Auteur : Evils Roses pour vous servir !

Note : Tadam ! Voilà le chapitre 2 ! j'avais bien prévu de le poster plus tôt… et ça m'est sortie de l'esprit, comme quoi… Bref, je tiens à vous remercier pour vos Reviews ! Ne vous arrêtez pas en si bon chemin ! Car c'est le seul salaire que nous recevons ^^

Ce chapitre n'a pas eu de relecture, cependant, je pense qu'il ne devrait pas y avoir trop de fautes * bah ouai j'ai fait attention !* Ceci dit s'il y en a encore pour vous agresser les yeux faites le moi savoir ! Gros bisous et bonne lecture !

CHAPITRE 2

Le professeur Dumledore attendait devant la maison des Weasley. Il se tenait droit les mains croisées dans le dos et ses yeux d'un bleu luminescent brillaient de malice. Cet homme avait cette capacité déroutante de lire au fond des gens, comme si il lisait un livre d'images grand ouvert. Harry ne s'était jamais habitué à ce regard là. Et comme à chaque fois il ne pouvait s'empêcher de baisser les yeux en attendant que l'éminent professeur ne lui adresse la parole.

« - Harry ! Je suis vraiment heureux de te revoir. Lui sourit le professeur en s'approchant de lui. A la lueur tremblotante des lampes tempêtes le jeune homme ne pu que constater que son mentor avait l'air encore plus vieux et encore plus fatigué que lors de leur dernière rencontre. Le vieil homme portait une longue robe de sorcier bleu foncé brodé d'étoiles et de constellations. Et, il ne savait pas si c'était ou non le fruit de son imagination, les objets célestes semblaient bouger.

« - Professeur… Je… ne pensais pas que…

Je viendrais vraiment te chercher en personne ? Compléta Dumbledore avec un sourire amusé. Oui, je comprends, après tout, ne t'ai-je pas promis de répondre à toutes tes questions ?

Harry acquiesça silencieusement. Dumbledore lui fit signe de le suivre.

« - Promenons nous un peu… C'est une très belle nuit. As-tu préparé tes affaires pour la rentrée ?

-Oui

- Très bien, j'enverrais Dobby les chercher. Je suis désolé de te privé du voyage à bord du Poudlard Express, je sais combien c'est un moment apprécié des élèves… Hélas, mille fois hélas, nous avons des choses bien plus importantes à faire. Ca ne te dérange pas trop j'espère ?

Harry secoua la tête. Il avait tant de choses à demander au Professeur, tant de questions aux quelles il espérait enfin trouver une réponse, cependant, à l'instant même où Dumbledore s'était adressé à lui il n'en avait plus aucun souvenir. Les mots s'étaient enfuis et il avait l'impression que sa tête n'était remplie que de jus de mélasse avarié.

« - Non, ne vous en faites pas professeur. J'imagine que tout cela concerne Voldemort ?

- En effet.

Le professeur Dumbledore était la seule personne que Harry connaissait qui ne sursauté pas à l'évocation du nom du Seigneur des Ténébres. Au contraire, il encourageait même le jeune homme à le nommer par son nom car, comme il le lui avait dit, quelques années auparavant : « la peur d'un nom ne fait qu'accroître la peur de la chose elle-même. »

Ils restèrent silencieux un moment en errant dans le jardin des Weasley. Ce jardin n'avait rien à voir avec celui des Dursley, qui était toujours bien entretenu. Celui là, à l'inverse donnait l'impression d'une prairie. C'était un joyeux désordre de taillis de fleurs sauvages et d'herbes hautes. Quand à Privet Drive le silence s'installait à la nuit tombée, ici, il semblait toujours y avoir de l'animation. Quelque part au loin des cigales chantaient la fin de l'été, une chouette effraie poussa un long hululement spectrale et le rire fugace d'un ruisseau parvenait jusqu'à leurs oreilles. Les étoiles elles même semblaient plus vives, et le ciel encore plus lointain. Harry aurait tant préféré grandir au Terrier. Mais maintenant il était trop tard pour regretter, on ne peut pas revenir en arrière…. Enfin, pas aussi loin en arrière.

