Voici le chapitre deux.
On entre dans le feu de l'action.
Je rappelle que ME est la propriété de Bioware.
Chapitre 2
Eden Prime
Enfer au Paradis
Le Normandy atteignit rapidement Eden Prime.
- Activation du système furtif, annonça Joker alors que le vaisseau passait l'orbite basse.
Puis la frégate fonça vers le secteur où avait été trouvée la balise.
- Quelqu'un a creusé de sacrés trous par ici, capitaine, remarqua le pilote en voyant l'état délabré du sol.
Dans la cale, Anderson, Shepard, Nihlus, Kaidan et Jenkins étaient réunis pour un dernier briefing.
- Pour cette mission, inutile de faire dans la finesse, commandant, expliqua Anderson. Vous débarquez et vous foncez directement au site de fouilles.
- Et les survivants, capitaine ? Demanda Kaidan.
- L'aide aux survivants est un objectif secondaire, répondit l'homme à la peau d'ébène. Notre priorité, c'est la balise.
- En approche de la zone de débarquement Alpha, annonça Joker.
Jenkins se tourna vers le turien qui se préparait dans son coin.
- Nihlus, vous venez avec nous ?
Le Spectre vérifia son fusil avant de répondre à l'humain.
- Je travaille mieux en solo.
Puis il fonça vers le sas qui s'était ouvert et descendit du vaisseau.
- Nihlus opérera en éclaireur, mais vous tiendra informés de la situation. A part ça, silence radio absolu.
- A vos ordres, chef ! Répondit le commandant.
- Shepard, je vous passe la main. Bonne chance !
- En approche de la zone de débarquement Bêta, informa Joker.
L'instant d'après, le Normandy arriva sur le second site de largage, et les trois humains descendirent à leur tour. A peine eurent-ils touché terre qu'ils se déployèrent, l'arme au poing. Par chance, l'endroit était sûr.
- Zone sécurisée ! Déclara Kaidan tandis que le Normandy redécollait.
- Ok, on y va ! Ordonna Shepard. Direction, le site de fouilles !
Ils se mirent alors en marche, adoptant une formation en triangle, chacun couvrant un côté. Mais ils n'avaient pas fait dix mètres qu'ils virent d'étranges créatures aux allures de méduses boursouflées qui flottaient paresseusement au gré du vent, sans se soucier un seul instant du chaos ambiant.
- Qu'est-ce que c'est que ça ? S'interrogea Kaidan.
- Des poches de gaz, expliqua le caporal. Vous en faites pas, elles vont pas vous sauter à la figure. Par contre, évitez de leur tirer dessus, sinon, là, elle vont vraiment sauter.
Ils s'engagèrent entre une petite falaise et un énorme tronc d'arbre couché. C'est là qu'ils trouvèrent les premiers corps.
- Bon sang ! C'est quoi cette boucherie ?
C'est Jenkins qui les avait vu en premier. Les cadavres étaient dans un sale état, pratiquement carbonisés. Le jeune caporal en était quelque peu choqué. Shepard compris pourquoi : qui sait, ça pouvait être des connaissances du jeune homme.
- Ça va aller ? Demanda-t-il à Jenkins.
- O-Oui, chef. C'est juste que... C'est juste que...
- Je comprends.
- Bon sang, ceux qui ont fait ça... commença le caporal qui enrageait à la vue de ce macabre spectacle.
- Du calme, intervint Kaidan. Se laisser aller au désir de vengeance n'est pas une bonne idée. N'oubliez pas le but de notre mission.
- Oui, vous avez raison. Excusez-moi.
- Shepard, ici, Nihlus ! Vous me recevez ? A vous !
- Cinq sur cinq. Où en êtes vous ?
- J'approche du site de fouilles. Ils n'y sont pas aller de main morte, il y a des corps un peu partout, et ils sont dans un sale état.
- Oui, on en a trouvé aussi. Vous avez une idée de l'ennemi ?
- Pas vraiment. Pour le moment, je n'ai croisé que des sortes de drones volant. Méfiez-vous, ils sont assez bien armés. Je continue ma route. Nihlus, terminé !
- Très bien, poursuivons.
Les trois militaires évoluèrent avec prudence parmi les arbres et les rochers, profitant du moindre couvert pour avancer sans risques. Mais alors qu'ils approchèrent d'une colline hérissée de grosses pierres, un bruit suspect se fit entendre. Shepard fit aussitôt mettre ses hommes à couvert. Après un court instant d'hésitation, il fit signe à Kaidan de se mettre en couverture, puis à Jenkins d'avancer jusqu'au rocher le plus proche. Mais il était en pleine zone découverte lorsque deux drones surgirent de derrière la colline. Dés qu'ils repérèrent l'humain, ils lui tirèrent dessus sans sommation. Pris par surprise, Jenkins n'eut pas le temps de réagir. Criblé d'impacts, il s'écroula, sans vie.
