Titre Anglais: Trials of a Champion

Titre Français : Les peines d'un Champion

Auteur : ksomm814

Genre : Neutre

Chapitre traduit par : Thamril

Rating : k+

Disclamer : Cette histoire est basée sur l'Ordre du Phoenix qui ne nous appartient pas. Le monde de Harry Potter appartient à J.K.R.

Suite à la disparition des histoires « Midnight Guardian » et « Trials of a Champion » sur le compte de Thamril, nous nous permettons (sans son autorisation, donc si elle (il) nous le demande, nous effacerons ces traductions) de les mettre en ligne sous notre compte pour une meilleur compréhension de la suite de la saga.

Eni et Onarluca

Chapitre II : Rêves inopportuns

La pièce était petite, extrêmement sale, et elle n'était éclairée que par le feu de la cheminée. Une personne était assise dans son fauteuil en face des flammes alors qu'une autre était agenouillée à coté. L'homme qui était accroupi portait une cape noire qui cachait toute sa physionomie à l'exception de ses mains. Celles-ci tremblaient visiblement et il n'y avait que neuf doigts au total. Il était clair pour un lecteur de la Gazette du Sorcier que cet homme était Peter Pettigrow.

Peter Pettigrow, aussi appelé sous le nom de Queudver en raison de sa forme d'animagus (un rat) par ses amis, avait été arrêté par le Ministère pour s'échapper après que le procès de Black soit achevé. Personne ne voulait ou ne savait dire comment. Les Aurors recherchaient maintenant le fugitif mais ne rencontraient que peu de succès. Trouver un rat avec un doigt manquant à sa patte gauche était comme chercher une aiguille dans une botte de foin.

La voix faible et remplie de crainte s'éleva.

"Maître, il y en a encore si vous avez faim", dit-il.

L'individu installé dans la chair parla mais sa voix ne sonnait pas humain. Elle était suraiguë et extraordinairement froide.

"Pas maintenant", siffla-t-il. "Rapproche-moi, Queudver". Ce dernier fit comme il lui était demandé, puis s'agenouilla à nouveau. "Où est Nagini ?" demanda l'homme à la voix suraigu avec irritation.

"J-je n'en suis pas sûr, Maître", répondit nerveusement Queudver. Je pense qu'elle explore. Puis-je demander combien de temps allons-nous rester ici ?"

"Cela reste à voir", dit la voix aiguë. "Nous devons attendre que la Coupe du Monde soit terminée. Toutes les sorcières et les sorciers dans ce maudit Ministère de la Magie surveillent toute activité anormale, vérifiant et vérifiant tout et tout. Nous allons donc attendre."

"Maître, devons-nous utiliser Harry Potter ?" demanda faiblement Queudver, presque craintivement. "Il est bien protéger à Poudlard avec le cabot et le loup comme tuteurs. Quelqu'un d'autre serait plus facile à…"

"Plus facile, c'est vrai mais j'ai mes raisons", dit fermement la voix suraiguë. "Cela doit être Harry potter. J'ai un plan qui fonctionnera malgré toutes les protections que ce fou, Dumbledore, croit qu'il a posé sur le garçon. Avec un petit peu de courage de ta part, Queudver, tout marchera comme prévu. Est-ce trop demandé pour un couard comme toi ?"

"Maître !" dit Queudver, paniquant. "J-j'ai été celui qui vous a amené Bertha Jorkins ! Elle vous a été utile ! Elle avait des informations – "

" – oui, bien sûr mais ce n'était que de la chance. Ne me mens pas. Tu sais que je hais ce qui mente. Ses informations étaient inestimables, c'est vrai. Tu seras récompensé Queudver. Il y a une tâche qui te sera dévolue, une tâche pour laquelle nombre de mes partisans donneraient leur main droite mais cela doit être conservé secret. L'occasion viendra où tu seras aussi utile que Bertha Jorkins."

Pettigrow trembla de peur. "Vous… vous allez me tuer ?"demanda t-il d'une voix enrouée.

"Pourquoi le ferais-je ?" demanda avec amusement la voix suraiguë. Bertha est morte parce que c'était nécessaire. Nous ne pouvions pas mous permettre qu'elle aille raconter tout ce qu'elle a vu au ministère, n'est-ce pas ? Je suis supposé être mort et tu as le Ministère de la Magie à tes trousses. Modifier sa mémoire était hors de question. Les sortilèges d'amnésies peuvent être brisés ce qui nous ramène à notre problème."

Le silence s'installa dans la salle. Le propriétaire de la voix suraigu devait être plongé dans ses pensées car Pettigrow ne disait rien. Il attendait que son « Maître » reprenne la parole.

