Titre Anglais: Trials of a Champion

Titre Français : Les peines d'un Champion

Auteur : ksomm814

Genre : Neutre

Chapitre traduit par : Thamril

Rating : k+

Disclamer : Cette histoire est basée sur l'Ordre du Phoenix qui ne nous appartient pas. Le monde de Harry Potter appartient à J.K.R.

Suite à la disparition des histoires « Midnight Guardian » et « Trials of a Champion » sur le compte de Thamril, nous nous permettons (sans son autorisation, donc si elle (il) nous le demande, nous effacerons ces traductions) de les mettre en ligne sous notre compte pour une meilleur compréhension de la suite de la saga.

Eni et Onarluca

Chapitre I : Un été à Poudlard

Ce jour d'été brûlant était le bienvenu pour tous mis à part pour un étrange garçon qui s'appelait Harry Potter. Le temps parfait aurait signifié des sports d'extérieur, du bronzage ou même une simple sortie en amis pour tous les adolescents normaux mais Harry n'était pas normal, même pour les critères du monde sorcier ce qui en disait long. La plupart des étudiants de l'école de Poudlard pour Sorcières et Sorciers retournaient chez eux pour les grandes vacances mais Harry était resté. L'été dernier à son ancienne résidence, 4 Privet Drive, tout avait tourné pour le pire. Son Oncle, Vernon Dursley, avait décidé de déverser sa colère sur Harry et s'il n'y avait pas eu l'intervention de Sirius Black, Harry doutait qu'il soit encore en vie en ce moment.

Sirius Black s'était échappé d'une prison sorcière appelée Azkaban (le premier a avoir essayé et réussi) pour protéger Harry, son filleul, même si tout le monde croyait quelque chose de complètement différent. Pendant douze ans, la communauté sorcière tout entière avait pensé que Sirius avait vendu les parents de Harry à un mage noir connu sous le nom de Voldemort puis avait tué treize moldus (personnes dépourvues de pouvoirs magiques) et un sorcier appelé Peter Pettigrow d'un simple sort. En réalité, Peter avait été le traître, accusant Sirius des meurtres avant de simuler sa propre mort. Il était par la suite resté sous sa forme animagus (l'aptitude de se transformer en animal à volonté) pendant ces douze ans chez les Weasley. Une fois que la vérité avait été révélée, Sirius avait enfin eu un procès, été déclaré innocent, puis gratifié de la garde légal de Harry pour empêcher son filleul d'avoir à retourner chez les Dursley puisque son tuteur temporaire, Remus Lupin, était inapte à postuler pour cette place.

Remus Lupin avait été là pour Harry contre vents et marées, offrant à Harry la famille qu'il avait voulue si désespérément. Remus et Harry s'étaient immédiatement liés, réunis immédiatement par leurs similarités exceptionnelles. Ils se sentaient tous les deux seuls et incompris du monde, souffrant plus que quiconque ne pourrait même commencer à comprendre. Ils avaient tous les deux été jugés pour quelque chose qu'ils ne pouvaient pas contrôler. Harry était le Survivant et Remus était loup-garou. Il y avait un décret qui interdisait Remus d'adopter Harry, son enfant, comme le sien.

Un unique arrangement en avait résulté. Sirius Black était le tuteur légal de Harry mais avait tendance à agir plus comme un enfant que comme un adulte ce qui laissait Remus être un parent pour Harry et Sirius. Remus était la voix de la raison et était habituellement soutenu par Harry. Quand cela arrivait, Sirius savait qu'il ne valait mieux pas les contredire puisque les trois sorciers étaient un grain buté. Harry abandonnait parfois quand Sirius prenait sa forme animagus, Patmol (ou Midnight comme l'appelait encore Harry) mais Remus ne pouvait pas être influencé.

Les étudiants n'étaient pas autorisés normalement à rester à Poudlard pendant l'été mais le professeur Dumbledore, le Directeur de Poudlard, l'avait demandé car il avait besoin de l'aide des tuteurs de Harry. Pour ce qu'en pouvait dire Harry, Sirius en était très excité. Sirius et Remus avaient promis qu'ils mettraient Harry dans le secret quand ils pourraient mais il était agaçant d'être mis hors touche. Après tout à qui Harry allait-il le dire ? Juste ses amis, Ron Weasley et Hermione Granger avec la famille de Ron savaient que Harry était en fait à Poudlard. Aussi loin que tout le monde s'y était intéressé, Harry passait son été à la Noble Maison des Black, un endroit qu'il n'avait jamais vu, et selon Sirius ne voudrait jamais voir.

