Voilà Gwenetsi, j'ai tenu parole. On est bien avant Noël hein ? :D

A vous autres lecteurs et lectrices, pardon pour le retard, mais les études sont prioritaires et je refuse catégoriquement de bâcler mes devoirs ou mon bébé (mon bébé étant Teen'sLife).

J'espère que ça vous plaira et que vous me pardonnerez ma cruauté.

Bisous à vous et bonne lecture.


Assis sur le canapé des Gibbs, les deux adolescents sirotaient un soda devant les pages de publicités. Aucun n'avait le courage de changer de chaîne et, honnêtement, ils aimaient bien les publicités. Si le programme (un débat économique) reprenait, ils se dirigeraient tout naturellement vers une autre chaîne de publicité.

-Tu sais, on devrait t'adopter.

Tony releva le nez de son verre, dont il admirait les bulles.

-Pardon ?

Gibbs lui passa un bras autour des épaules.

-C'est Shannon qui a raison. Tu ferais un très bon fils, si on t'adoptait.

-Tu me dis ça alors que je sèche les cours ?

-Je te dis ça parce que mes parents n'ont jamais réussi à t'adopter eux. Peut-être qu'avec moi tu diras oui.

-C'est niais et mièvre à en vomir Jethro. Tu le sais ça ?

-Ouaip !

-Et pourtant, tu persistes ?

-Ouaip !

-Tu ne peux pas m'adopter.

-J'ai déjà épousé Shannon en salle de permanence. Tu officiais même !

-J'm'en souviens très bien, merci. Mais tu ne peux pas m'adopter sur une feuille de papier canson, même en calligraphiant de ton mieux. Le document ne sera pas valable.

-Attend... mon mariage avec Shannon n'est pas valable aux yeux de la loi ? Ciel ! Mais alors, Que va-t-il se passer pour Kelly si jamais je venais à dispara...AIE !

Le coude de Tony venait d'épouser brutalement la forme des côtes de Gibbs.

-J'ai pas vraiment envie de rire Gibbs.

Il se leva et commença à tourner en rond autour de la table basse.

-Ces temps-ci Tony, je ne sais pas si tu as vraiment envie de faire quoi que ce soit.

-Moi non plus.

Il y eu un silence, puis le "ding" du micro-onde. Les deux garçons échangèrent un sourire satisfait : si l'électro-ménager n'avait pas explosé, peu importe dans quel état la nourriture sortirait, ce serait comestible. Et en effet, les nuggets de poulet étaient, du moins en apparence, tout à fait catholique.

-Et si on règlait le problème Dwayne cette nuit ?

Tony s'étrangla avec sa bouchée de nuggets (plus composée de mayonaise que de nuggets, soit dit en passant) et se servit du contenu du verre de son ami pour faire passer.

-Tu m'expliques Jethro ?

-Cette nuit, toi, moi et cette ordure. Un petit avant-goût de ce qui lui arrivera si il vient nous embêter.

Tony poussa un soupir tout en resservant Gibbs en soda.

-Ecoute, c'est super sympa comme proposition, mais je vais décliner. Pas besoin que tu te mouilles pour l'instant. Le simple fait de te savoir prêt à le faire me suffit. Pour l'instant, c'est entre Dwayne et moi.

Gibbs haussa les épaules, peu convaincu.

OoOooOoooOooOoO

Eli David avait reçu un e-mail de son agent, Mikaël Rivkin, qui enquêtait sur les camarades de Ziva. Il l'avait lancé sur l'affaire DiNozzo. Mais tout cela se compliquait. Il aurait besoin d'Ari. Après tout, Ari était déjà au courant des plus grandes lignes. Il prendrait le prochain avion pour Tel Aviv. Et ils aviseraient. La famille DiNozzo ne serait pas un problème pour la sécurité de sa fille.

OoOooOoooOooOoO

Après avoir mangé, les deux amis étaient descendu à la cave, où ils avaient entrepris de poncer le bois pour le bâteau de Gibbs. Depuis un moment déjà (plusieurs années) le jeune homme travaillait sur ce projet et, occasionnellement, son ami lui donnait un coup de main. C'était pour cette unique raison qu'une cafetière avait établie domicile à la cave des Gibbs.

Epuisé, Tony avait fini par s'endormir sous la structure du bâteau retourné, et, étendu là, il rattrapait paysiblement son sommeil en retard. Les cheveux ébourrifés, le col de travers, les jambes en vrac, il ressemblait à un petit garçon assoupi. Jethro l'observa un moment, plein de tendresse pour son meilleur ami. Enfant, il avait demandé à ses parents s'ils ne pouvaient pas adopter Tony pour qu'il soit son frère. Sa mère lui avait expliqué que Tony serait triste s'il devait partir loin de sa maman, et que madame DiNozzo pleurerait beaucoup si son petit garçon partait vivre ailleurs. Il avait compris, réalisant que lui n'aimerait pas non plus quitter sa maman et son papa pour aller vivre chez Tony. Mais cela ne l'avait jamais empêché de considérer l'italien comme son frère. Son petit frère, pour être précis. Ils avaient quelques mois d'écart, pas beaucoup, mais assez pour que, ajoutés au côté fragile du plus jeune, ses arguments fassent de Tony le cadet.

Jethro passa une main dans les cheveux de l'italien, les décoiffant un peu plus (si c'était possible). Il attrapa la couverture qui traînait sous l'établi et en couvrit DiNozzo avant de s'installer à croupi à côté de lui pour l'observer dormir.

Il avait besoin d'un plan. Il fallait éliminer Dwayne.

Et c'était à lui qui le ferait.