Shepard et Kaidan les abattirent aussitôt, mais trop tard, malheureusement. A peine le dernier drone explosa-t-il que le lieutenant se dirigea vers la victime. Il se pencha sur lui, mais un simple regard sur sa blessure et il sut que c'était fini.
- Ça l'a transpercé de part en part, expliqua-t-il à Shepard qui s'approchait. Pauvre gars.
Shepard regarda la dépouille du jeune caporal d'un air grave. Il savait qu'en tant que soldats, la mort pouvait les prendre à n'importe quel instant. Mais ça lui portait toujours un coup au cœur quand un de ses hommes perdait la vie sur le champs de bataille.
Et malheureusement, ils avaient d'autres priorités que s'appesantir sur la mort de l'un des leurs. En tant qu'officier supérieur, il la rappela donc à Kaidan.
- Nous veillerons à ce qu'il soit enterré avec les honneurs. Pour le moment, restons concentrés sur notre mission.
- Compris chef.
Tous deux se remirent en route, avançant de couvert en couvert, redoublant de vigilance. Et grand bien leur fasse, puisque d'autres drones patrouillaient sur leur chemin. Bien entendu, les petites machines volantes furent détruites jusqu'à la dernière.
- Je suis tombé sur un charnier, annonça Nihlus par radio. Des ruines et des cadavres. Je vais voir ça de plus près. On se retrouve au site de fouilles.
Ils approchèrent peu à peu du site de fouilles. Mais alors qu'ils arrivèrent à proximité d'une carrière, ils virent quelqu'un sortir en courant d'une tranchée. Un soldat en armure blanche et rouge, et dont la poitrine avait une forme prononcée. Shepard cru reconnaître la marine de la transmission. Mais il n'eut guère le temps de le vérifier. La femme était en effet poursuivie par des drones. Sans se laisser démonter, elle dégaina son pistolet, se jeta à terre en tournant sur elle-même, aligna les drones et les explosa d'un tir chacun. Elle allait se relever quand elle vit qu'elle n'était pas seule. Les deux autres soldats le remarquèrent aussi.
Dans un coin se trouvaient deux étranges machines. Elles avait une allure humanoïde, des mains et des pieds terminés par trois doigts, et leur tête évoquait vaguement une lampe de bureau, surtout avec leur unique œil lumineux.
Les deux robots n'avaient pas remarqué les humains, du moins pas les soldats. Ils étaient en effet trop occupés à maintenir un civil au dessus d'une sorte de trépied. Trépied qui s'avéra être une sorte de pique télescopique lorsque la pointe se déploya, empalant le malheureux qui se retrouva suspendu à trois ou quatre mètres du sol.
La soldate se releva aussitôt et fonça se cacher derrière un rocher, tandis que les robots, qui en avaient fini avec leur victime, se tournèrent dans sa direction en dégainant leurs armes. La militaire échangea son pistolet contre son fusil d'assaut. Son cœur battait à tout rompre et elle haletait, mais elle était prête à se battre.
Prenant une bonne inspiration pour se calmer, elle sortit de son couvert et visa un de ses adversaires. Mais avant qu'elle ait pu tirer, l'un des deux robots se retrouva entouré d'un halo bleu avant d'être brutalement projeté en arrière, tandis que l'autre recula sous les impacts de tir, puis s'écroula. Un regard en arrière et elle vit les deux soldats. Shepard baissait son fusil, tandis que Kaidan, nimbé d'un halo d'énergie bleu, achevait sa cible grâce à ses pouvoirs. Puis les deux militaires s'approchèrent de la jeune femme qui les remercia de leur aide.
- Merci, sans vous, j'étais cuite.
Puis elle remarqua l'emblème sur l'armure de Shepard et se mit au garde à vous et se présenta.
- Maitre-artilleur Ashley Williams de la 212ème, chef. C'est vous le responsable, ici ?
- Commandant John Shepard et lieutenant Kaidan Alenko du SSV Normandy SR-1, répondit Shepard. Nous sommes venus pour la balise. Vous êtes blessée, Williams ?
- Quelques égratignures, rien de méchant, fit la soldate en secouant légèrement la tête. Je m'en suis bien tirée par rapport aux autres.
Shepard compris que le reste de son unité n'avait pas eu autant de chance.
- On était en patrouille dans le secteur quand l'attaque a eu lieu, continua Ashley. On a essayé d'envoyer un signal de détresse, mais ils avaient coupé nos transmissions. Depuis, j'essaye de survivre.
- Vous avez une idée sur la nature de l'ennemi ? Demanda le commandant.
- Je crois que... Je crois que ce sont des geths, commandant.
- C'est bien ce que je craignais, grinça Shepard, qui pensait bien avoir reconnu les machines de part la description qu'on lui en avait faite.
- On en a pas vu en dehors du Voile depuis près de deux siècles, répliqua Kaidan. Qu'est-ce qui les aurait poussé à revenir ?
- Ils ont dû être attirés par la balise, supposa Ashley. Le site de fouilles est juste après ce promontoire, indiqua-t-elle en montrant l'entrée de la tranchée. Elle y est peut-être encore.