Passer son été à Poudlard avait été une bénédiction autant qu'une malédiction pour Harry. Au contraire des autres sorcières et sorciers âgés de moins de 17 ans, Harry était autorisé à utiliser la magie durant ses grandes vacances tant qu'il était dans l'école. Le mauvais coté d'être à Poudlard était l'entraînement sans fin auquel Sirius le soumettait, particulièrement quand il faisait beau dehors. Sirius adorait faire des duels à l'extérieur pour entraîner Harry à utiliser tout ce qui se trouvait à coté de lui.

Ce n'était pas que Harry n'était pas reconnaissant pour ce que Sirius faisait ou qu'il n'apprenait rien de nouveau à chaque leçon. C'était le fait que Sirius était trop bon dans ce qu'il enseignait pour que Harry puisse avoir une seule chance de battre l'homme. Tous les jours Harry s'en allait déçu, peu importe combien de fois Sirius lui assurait qu'il faisait des progrès.

Aujourd'hui n'était pas différent. Sirius avait envoyé Harry dans le parc avec une avance de dix minutes pour se cacher et apprendre à profiter du terrain avant que Sirius commence à le chercher. La forêt était hors des limites comme tout endroit au-delà des portes d'entrée. Harry ne voulait causer aucun dommage alors se cacher près du château était hors de question. Il n'était pas un bon nageur donc le lac n'était pas une solution envisageable. Cela lui laissait la cabane de Hagrid ou le Saule Cogneur. Vraiment pas beaucoup de choix.

Le Saule Cogneur était hors de question et la cabane de Hagrid est trop voyante.

Regardant le lac, Harry s'imagina que pour une fois il serait imprévisible. Il courut aussi vite que possible vers le lac. Il n'avait que quelques minutes avant que Sirius ne sorte, il n'y avait donc pas beaucoup de temps pour réfléchir à une stratégie. Il ne pouvait pas enlever ses vêtements puisque cela indiquerait sa position. Se précipitant à un endroit où des hautes mauvaises herbes sortaient de l'eau, Harry entra dans le lac glacial silencieusement jusqu'à l'eau atteigne son nez, pour que ses lunettes restent sèches et qu'il puisse voir correctement. Avec une flexion du poignet, Harry eut sa baguette en main et prête à l'usage. Il savait qu'il devrait être patient car Sirius ne lui laisserait qu'un seul essai.

Il se passa encore une dizaine de minutes avant que Sirius s'approcha du lac, sa baguette levée. Harry resta tranquille en regardant son parrain marcher le long du rivage de façon décontracté mais restant en alerte. Sirius avait la manière de remarquer les moindres petits détails ce qui agaçait perpétuellement Harry. Il suffisait d'une erreur et la « leçon » serait finie.

Le temps semblait s'écouler extraordinairement lentement. Harry avait besoin que Sirius se retourne. Il ne pouvait pas risquer que Sirius se rende compte de son mouvement. C'était un coup bas mais Harry ne pouvait pas faire plus.

Quand Sirius se détourna enfin, Harry retint l'envie de se découvrir. D'après la lenteur du mouvement, Harry imagina que Sirius savait qu'il n'était pas complètement seul dans les environs. Aucune attaque ne vient, et Sirius commença à se diriger vers la cour. Voyant l'occasion, Harry leva lentement sa baguette hors de l'eau, la pointant sur Sirius.

"Finite Incatatem. Stupefix" murmura Harry. Il avait appris à la dure que Sirius plaçait fréquemment un bouclier défensif autour de lui. Heureusement, il était assez simple et ses sorts ne rebondissaient pas sur lui.

Harry put difficilement retenir son excitation quand les sortilèges frappèrent Sirius droit dans le dos et le firent tomber. Prudemment, Harry sortit de sa cachette, sa baguette encore prête. Après avoir séché ses vêtements avec un sort de séchage, Harry 'approcha lentement de Sirius. L'homme était étendu face contre terre, sa baguette encore dans sa main. Il ne bougeait pas mais Harry savait que les apparences pouvaient être trompeuses. Sirius était bien le genre de personne à simuler l'inconscience pour marquer un point ou pour s'amuser.