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Dwayne Jesperson marchait d'un bon pas. Les cours étaient fini pour lui : les options, il les séchait régulièrement. Pas exactement le meilleur comportement à avoir. Mais il se moquait éprduement de l'avis des professeurs. Son père avait de l'argent. Le reste, s'était superflu. Etudier ? Un concept qu'il laisserait les pauvres explorer. Il n'avait pas besoin de diplômes pour s'assurer un bel avenir. Il n'avait qu'à être lui. Respirer en pensant que l'oxygène du monde lui appartenait. Il se retourna pour admirer son reflet dans la vitre de l'abri bus et se fit un sourire : oui, il était beau. Avec ses boucles sombres coupées courtes, ses yeux clairs et son teint à peine doré, il était magnifique. Et très fier de l'être.

Il fit le "v" de la victoire à son reflet et ajusta le col de son costume. Il aurait le monde à ses pieds en très peu de temps. Il lui suffisait d'exister pour cela.

Un sourire, quelques phrases polies... et elles tombaient toutes comme des mouches. Pas toujours besoin de les droguer pour qu'elles acceptent de se jeter dans ses bras. Et quand bien même il leur fallait quelques substances illicites pour qu'elles admettent qu'il leur plaisait... ce n'était pas cher payé. Et s'il était sûr d'une chose, c'était que Caitlin Todd finirait dans ses bras, que ce soit légal ou non. La seule différence, c'était avec combien de personne elle passerait la nuit...

OoOooOoooOooOoO

-Sérieusement les filles, vous pensez que Mikaël est gentil ?

Ziva, ahurie, serrait Rachel contre-elle, incapable d'en croire ses oreilles.

-Je n'ai pas dit ça... commença Kate.

-Mais tu n'as pas dit le contraire ! Complèta Abby sous en berçant Pixel.

Les hommes ayant désertés, les filles avaient décidé d'aller faire du shopping, et elles étaient toutes les sept au centre commercial, l'offspring de Tony faisant office de représentant du genre masculin.

Résultat, elles s'amusaient comme des folles alors que le bambin chuinait faiblement, visiblement peu enchanté à l'idée de faire les boutiques.

Et pourtant, sa mère le gâtait.

-Chérie, ton fils tient définitivement de son père...

-Je croyais que Tony aimait les fringues!

-C'est le cas. Mais il déteste être traîné de force dans les rayons, en encore plus que l'on choisisse pour lui. On a déjà essayé avec Abby...

-Oh... donc, si je lui ramène cette suuuuuuuuuuuperbe cravate, je vais me faire lyncher ?

Elle désignait une cravate piano noire avec les dièses en blanc. Clavier inversé en somme.

-Hmm... Il est capable de trouver ça à son goût. Mais, dans ce cas, présente-lui l'idée avec finesse.

-Humour ?

-Par exemple.

-Je voulais juste qu'il soit assorti au nouveau body de Liam.

-Et c'est une raison suffisante.

Kelly était dans une jolie robe sucrée que "Tata Abby" avait choisie : le poupon semblait nager dans une meringue rose vivante, mais le tout était assez mignon, si l'on exceptait le fait que la meringue semblait bien décider à engloutir le nourrison.

Pixel était actuellement dans le caddie, confortablement installée dans son couffin alors que Rachel était dans un porte-bébé, rivée à sa mère qui s'était promis de ne plus laisser la moindre possibilité d'approche à son taré de binôme.

-En même temps, il faut savoir avec qui on fait son bébé...

Ziva fit mine d'être outrée jusqu'à ce que Shannon cède.

-Tu aurais pu faire pire. Tu aurais pu choisir Dwayne.

C'est à ce moment-là que Kate releva le nez de sa pile de grenouillière (elle en avait une bonne vingtaine dans les bras et aurait bien voulu toutes les acheter).

-Qu'est-ce qu'il a de si terrible Dwayne. C'est un garçon sympa non ?

Shannon soupira et lui retira les vêtements de bébé des bras, entreprenant de faire le tri pour elle, reposant ceux de filles dans le caddie d'Abby pour observer plus tard et bannissant tout ce qui s'apparentait de près ou de loin à des costumes de mardi-gras et Halloween. La pile diminua considèrablement.

-Ce n'est pas dans mes habitudes de cracher dans le dos des gens, ni d'intervenir dans leurs relations sociales, mais Dwayne est connu pour réfléchir plus selon ses désirs que selon la logique.

-Un garçon en somme. Comme Tony quoi ?

-Non. Pas ce genre de désirs. Tony ne réfléchira pas s'il passe devant une pizzeria. Il réfléchit avec son estomac et son grand sens du divertissement. Dwayne... c'est... comment dire...

Abby se tut, cherchant un moyen d'exprimer sa pensée. Finalement, ce fut Shannon qui régla le problème, après avoir longtemps cherché ses mots.

-Il réfléchit avec son entre-jambe.

-Shannon !

Abby était mortifiée : jamais son amie n'avait tenu de tels propos. Mais en même temps, c'était terriblement justifié. Elle se mit à rire au grand dam de la rousse, et fut bientôt rejoint dans son hilarité par l'israélienne. Kate, surprise, demada des explications à Shannon.

-Ecoute Kate, je crois que j'ai déjà dépassé mon quotat de vulgarité pour aujourd'hui alors je ne vais pas m'étendre sur le sujet, mais Dwayne est un garçon pervers et si j'avais mon mot à dire, j'ajouterai dangereux. On ne sait jamais ce qu'il a dans la tête. Au primaire, il s'amusait à tirer au lance-pierre sur les chiots du camp d'entrainement pour chiens d'aveugles. Si ça ne te suffit pas...

Cet exemple de barbarie aurait dû suffire à Caitlin Todd. Mais c'était sans compter sur Mr Charisme Jesperson et ses jolies petites pilules de GHB...