Shepard observa la tranchée, puis reporta son attention sur la marine.
- Votre aide serait la bienvenue, Williams, lui dit-il alors.
Visiblement, la soldate n'était pas contre.
- Bien pris, chef ! On a un compte à régler, eux et moi !
- Avant toute chose, que s'est-il passé avant l'attaque ? Demanda le commandant.
- On est venu de la colonie principale il y a deux nuit pour nettoyer la zone. Ça s'annonçait comme une patrouille de routine, jusqu'à ce que les geths nous tombent dessus. On a rien vu venir.
- Et les scientifiques ? Demanda Kaidan. Qu'est-ce qu'ils sont devenus ?
- Aucune idée. Ils avaient un campement près de la balise, avec la 232ème en faction. J'espère que leur unité s'en est mieux sortie que la mienne.
- Dites-moi tout ce que vous savez à propos de cette balise.
- On est tombé dessus il y a quelques semaines, durant les travaux de prolongement du monorail. On a trouvé des ruines prothéennes, et dedans, la balise. D'un coup, tout les scientifiques de la colonie étaient intéressés. C'est à ce moment qu'on a reçu l'ordre de sécuriser le site. Je sais pas grand chose sur la balise elle-même, mais j'ai entendu un des chercheurs dire que ça pouvait être la plus grande découverte scientifique du siècle.
- Qu'est-ce que vous pouvez me dire d'autres sur les geths ?
- Ce qu'on apprend en cours d'histoire, répondit Ashley en haussant les épaules. Ce sont des formes de vie synthétiques avec une IA limitée, créés par les quariens il y a quelques siècles. Ils faisaient office de main-d'œuvre bon marché, mais ils ont fini par se retourner contre les quariens qui ont dû prendre la fuite. Après ça, les geths ont comme qui dirait disparu derrière le Voile de Persée. Personne ne sait ce qu'ils sont devenus.
- Jusqu'à aujourd'hui, nota Kaidan d'un ton amère.
- Bon, allez, en route ! Ordonna Shepard.
Les trois militaires entrèrent dans la tranchée et faisait route vers le site de fouille, qui n'était plus très loin. Encore une fois, ils utilisèrent les rochers comme couverture, et avancèrent d'abri en abri.
Alors qu'ils y arrivaient, d'autres geths les accueillir à coup de fusil. Mais Kaidan utilisa ses pouvoirs biotiques sur l'un d'eux, tandis que Shepard utilisa son fusil de sniper pour atteindre un autre directement dans la tête. Ashley se chargea des deux derniers en les fauchant avec son fusil d'assaut. Les carcasses inanimées s'écrasèrent au sol, laissant la voie libre aux trois humains.
Lesquels purent alors pénétrer sur le site de fouilles. Mais là où aurait dû se trouver la balise, il y avait...
Le vide.
Rien, pas de balise. Et cela surprit quelque peu Ashley.
- Voici le site de fouilles. La balise était juste ici... Elle a dû être déplacée, ajouta-t-elle après quelques secondes de réflexion.
- Par qui ? Demanda Kaidan. Des hommes à nous ? Ou par les geths ?
- Difficile à dire. On en saura peut-être plus après avoir fouillé le campement.
- On va au campement, décida Shepard.
- C'est au sommet de cette crête, en haut des rampes, indiqua Ashley en montrant le promontoire voisin.
- Changement de programme, Shepard, annonça la voix de Nihlus. Il y a un petit spatioport droit devant. Je veux vérifier. Je vous attendrai là-bas.
La transmission fut coupée avant que Shepard ait pu demander au Spectre s'il était au courant pour les geths. Mais il se dit que le turien saurait bien gérer ce type d'ennemi, et ne s'inquiéta pas outre mesure.
Suivi par les deux autres, il s'engagea sur la rampe qui menait au campement. Lequel était en ruine et en feu.
- On dirait que le camp de recherche a été salement touché, nota Ashley.
- L'endroit idéal pour une embuscade, remarqua Kaidan en examinant les lieux. Restez sur vos gardes.
Shepard vit trois piques des geths, sur lesquelles étaient empalées trois malheureuses victimes. Mais en y regardant de plus près, les corps suspendus en l'air avaient quelque chose... d'étrange.
Leur peau était toute violacée, et des sortes de câbles les parcouraient en certains endroits. Ils n'avaient plus le moindre attribut qui permettait de dire s'ils étaient des hommes ou des femmes, et ne semblaient même plus être humain.
- Bon sang. Ils sont encore vivants, s'aperçut Kaidan en voyant un des corps bouger tandis que la pique se rétractait pour le poser au sol.
- Qu'est-ce que les geths leur ont fait ? S'étonna Ashley, dégoutée par la vision qui se présentait à eux.
L'étrange zombi tourna son regard mort vers eux, puis il poussa une sorte de cri synthétique. Les deux autres piques descendirent à leur tour, et les trois cadavres ambulants se lancèrent sur les humains.