"Patience, Queudver" dit la voix suraiguë, de façon lointaine. "Une fois que mon serviteur sera à Poudlard, Harry Potter sera mien." Il y eut un sifflement. "Je pense avoir entendu Nagini", dit-il en commencer à siffler.

Quelques instants plus tard un large serpent qui faisait trois mètres et demi entra, répondant à l'homme à la voix suraigu. C'était comme s'ils se comprenaient. C'était comme si l'homme pouvait parler le langage des serpents. Pettigrow resta où il était agenouillé mais il était clair que la vue du serpent et de l'homme sifflant le rendait nerveux…enfin, plus nerveux.

"Selon Nagini, il y a un vieux moldu debout à l'extérieur de cette pièce, écoutant tout", dit l'homme à la voix suraiguë normalement alors que le serpent s'enroulait sur le petit tapis à coté du fauteuil.

COURS ! Ne le laisse pas te voir !

Pettigrow sauta sur ses pieds et se précipita vers la porte et la poussa pour laisser apparaître un vieil homme avec une canne, fixant Pettigrow, alarmé. Il était clair que l'homme avait une jambe boiteuse et par conséquent ne pourrait pas piquer un sprint. Agrippant le bras de l'homme, Pettigrow le tira à l'intérieur de la pièce, ils faisaient ainsi face au dos de la chaise.

"Qu'as-tu entendu, Moldu ?" demanda curieusement la voix suraiguë.

"Comment m'avez-vous appelé ?" demanda audacieusement le vieil homme.

"Moldu, ce qui veut dire que vous n'êtes pas un sorcier et donc d'aucune importance, dit glacialement la voix.

"Vous dites n'importe quoi, dit le vieil homme, la voix ferme. "J'en ai assez entendu pour alerter la police. Vous avez commis un meurtre et vous en projetez un autre ! Quand ma famille se rendra compte que je suis parti, ils avertiront la police ! »

Tu n'as pas de famille, Franck Brice", dit à voix basse l'homme invisible.

"Vous vivez seul ici. Vous devriez savoir qu'il ne vaut mieux pas mentir à Lord Voldemort, Moldu. Tourne-moi, Queudver que je fasse face à ce moldu qui ose se mettre sur mon chemin."

NON ! Fuis tant que tu le peux ! Il va te tuer!

Pettigrow laissa échapper un gémissement mais s'exécuta. Il tourna lentement le fauteuil jusqu'à ce que cela soit devant l'homme qui laissa échapper sa canne et hurla. Voldemort le va sa baguette, et la pointa sur l'homme criant. Des mots furent murmurés, suivis par une lueur verte surgissant de la baguette. Le hurlement s'arrêta abruptement alors que Franck Bryce s'écroulait.

NON ! S'IL VOUS PLAIT, NON !

Il était mort.

Dans sa chambre à Poudlard, Harry Potter s'éveilla enfin de son horrible rêve, respirant fortement, trempé de sueur et sa cicatrice en forme d'éclair sur son front brûlait. Harry prit un moment pour réaliser qu'il était maintenu en place et le va les yeux pour voir les visages flous de Sirius et Remus. Il commença à trembler alors qu'il dévisageait craintivement ses tuteurs. Ce n'était pas entrain de se passer. Cela ne pouvait pas arriver.

Sirius et Remus relâchèrent lentement l'adolescent.

"Tu hurlais dans ton sommeil, Harry", dit Sirius avec inquiétude. "Nous essayions de te réveiller depuis cinq minutes. Tu veux en parler ?"

Harry ferma les yeux et sentit une larme rouler jusqu'à son menton. Pouvait-il leur dire? Comment dire non?

"C-c'était Voldemort", dit Harry, sa voix tremblant autant que son corps, "et Pettigrow. Voldemort a tué une femme appelée Bertha Jorkins après lui avoir arraché des informations. Il vient de tuer un moldu, Franck Bryce. Il va introduire quelqu'un pour m'avoir – "

Sirius prit instantanément Harry dans ses bras tandis que Remus sortait de la pièce en courant.

"C'est bon, Pronglet, dit-il légèrement en se balançant d'avant en arrière pour réconforter l'adolescent. "C'était juste un rêve – "

" – mais ma cicatrice brûle, interrompit Harry. La douleur diminuait lentement mais elle faisait encore mal, à un point que Harry n'avait pas ressenti depuis quelques années. "C'est juste arrivé quand Sirius était à Poudlard lors de ma première année. Je sais qu'il n'est pas ici alors pourquoi est-ce que cela fait aussi mal ?"