"Accio baguette", dit légèrement Harry. La baguette de Sirius s'envola jusqu'à sa main tendue. Empochant la baguette, Harry garda la sienne pointée sur Sirius alors qu'il s'agenouillait lentement et vérifiait le pouls de son adversaire. Comme l'avait entraîné Remus. Celui-ci avait insisté sur la vérification systématique du bien-être de son opposant. Harry ne savait pas si cela provenait d'une expérience personnelle. Il n'avait pas été assez courageux pour demander.

Une fois que Harry eut sentit le pouls régulier, il laissa échapper la respiration qu'il avait retenue inconsciemment. Il allait se remettre sur pieds quand un main le saisit vivement par le poignet et le tira vers le bas. Harry atterrit sur le dos et leva les yeux pour voir le visage rieur de Sirius faisant grogner Harry d'ennui. Il avait encore foiré.

"Très bien, Pronglet", dit Sirius en aidant Harry à s'asseoir. "Tu m'as presque eu. Quelle était ta première erreur ?"

Harry haussa les épaules en regardant ailleurs. Il ne pouvait cacher son désappointement d'avoir encore échoué. Il avait été plus proche cette fois-ci que tous les autres jours mais il s'était encore arrangé pour faire mal quelque chose.

"Je suis désolé de te faire perdre ton temps" dit faiblement Harry. "Je n'y arrive pas."

Sirius se rapprocha encore de Harry et passa un bras autour de ses épaules.

"Hé, tu fais les choses bien, dit-il rassurant. "Ce que nous faisons n'est pas facile mais tu dois l'apprendre. Tu dois savoir te défendre par toi-même. Tu ne peux pas l'apprendre dans un livre mais avec de l'expérience, ta propre expérience. Tout le monde a son propre style. Ce qui marche pour moi ne marchera pas forcément pour toi."

"Je sais", dit Harry d'une voix fatiguée alors qu'il rengainait sa baguette et qu'il rendait la sienne à Sirius. "Je suis juste frustré. Je pensais que je t'avais eu cette fois."

Sirius acquiesça.

"Tu l'as presque fait", admit-il. "Souviens-toi que même si quelqu'un paraît être sans défense ne veut pas dire qu'il l'est. Tu as fait la bonne chose en me désarmant mais nous sommes tous né avec cinq armes : Deux jambes, deux bras et une tête. Ce que Lunard t'a appris l'été dernier est bien mais il est un peu trop – euh – convenable. Il aurait fait exactement ce que tu as fait – vérifier la santé de l'adversaire – mais tu ne peux pas le faire. Ta sécurité vient d'abord. Souviens-toi ce que je t'ai dit à propos des Mangemorts –"

" – ils sont tous des partisans de Voldemort qui remueraient terre et ciel pour m'amener à leur maître qui est toujours là, quelque part", récita de mémoire Harry. "Je sais, Sirius, je sais. Tout ce que j'ai entendu cet été se résume à Mangemort par-là Mangemort par-ci. Qu'est-ce qui a changé de l'année dernière ?"

"Rien n'a changé", dit vivement Sirius. "Je veux juste que tu sois prêt. La nuit où tu as affronté des Détraqueurs pour moi m'a fait réalisé que tu n'es plus un petit garçon, quoique pense Dumbledore. Tu as besoin d'être prêt pour ce qui t'attend dehors. Je sais que tes professeurs et Lunard ont commencé le processus l'été dernier mais ils ne faisaient qu'effleuré la surface. Je sais que tu déteste cela mais je préfère que tu sois préparé et sauf que pris par surprise et mort. Je ne veux pas te perdre, Pronglet."

Harry leva les yeux vers Sirius et acquiesça. Il savait que Sirius voulait bien faire et lorsque l'homme le présentait de cette manière Harry ne pouvait qu'être d'accord. Il préférait être prêt pour ce qui arriverait, quoi que ce soit.

" Je ne veux pas te perdre non plus", dit Harry avec un léger sourire. "Merci Sirius. J'essayerai de faire mieux la prochaine fois."

