Un grand merci à tout le monde. Apparemment, l'identité de Cassandra vous surprend. La théorie de la soeur vous semblait plus logique. Et bien, il a fallu que vos reviews (lors des premiers chapitres) en parlent, pour que j'y pense. Et cette théorie m'a bien plu. Mais j'avais mes propres idées. Dommage ^^

J'espère que ce chapitre ne vous décevra pas trop. (il faut dire que je poste peu avec les révisions des partiels et les autres fics que je lis.) Si quelque chose vous choque, pensez à me le signaler ! Merci à vous qui suivez cette fic. =D

« Un accident mortel endeuille la famille DiNozzo. »

C'était ce qu'avaient titrés les journaux en juin. Mais les nombreux articles annonçaient tous, sans exception, la même chose. Or, il était de notoriété internationale que la presse américaine n'était jamais d'accord. Eli David replia le journal qu'il venait de consulter et l'ajouta à la pile qui trônait déjà sur son bureau. Quel intérêt les DiNozzo auraient-ils eu de censurer la presse ? Ils n'avaient pas caché le fait que le chauffard responsable du tragique accident était l'unique héritier de la célèbre famille italienne. Alors qu'auraient-ils pu vouloir cacher ? Les DiNozzo n'étaient pas des gens clairs. Encore moins des gens fiables. Et Ziva allait côtoyer l'un d'entre eux pendant toute l'année… Le directeur de Mossad serra les poings. Il sentait que quelque chose d'important lui échappait, mais quoi ? Il avait déjà téléphoné à des amis au FBI et à la CIA pour se renseigner sur les italiens. Sans résultat. A croire que cette famille n'avait pas de secrets. Mais c'était impossible. Tout le monde avait des secrets. Il poussa un soupir et se servit un verre d'eau pour se calmer. Ses amis lui apporteraient des réponses. Il fallait juste être patient…

OoOooOoooOooOoO

McGee avait réussi à éloigner Tony du reste du groupe, mais cela avait été plutôt difficile. Quand Tony voulait tuer quelqu'un, l'en empêcher relevait du miracle. Ziva était allée trop loin, et l'italien tremblait, mais il n'arrivait pas à savoir si s'était de rage ou de désespoir. Il le regarda envoyer une poignée de graviers au loin en un seul coup de pied, frapper du poing dans un arbre avant de finalement se laisser tomber assis dans l'herbe. Sans savoir pourquoi, McGee se sentit coupable. Tony et lui n'étaient pas très proches, mais ils se connaissaient assez bien pour savoir prendre soin l'un de l'autre même si, d'ordinaire, c'était plutôt l'italien qui veillait sur lui. Peut-être était-il temps d'inverser les rôles ? Il alla s'asseoir à côté du jeune homme, espérant trouver les mots qu'il fallait, comme le faisait si bien Abby.

-Tony… Ziva n'a pas fait exprès. Elle ne pensait pas ce qu'elle t'a dit…

-Depuis quand es-tu expert en psychologie, Timothy ?

Etrangement, il aurait préféré un des surnoms idiots dont l'autre l'affublait quotidiennement.

-Elle ne pouvait pas deviner. Mais ça ne change rien j'imagine.

-Comme tu le dis, ça ne change rien.

Tim, mal à l'aise, ne trouva rien à ajouter. Avec Tony, il savait rarement sur quel pied danser. Oh, quand ils se chamaillaient, oui, il savait parfaitement que la meilleure chose à faire était de rendre les coups, œil pour œil, dent pour dent. Mais quand Tony était sérieux, tout devenait extrêmement compliqué. Il n'arrivait pas à cerner le jeune homme. Il ne comprenait pas ce qui se passait dans la tête de Tony. En fait, il doutait que Tony lui-même en fût capable. La seule à ne jamais s'être trompée, c'était Cassandra. Elle était la seule à comprendre. Elle connaissait son fils par cœur, sur le bout des doigts. Elle anticipait tout, et pas qu'avec Tony : elle était ainsi avec tout le monde. Il suffisait qu'elle passe un quart d'heure avec vous pour qu'elle vous comprenne. Timothy n'avait pas cru Gibbs quand ce dernier lui avait dit que Cassandra avait un don. Il avait pourtant dû se rendre à l'évidence quand elle était venue chercher son fils à l'école. Il ne l'avait vue que cinq minutes, et elle avait tout deviné. Absolument tout. Il avait longtemps pensé qu'elle était médium. Tony s'était contenté de lui sourire. Un sourire qui, pour une fois, ne contenait ni ironie, ni moquerie. Un simple sourire. Comme à chaque fois qu'il était question de Cassandra. Tony adorait sa mère. Sa mort était déjà difficile à admettre pour lui, alors être responsable de l'accident… Timothy frissonna. Il espérait ne jamais vivre une telle tragédie. Il aimait ses parents. Il aimait ses sœurs. Il ne pourrait jamais accepter de perdre l'un d'entre eux. Se serait comme le déchirer de l'intérieur. McGee se rapprocha de son ami.

-Je… Je sais pas comment je ferai, à ta place.

Tony haussa les épaules.

-Evite de te poser la question McGee. Ca te ferait plus de mal que de bien. Profite de ce que tu as, ne cherche pas plus loin.

L'italien se releva et épousseta son jean. Une fois impeccable, il tendit une main à McGee pour l'aider à se relever. Le jeune homme accepta l'offre et se trouva bien vite sur ses pieds.

-On fait quoi maintenant ?

-Tu me montres le dernier chapitre de ta fic ?

OoOooOoooOooOoO

Pour Ziva et Mikaël, le choc fut… grand. Moins pour Kate, que sa discussion avec Tony avait mise sur la piste. Pour eux, les choses commençaient à s'éclaircir. Mais ce n'était que maintenant qu'ils réalisaient l'ampleur du drame. Ziva comprit qu'elle était vraiment allée trop loin. Et, immédiatement, elle s'en voulu. Le silence qui touchait le petit groupe était entrecoupé de sanglots qu'Abby peinait à retenir. On aurait pu se demander si elle ne pleurait pas pour deux. Gibbs l'attira doucement contre lui et la prit dans ses bras pour la consoler, comme on le fait avec une enfant. Shannon profita de ce retour au calme pour régler quelques détails.

-Je ne veux pas que vous harceliez Tony avec ça. Il n'en a vraiment pas besoin. C'est déjà assez difficile pour lui en ce moment.

Ziva et Kate acquiescèrent. Elles avaient compris que le message s'adressait tout particulièrement à elles. Mais aucune des deux jeunes filles ne voulaient faire souffrir l'italien. Elles s'étaient rapprochées l'une de l'autre, si bien que leurs bras se touchaient presque. Elles étaient toutes les deux nouvelles, elles avaient toutes les deux été, d'une manière ou d'une autre, plus loin que la limite ne l'autorisait. Et elles avaient compris la leçon. Shannon le savait. Son portable vibra sur la nappe : c'était un sms de Tim : « Tony va bien. On est en salle info. On vous rejoindra plus tard. » Satisfaite, elle reposa le téléphone. Si McGee disait qu'ils les rejoindraient, cela signifiait que Tony s'était calmé. Et qu'il n'en voulait pas tant que ça à Ziva.

-On peut dire que vous avez de la chance. On a frôlé l'incident diplomatique !

Le « vous » ne désignait qu'une seule personne, mais il était plus poli qu'un « tu » qui aurait cassé l'ambiance. Gibbs attrapa le téléphone et le tendit à Abby, qui se détendit, rassurée. Elle essuya son visage avec le mouchoir de Gibbs.