Sirius resta silencieux alors qu'il tenait son filleul. Harry n'aimait pas ce silence. Sirius avait toujours une réponse à tout même si cette réponse était « va demander à Lunard ». Pour Harry, ses tuteurs savaient tout. Enfouissant son visage dans la poitrine de son parrain, Harry se laissa tenir fermement, n'entendant même pas Remus revenir avec de la compagnie.

"Sirius ?" interrogea faiblement Remus.

"Sa cicatrice brûle", dit-il en regardant par-dessus son épaule, ses yeux suppliant le loup-garou de calmer ses peurs. "S'il te plaît dis-moi que ce n'est pas ce que je pense."

Une main douce se posa sur l'épaule de Harry forçant Harry à lever les yeux et regarder le professeur Dumbledore. Leurs yeux se rencontrèrent et pendant un long moment, rien ne fut dit, ils se fixaient simplement du regard. Quand Dumbledore rompit finalement le contact visuel, Harry plongea à nouveau sa tête dans la poitrine de Sirius, ne voulant rien de plus que d'oublier ce qu'il venait de voir.

"Dumbledore ?"incita Remus. "C'est plus qu'un simple cauchemar, n'est-ce pas ?"

"C'est difficile à dire à ce point", répondit le professeur Dumbledore, le ton joyeux absent de sa voix. "Je sais que la dernière chose que tu veux est de raconter ce que tu as vu, Harry mais s'il y a une chance pour que cela soit vrai, nous devons savoir. Peux-tu faire cela pour nous ?"

Relater son cauchemar était vraiment la dernière chose que Harry voulait mais comment pouvait-il refuser quand c'était demandé de cette manière ? S'extrayant des bras de son parrain. Harry le va les yeux vers le professeur Dumbledore et acquiesça puis commença à raconter ce dont il avait été témoin. Remus avait attiré des chaises pour Dumbledore et lui tandis que Sirius restait assis sur le lit, face à Harry. Sirius et Remus paraissaient sur le point de sauter sur leurs pieds dès qu'Harry commencerait à avoir du mal mais cela n'arriva pas.

Une fois qu'Harry eut tout dit aux trois sorciers ce qu'il se rappelait, le professeur Dumbledore remercia Harry et lui enjoint de se rallonger et de dormir un peu. C'était plus facile à dire qu'à faire. Harry tremblait toujours et il finit par s'installer sur le canapé du salon avec Remus qui était très éveillé et qui envoya Sirius au lit.

Puisque Harry gardait difficilement les yeux ouverts au moment où il atteignit le canapé, Remus le recouvrit d'une couverture et le pressa de s'allonger, la tête de l'adolescent se posant sur la jambe du loup-garou. Fixant le feu mourant, Remus ne remarqua pas Harry s'abandonner au sommeil. Tout ce qu'il savait était qu'Albus Dumbledore pensait que le rêve d'Harry était plus qu'un simple cauchemar.

Le son de voix tira Harry de son sommeil. La première voix semblait être celle de Sirius tandis que la deuxième devait être celle de Mme Weasley. Ne voulant pas se lever maintenant, Harry émit un grognement alors qu'il se retournait, posant ses couvertures au-dessus de sa tête héritant d'un gloussement d'une personne proche. Sa tête reposait sur quelque chose de ferme mais pas dur ce qui était étrange. Son oreiller était exceptionnellement doux.

Une main gentille commença à frotter son dos, l'éloignant de son étourdissement. Harry grogna encore de protestation, se mettant en boule en dessous des couvertures. Pour quelque raison il se sentait fatigué comme s'il avait passé toute la nuit éveillé. Ce fut là qu'Harry se souvint d'avoir eu un cauchemar même si les détails étaient légèrement dissipés. C'était au sujet de Voldemort et Pettigrow mais c'était tout ce dont Harry pouvait se souvenir.

"Allez Harry", dit gentiment Remus. "Il est temps de se lever. Tu ne veux pas déjeuner?"

Harry ôta les couvertures de sa tête et leva des yeux fatigués vers un Remus flou avant de les refermer.

"Trop épuisé", murmura-t-il alors qu'il serrait ses couvertures autour de lui. Normalement la menace de nourriture marchait sur Sirius mais Harry ne mangeait jamais beaucoup, un effet secondaire de ses années chez les Dursley que Sirius avait l'habitude de réprimander. Selon Sirius, Hedwige (la chouette d'Harry) mangeait plus qu'Harry.