Sirius grimaça.

" Je ne pense pas que cela soit possible Harry", dit-il en riant. "Tu essayes à chaque fois que nous faisons cela. Ce n'est pas d'efforts dont tu manques. C'est juste d'expérience. Sois juste patient ô mon jeune apprenti. Même les sorciers les mieux entraînés peinent à l'être."

Harry jeta un coup d'œil au lac calme. Il devait admettre qu'il appréciait le temps passé avec Sirius peu importe combien cela était stressant. Sirius était honnête avec lui, traitant Harry plus comme un égal que comme un enfant...enfin quand il n'était pas réprimandé par Remus pour en dire trop à Harry. Remus avait été en mission pour le professeur Dumbledore depuis une semaine et demie ce qui voulait dire que Sirius était libre d'organiser l'entraînement de Harry, ce que Remus n'avait accepté qu'à contrecœur.

"Est-ce que tu as des nouvelles de Lunard ?" Demanda légèrement Harry, brisant le silence. Il ne voulait pas avoir l'air de préférer un tuteur à l'autre mais il ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter. Remus n'était jamais parti si long sans leur envoyé un hibou.

"Non", dit Sirius avec désinvolture, remarquant le ton qu'avait employé Harry. "Il n'y a pas à s'inquiéter Harry. Lunard va bien. En fait, c'est un bon signe qu'il parte si longtemps. Cela veut dire que les gens l'écoute… même si je ne sais pas qui serait assez fou pour faire cela."

"Tout le monde sauf toi ?" Proposa Harry sachant que Sirius ne faisait que plaisanter.

Sirius sourit vivement.

"Bien sûr", dit-il, "et c'est seulement une question de temps avant que je ne t'ai parfaitement entraîné, mon jeune disciple, à suivre les voies de l'espièglerie et du franchissement des limites. Lunard ne saura même pas ce qui lui arrive quand nous y serons plongés."

Harry laissa échapper un soupir. C'est une discussion habituelle. Sirius voulait que Harry suive les traces des Maraudeurs en organisant des blagues mais Harry était mal à l'aise vis à vis de cette idée. Il avait passé des années à être le martyr de cette sorte d'amusement. Le problème était que Sirius ne savait pas tout sur les années qu'avait passé Harry avec les Dursley. Harry avait été réticent d'en dire plus que ce que lui ou d'autres savaient déjà.

"Sirius, tu es heureux ?", Demanda Harry avec hésitation.

Sirius leva les yeux vers Harry, troublé.

"De quoi diable parles-tu? " Demanda-t-il.

Harry haussa les épaules en fixant l'herbe qu'il arrachait machinalement.

"C'est juste que, eh bien, tu es libre maintenant", dit-il mal à l'aise. "As-tu déjà eu envie de revenir à ton ancienne vie et de ne pas être là ?"

Sirius entraîna Harry dans une étreinte pleine de fierté.

"Pronglet, as-tu déjà penser que je n'avais pas envie d'être là", dit-il fermement. "Tous les trois, toi, Lunard, et moi sommes une famille. Je ne voudrais changer cela pour rien au monde. J'ai manqué douze ans avec toi. Je ne vais certainement pas en louper plus si je peux l'éviter. Tu devras faire avec moi que tu le veuilles ou pas."

Harry retourna l'accolade, enfouissant sa figure dans la poitrine de son parrain. C'était un tel changement pour Harry d'avoir des personnes qui se souciaient de lui. Les Dursley avait toujours fait croire à Harry qu'il n'était rien de plus qu'un normal, quelque chose que Sirius et Remus essayait toujours de convaincre Harry que c'était faux. L'année dernière, la magie de Harry avait commencée à se développer prématurément et des explosions de pouvoir arrivaient de temps en temps. Ils étaient complètement imprévisibles, douloureux pour le receveur et épuisants pour l'émetteur.

Même si personne autour de Harry n'était réellement concerné par son développement, Harry ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter. Il ne voulait blesser personne, particulièrement Sirius et Remus. Le problème était que ses tuteurs semblaient croire que le seul moyen de contrôler ses éclats était de continuer à pratiquer, d'où les duels quotidiens qui finissait rarement à l'avantage de Harry.