Lesquels ouvrirent le feu sur le champs. Les zombis s'avérèrent toutefois assez résistants, et il fallut leur tirer dessus un bon nombre de fois avant de les abattre pour de bon. L'un d'eux eut le temps d'approcher suffisamment pour libérer un amas d'arcs électriques. Par chance, les boucliers des trois soldats encaissèrent le coup sans peiner.
- Bon sang, c'est affreux, murmura Kaidan. D'où sortent-ils une technologie pareille ?
- Je sais pas, mais une chose est sûre, répondit Ashley. J'ai pas envie de le savoir.
Elle remarqua alors l'un des préfabriqués qui servait de dépôt et de bureau aux scientifiques. La lumière du terminal de la porte était rouge, ce qui ne pouvait dire qu'une chose.
- Cette porte, là-bas ! Dit-elle en montrant le petit bâtiment. Elle est fermée ! Verrouillage de sécurité enclenché !
- Kaidan ?
- Je m'en occupe, commandant, répondit le lieutenant.
Il se dirigea vers la porte et commença à pirater le terminal grâce à son omnitech et avec une petite touche d'omnigel, forçant ainsi l'ouverture. Lorsque la porte s'ouvrit, les trois soldats entrèrent et trouvèrent deux savants, un homme, à la peau légèrement bronzée et aux cheveux brun courts, qui semblait nerveux, agité, choqué, et une femme blanche, aux cheveux châtains et frisés, qui ne cacha pas son soulagement quand elle vit à qui elle avait à faire.
- Des humains ! S'exclama la femme. Loué soit le Créateur !
- Vite ! Gémit l'homme. Fermez la porte avant qu'ils reviennent.
- Ne vous inquiétez pas, les calma Shepard, qui se voulait rassurant. On va vous protéger.
- Merci, mais je crois qu'il n'y a plus de danger, nota la femme en risquant un coup d'œil par la porte restée ouverte. On dirait que tout le monde est partie.
- Vous êtes bien le docteur Warren, responsable des fouilles ? Demanda Ashley depuis la porte. Vous savez ce qui est arrivé à la balise ? Ajouta-t-elle quand la scientifique eut acquiescé.
- Elle a été expédiée au spatioport ce matin, répondit le docteur Warren. Manuel et moi sommes restés ici pour démonter le camp. Pendant l'attaque, les marines ont retenu les geths suffisamment longtemps pour qu'on puisse se cacher. Ils se sont sacrifiés pour nous sauver.
- Personne n'est sauvé, répliqua Manuel. C'est la fin de l'humanité. Bientôt, il ne restera que des ruines et des cadavres.
Shepard observa l'assistant du docteur Warren d'un air surpris, puis reporta son attention sur la scientifique.
- Que pouvez-vous me dire sur l'attaque ?
- C'est arrivé tellement vite, raconta la femme. Nous étions en train de ranger notre équipement, et la minute d'après, nous nous cachions dans l'abri pendant que les geths envahissaient le campement.
- Les émissaires de l'Apocalypse, porteurs de ténèbres, hérauts de notre anéantissement, clama l'assistant.
- Nous entendions la bataille qui faisait rage au dehors, poursuivit Warren. Des coups de feu, des cris... Je pensais que ça n'en finirait pas. Et d'un coup, le calme est revenu. Nous sommes restés ici, trop effrayés pour sortir. Jusqu'à votre arrivée.
- Qu'est-ce que vous pouvez me dire à propos de la balise ?
- C'est une sorte de module de données connecté à un réseau de transmission galactique, expliqua la scientifique. Son état de conservation est excellent. Il s'agit peut-être de la plus grande découverte scientifique de ce siècle.
Ces mots rappelaient à Shepard ce qu'Ashley lui avait dit quelques minutes plus tôt.
- De nouvelles technologies miraculeuses, des avancés médicales incroyables, énuméra Warren. Qui sait ce que renferme cet objet ?
Une fois encore, Manuel se mit à délirer.
- Nous avons déterré le cœur du Diable, réveillé la Bête, libéré les Ténèbres !
- Manuel, s'il te plait, pas maintenant, tenta de le calmer la femme.
Shepard regarda à nouveau le jeune homme avec suspicion. Le laborantin semblait être plus dérangé que ce qu'il avait cru au départ. N'y tenant plus, il fit par des ses interrogations au docteur Warren.
- Qu'est-ce qu'il a, votre assistant ?
- Manuel est très intelligent, mais il a toujours été un peu... instable. Le génie et la folie marchent souvent main dans la main.
- Est-ce folie que de connaître l'avenir ? S'insurgea l'assistant. De voir la Grande Destruction fondre sur nous ? De savoir qu'il n'y a pas d'issue, pas d'espoir ? Non, je ne suis pas fou ! Il n'y a que moi qui soit sain d'esprit.
- Je lui ai donné une double dose de médicaments après l'attaque, ajouta Warren.