"Laisse le dormir, Lunard", dit Sirius de la cheminée. "Tout le monde ne se lève pas à l'aube comme toi et après cette nuit, Harry a mérité de faire la grasse matinée."

"Cette nuit ?" Interrogea rapidement la voix de Mme Weasley. "Qu'est-il arrivé cette nuit ?"

Sirius laissa échapper un soupir. Il savait qu'Harry ne voulait probablement pas que tout le monde sache ce qui s'était passé mais Mme Weasley n'allait certainement pas laisser tomber. Elle était presque aussi protectrice que les Maraudeurs avec Harry.

"Juste un cauchemar, Molly, dit-il nonchalamment puis il sourit. "Harry va bien. Remus semble avoir oublié dans son vieil age que les adolescents ont besoin de dormir."

"Vieil âge !" cria Remus puis il regarda vers la cheminée et sourit. "Excusez-nous, Molly. Nous sommes impatients de voir votre famille à la Coupe du Monde". Il vit Mme Weasley retenir un sourire et avec un pop elle disparut. Remus tourna son attention vers Sirius alors qu'il se retirait d'en dessous de la tête de Harry et se levait. "M Lunard voudrait remémorer à M Patmol qu'il entre dans un territoire à hauts risques. M Lunard n'était pas celui qui est resté assis pendant douze ans."

Les yeux de Sirius se plissèrent alors qu'il se levait.

"M Patmol voudrait remémorer à M Lunard que pendant qu'il faisait le tour de France, M Patmol s'entraînait à mettre à terre tous ceux qui oseraient s'opposer à lui", répliqua-t-il. "Oseriez-vous, M Lunard ?"

Remus fit un pas vers Sirius.

"Oh! J'ose, M Patmol, dit-il fermement. "Baguettes, alors ?"

"Compte là dessus", dit Sirius en faisant un pas en avant, sortant sa baguette et la faisant tourner entre ses doigts. "Quand j'aurais gagné, Harry pourra dormir aussi longtemps qu'il veut aujourd'hui et tous les autres jours des vacances."

"Si tu gagnes, Patmol, et c'est un très grand si, corrigea Remus. "Si je gagne, tu parleras à Harry, d'accord?"

Sirius grogna. Il était clair que c'était la dernière chose que Sirius voulait et Remus le savait. C'était considéré comme une conversation pour Remus, au moins dans la tête de Sirius.

"C'est tout à fait cruel, Lunard", dit-il, "Mais je suis d'accord."

Sans d'autres mots, Sirius et Remus partirent pour faire leur duel. Sachant qu'il ne serait pas capable de se rendormir maintenant, Harry émergea des couvertures et se retira dans sa chambre pour passer des vêtements. Il avait vite appris que des fois Sirius et Remus avaient besoin de se retrouver sans lui pour leur rappeler à quel point tout était changé. C'était pourquoi Harry questionnait de temps en temps ses tuteurs pour savoir s'ils étaient heureux de ces arrangements. Ils paraissaient plus heureux quand ils n'avaient pas à s'inquiéter pour lui.

Une fois qu'il fut propre, Harry quitta les « Quartiers des Maraudeurs » comme Sirius les appelait et parcourut les couloirs jusqu'à ce qu'il arrive à une fenêtre où il pouvait bien voir ses tuteurs. Ils étaient au milieu de la cour, se battant et riant. Harry sourit à cette vue. C'était bien de les voir aussi détendus que des personnes normales.

"Un gallion pour tes pensées, Harry ? dit la voix aimable du professeur Dumbledore.

Harry se retourna pour voir le professeur Dumbledore lui sourire et haussa les épaules avant de regarder à nouveau ses tuteurs.

"Ils sont heureux", dit-il doucement. "Sans avoir à s'inquiéter de moi, ils seraient tout le temps heureux."

Dumbledore s'avança pour être à la gauche d'Harry.

"Possible, dit-il pensivement. "As-tu déjà considéré que tu es la raison pour laquelle ils sont si heureux ? Remus Lupin était distant et réservé avant que tu n'entres pour une deuxième fois dans sa vie. En quelques semaines ce mur qu'il avait construit autour de lui a commencé à s'effriter. Tu l'as fait, Harry. Il avait besoin de toi autant que toi, tu avais besoin de lui." Dumbledore fut silencieux pendant un moment avant de continuer. "Sirius Black, d'une autre part, a toujours agi impulsivement. Il est parti à la recherche de Peter, s'est échappé d'Azkaban et t'a sauvé de ton oncle. Le Sirius que je connais maintenant est prudent à cause de toi. Il pense d'abord à ses actes car il a quelqu'un d'autre que lui-même à se préoccuper. Tout ce qu'il fait à présent à un impact sur toi puisqu'il est responsable de toi."