Se rendant compte que le soleil commençait à se coucher, Sirius et Harry battirent en retraite vers le château pour se nettoyer pour le dîner. Sirius prit la liberté de montrer à Harry les « bases » pendant la première semaine de l'été ce qui incluait les cuisines où Harry avait retrouvé un vieil ami. L'elfe de maison, Dobby, travaillait maintenant pour le professeur Dumbledore à Poudlard et paraissait aussi heureux qu'il pouvait l'être. Dobby avait sauté de joie quand Harry était arrivé puisque c'était ce dernier qui l'avait délivré de son ancien maître, Lucius Malfoy.

Deux Maraudeurs, extrêmement troublés et amusés, avaient forcé Harry à expliquer le dévouement de Dobby. Sirius et Remus trouvaient la dévotion fanatique de Dobby très divertissante et s'étaient immédiatement liés d'amitié avec la petite créature, le prenant dans un coin en secret pour les aider à veiller sur Harry. Les Maraudeurs savaient qu'ils ne pourraient pas être tout le temps aux cotés de Harry et se sentaient mieux si quelqu'un ou quelque chose gardait un œil sur leur protégé.

Entrant dans leurs quartiers, Harry s'arrêta sur le seuil de la porte que quelqu'un de connu les attendait.

"Lunard !" Dit-il gaiement en se précipitant dans les bras ouverts de Remus Lupin. "Quand es-tu revenu ?"

Remus laissa échapper un rire en enroulant ses bras autour de Harry.

"Il y a près d'une heure", dit-il. "Je viens juste de finir de tout raconter à Dumbledore." Il leva les yeux vers Sirius avec un sourcil levé. "Alors qu'avez-vous fait tous les deux pendant mon absence ? Causer des ennuis comme dans le temps, Patmol, et entraînant Harry avec toi ?"

"Oh toi mauvais joueur", dit Sirius en s'asseyant dans le fauteuil le plus proche. "Je me dois de te faire savoir que Harry a déjà fait tous ses devoirs et que nous avons fait des duels tout les jours. Honnêtement Lunard, tu as besoin de me faire plus confiance. Pensais-tu vraiment que je ferais tout pour sortir Harry du droit chemin ?"

"Je vérifie juste, Patmol", dit Remus en se retirant. "Tout le monde à ma place ferait la même chose. Tu ferais le même."

Sirius réfléchit un moment et acquiesça.

"Tu as raison, je le ferais", admit-il. "Harry va te changer pour le dîner. Nous partirons aussi tôt que tu es prêt."

Harry voulut protester même une poussée vers la salle de bain de la part de Remus lui prouva que l'effort serait vain. Une fois dans sa chambre, Harry passa rapidement une robe normale. Le personnel tout entier était à l'école alors Harry présuma qu'il devait être présentable. Depuis que Remus avait quitté son affectation, Sirius préférait manger dans leurs appartements ou dans les cuisines. Sirius disait que la nourriture y était meilleure mais Harry savait que ce n'était que parce que Sirius ne voulait pas manger avec le professeur Rogue. Les deux hommes semblaient se haïr plus que ce n'était humainement possible. Sirius était incroyablement sur la défensive, réagissant à toutes les fois que Rogue disait quelque chose de négatif sur Harry, Remus ou le père de Harry, James.

Ce soir fut comme les précédents à Poudlard. Après un dîner précoce, Harry passa deux heures dans la bibliothèque tandis que Sirius et Remus parlaient avec les enseignants. Le sujet d'études de Harry ce soir-là était les boucliers personnels. Il finit son travail rapidement, lui permettant d'écrire quelques lettres qu'il enverrait par Hedwige. Ses lettres ne disaient pas grand chose puisqu'il n'était pas supposé parler de son entraînement mais au moins il restait en contact avec ses mais.

Au moment où Sirius et Remus furent libres de partir de leur réunion et rejoignirent Harry, tous les trois étaient épuisés et prêts à aller au lit. Ils rentrèrent dans leurs chambres, avide d'un bon sommeil pour clôturer la longue journée. Ce qu'ils ne savaient pas c'était qu'aucun d'eux n'allait avoir beaucoup de sommeil ou de paix cette nuit-ci.