Un petit chapitre pour vous rappeler que... j'existe ! Et aussi pour continuer les périlleuses aventures de Tony & co. Honnêtement, il n'y a pas beaucoup d'éléments intéressants pour l'intrigue (j'ai dit 'pas beaucoup' et pas 'pas du tout', notez l'importance du choix des mots) mais ce chapitre est plutôt du genre apéritif que plat de résistance (si vous voyez où je veux en venir).
J'espère qu'il vous plaira malgré tout (et que je ne vais pas passer pour une folle).
Merci encore à tous et à toutes d'avoir lu jusqu'ici et de continuer à lire (si vous le souhaitez.)
Gros gros gros bisous et bonne lecture. Je vous aime !
Il est un monde onirique et merveilleux dans lequel vivent des gens fabuleux. Ces braves gens, honnêtes et travailleurs, constituent un peuple. Et ce peuple, c'est...
-DAAAAALLAAAAAAAAAAAAAAAAS ! TON UNIVERS IMPITOYA-AAABLEUUUUH !
-Troy...
-DAAAAALLAAAAAAAAAAAAAAAAS ! GLORIFIE LA LOI DU …
-TA !
Troy sursauta quand le cri perçant du voisin lui déchira le tympan droit, puis, quelques fractions de secondes plus tard, le tympan gauche. Devenu sourd, Troy Bulton...
-Mais qu'est-ce donc que cette ânerie !
Victoria Mallard corrigeait tranquillement les dissertations de ses élèves de terminales. Le sujet était simple : dissertez d'après le cours et vos connaissances personnelles sur le légitimité de l'Etat Américain à l'époque de nos glorieux ancêtres les pionniers. Autant dire que la copie d'Anthony DiNozzo Junior était assez effrayante. Sans parler du fait qu'il l'avait émargé sous le nom de « Gigolo I°, roi des tankinis kitch et des peuplades siliconées ». Plus le temps passait, et plus madame Mallard s'inquiétait au sujet de ce que cet individu pouvait faire subir à sa classe.
OoOooOoooOooOoO
-Tu as fait QUOI !
-Mais Rachel...
-NON ! Est-ce que tu REALISES qui est Dwayne Jesperson ?
-C'est juste un type de ma classe...
-Non Kate ! C'est un pervers narcissique, un déglingué du cerveau, un dangereux individu, bien que son pédantisme endorme ta méfiance ! C'est un parasite, un monstre, un... Tu sais qu'une des filles de ma classe a perdue sa sœur par sa faute ?
-N'importe quoi !
-Je refuse que tu sortes avec ce mec ! C'est un taré Kate ! Il va te faire du mal !
-Mais non ! Arrête avec ça ! Dwayne est super gentil, il est galant et en plus, il me respecte.
-Tu sais combien d'autres filles il a 'respecté' avant toi ?
CLAC !
-MAMAN ! Kate a giflé Rachel !
-Tais-toi Alec !
-Non, je ne me tairais pas !
-Mais t'es même pas dans la pièce espèce d'idiot !
-Ca veut juste dire que tu as giflé Rachel assez fort pour que je l'entende. En somme, tu aggraves ton cas Katie.
-Je te hais.
-Va te brosser !
Le son des talons battant les marches calma bien vite les trois jeunes gens. Madame Todd faisait son entrée.
-Oups...
-La ferme Alec !
-Tais-toi Kate.
-Toi-même traîtresse !
Inutile de préciser que certains furent puni... et d'autres aussi.
OoOooOoooOooOoO
-M'ennuie...
-Arrête.
-M'ennuie...
-Arrête.
-M'ennuie...
-Arrête.
-M'ennuie...
-Arrête.
-M'ennuie...
-Salut les garçons !
Tony et Leroy sursautèrent.
-Maman ?
-Et oui les garçons, c'est moi !
-M...ma...ma...euh...
-Un petit soucis les enfants ?
-Non-non !
-Oui.
Les garçons échangèrent un regard.