Harry laissa échapper un soupir et se retourna pour que son dos soit face au parc.

"C'est ce que je veux dire, dit-il, frustré. "Il doit s'inquiéter pour moi. J-je veux juste qu'il soit heureux." Son regard tomba sur le sol alors qu'il se frottait la nuque nerveusement. "Ils ne devraient pas à s'inquiéter que j'aie des cauchemars…Je…Je me sens comme si je profitais d'eux", clarifia Harry. "Ils en font tant pour moi –"

" – n'est-ce pas ?" s'enquérit le professeur Dumbledore. "Harry, ils font ce que des tuteurs dont, ils s'occupent de toi. Ta tante et ton oncle t'ont privé de cela et pour ma part, j'en suis profondément désolé. Cette sorte d'éducation n'est pas normale. Ce que tu reçois de tes tuteurs l'est. Il faut du temps pour s'adapter, Harry. Est-ce que tu en as parlé avec Sirius et Remus ?"

Harry acquiesça.

"Ils pensent que je suis fou", dit-il doucement.

Le professeur Dumbledore laissa échapper un gloussement.

"J'en doute, dit-il plaisamment. "Ils ne comprennent probablement pas que ce que tu ressens est parfaitement normal pour un enfant de ta situation. Tu as grandi en croyant que tu n'es pas important alors il est naturel pour toi de considérer les sentiments de Sirius et Remus avant les tiens. Laisse les être les adultes, Harry. Laisse-les prendre les responsabilités. Autorise-toi d'agir comme ceux de ton âge pour une fois…avec raison quand même. Je peux t'assurer que le personnel enseignant peut vivre sans certaines blagues que ton parrain projette mais un peu d'humour n'est pas nécessairement une mauvaise chose."

"Je laisserai Sirius l'apprendre", dit silencieusement Harry. Il savait que Dumbledore avait raison sur la manière dont il avait été élevé mais comment pouvait-il agir comme un garçon de quatorze ans normal quand c'était normal pour lui ? C'était ce qu'il était.

C'était presque le repas de midi quand un Sirius joyeux et un Remus grognon retrouvèrent Harry dans la Bibliothèque. Harry n'eut pas besoin de demander qui avait gagné et écouta Sirius parler avec excitation de la Coupe de Quidditch à laquelle ils assisteraient demain. Apparemment Sirius avait eu des places de premier choix par le Ministère pour s'excuser de l'avoir enfermer pendant douze ans. Sirius avait accepté les trois tickets et avait demandé à savoir qui allaient être dans la loge d'honneur avec eux. Ils seraient avec la famille Weasley, les Malfoy et d'autres personnes venant de différents pays.

Le match de demain serait Bulgarie contre Irlande et selon Sirius, la Bulgarie avait un attrapeur fantastique appelé Victor Krum. Remarquant le ton de Sirius, Harry prit le conseil. Il savait que Sirius lui disait cela pour qu'il puisse apprendre quelques techniques pour ces futurs matchs. Les membres des deux équipes voleraient sur des éclairs de feu comme celui de Harry (qui l'avait reçu de la part de Sirius Noël dernier) et donc Harry savait que le match serait ultra rapide.

Le lendemain matin, ils partirent tôt pour le match habillés en moldus au moyen d'un Portoloin, un mode de transport qui mit Harry mal à l'aise avec le crochet placé à son nombril. En dépit de l'heure matinale, Harry était pleinement éveillé. Il était trop excité pour dormir beaucoup la nuit avant et savait qu'il allait probablement en payer le prix plus tard. Mais comment pouvait-on dormir la nuit avant la Coupe du Monde ?

Ils arrivèrent au-delà de la première collection de tente et abandonnèrent leur portoloin dans une grande boîte avec les autres qui avaient déjà été utilisé. Avec une main sur chaque épaule, Harry laissa Sirius et Remus le diriger. Aucun d'eux ne dit un mot ce qui rendit Harry nerveux. Les seules fois où ils étaient sérieux étaient quand ils étaient dans le mode protecteur. C'était presque comme s'ils s'attendaient à ce que quelque chose saute sur Harry et l'enlève ce que ce dernier trouvait ridicule. Qui tenterait quelque chose avec tant de monde autour ?

Alors qu'ils marchaient, Harry put voir des gens cesser leurs activités et les fixer avant de commencer à murmurer. Parfois Harry pouvait les entendre marmonner "Sirius Black !" ou "Regarde c'est Harry Potter !" ce qui faisait grogner Harry d'agacement. Pourquoi est-ce que les gens devaient être si indiscrets ? Harry sentit la prise de Sirius se resserrer et comprit qu'il ressentait la même chose.

