Chose promise, chose due. Vous pouvez remercier Gwenetsi pour ses encouragements et le temps qu'elle prend chaque jour pour me motiver. (moi je dis, chapeau ! Ca faisait des mois que je n'avais pas tant écris !) Ce chapitre n'est pas très long, ni très bodybuildé du suspens, mais il introduit des petits nouveaux et, surtout, il vous donne une idée de ce qui arrivera dans les prochains chapitres.

Bonne lecture à vous et à bientôt. Gros gros gros bisous.


Ari Aswari savait ce qu'il avait à faire. Il l'avait toujours su. Sa loyauté n'allait à personne en particulier, mais il n'avait pas le moindre doute sur ce qui l'attendait en Amérique. Son père avait été clair : il ne laisserait pas Ziva, l'étoile de sa vie, se faire corrompre par Anthony D. DiNozzo Jr. Il voulait savoir ce qui s'était passé lors de ce fameux accident. Et il le saurait.

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-Comme ils sont mignons.

-Tu peux le dire, ils sont très mignons.

-J'aimerai pouvoir le garder pour toujours.

-Je doute que ce soit possible.

-Mais regarde moi ce spectacle. N'est-ce pas la chose la plus mignonne au monde ?

Jackson Gibbs haussa les épaules sans que sa femme ne le voit. Oui, Leroy et Anthony étaient très mignons. Mais ils étaient de jeunes hommes maintenant. S'extasier devant deux adolescents endormis l'un sur l'autre, bras et jambes mêlés... Certes, la tête de Leroy appuyée sur le torse d'Anthony rappelait leurs siestes d'autrefois, quand ils étaient petits, mais bon... oh et puis zut, il allait prendre une photo.

Le flash ne perturba aucun des deux adolescents qui dormaient pèle-mèle sur le canapé, le son de la télévision comme berceuse.

-On garde Anthony a dîner ?

-Si tu veux chérie. Mais ne reste pas penchée au dessus d'eux comme ça, tu risquerais de les réveiller.

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-Alors Dwayne, qu'est-ce que tu viens faire dans mon quartier ?

-Je t'ai rien demandé à ce que je sache, alors tu t'écrases contre un mur et tu me laisses passer.

Le mépris de l'héritier des Jesperson était plus que palpable, comme à son habitude. Pourtant, il était venu de lui-même dans ce quartier lugubre de Washington, personne ne l'y avait forcé.

-Tu cherches qui ?

-Ta soeur, pauvre con.

Le jeune junkie se tu immédiatement. Il n'avait pas vraiment envie de discuter avec Dwayne. Personne, en Amérique, n'avait jamais vraiment eu envie de discuter avec Dwayne. Il fallait être soit extrêmement naïf, soit terriblement dans le besoin, pour accepter de fréquenter un tel individu. Il existait différents types de besoins chez les habitants de ce quartier de Washington. Et Dwayne savait parfaitement comment tous les satisfaire.

Aussi, quand il poussa la porte de la boutique du seul tatoueur dont l'échoppe semblait effleurer les réglementations concernant les conditions d'hygiènes, personne ne fut surpris. La clochette tinta et Dwayne referma la porte derrière lui.

-Salut Mona. T'as vu le patron ?

-Non.

-Tu sais quand il revient ?

-Dans quelques heures.

-Il est stone dans l'arrière boutique, c'est ça ?

Cette fois, Mona ne répondit pas. Mais Dwayne n'avait pas exactement besoin qu'elle réponde pour avoir son idée sur l'affaire.

-Je vais monter.

-Je ne crois pas.

-T'as mieux pour me faire attendre peut-être ? Ou tu as encore besoin de fric ?

-Je t'emmerde.

-Si c'était le cas, tu n'aurais pas une jupe si courte.

-T'es vraiment un porc.

-Ohla... je ne suis pas sûr que tu puisses te permettre de me parler sur ce ton espèce de traînée !

-Tu veux que je le dise sur quel ton alors ? En chantant la traviatta ?

-Salope.

La gifle ne fut pas longue à venir. Mais comme Dwayne le lui avait si bien fait remarquer, Mona avait besoin d'argent... Avant, dans une autre vie, Mona avait fait partie de la belle société, de cette fableuse caste dont Dwayne était lui-même issu. Elle savait que l'argent ne faisait pas tout, et que Dwayne était l'être le plus corompu qui soit sur Terre. Mais elle avait eu la malchance de tomber enceinte. Et il fallait bien qu'elle s'occupe de sa progéniture. Ses parents l'avaient reniée et elle vivait donc dans une précarité certaine, sans autre solution pour nourrir ses enfants que d'accepter les propositions dégradantes de Jesperson. Après tout, il était le père de sa première fille...

En soupirant, Mona se contenta de réprimer une grimace de dégoût quand la main de Dwayne vint s'écraser sur son fessier. Plus que dix-huit ans à tirer Mona, après, tu pourras faire une overdose, tranquille, dans ton coin...

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-Anthony, cesse donc de me suivre partout comme ça et va t'asseoir à table.

-Mais je veux vous aider !

-Et c'est très gentil mon chéri, mais si tu viens m'aider, Jackson et Leroy vont vouloir venir aussi... Or, quand il y a trop de Gibbs dans une cuisine, qu'est-ce qu'il s'y passe ?

-L'électro-ménager se suicide et nous on fait une dépression.

-Je vois que tu as retenu la leçon, alors file !

Tony fit un clin d'oeil à madame Gibbs et s'exécuta.