-Maman, est-ce que tu te souviens de l'angle nécessaire que l'on doit donner à une catapulte pour projeter une capsule à cinq mètres de hauteur, et faire exploser ladite capsule ?
-Mais bien sûr que je m'en souviens mon chéri. Laisse-moi juste te poser une question, et je répondrai à ton problème.
-Va-y.
-Est-ce que vous vous apprêtez à repeindre la façade des Jesperson avec ses billes de paintball et cette chambre à air ?
-C'est une possibilité, en effet.
-Anthony ?
-Je crois bien que c'était le plan.
-Très bien. Leroy ?
-Oui Maman?
-Aux arrêts. Pour deux semaines. Et pas de discussions, ou c'est la cour martiale.
-Oui Maman.
-Anthony ?
-Oui madame ?
-Tu rentres aussi. Pas de méfaits pour ce soir.
-Comme vous voudrez. Mais, est-ce que je peux marcher un peu ?
Ann Gibbs adressa un sourire triste au jeune homme. Il avait l'air malheureux, et ce n'était pas l'échec de leur plan qui semblait lui miner le moral. Il avait sûrement envie d'être un peu seul. Deux rues plus loin... Ce n'était pas si difficile de longer le trottoir et de rentrer. Il avait les clefs. Et puis, la porte n'était jamais verrouillée. Leroy ne prenait même pas la peine de fermer la porte de sa chambre...
-Oui, bien sûr mon chéri. Mais ne reste pas trop longtemps dehors. Je ne voudrais pas que tu attrapes froid.
Anthony acquiesça. Ann effleura sa joue du bout des doigts : fraîche, mais pas glacée. La mère de famille caressa doucement le visage du jeune homme, ne voyant en ses traits que le bambin qu'il était quand elle l'avait rencontré pour la première fois.
-A tout de suite. Je te laisserai un chocolat chaud dans le micro-onde.
-Merci.
Là-dessus, Ann Gibbs empoigna son fils pour le col de sa veste, comme une mère le ferait de son chaton.
-Quant à toi, on va discuter un peu... Mais quelle idée tu as eu !
-Je voulais voir si on pouvait faire...
-...Mais tu sais très bien qu'une chambre à air est trop longue pour ce genre de travail !
-J'avais rien d'autre sous la main !
-Tu devrais sortir équipé !
-J'ai pas assez de poches...
-Et comment tu fais pour sortir couvert ? Shannon, elle en dit quoi ? T'as pas assez de poches pour ça non plus ?
-Maman !
Le rire de Tony s'étouffa quand ce dernier plaqua sa manche contre sa bouche pour ne pas se faire remarquer. Ann Gibbs était complètement folle, mais il l'adorait.
-Alors, si tu as assez de poches pour ça, tu dois bien avoir de la place pour des élastiques, non ?
-Maman !
-Alors, tu as la place, mais tu refuses de prendre tes précautions ?
-Maman !
-Toi, il va vraiment falloir que je t'éduque ! Et dire que tu es mon fils unique...
Fils unique... Tony soupira.
Sa propre mère lui manquait. Il se souvenait encore parfaitement de son visage, ses traits si fins, son sourire éclatant, le vert de ses yeux, le rouge sur sa tempe, le sang... tout ce sang...
Une soudaine nausée s'empara de l'Italien qui eut tout juste le temps de se pencher devant la boîte aux lettres des Jesperson pour vider le contenu de son estomac.
Okay, la vinaigrette sur le pain, c'était peut-être pas un truc digeste.
S'essuyant la bouche d'un revers de manche, Anthony DiNozzo se redressa, dos à la maison des Gibbs et se remit en marche. Il était fatigué, démoralisé, avait l'estomac parcourut de soubresauts et, pire encore, qu'il ferma les paupières ou non, cette image lui revenait sans cesse : les boucles brunes de sa mère, collées à son crâne fracturé par une croûte de sang coagulé... Cette fois, ce fut le trottoir qui fut baptisé. Le trajet allait être long...
