Un grand merci à Shauni et Ins pour les reviews (de nouvelles lectrices ^^). J'espère que ce chapitre vous plaira les filles (et qu'il plaira aux autres lecteurs/trices également).

Je vous demande pardon pour mon absence ces derniers jours (une honte, je le reconnais) mais les partiels (qui sont enfin finis) duraient assez tard le soir et quand je rentrais, je n'avais pas le temps d'écrire... aller, j'arrête le 3615mylife, je le sais bien, c'est Tony que vous voulez... (snif).

Bonne lecture à vous et pleins de bisous à vous ! (et des slaps à l'arrière du crâne pour ceux qui ne mettent pas de reviews, na !)

De leur côté, McGee et Tony profitaient de la salle informatique pour surfer sur le web. Ils en étaient à consulter les blogs des ex de l'italien, ce qui ne manqua pas de détendre l'atmosphère. Les premières pages parlaient de lui en termes élogieux. Les suivantes… moins. Mais cela ne semblait pas affecter le jeune DiNozzo outre mesure. Ce qui étonna McGee.

-Je croyais que tu tenais à être bien vu ?

-Pas par ces filles-là. Elles ne valent pas le coup le bleu !

-Arrête de m'appeler le bleu !

-Mais tu es un bleu ! Tu ne connais rien de la vie, ni des femmes !

-Parce que tu es un expert toi ?

-Bah oui McGénie ! Et comme je suis gentil, je vais même te le prouver scientifiquement.

Ce n'est qu'à cet instant précis que Timothy comprit que leur éternelle joute avait repris. Tony s'était déjà levé et se dirigeait d'un pas conquérant (sans boiter !) vers un duo de jeunes blondes écervelées qui piaillaient en tournant les pages d'un magazine people tout en perforant de leurs cris enthousiastes les tympans de quiconque approchait à moins de cent mètres. Etrangement, McGee ressentit de la compassion pour l'italien, qui s'exposait à une perte d'audition certaine. Ce dernier était d'ailleurs arrivé à la hauteur des deux jeunes filles et il leva un pouce en direction de son ami avant de se lancer, un de ses sublimes « sourires DiNozzo » aux lèvres.

-Bonjour les filles. Excusez-moi de vous déranger en pleine lecture mais, est-ce que vous pouvez me renseigner sur un point important … ?

Et bien entendu, les deux jeunes filles rougirent quand elles se retournèrent et tombèrent face à ce jeune homme au physique plutôt avantageux, il fallait bien le reconnaître. Il voulait (comme par hasard) savoir si sa chemise était assez bien pour un entretient d'embauche ou s'il devait allait en acheter une autre. Les filles prirent un malin plaisir à passer toute sa tenue au crible, à lui proposer un après-midi shopping et elles allèrent même jusqu'à lui donner leurs numéros de téléphone. Tony les remercia chaleureusement, faisant mine d'être rassuré par les conseils des deux adolescentes et rejoignit McGee.

-Tu vois, c'est pas si dur.

Il chuchotait à peine, le nez dans un cahier de mathématiques tandis que les deux copines se retournaient pour l'observer d'un œil gourmand. McGee était certain qu'elles ne seraient plus amies d'ici la fin de la semaine. Un peu triste pour elles, il se demanda si Tony aurait un jur des scrupules.

-T'en fais pas McGee, je ne compte pas sortir avec ces filles. Et toi non plus.

-Ah bon ? Pourquoi ça ?

-Elles ont un style vestimentaire totalement surréaliste. Sérieusement, on voit tout !

-Je croyais que tu aimais ça.

-McGee ! J'aime bien en voir un peu. Du suggéré, tout en finesse. Franchement, ça craint. En plus, de près, leur symétrie faciale est très désordonnée.

Timothy se retint de frapper sa tête contre le mur. Cela n'aurait servir à rien. Tony ne pouvait pas murir. Tony ne pouvait pas voir les filles autrement que comme des jouets. C'était dans sa nature profonde, hélas. A la place, il plongea sa tête par-dessus l'épaule de l'italien pour tenter de lire ce qu'il écrivait. Ce n'était pas dans ses habitudes mais, quand il s'agissait de l'italien, toute sa bonne éducation s'envolait. Une sorte de lutte entre eux. C'était à celui qui agacerait le plus l'autre. Et comme les deux jeunes hommes étaient aussi déterminés l'un que l'autre, le score était assez serré, avec tout de même une légère avance pour Tony.

-Qu'est-ce que tu veux, McCurieux ?

Tony venait de refermer son cahier d'un geste sec, et son regard indiquait clairement que toucher l'objet entrainait une sentence de mort.

-Qu'est-ce que c'est ? Ta prochaine confession ? J'ose à peine imaginer le nombre d'Ave Maria que tu vas devoir faire.