Shepard croisa le regard de Manuel. La lueur démente qui y naissait de lui plaisait vraiment pas. Préférant éviter une catastrophe, il décida de prendre les devants.
- Fais de beaux rêves, Manuel, dit-il.
- Nul ne peut faire taire la vérité, commença le scientifique. Ma voix doit s'élever dans les...
Le commandant, vif comme l'éclair, lui asséna un coup de poing sur la tempe, juste assez fort pour le mettre KO. Le docteur Warren ne cacha pas sa consternation.
- Mon Dieu ! Qu'avez-vous fait ?
- C'était un peu radical, commandant, commenta Kaidan.
- Vous n'avez pas le droit de tabasser les gens comme ça, enchérit la savante.
- Encore quelques minutes et il aurait fait quelque chose de dingue ou de dangereux, justifia Shepard.
Warren considéra les arguments du commandant, et, après quelques secondes de réflexions, les jugea valables.
- Oui, vous avez peut-être raison, concéda-t-elle. Quand il se réveillera, les médicaments auront fait leur effet.
- Williams ! Emmenez-nous au spatioport.
La maitre-artilleur hocha la tête et s'éloigna du bungalow, suivie par Kaidan. Shepard se tourna vers la porte, tandis que Warren, penchée sur Manuel, leur souhaita bonne chance.
Puis les trois soldats reprirent leur route.
Nihlus n'en revenait pas. Des geths ? Ici ? C'était bien la première fois que les synthétiques mettaient le nez hors du Voile de Persée depuis deux cents ans. Et ça n'augurait rien de bon, surtout si on considérait l'énorme chose qui se découpait dans le ciel, près de l'autre plateforme, à quelques kilomètres de celle où il se trouvait.
Mais pour l'heure, son soucis principal était cet individu qu'il apercevait en plein milieu de la plateforme, et qui ne semblait pas plus paniqué que ça. Fusil en main, il s'approcha en douce de l'inconnu, utilisant les caisses de marchandises comme couvert. Il n'était plus qu'à une dizaine de mètres et risqua un nouveau coup d'œil
Il était déjà troublé de trouver un autre turien ici, mais son trouble s'accentua quand il reconnut ledit turien.
- Saren ?
Le Spectre sortit de sa cachette et s'approcha de l'autre alien.
- Nihlus, salua ce dernier.
Saren avait la peau grise, des petits yeux violets qui brillaient de mille feux, et deux cornes dressées vers l'arrière sur les côtés de la tête. Il était engoncé dans une armure aussi grise que sa peau, avait une sorte de voile noir sur le crane en guise de couvre-chef, et avait un pistolet accroché à la ceinture.
Les deux turiens s'approchèrent l'un de l'autre. Le brun ne pu cacher plus longtemps son étonnement.
- Qu'est-ce que tu fais là ? Tu n'es pas en mission.,
- Le Conseil a cru bon de m'envoyer t'épauler, expliqua le gris en posant une main amicale sur l'épaule de son compatriote.
Lequel était surpris d'une telle réponse. Le Conseil aurait-il déjà eu vent de l'attaque des geths ? Ou bien Saren était initialement là pour s'assurer que tout se passait bien avec la balise ? Dans un cas comme dans l'autre, pourquoi l'envoyer lui quand on sait ce qu'il pensait des humains ?
Un regard sur la « chose » rappela à Nihlus qu'ils avaient d'autres problèmes. Tandis que le gris faisait les cents pas dans son dos, le brun se dit que, vu la situation, il n'allait pas cracher sur une aide supplémentaire.
- Je ne m'attendais pas à trouver des geths, dit-il. On est dans un beau merdier.
- Au contraire, répliqua le gris d'un ton assuré. Je me charge de tout.
Nihlus ne vit pas que Saren pointait son pistolet droit sur sa tête...
Les trois humains arrivaient presque au sommet de la colline qui les séparait de la plateforme de l'astroport quand une détonation retentit. Bien que le bruit semblait venir de l'autre côté, ils eurent le réflexe de lever leurs armes et de balayer les alentours. Puis ils se concertèrent d'un regard et Shepard fit signe aux deux autres de se reprendre la marche. Ils arrivèrent enfin au sommet de la colline et contournèrent le rocher qui les séparait de l'autre versant quand ils stoppèrent net, le souffle coupé par ce qu'ils voyaient.
- Qu'est-ce que c'est, là-bas au loin ? Lâcha Kaidan.
- Un vaisseau ? Non mais vous avez vu la taille ? Ajouta Ashley.
L'énorme vaisseau au allures de pieuvre géante était là, droit comme un I. Il poussa une sorte de rugissement puis décolla et s'éleva dans les airs avec une aisance et à une vitesse déconcertantes. Shepard échangea son fusil d'assaut contre son fusil de sniper et observa l'engin par la lunette de visée. L'appareil massif semblait fait d'un matériau indéfinissable, et sa structure était parcourue d'éclairs rouges. En l'observant ainsi, Shepard eut à nouveau cet étrange sentiment, comme si le vaisseau était maléfique.