« - Harry, j'aimerais savoir ce que tu sais sur Voldemort ? ô bien sûr, il peu s'agir de choses dont nous avons parlé tout les deux, mais, j'aimerais que tu me dises comment tu le vois.

- Eh bien, je ne sais pas trop professeur. Je sais que Voldemort était à Poudlard et qu'il s'appelait Tom Jedusor, je sais aussi que son père était un moldu…

Le jeune homme se tut en cherchant dans un coin de sa tête tout ce qu'il savait sur le Seigneur des Ténèbres. Mais contrairement à Hermionne qui avait lu pour sa culture générale tout ce qui concernait le monde magique, lui découvrait chaque année des éléments de ce monde auquel il n'appartenait que depuis trop peu de temps. On avait jamais vraiment parlé de lui en Histoire de la magie, et Harry n'avait jamais voulu en savoir trop à son sujet. C'était comme réveiller une vieille blessure. Car chaque année, Voldemort lui rappelait qu'il l'avait privé du bonheur d'être un enfant aimé et choyé. Au lieu de ça il avait vécu onze ans chez les Dursleys à servir de punching ball à son énorme cousin.

« - Je crois, que je n'ai jamais vraiment essayé de savoir qui était Voldemort… Je pense, que le simple fait qu'il ait tué mes parents et fait souffrir beaucoup de personnes proches d'eux et de moi m'empêche de voir… Plus loin… enfin… je ne sais pas trop…

Dumbledore resta silencieux un long moment avant de lever son nez aquilin vers les étoiles. Il semblait perdu dans la contemplation des cieux et avoir presque oublié la présence du jeune homme.

- La personnalité de Tom, vient en grande partie de la haine qu'il avait de son environnement, et de l'endroit où il a grandit. Je pense que tu dois apprendre à mieux le connaître pour mieux pouvoir le détruire. Vouloir à tout prix mettre un terme à quelque chose, nécessite d'en connaître les origines sinon l'issu ne peut être qu'être… inachevé.

-Professeur…

- Je suppose que tu as beaucoup de questions, à poser. Et je vais y répondre. Mais nous ferions bien d'aller à Poudlard… La nuit sera courte.

Le vieil homme lui sourit et l'invita à dire au revoir aux Weasley. Il l'attendit dehors en sifflotant un air joyeux, son regard irrationnellement bleu perdu dans le lointain. Harry ne comprenait pas vraiment le sens de cette petite balade nocturne mais il se dit que Dumbledore devait bien avoir une raison. Il avait toujours une bonne raison. C'était ce qui l'avait tant de fois agacé au point d'en vouloir à cet homme qu'il considérait presque comme un père.

Les Weasley l'attendaient en silence. Il ne savait pas trop quoi leur dire. Personne n'osait parler, car ils avaient tous peur que la guerre ne les rattrape que certains au-revoir ne se mue en adieux. L'ambiance n'était pas vraiment à la fête, mais chacun fit bonne figure et Harry quitta le Terrier avec la peur au ventre de ne pas le retrouver l'été prochain.

La nuit était fraîche et vraiment belle cependant elle avait un arrière gout de cendre. Dumbledore lui fit un sourire chaleureux et lui prit gentiment le bras.

« - Viens Harry, il est temps.

Et ils transplanèrent. Le transplanage était une expérience vraiment, vraiment très particulière. C'était comme si on l'avait aspiré de l'interieur et défragmenté toutes ses cellules, les couleurs tournoyaient et se mélanger devant la bouillie cellulaire qui lui faisait office d'yeux. Il avait vaguement conscience de la présence du professeur Dumbledore à ses côtés mais il n'en était pas totalement sûr. Ce qui lui tenait lieu de bras aurait très bien pu être rattaché à des particules d'autres choses que le bras de Dumbledore. Heureusement cette étrange sensation ne dura qu'une fraction de seconde et ils atterrirent souplement dans l'herbe grasse qui bordait la limite du parc de l'Ecole. La nuit y était bien plus fraîche qu'au Terrier, mais l'ombre rassurante de château semblait réchauffer l'atmosphère. C'était étrange de voir Poudlard ainsi. Il faisait nuit et seul quelques flambeaux brulaient à quelques fenêtres. Au loin, prés à la lisière de la Forêt interdite, on pouvait distinguer les lueurs projetées par les fenêtres de la cabane d'Hagrid. Harry observa un instant la silhouette lointaine du château et son cœur se serra dans sa poitrine. Depuis la mort de Sirius et le retour au grand jour de Voldemort il avait eu très peur de ne plus voir ces murs se dressant fièrement dans la nuit.