Ils atteignirent l'orée du bois en haut du terrain pour voir de nombreuses têtes rousses placées au-dessus d'un feu qui prenait flamme en face de deux tentes élimées deux places. Harry eut un sourire à cette vue. Il pouvait clairement reconnaître M Weasley et les jumeaux Fred et Georges qui étaient deux ans plus âgés qu'Harry. Il n'y avait aucune trace des meilleurs amis d'Harry, Ron et Hermione, ou de la plus jeune des enfants Weasley, Ginny.

Remus se pencha pour que sa bouche murmure à l'oreille d'Harry.

"Souviens-toi de ce qu'on a parlé Harry. Je sais que nous pouvons faire confiance aux Weasley mais il y a trop de monde qui peut entendre. Si des gens découvrent où le Survivant est et ce qu'il fait, ils voudront le même traitement pour leurs enfants."

Harry acquiesça en réponse. Il savait qu'il y avait des circonstances spéciales qui lui permettait de passer l'été à Poudlard et que personne n'était supposé savoir qu'il y avait des circonstances spéciales. Pour quelque raison Dumbledore avait besoin de l'aide de Sirius et Remus, Harry n'allait pas être celui à divulguer l'information. Il avait besoin de prouver qu'on pouvait lui faire confiance.

Fred et Georges furent les premiers à remarquer les nouveaux venus.

"Hé, Harry ! cria Fred en se levant rapidement avec son frère. "Hé professeur Lupin !" Tous les deux regardèrent Sirius nerveusement comme s'ils avaient perdu leurs mots…pour une fois.

Cela parut étrange à Harry que Fred et Georges s'adressaient à Remus comme « Professeur Lupin ». Ne savaient-ils pas que Remus avait démissionné, le trimestre dernier ? Se rendant compte des regards appréhensifs que les jumeaux donnaient à Sirius, Harry décida de jouer les médiateurs. La dernière chose qu'il voulait était de la tension entre sa famille et celle des Weasley.

"Fred, Georges, je ne crois pas que vous ayez rencontré mon parrain", dit Harry. "Sirius Black".

Sirius fit un signe de tête aux deux puis jeta un coup d'œil à M Weasley qui se levait pour rejoindre ses fils. M Weasley était un peu plus grand que Sirius et avait des cheveux roux fambloyants comme sa femme et tous ses enfants. C'était un trait de Weasley qui les distinguait rapidement de la foule.

"Arthur", dit Sirius avec un sourire. "Tu sembles en avoir perdu un peu."

Arthur sourit lui aussi.

"Ron, Hermione et Ginny récoltent un peu d'eau" dit-il gaiement. "Ils devraient être bientôt de retour. Alors tous les trois vous restez cette nuit ici où vous partez après le match ?"

Remus poussa gentiment Harry vers Fred et Georges.

"Pourquoi vous n'iriez pas chercher le reste du groupe ?"proposa t-il. "Vous avez dix minutes avant que l'on ne vous cherche."

Sachant qu'il ne valait mieux ne pas protester, Harry acquiesça et partit avec les jumeaux. Au moment, où ils étaient hors de portée d'oreille, Georges se mit en face d'Harry, bloquant le chemin.

"Très bien, oh mon frère honoraire", dit-il avec un air de suspicion dans ses yeux. "Nous voulons tous les détails sur Sirius Black. Ne laisse rien de coté."

Harry devint immédiatement nerveux. Pourquoi voulaient-ils savoir ? Pensaient-ils que Sirius était comme les Dursley ? Pensaient-ils vraiment que Sirius pourrait lui faire du mal ?

"Euh – qu'est-ce que vous voulez dire ? demanda Harry. "Sirius et Remus sont sympas. Sirius est mon parrain et Remus est comme un oncle pour moi…un bon oncle. Ils ne feraient jamais – "

"Whoa Harry, dit rapidement Fred en se mettant à coté de Georges. "Nous n'avons jamais voulu dire qu'ils te feraient du mal. Nous savons tous les deux que le professeur Lupin ne laissera rien t'arriver et d'après ce que nous a dit Ron, M Black est aussi protecteur si ce 'est plus. Nous sommes juste curieux. Il a été à Azkaban pendant douze ans. Comment a-t-il gardé l'esprit avec tous ces Détraqueurs ?"

Harry haussa les épaules. Il ne pensait pas que c'était vraiment son rôle de parler du passé de Sirius.