Très vite, l'énorme chose disparut à travers la couche nuageuse, ne laissant derrière elle qu'un sillage de fumée rougeâtre. Shepard baissa son fusil mais ne lâchait pas le ciel du regard. A ses côtés, Ashley et Kaidan étaient toujours sous le choc.
- Non mais comment un truc aussi gros peut se mouvoir comme ça dans l'atmosphère ? S'interrogeait Ash.
- Aucun vaisseau ne peut manœuvrer de la sorte, renchérit le lieutenant. Pas avec les techniques actuelles.
- Il doit faire dans les deux kilomètres de haut, insista la brune.
- Les geths sont donc capables de telles prouesses ?
De son côté, Shepard, qui avait enfin baissé la tête, remarqua du mouvement en bas. Un coup d'œil dans sa lunette lui apprit que deux geths et trois zombis sur le réveil les attendaient.
- Et si on allait leur demander ? Plaisanta-t-il en réponse à la dernière question de son second.
Ceci dit, il shoota les deux machines en pleine tête, tandis que ses acolytes se chargèrent de dégommer les zombis. Alors qu'il vérifiait qu'aucun autre synthétique n'était en vue, Shepard remarqua une forme humanoïde allongée en plein milieu de la plateforme. Il reconnut l'armure du turien.
- Venez, dit-il aux autres. J'ai cru voir quelque chose là-bas. Quelque chose de pas super du tout.
Ils approchèrent du cadavre, auprès duquel Kaidan s'agenouilla.
- Pas de doute, c'est Nihlus. Mort, ajouta-il après avoir chercher son pouls en vain.
- Un turien ? S'étonna Ashley. Vous le connaissez ?
Au ton sec qu'elle employait, Shepard comprit que la soldate n'appréciait guère les turiens. Il ne dit rien et se contenta de regarder l'alien mort, se demandant ce qui avait pu se passer. Kaidan, quant à lui, se chargeaa de répondre.
- C'est un Spectre. Il était avec nous sur le Normand...
- Il y a quelque chose qui bouge, là, derrière ces caisses ! L'interrompit l'artilleur en pointant son fusil en direction du mouvement.
Shepard avait repris son fusil d'assaut et imitait la jeune femme, tandis que Kaidan, le pistolet en main, concentra ses pouvoirs biotiques, prêt à les déchainer.
Par chance, ce n'était pas un geth.
- Attendez ! Ne tirez pas ! Je suis des vôtres, je suis humain !
C'était un des dockers, vu son accoutrement. Il avait le crâne rasé couvert par une casquette, et était vêtu d'une combinaison de travail. Il sortit de sa cachette et avança, les mains bien en évidence et l'air mal assuré. A priori, il n'était pas blessé.
- J'aurai pu vous tuer pour avoir essayé de nous prendre en traitre, grogna Shepard, méfiant.
- Non, non, je voulais juste me cacher, s'excusa l'autre. Pour échapper à ses créatures.
Il posa ses mains sur une caisse qui se trouvait entre les soldats et lui, jeta un regard circulaire sur le chaos qui les entourait, et poursuivit.
- Je m'appelle Powell. J'ai vu ce qui est arrivé à ce turien. C'est l'autre qui l'a flingué.
- Que s'est-il passé ? Demanda Shepard. Comment est mort Nihlus ?
- L'autre turien était là en premier, raconta Powell. Votre ami est arrivé après. J'ai entendu le nom « Saren ». Apparemment, ils se connaissaient. Votre ami a eu l'air de se calmer, et il a baissé sa garde. Et ce Saren lui a tiré dans le dos. Heureusement que j'étais à l'abri derrière ces caisses.
- Et où est allé ce Saren après avoir tué Nihlus ?
- Il a sauté sur le train de marchandises pour aller sur l'autre plateforme, répondit le docker en montrant la voie de monorail située plus bas. Il devait vouloir la balise.
Il balaya à nouveau les environs du regard, poussa un soupir las et se redressa un peu.
- Je savais que cette balise attirerait les ennuis, continua-t-il. Tout est allé de travers depuis qu'on l'a trouvé. D'abord, cette saloperie de vaisseau-mère apparaît, et ensuite cette attaque. Tout le monde est mort. Tout le monde ! Heureusement que j'étais à l'abri derrière ces caisses, sans quoi j'aurai clamsé aussi.
- Et vous êtes le seul à avoir survécu ? S'étonna le commandant. Pourquoi personne d'autre n'a essayé de se cacher derrière les caisses ?
- Ils n'ont pas eu le temps, répondit l'homme d'un air gêné. Moi, j'étais déjà derrière les caisses quand on s'est fait attaqué.
- Attendez un peu, intervint Kaidan, qui souhaitait autant comprendre que son supérieur. Vous vous cachiez là avant l'attaque ?
La gêne de l'ouvrier se fit plus grande encore, mais il finit par avouer.