La dernière fois qu'ils s'étaient tous trouvé dans la cuisine en même temps, Gibbs avait tué le micro-onde alors que Jackson avait trouvé le moyen de bloquer le four en mode grillade. Une panne de courant mémorable s'en était suivie et Tony, bien qu'ayant trouvé tout cela plutôt drôle, savait qu'il valait mieux éviter de retenter l'expérience. Surtout qu'il avait fallu vider le frigo, rempli à toc.

Madame Gibbs était une femme formidable. Elle avait toujours été très gentille avec lui, avait pris grand soin de sa mère et, surtout, elle faisait les meilleurs gâteaux glacés du monde ! Et puis, elle faisait aussi des câlins géniaux, mais ça, Tony préférait le garder pour lui. Pas la peine que tout le monde sache que Jethro lui prêtait sa mère.

-Hey Gibbs, ça te dirais d'aller vadrouiller un peu après dîner ?

-Ouais, ça pourrait être pas mal. T'as une idée en tête ?

-A ton avis ?

-Je te suis. Mais on fait la vaisselle d'abord.

-Tu me prends pour qui ?

-Je voulais juste être certain que tu n'avais pas oublié.

-C'est ça... faux frère va.

Jackson observait l'échange, amusé. Il savait que les deux garçons se taquinaient régulièrement. C'était assez drôle à voir. Leroy parlait rarement autant qu'en compagnie du petit DiNozzo. Quelque part, ça lui faisait bizarre de se dire qu'il les avaient tout deux connus bébés. Et qu'ils allaient bientôt être adultes. Mais il fallait accepter la réalité. Le temps passait...

-C'était vraiment délicieux Ann !

-C'est vrai Maman, c'était super bon.

-Le secret, c'est la vinaigrette de ton père Leroy.

Tony se retint de rire tout en emportant les assiettes, vite rejoint par son meilleur ami.

-La vinaigrette, sérieusement ?

-Tu trouves aussi que c'est bizarre toi, la vinaigrette dans le gratin ?

-Totalement.

-On va peut-être pas le dire devant Papa.

-Y a pas de risque. En plus, elle était bonne, la vinaigrette.

-Tu parles, tu la colles à la louche sur ton pain.

-Mais j'aime ça !

-Oui, mais quand même. De la vinaigrette sur du pain. Tu sors d'où ?

-De la salle à manger.

Jethro assèna un coup d'essuie-main à l'Italien qui lui adressa un grand sourire.

-Arrête de rire DiNozzo, et aide-moi à faire cette vaisselle.

-Oui Capitaine !

Dans le salon, Jackson et Ann Gibbs durent retenir leur fou rire quand les garçons se mirent à chanter le générique de Bob L'Eponge à tue-tête, Tony faisant les voix des enfants et Jethro, celle du Capitaine.

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-Lâche-moi la main, j'ai plus six ans.

-Mais tu vas te perdre sinon.

-N'importe quoi d'abord...

-Murmure moins fort ou on va se faire repérer.

-C'est trop nul qu'il y ait eu cette rediff de Magnum, ta mère a fait exprès de nous empêcher de sortir à cause de la pluie.

-C'était pas une rediff, c'était une cassette Tony.

-Et bah c'est vicieux.

-Maman ne veut pas qu'on soit trempé, c'est tout.

-Alors rappelle-moi qu'est-ce qu'on fait dehors à onze heures quarante-sept, tous seuls, alors que tes parents dorment ?

-Le mur DiNozzo. On fait le mur.

-Oui, mais vers où ?

-Chez Jesperson.

-Quoi !

La main de Tony lâcha celle de Gibbs.

-Tais-toi !

-Toi, tais-toi !

Les murmures indignés n'étaient pas très discret, mais les massifs de fleurs de madame Floyd en avaient déjà vu d'autres.

-Tu te rappelles qu'on avait dit qu'on attendait ?

-Et tu te rappelles que tu voulais sortir ce soir ?

-Mais je voulais pas aller là moi !

-Tu voulais aller où alors ?

-Bah...

-Quoi ?

-Tu sais... au terrain de jeux...

-Le terrain de jeux... celui pour les 5 à douze ans ?

-Bah...oui...

-Tony !

-Excuse-moi mais j'aime bien faire du tobogan !

-Pourquoi tu m'as rien dit !

-T'avais l'air de savoir où tu allais...

-Roooooh ! Tu es lourd DiNozzo.

-Ca c'est pas vrai, j'ai perdu quatre kilos depuis juin.

-Quoi ?

-Bah, tu disais que j'avais grossi...

-Non, j'ai pas dis ça.

-Mais-euh ! Je dis juste que je suis pas lourd.

-Non, tu es juste chiant.

-Peut-être, mais moi, je t'aime.

-Pitié, quelqu'un, le créateur des Nespresso... aidez-moi.

-Ahahah... trop drôle Gibbs.

-Merci.

Les deux garçons échangèrent un regard.

-On fait quoi maintenant ?

-Bah puisqu'on est là... autant continuer sur ton plan. Parce que tu as un plan, n'est-ce pas ?

-Ouaip.

-J'aime quand tu fais ce genre de monosyllabe Gibbs !

-Moi aussi je t'aime bien. Au fait, tu as encore ta chambre à air dans ta poche ?

-Euh...

Tony procéda à une fouille rapide et méticuleuse de ses poches, pour en extirper ladite chambre à air.

-Tiens.

-Merci.

Gibbs avait un plan. Mais mieux valait ne pas trop en dire tout de suite.