"Il ne m'en parle pas beaucoup", dit-il franchement. Qui voudrait ? "Sirius a beaucoup d'humour. Il veut me faire faire une blague sur Rogue – "

"Quoi ?" demanda Fred surpris.

"Une blague ?" questionna Georges puis grimaça en jetant un coup d'œil à son frère.

"Aujourd'hui va être un jour très intéressant après tout, Forge. Des conseils du seul homme s'étant déjà échappé d'Azkaban vont êtres impayables"

Fred retourna le sourire.

"Je suis d'accord", dit-il puis il regarda Harry, souriant vivement. "Tu as été plus qu'utile, Harry".

"Harry !"

Harry regarda derrière Fred et Georges pour voir Ron, Hermione et Ginny portant une bouilloire et une paire de poêles pleines d'eau. Il retint n soupir de soulagement. Il savait que ce que les jumeaux voulaient dire du bien mais il n'aimait pas être pris dans un coin et forcer à répondre à des questions, particulièrement des questions auxquelles il n'était pas sensé répondre. Il haïssait mentir mais il n'avait pas beaucoup le choix.

"Tu l'as fait !" dit joyeusement Ron alors qu'il essayait de marcher sans reverser l'eau. "Tu ne croiras jamais tous les gens que l'on a rencontrés. Le feu est allumé maintenant ?"

"Seulement après que Papa ait surmonté sa fascination pour les allumettes, répondit Georges puis il regarda vers leur campement. "Venez. Le professeur Lupin viendra nous chercher si nous ne sommes pas bientôt de retour."

"Le professeur Lupin est ici ?" demanda avidement Hermione. "Peut-être que nous aurons des indices pour les cours."

Harry se trémoussa nerveusement.

"Euh – je pensais que vous saviez tous", dit-il mal à l'aise. "Remus a démissionné après que tout le monde est découvert sa maladie. Il n'est plus un enseignant."

Hermione fixa Harry, les yeux grand ouverts. Elle n'avait pas entendu visiblement.

"Il quoi?" demanda-t-il choquée. "Harry, il est le meilleur professeur que nous ayons eu ! Comment peut-il démissionner ? Qui se soucie du fait qu'il est un loup-garou ? Ce n'est pas comme s'il nous avait déjà blessés !"

Harry se frotta les yeux en dessous de ses lunettes alors qu'ils marchaient vers le campement des Weasley. Cela allait être intéressant. Hermione était née de Moldus et n'avait pas les préjugés qu'avaient ceux élevés par les sorciers. Remus lui avait tout expliqué lorsque Harry avait découvert par accident. La plupart des gens voyaient les loups-garous comme des créatures malfaisantes qui te tueraient plus qu'elles ne te regarderaient. Harry avait eu du mal à le croire. Remus était si pacifiste. Il ne blesserait jamais personne.

Il y avait trois têtes rousses de plus quand ils arrivèrent. Percy, qui avait deux ans de plus que Fred et Georges et avait été récemment diplômé de Poudlard, semblait l'intellectuel des cinq lus jeunes. Il avait été un préfet, et un préfet en chef, ce qui embarrassait ses plus jeunes frères. Ils pensaient tous que Percy était trop coincé.

Debout à la gauche de Percy, il y avait un roux bâti sur le même modèle que les jumeaux, court et trapu pas comme Percy et Ron qui étaient grand et dégingandés. Son visage avait de nombreuses tâches de rousseur qui pouvait être prises pour du bronzage. Il avait des bras musclés, sur l'un d'eux il y avait une brûlure. Le roux à sa gauche était grand avec des cheveux longs coiffés en catogan. Il avait un croc à l'oreille et semblait tout juste sortit d'un concert de rock : pas exactement l'image que Harry avait dans sa tête d'un enfant de Weasley.

"Vous êtes de retour ! s'exclama M Weasley alors qu'il invitait Harry à s'approcher. Une fois que Harry fut proche, M Weasley posa ses mains sur ses épaules et le tourna vers les trois têtes rousses. "Harry, je ne crois pas que tu es déjà rencontré Charlie", dit-il en positionnant Harry face à face avec le roux du milieu, "Mon deuxième enfant et Bill, l'aîné. Charlie travaille en Roumanie et Bill en Egypte."

"Enchanté de vous rencontrer", dit poliment Harry. "Ron m'a beaucoup parlé de vous deux."

Bill et Charlie sourirent.

"Aussi ?" demanda Bill avec étonnement. "Nous avons nous aussi entendu parler de toi. En fait, Ron semble intarissable. Je pense que nous en sachons plus sur toi que toi-même."