- Oui, bon... Ça m'arrive de faire une petite sieste, histoire de tenir le rythme, quoi. Je me cache derrière les caisses , là où le contremaitre peut pas me voir.
- Il a survécu par pure fainéantise ? Se demanda Ashley, incrédule.
- Une pause salvatrice, remarqua Kaidan.
- En effet, dit Shepard. Si vous ne vous étiez pas esquivé pour faire cette sieste, vous seriez mort, comme les autres, ajouta-t-il à l'attention de Powell.
- Oui, sans doute, répondit celui-ci. J'ai pas trop envie d'y réfléchir.
- Parlez-moi de ce vaisseau-mère que vous avez vu.
- J'avais jamais vu un truc comme ça, c'était gigantesque. Il a atterri près de cette plateforme. Tout est devenu sombre quand il est descendu.
Le regard de Powell se perdit dans le vide tandis que les souvenirs refaisaient surface.
- Ça faisait un bruit indescriptible. Le genre qui vous passe le cerveau à la moulinette. C'est ça qui m'a réveillé. Et puis l'attaque a commencé juste après.
- Que s'est-il passé exactement ? Parlez-moi de l'attaque des geths.
- Ça été foudroyant, expliqua le docker. On avait à peine aperçu le vaisseau qu'on était déjà envahi. Des milliers de geths, partout !
Shepard trouva que l'homme exagérait un peu. D'un côté, heureusement, car, dans le cas contraire, les choses allaient être plus compliquées.
- Ils devaient se trouver dans le vaisseau, poursuivit l'ouvrier, et ils tiraient sur tout ce qui bougeait. Un vrai carnage.
- Et que pouvez-vous me dire sur cette balise ?
- Elle est arrivée ce matin. On l'a chargée sur le train pour l'expédier sur l'autre plateforme. Quand je pense que ça s'est passé il y a à peine quelques heures...
Le regard de l'homme s'emplit de tristesse. Visiblement, il était plus choqué et marqué qu'il ne le paraissait. Shepard estima qu'ils avaient assez perdu de temps et décida de reprendre la route.
- Il faut retrouver cette balise avant qu'il ne soit trop tard, déclara-t-il à ses coéquipiers.
- Prenez le train de marchandises, leur conseilla Powell. C'est ce qu'a fait l'autre turien.
A nouveau, il jeta un regard vide sur les ruines qui les entouraient.
- Je... Je... Je peux pas rester là, il faut que je me casse d'ici.
Et tandis que le docker s'en alla de son côté, les soldats descendirent vers le monorail qui les attendait.
Mais c'était sans compter sur les quelques geths qui gardaient la rame. D'abord, il y eut ceux qui gardaient les escaliers pour descendre sur le quai. Ceux-là furent pris par surprise. Puis vinrent ceux sur le train. Parmi eux, Shepard vit un geth plus massif que les autres. Un destroyer.
- Kaidan, occupez-vous du grand !
Le lieutenant lança une projection biotique sur le synthétique, le déséquilibrant sans problème. Shepard lança une grenade qui acheva la machine, ainsi que les deux autres qui l'accompagnaient. Mais d'autres geths tenaient l'avant du train, et leurs tirs gênaient la progression des humains.
- On arrivera à rien comme ça, grogna Ashley en tirant une rafale.
Le commandant prit son fusil de sniper et visa les tireurs ennemis. Un coup en pleine tête de chacun et la voie était dégagée.
- Joli tir, commenta Kaidan d'un air appréciateur.
- Merci.
Ash, quant à elle, fulminait.
- Bordel ! J'ai des putains d'envies de meurtre !
- Identifiez vos cibles avant de faire feu, la tempéra le lieutenant. Il peut y avoir des civils.
Shepard s'avança vers le pupitre de commande du train et le mit en marche. Comme Ils n'avaient pas besoin de toute la rame, Kaidan avait décroché la motrice du reste du convoi, et la machine se dirigea vers l'autre plateforme.
Saren arriva enfin face à la balise. En chemin, il apostropha un geth.
- Armez les charges, ordonna-t-il. Détruisez toute la colonie. Effacez toute trace de notre présence.
Puis il se dirigea vers la balise, une sorte d'antenne fixée sur un simple socle. La balise était nimbée d'une aura verte, et lorsqu'il en fut tout prêt, le turien se mit à léviter.
Le geth chargé de mettre les explosifs en place armait la dernière bombe lorsque la motrice amenant les trois humains arriva à quai. A peine descendus qu'ils virent ce que préparaient les synthétiques.
- Des charges explosives, déclara Kaidan en scannant la zone avec son omnitech. Un cadeau des geths, probablement.
- Combien ? Demanda Shepard.
- Quatre. Et on a pas beaucoup de temps.
- Il faut les trouver et les désamorcer, et vite ! S'exclama Ashley.
Les tirs commencèrent à pleuvoir autour d'eux. Ash et Shepard ripostaient, tandis que Kaidan s'occupait de désamorcer l'engin explosif.