Le professeur Dumbledore posa une main ferme sur son épaule et ils prirent silencieusement le chemin du château.

« - Vois tu Harry, ce que j'aime par-dessus tout en tant que Directeur de Poudlard, c'est de pouvoir me balader dans le château juste avant la rentrée, juste avant que tous les élèves n'arrivent et ne fassent trembler les murs. C'est quelque chose de… Magique si je puis dire.

Il eut un petit rire amusé et poursuivi.

- Mais, j'ai toujours peur que la rentrée ne vienne pas et que des temps plus sombres privent cette école de son rôle premier. Beaucoup d'élèves considèrent cet endroit comme une seconde maison, une autre famille. Tom… Je pense que Tom aurait préféré ne jamais quitté Poudlard… Peut être aurait il été différent si nous avions su voir… Mais ce qui est fait est fait… En un sens Harry, toi et lui, vous partagez bien plus de similitude qu'il ne voudra jamais l'admettre.

Harry eut un frisson, il n'était pas sûr de vouloir partager quoi que ce soit avec Voldemort. Il en avait bien assez de partager sa tête toutes les nuits. Mais, quelque part il savait que Dumbledore avait raison, il savait que d'une manière il ne pouvait pas échapper à cette confrontation. Car pour détruire Voldemort il fallait apprendre à connaître Tom Elvis Jedusor.

Ils traversèrent le château désert jusqu'à la gargouille qui gardait le bureau du directeur.

« Menthe à l'eau. » Dit celui-ci à l'adresse de la statue qui pivota sur elle-même et laissa place à l'escalier en colimaçon qu'elle masquait. Ils gravirent les marches en silence. Harry sentait mille et une pensées tournoyer dans son cerveau, mais il n'arrivait pas à les saisir. Elles étaient encore plus difficile à capturer qu'un Vif-d'or pendant un match de quidditch par temps pluvieux.

Le bureau n'avait pas changé depuis la dernière fois qu'il était venu dedans, à savoir, à peines deux mois plutôt. C'était une grande pièce circulaire encombrée de livres et d'objets divers et variés. Harry rougit légèrement en se rendant compte que les instruments délicats qu'il avait brisé semblaient de nouveau en état de marche et reposaient sur leur support comme si rien ne s'était passé. Le jeune homme devait bien avouer que son coup de sang n'avait pas mis en valeur sa maturité. Il avait agis aussi stupidement qu'un enfant capricieux. Un peu comme Dudley lorsqu'il était à l'école primaire… Dumbledore pris place derrière son bureau et invita Harry à s'assoir en face de lui. A peine fut il installé que Fumseck le phénix du directeur voleta jusqu'à lui et posa sa tête au plumage flamboyant sur ses genoux. Harry adorait cet oiseau, il le fascinait… Le vieil homme lui adressa un petit sourire et d'un coup de baguette magique fit apparaître un service à thé complet.

« - Je suis presque certain qu'une petite tasse de thé nous ferrait le plus grand bien. » Harry observa la théière servir le thé d'elle-même et c'est alors qu'il remarqua. Un détail que l'obscurité du jardin des Weasley et du parc de Poudlard lui avait dissimulé. La main droite/gauche du professeur Dumbledore avait un aspect, plus qu'inhabituelle, elle était noire et semblait aussi sèche et racornie que celle d'une momie. Harry ouvrit la bouche et Dumbledore suivit son regard.

« - Ha, comme tu vois, mener une vie de recherches n'est pas toujours très évident. Bien, maintenant que nous sommes confortablement installés. Je suppose que tu as beaucoup de choses à me demander… n'est ce pas ?

Le vieil homme darda sur lui un regard perçant et Harry se senti encore plus petit et plus faible que si on l'avait changé en rat d'égout.