Harry ne savait pas quoi dire. Il savait que Bill plaisantait mais c'était agaçant puisque depuis qu'il était entré dans le monde sorcier tout le monde en savait plus sur sa vie que lui. Remus et Sirius avaient aidé à boucher les trous sur ses parents mais cela brûlait toujours. Pourquoi tout le monde pensait que sa vie était leur affaire ?

La chose suivante qu'Harry sut était qu'il fut agrippé par Sirius et tiré loin des Weasley. Harry prit un moment pour prendre conscience que de nombreuses personnes venaient vers M Weasley. Le leader du groupe était certainement le plus remarquable avec sa robe de Quidditch rayée de jaune et noir. Son nez semblait avoir déjà été cassé par un Cognard, il avait des cheveux blonds et courts et des yeux bleus.

"Salut Arthur !" dit l'homme avec un sourire pour M Weasley. "Quelle journée ! Un temps parfait et le nombre de spectateurs…incroyable."

"Ludo !" dit gaiement Arthur. "L'homme du jour !" il regarda ses enfants. "C'est grâce à Ludo Verpey que nous avons eu d'aussi bons tickets." Il retourna son regard vers Verpey. "Mes fils : Percy, Charlie, Bill, George, Fred et Ron, ma fille : Ginny, les amis de Ron, Hermione Granger et Harry Potter. Debout à coté de Harry, ce sont ses tuteurs, Remus Lupin et Sirius black."

Les yeux de Verpey s'élargirent à la mention du nom d'Harry et se dirigèrent rapidement sur la cicatrice sur le front d'Harry. Il regarda ensuite Sirius et Remus qui fixaient Verpey comme s'ils le défiaient de continuer à fixer leur pupille. "Sirius Black", dit Verpey, mal à l'aise. "Votre histoire est aussi légendaire que celle de votre pupille Comment avez-vous réussi à vous enfuir d'Azkaban ?"

Sirius passa un bras autour des épaules d'Harry. Celui-ci savait que Sirius avait utilisé sa forme animagus. Apparemment, les Détraqueurs n'affectaient pas autant les animaux que les hommes.

"Si vous l'appreniez, Verpey, tout le monde le saurait", dit platement Sirius. "Et je ne pense pas que nous ayons besoin que tout le monde connaisse ce petit potin, n'est-ce pas ?"

"Sirius", avertit Remus. "Je suis sûr que Ludo ne voulait rien sous-entendre par-là."

"Pas du tout", dit rapidement Verpey et il retourna son attention vers M Weasley. "Tu as beaucoup de monde, Arthur. Nous vous reverrons plus tard. Passez une bonne journée." Verpey partit aussi vite qu'il put sans avoir l'ai d'avoir volé toute sa vie.

Un moment plus tard un sorcier apparut près de leur feu de camp avec un crack. L'homme était habillé d'un costume, avait des cheveux gris courts, et une fine moustache en brosse à dent. La prise de Sirius sur l'épaule d'Harry se resserra alors qu'il grognait. Harry regarda l'homme fixer Sirius alors qu'il continuait à passer devant eux, apparemment pressé.

"Sirius", avertit encore Remus. "Souviens-toi que nous sommes tous du même coté. Ce que t'a fait Croupton dans le passé doit rester dans le passé. Il n'y a plus rien à y faire."

"Euh – qu'est-ce qu'il a fait ?" demanda Percy avec hésitation.

Il m'a envoyé à Azkaban sans procès", dit amèrement Sirius.

"Pour lui je n'avais rien d'important donc mes droits importaient peu."

Remus posa une main sur l'épaule de son ami, devenant encore une fois la voix de la raison.

"Mais nous t'avons prouvé innocent, Sirius", lui rappela-t-il calmement. "Aujourd'hui n'est pas le jour pour se concentrer sur les erreurs passées. Laisse les enfants s'amuser. La Coupe du Monde n'arrive pas tous les jours."

Sirius laissa échapper un soupir frustré. Bien sûr Remus avait raison. Relâchant Harry de sa prise, Sirius se tourna vers l'adolescent pour qu'il soit face à face.

"Je suis désolé, gamin" dit-il sincèrement. "Les vieilles blessures sont les plus dures à guérir."

Harry acquiesça et passa ses bras autour de Sirius. Si quelqu'un s'y connaissait bien en vieilles blessures c'était Harry et Remus. Peut-être que c'était pour cela qu'ils s'entendaient si bien tous les trois. Ils se comprenaient mieux que les autres.

"C'est bon, dit doucement Harry. "Je comprends".