- Charge neutralisée ! Annonça-t-il. Les autres sont là haut !
Utilisant tous les couverts possibles, les trois humains avancèrent vers la plateforme, abattant les geths les uns après les autres. Kaidan, dés qu'ils arrivaient sur une bombes, la rendait inoffensive grâce à ses talents de technicien.
Finalement, ils parvinrent à la dernière bombe et lui firent subir le même sort qu'aux autres. C'est là qu'un vaisseau geth décolla de derrière la plateforme du spatioport et s'envola vers l'espace.
- Merde ! Explosa Ashley. Cet enfoiré de turien était certainement à bord !
- La balise ! S'exclama Shepard.
Ils leur fallut abattre encore quelques geths et des zombis, mais ils parvinrent finalement à la balise, laquelle semblait intacte. En s'approchant de l'artefact, ils virent l'état du sol à proximité du spatioport.
- Mon Dieu, murmura Ashley. Une bombe a explosé ou quoi ?
En effet, le sol semblait embrasé, liquéfié, comme si une nappe de magma était remontée des entrailles de la planète.
- Ça doit être l'endroit où le grand vaisseau geth s'est posé, supposa Kaidan.
Shepard observa la zone en se demandant quel genre de propulsion ce mystérieux engin pouvait bien employer pour faire des dégâts pareils. Puis il reporta son attention sur la balise.
- Normandy, appela-t-il après avoir vérifier que l'objet était bel et bien intact, la balise est sécurisée. Demande évacuation immédiate.
- C'est incroyable, s'extasia Kaidan, un artefact prothéen en état de marche... Vraiment fabuleux.
- Elle faisait pas ça quand on l'a déterrée, affirma Ashley en remarquant le halo vert. Quelque chose a du l'activer.
Kaidan rejoignit son supérieur tandis que la soldate ne lâchait pas la balise des yeux.
- Bien reçu, Normandy, on reste en stand-by, répondit Shepard à la radio.
Puis il se tourna pour faire face à Kaidan... et vit Ash qui semblait lutter contre une force invisible, qui l'attirait inexorablement vers la balise. Sans réfléchir, il se précipita pour l'aider. Il l'attrapa par la taille, la tira en arrière et la jeta vers le lieutenant. Le problème, c'est qu'à son tour, il était attiré par cette mystérieuse force. Impuissant, il ne put que se laisser entrainer. La force le fit alors léviter.
- SHEPARD ! S'exclama l'artilleur, qui voulut se lancer à son secours.
- NON ! La retint Kaidan. Ne le touchez pas, ça peut être dangereux !
Shepard, quant à lui, n'entendait plus rien, ne voyait plus rien de tout ce qui se passait autour de lui. Il était assailli de visions chaotiques et violentes, dans lesquelles seule la mort semblait présente.
Ces visions se déversaient dans l'esprit de l'humain, et il eut l'impression que sa tête allait exploser. Finalement, la balise explosa et, projeté par le souffle, Shepard s'écrasa au sol, avant de perdre connaissance. Les deux autres s'élancèrent sur lui, sans plus s'occuper de l'artefact antique fumant, désormais inutilisable.
L'énorme vaisseau noir filait à toute allure à travers l'immensité spatiale. A son bord, assis sur un siège, Saren le turien méditait sur ses projets, aussi obscurs et terribles soient-ils. Il fut rejoint par une femme à la peau bleue, aux formes généreuses, mises en valeur par une robe noire au décolleté plongeant, et coiffée d'une sorte de casque qui ne laissait apparent que son visage aux traits austères et sages.
- Nous avons identifié le vaisseau qui s'est posé sur Eden Prime, annonça-t-elle après s'être raclé la gorge. Il s'agit du Normandy, un vaisseau humain de l'Alliance. Il était dirigé par le capitaine Anderson.
A la mention de ce nom, Saren émit un sourd grognement.
- Ils sont parvenus à sauver la colonie, acheva la femme.
- Et la balise ? demanda le turien.
- L'un des humains a peut-être réussi à l'utiliser, répondit sa complice.
A ces mots, Saren entra dans une rage noire, arrachant les panneaux de commande et autres accessoires qui lui tombaient sous les griffes, et les jeta avec violence. Comme un écho à sa colère, la pièce où ils se trouvaient baignait dans une lumière rouge.
Finalement, le turien se jeta sur la femme, mais se calma alors qu'il tenait son visage entre ses mains.
- Alors, finit-il par dire en la lâchant, il faut l'éliminer immédiatement.
Il fit ensuite volte-face et retourna s'asseoir.
Voilà, fini pour le chapitre 2.
Vous noterez que j'ai négligé le passage avec les fermiers dans le second abri, et le fait que Powell était un contrebandier. J'ai jugé que c'était un détail pas vraiment nécessaire à l'intrigue.
J'espère que la mise en scène n'est pas trop lourde. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir.
Le chapitre 3 est en cours d'écriture et nous conduira bien évidemment à la Citadelle.
Sur ce, à plus ^^