« - Et bien… je ne sais pas très bien par quoi commencer… Professeur… Avez-vous une idée de ce qui pourrait détruire Voldemort.

Dumbledore acquiesça silencieusement et poussa un petit soupir. Il le regarda par-dessus ses lunettes en demie lune qui étincelaient à la lueur tremblotante des bougies.

« - Je vois que tu poses toujours les bonnes question Harry. Oui… Oui, il y a un moyen, mais je n'en suis pas certain. J'ai des idées et des hypothèses, certaines semblent se concrétiser et d'autres… Ne sont que des illusions d'un vieil homme un peu fou. Je penses d'ailleurs que cette année, tu seras obliger de mener certaines de ses recherches en même temps que ta scolarité. J'aimerais t'épargner la tâche fastidieuse de trouver le moyen de le détruire par toi-même. Mais, tu n'es plus un enfant, et nous avons perdu trop de temps à te protéger…

Harry hésita avant de répondre. Dumbledore semblait laisser entendre qu'il allait devoir passer l'année à vérifier des théories et des hypothèses.

« - Professeur… Vous comptez m'entrainer n'est ce pas ? Pourquoi ce changement ? Est-ce qu'il prépare quelque chose ?

Dumbledore poussa un long soupir.

« - J'aimerais te dire non Harry, mais oui, cette année, sera pour toi, un entraînement, et je te demanderais de rester discret sur ce qui t'emmènera hors de l'école.

- Hors de l'école ? L'interrompit le jeune homme surprit.

- Oui. Voldemort, ou plutôt Tom avant de devenir Voldemort a beaucoup voyagé et étudié différentes formes de magie. Tu devras suivre ses traces, pour…

- Vérifier certaines de vos théories ?

Dumbledore acquiesça de rechef. Les flammes dans l'âtre crépitèrent un moment dans le silence du bureau. Fumseck émit un petit hululement et retourna se poser sur son perchoir, pendant un moment le bruissement de ses longues rémiges écarlates fut le seul bruit distinct présent dans la pièce. Le reste n'était que murmures, chuchotis étouffés et ronronnement feutrés des instruments en argent.

- Est-ce que Voldemort a toujours cherché le pouvoir ? Et si oui pourquoi ?

Harry, tu poses une question à la quelle il est bien difficile de trouver une réponse. Je suppose que quelque part il a toujours été comme ça. La recherche du pouvoir le besoin d'asservissement d'autrui implique paradoxalement le besoin d'être vu et d'exister. Ce qui l'a conduit à la folie reste encore un mystère… J'espère que tu le découvriras...

Ils restèrent silencieux. Harry avait la sensation que l'on avait pris ses boyaux puis qu'on les avait noué entre eux, et enfin qu'on s'amusait à jouer au Quidditch avec. Il n'avait jamais eu autant conscience du rôle qu'il devait tenir dans la lutte contre Voldemort. Ô bien sûr, il avait toujours su qu'il lui faudrait l'affronter, mais l'entendre ainsi de la bouche de Dumbledore donnait à la chose une force a laquelle il n'était pas préparé. Le professeur le laissa digérer ses paroles en sirotant son thé fumant.

- Monsieur… est ce qu'il peut vraiment mourir ?

Dumbledore eut un long soupir qui fit frémir sa longue barbe blanche.

« - Ha, ça Harry c'est évident. La question est plutôt pourquoi n'est il pas encore mort. Je n'en suis pas très sûr… ce sera sans doute une de tes missions de cette année… Est-ce que tu as d'autres questions ?

- Je pensais en avoir des milliards à vous poser mais…

- Ce n'est pas grave, tu pourras toujours venir ici si elles te reviennent en mémoire. Cette année, sera pour toi certainement assez complexe, non seulement à cause des cours, mais aussi parce que j'ai plusieurs missions pour toi.

Harry se sentit faiblir légèrement. Il n'avait jamais pensé ne pas être assez courageux pour accomplir quoi que ce soit. Cependant, à cet instant précis, il avait très peur de ne pas pouvoir réaliser ce qu'allait lui demander Dumbledore. Il eut alors conscience à quel point il était jeune, faible et vulnérable. Mais peut être Dumbledore allait lui apprendre à devenir plus fort. Plus courageux, plus… Plus puissant, pour qu'il puisse enfin protéger ses amis et toutes les personnes qui lui étaient chéres. Le vieil homme dû sentir son trouble car il lui lança un petit sourire réconfortant et reprit d'une voix plus grave.