Tony leva les yeux au ciel et lui asséna un coup de cahier à l'arrière du crâne. Ce qui n'arrêta pas McGee.

-Tes petits genoux vont s'écorcher sur le prie-Dieu… tu es sûr que tu supporteras l'atroce douleur?

Un deuxième coup suivit le premier et Timothy ne fit aucun effort pour retenir le sourire moqueur qui lui étira les lèvres.

-Tu perds patience Tony ?

-Jamais le Bleu. Tu m'entends ? Jamais !

La démarche rapide de l'italien fit comprendre à son ami que la journée poursuivrait son tour comme la routine le voulait : ils se chamailleraient encore et encore, jusqu'à ce que mort s'en suive. A croire qu'ils étaient programmés pour ça.

-Tony, attends !

Il se mit à trottiner pour rejoindre le jeune homme qui s'amusait, lui, à accélérer le pas. Il le regretterait le soir, à coup sûr. Mais Tony était un enfant capricieux, et rien ne pourrait le priver de son jeu préféré : embêter McGee.

OoOooOoooOooOoO

Jethro ne s'inquiétait pas. Ou plutôt, il ne s'inquiétait plus. McGee contrôlait la situation. Leur petit groupe formait une bonne équipe. Une très bonne équipe, même. En cela, il se demandait si l'arrivée de nouveaux membres ne risquait pas de perturber le bon fonctionnement de la troupe. Il connaissait Ziva. Un peu. Il ne serait pas allé jusqu'à lui confier sa vie, loin de la, mais il avait l'intuition que lui accorder sa confiance (s'il le faisait) ne serait pas une chose qu'il regretterait. Pour Mikaël, les choses étaient différentes. Il ne le connaissait pas du tout et il avait au moins deux choses à lui reprocher : premièrement, Mikaël avait l'air de détester Tony. Deuxièmement, il avait l'air de trop apprécier Shannon. Deux erreurs impardonnables quand on tente d'entrer dans le cercle très fermé de Leroy Jethro Gibbs. Erreurs pouvant, parfois, s'avérer fatales… Luttant contre son envie de tuer Mikaël, le jeune homme s'attaqua à la troisième et dernière candidate au poste de « Bleue » : Caitlin Todd. En règle générale, Gibbs faisait entièrement confiance à Tony. Il savait parfaitement qui était fréquentable et qui ne l'était pas. Il avait une espèce de radar qui s'enclenchait à plusieurs kilomètres de la cible. Mais le radar pouvait très bien avoir une défaillance technique. Tony avait approché Kate trop vite. Tony s'était confié trop vite. Kate n'était qu'une inconnue. A moins qu'elle ne soit bien plus que ça. A moins qu'elle ne soit justement la fameuse Inconnue de l'équation qui permettrait de résoudre le problème Tony. Perdant lui-même le fil de ses pensées, Jethro décida d'en rester-là. Il allait prendre à gauche quand il vit, en face de lui, Tony et McGee. Les deux jeunes hommes étaient un peu en retard, comme le voulait la routine de l'italien. A croire qu'il mettait un point d'honneur à ne jamais arriver à l'heure. Shannon et les autres étaient partis chercher leurs affaires aux casiers. Il avait donc la chance d'être seul avec les deux autres.

-Prêt pour un cours de biologie ?

La grimace de Tony le fit sourire.

-Gibbs, dit moi qu'on ne va pas disséquer une ratte pleine comme les élèves de l'an dernier. Pitié !

-J'en sais rien Tony. Mais je ne vois pas en quoi ça te perturbe. Tu aimes le gore au moins autant qu'Abby !

-Ouais mais ça, c'est pas pareil. Ma religion m'interdit de…

Le soudain silence de Tony et son regard qui fixait un point par-dessus son épaule lui firent comprendre que Ziva venait d'arriver. Elle quitta le reste du groupe pour lui présenter des excuses maladroites auxquelles l'italien ne fit aucunes remarques. Au contraire, il l'ignora superbement et se plaça entre Abby et Kate. La gothique, qui était encore fâchée contre Ziva pour son manque de tact et qui avait eu une discussion avec Kate au sujet de ce qui s'était passé dans la fameuse salle, avait choisi d'adopter la petite protégée de l'italien. Elle s'empara du bras de Tony et posa sa tête contre l'épaule du jeune homme qui se détendit à peine. Sur ce coup-là, toute la magie dont elle pouvait faire preuve ne serait pas suffisante. La gothique déposa un bisou sur la joue de Tony, laissant une infime marque noire et réconfortante. Ensuite, elle le prit par la main et se dirigea vers la salle d'un pas rapide. Le jeune homme eut juste le temps de faire de même avec Kate avant d'être entraîné par l'Ouragan Sciuto.