que mon père ait de l'argent ou non, je m'en fiche. Je dirai même que je m'en tape. Figure-toi que je déteste les canifs et que je n'ai jamais compris pourquoi une famille italienne vendait des couteaux-suisses aux States. Et ce n'est pas parce que je fais le « pupitre » que je n'ai pas déjà réfléchi à mon avenir.
Les deux jeunes se fixèrent pendant un moment, puis, comme aucun des deux ne voulait baisser les yeux, Shannon se mit à proposer des cookies pour essayer de sauver l'ambiance.
-Allez Mikaël, sers-toi !
Le jeune homme accepta la tentative de trêve et les sucreries. Il trouvait la rousse gentille et l'aimait bien.
-N'empêche qu'il n'y a que les gosses de riche pour sortir avec toutes les filles qu'ils voient pour les jeter ensuite comme de vulgaire chauffettes !
-On dit « chaussettes » et si t'es jalouse, dis-le !
Désespérée, Shannon s'assit contre Gibbs, presque effrayée.
-Je ne suis pas jalouse ! Mais je me demande comment ta mère peut être fière de son fils alors qu'il se comporte comme une véritable Sex Machine !
Cette fois, tout le monde se figea. Abby plaqua ses mains devant sa bouche, choquée. Shannon voulu se lever mais Gibbs la fit se rasseoir. Kate n'esquissa même pas le moindre geste, incapable de comprendre ce qui se passait. Quand Tony se leva, prêt à attaquer Ziva, Mikaël se plaça devant la jeune fille et Timothy entraina le jeune homme plus loin pour qu'il puisse se calmer.
-Ziva, qu'est-ce qui se passe bon sang ?
Mikaël n'était pas ravi de la tournure que venait de prendre les évènements.
-C'est à Kate de nous le dire.
Gibbs poussa un soupir en entendant la réponse de l'Israélienne. S'était donc ça…
-Quoi ! Mais de quoi tu parles ? Tu lui hurles dessus et en plus c'est de ma faute !
-Tu fais bien de la psychologie non ?
-STOP !
Tous se tournèrent vers Shannon qui avait vraiment l'air furieuse.
-Vous pensez vraiment qu'on a besoin que vous vous crêpiez le chignon ? Vous ne vous êtes pas demandé pourquoi Tony n'était pas là hier ? Vous ne vous êtes pas demandé une seule seconde pourquoi on faisait un piquenique au lieu de partir chacun dans notre coin ? Vous avez pensé que peut-être on avait déjà assez de soucis comme ça ? Si vous voulez vous faire la guerre, faites-la. Mais vous quittez le groupe. Tout de suite !
Comme aucune des deux jeunes filles de bougea, Shannon se détendit un peu.
-Vous avez toutes les deux l'air de prendre les intérêts d'Anthony à cœur. C'est super. Mais dans ce cas, réfléchissez un peu. Si vous n'êtes pas fichues de passer une demi-heure ensemble sans que ça tourne au vinaigre, le choix ne sera pas difficile à faire. On garde Tony, et vous vous débrouillez toutes seules.
Ziva serra les poings, poussa un soupir.
-Désolée.
Kate baissa la tête : même si elle n'avait pas très bien compris pourquoi l'israélienne lui en voulait, elle devait reconnaitre que, l'espace d'un instant, elle avait eu envie de lui arracher le visage.
-Moi aussi, je suis désolée.
Satisfaite, la rousse se rassit.
-Je préfère ça. Surtout que vous ne vous connaissez même pas. Vous risqueriez de louper une belle amitié. Ce serait vraiment dommage. Abby et moi, on en a un peu marre d'être les seules filles.
La gothique essuya le mascara qui lui avait coulé sur les joues et leur adressa un sourire.
-Mais je tue la première qui fait du mal à Tony.
Kate acquiesça mais Ziva semblait mal à l'aise. Gibbs le remarqua aisément.
-Tu as un problème Ziva ?
-Je…non. Mais je me demandais pourquoi il s'est énervé quand j'ai commencé à parler de sa mère ?
Kate, intéressée, se rapprocha un peu de l'israélienne.
-Est-ce que ça a un rapport avec l'accident de voiture ?
Shannon, Abby et Gibbs se tournèrent vers elle, surpris.
-Il t'en a parlé ?
-Quel accident ?
Ziva venait de comprendre qu'elle s'était fait de fausses idées. Et, bizarrement, elle se mit à apprécier Kate.
-Il m'a dit qu'il avait eu un accident de voiture en juin. Mais il n'était pas seul…
Les larmes se remirent à couler sur les joues d'Abby. Et les trois nouveaux se sentirent très mal, tout à coup. Gibbs avait l'air particulièrement sombre, et ce fut donc Shannon qui répondit.
-Il était avec Cassandra. Ils devaient passer le week-end tous les deux. Je ne sais pas trop comment ça s'est passé parce que Tony n'a jamais voulu en parler, mais la voiture est sortie de la route pour s'encastrée dans un arbre. Cassandra est morte sur le coup.
Elle semblait bouleversée.
-Vous connaissiez Cassandra ?
-On l'adorait tous.
-Elle était comment ?
-Très gentille. Douce. Un peu fantaisiste aussi.
-Et il l'aimait ?
-Plus que n'importe qui d'autre.
Il y eut un silence que Mikaël étudia avant de poser une dernière question.
-Et pour lui, qui était Cassandra ?
Shannon se mordit la lèvre inférieure. Jethro lui posa une main sur l'épaule avant de répondre.
-Cassandra DiNozzo, c'était sa mère.