« - Je voudrais que travaille assidument la légimencie et l'occlumencie, je sais que ce n'était pas très évident avec le professeur Rogue, mais il faut que tu continue de t'exercer. Le lien qui vous unie, Voldemort et toi est très puissant, Voldemort s'en ai déjà servi contre toi, il faut que tu apprennes à en faire de même. Tu iras donc voir le professeur Rogue deux fois par semaine, sur un horaire que vous conviendrez avec le professeur Mcgonagall.

Harry ronchonna intérieurement. Il n'était pas sûr de vouloir passer plus de temps dans la tête du maître de potion et vice versa. C'était une expectative qui ne le réjouissait guère. Pire, il se mettait à regretter les douloureuses heures de retenues du professeur Ombrage. Néanmoins, il ne pouvait pas nier que ce que disait Dumbledore était vrais. Il mis de côté sa morgue et son dégout du professeur Rogue et acquiesça à contre cœur.

« - Je vois que ça ne t'enchante guère… Mais le professeur Rogue est un très bon occlumens et légimens… tu apprendras beaucoup de lui. Ensuite, je t'ai fait porter des livres dans ton dortoir, des livres de sortilèges et de sorts de défense contre les forces du mal divers et variés. J'ai bien peur que les enseignements que tu recevras cette année ne soit que trop faible face au danger que tu devras affronter. Je compte sur toi pour t'entraîner au mieux… Je sais que le travail supplémentaire n'est jamais très réjouissant Harry, mais j'ai bien peur que cette guerre, ne soit plus terrible encore que la précédente. Tu dois être prêt Harry… Même si je préférerais t'éviter tout ceci…

Le professeur hocha gravement la tête, comme pour se convaincre lui-même de la justesse de ses actions. L'adolescent déglutit, il allait devoir compter sur lui et lui seul pour apprendre. L'idée lui vint de mettre au courant Ron et Hermionne, mais ils ne ferraient que s'inquiéter inutilement.

« - J'imagine que tu voudras tenir au courant Miss Granger et Mr Weasley ? Fais comme bon te semble, si eux seuls sont au courant… Ils te seront même sans doute d'une aide précieuse… Enfin, voici la dernière mission que j'ai à te confier… Et j'aimerais que cela reste entre nous, une seule autre personne est au courant. Je sais, que tu ne t'entends guère avec le jeune Malfoy.

Harry sursauta. Qu'est ce que Malfoy avait à voir avec tout ça. Il n'allait quand même pas devoir espionner Malfoy ? Déjà que le voir en cours était un supplice si en plus il devait passer son temps libre à fouiner autour de lui… Le problème c'était que Malfoy était le fils d'un Mangemort, et pas n'importe lequel, un des plus fidèles de Voldemort. Peut être allait il devoir glaner des informations sur les agissements du seigneur de ténèbres auprès du fils d'un de ses plus grands adeptes ? Le problème c'est qu'il ne s'entendait pas du tout avec Malfoy. Les deux garçons se détestaient mutuellement depuis qu'ils avaient onze ans et s'appliquaient à se pourrir la vie consciencieusement.

« - J'aimerais néanmoins que tu essaies de te rapprocher de lui. Il faudrait arriver à le faire changer de camps. S'il devenait un de nos espions nous aurions une infime chance de plus pour gagner cette guerre.

- Professeur je crois sincèrement que la dernière fois que j'ai eu une conversation civilisé avec Malfoy c'était dans la boutique de madame guipure quand nous avions onze ans…

- Je sais Harry… mais le jeune Malfoy a beaucoup d'influence auprès des Serpentards, autant que toi tu en as sur les Gryffondors. Si tu arrivais à le faire changer d'avis, peut être que nous pourrions éviter de voir d'autres élèves de Serpentards venir grossir SES rangs… Tu comprends Harry ?

- Oui… Je crois… Mais je ne sais pas vraiment comment je suis censé faire une chose pareille…

- Tu as une année pour essayer. Mais n'oublie pas Harry, c'est très important. Bien, sur ce, il est déjà tard… au fait le nouveau mot de passe de la grosse dame est « luxifelis ». A bientôt Harry…

Le jeune homme savait que l'entretien était terminé. Et que s'il avait d'autres doutes, d'autres requêtes il allait devoir attendre que la rentrée soit passée. Il se leva en silence et salua Dumbledore d'un vague signe de tête, avant de prendre la direction de son dortoir dans la tour des Gryffondor. Pour une fois dans sa vie il pouvait errer dans le château sans craindre de sanctions ou de réprimandes. Et c'était très étrange que de voir à quel point Poudlard pouvait être silencieux. Sur son passage quelques fantômes émirent une rumeur désincarnée, mais aucun d'eux ne lui adressa la parole. Pour une fois il n'avait rien à craindre de Rusard ou de Missteigne. Lorsqu'il passa devant les grands sabliers qui comptabilisaient les points de chaque maison ceux-ci étaient à zéro. C'était… tellement étrange… Il erra un long moment dans les corridors avant de se rendre dans sa tour.

La salle commune était déserte et d'une propreté rarissime. Jamais il n'avait vu la salle principale des Gryffondors aussi bien rangée et aussi propre. Il n'y avait pas de livres oubliés, pas de plumes ou d'encriers, ni de sacs de classes que l'on avait laissé là pour faire une mauvaise blague. Le jeune homme s'étira et se laissa tomber dans un grand fauteuil prés de l'âtre. Le feu avait été allumé rien que pour lui… Il fixa les flammes un moment en se remémorant ce que lui avait dit Dumbledore. Cette année promettait de ne pas être la plus calme qu'il est connu à Poudlard… Bien qu'en y repensant aucune de ses années ne s'était passé calmement. Il poussa un petit soupir et monta dans son dortoir. Ses affaires avaient déjà été apportées et reposaient au pied de son lit à baldaquin. Sur le dessus de lit rouge et or avaient été posé, soigneusement emballés, plusieurs ouvrages aux reliures de cuir. Il s'agissait d'épais volumes traitant des forces occultes.

« Sortilèges d'attaque et de défenses. De la primes magie à nos jours » De Mathilda Slimwand, « La magie sans baguette, sorts et contre sorts » De Cornelius Primeus, « Les forces occultes. » De Amdromède Phinéas, « Sortilèges, invocations, et rituels de protections, de la compréhensions de la magie de défense et d'attaque. » De Albertus Cornedebrume et enfin « La magie médicale d des petits bobos aux malédictions. » De Elias Sample. Lut le jeune homme en feuilletant rapidement les ouvrages. A n'en pas douté une grande majorité de ce qui était expliqué dedans ne devait certainement pas être au programme de sixième ni même de septième année. Il y avait d'autres livres encore, mais Harry se sentait fatigué. Toutes les nuits il rêvait de Voldemort et de ce qu'il faisait, ses humeurs, influençaient les siennes, et au final il n'avait jamais l'impression de se reposer. Il se déshabilla rapidement et se laissa tomber sur le lit sans même prendre la peine de défaire les draps. Aussitôt il sombra dans un profond sommeil.

Trois petites vieilles sont assises sur un banc.

Il ne leur manque ni leur rides ni leur cheveux blancs

Elles filent et dévident leur fils sur leur roué

Elles tirent la laine, la tournent de leurs doigts fatigués.

Trois petites vieilles sont assises sur un banc

Elles travaillent la laine jusqu'au petit matin

File, file le destin qui court de leurs vieilles mains

Qui tire, qui file et qui coupe le fil du temps.

Trois petites vieilles sont assises sur un banc

Il ne leur manque ni la sagesse et ni le temps

File, file le destin qui court de leurs vieilles mains

Coures, coures si tu peux, elles coupent sans chagrin.

Trois petites vieilles sont assises sur un banc.

Il ne leur manque ni leur rides ni leur cheveux blancs

Elles filent et dévident leur fils sur leur roué

Elles tirent la laine, la tournent de leurs doigts fatigués.

A suivre…