Titre Anglais: Trials of a Champion

Titre Français : Les peines d'un Champion

Auteur : ksomm814

Genre : Neutre

Chapitre traduit par : Thamril

Rating : k+

Disclamer : Cette histoire est basée sur l'Ordre du Phoenix qui ne nous appartient pas. Le monde de Harry Potter appartient à J.K.R.

Suite à la disparition des histoires « Midnight Guardian » et « Trials of a Champion » sur le compte de Thamril, nous nous permettons (sans son autorisation, donc si elle (il) nous le demande, nous effacerons ces traductions) de les mettre en ligne sous notre compte pour une meilleur compréhension de la suite de la saga.

Eni et Onarluca

Chapitre VII : Les dires de Poudlard

La réponse de Sirius et Remus était venue quelques jours plus tard. Sirius demandait à savoir ce qui c'était vraiment passé tandis que Remus ordonnait calmement à Harry d'informer le professeur Dumbledore de cet évènement. Aucun des deux ne savait si cela avait été un « épisode » ou non mais ils voulaient visiblement prendre aucun risque. Harry était réticent à mettre au courant le directeur mais s'il ne le faisait pas, Sirius et Remus le feraient. Connaissant Sirius, Harry savait qu'il n'avait que quelques jours avant que son parrain n'envoie un hibou à Dumbledore demandant si Harry lui avait parlé.

Harry avait sous-estimé son gardien. Le professeur Dumbledore l'avait convoqué le jour même où Harry avait reçu sa réponse. Il n'avait donné aucune explication mais avait prié Harry de l'informer si cela se reproduisait. Harry avait accepté à contrecœur. Heureusement, cela ne survint pas encore. Les semaines passèrent et tout semblait normal.

Enfin jusqu'à ce que le professeur Maugrey annonça que chaque étudiant serait soumis à l'Imperium pour voir qui pouvait y résister ou non. Hermione avait objecté bien sûr, clamant que c'était illégal mais Maugrey la fit taire d'un regard et informa la classe que si on ne voulait pas savoir à quoi cela ressemblait, on pouvait partirent. Personne ne partit.

Les élèves étaient appelés un par un et placés sous le sort. Une fois encore Harry put sentir quelque chose trotter dans l'arrière de sa tête, comme une présence agaçante. Il le combattit immédiatement et regarda ses camarades faire tout ce que voulait le professeur Maugrey. Personne ne semblait capable de le contrer. Personne ne semblait même essayer.

"A toi, Potter", grommela e professeur Maugrey.

Refoulant sa nervosité, Harry prit place au milieu de la classe comme tout le monde avant lui. Il garda son regard droit devant, vers Fol-Œil, espérant contre toute attente qu'il pourrait repousser le sort.

"Imperio !"

Une fois encore, Harry put sentir sa volonté s'évanouir et se remplacer par la sensation de nager dans le vide. Il n'y avait pas de soucis mais quelque chose clochait. Harry avait des soucis. Il le savait. Il avait des secrets. Fermant les yeux, Harry sentit vaguement sa tête s'incliner alors qu'il essayait de reprendre le contrôle. Il lutta contre cette sensation à laquelle il aspirait si profondément.

La voix du professeur Maugrey emplit sa tête, lui disant de faire quelque chose mais il ne comprit pas. De toute manière, Harry savait qu'il ne pouvait pas le faire. Il avait le contrôle et personne d'autre. Ses yeux s'ouvrirent alors que sa tête se releva. Il regarda directement le professeur Maugrey et se débattit pour briser le sort. Il sentit quelque chose d'autre s'élever en lui alors qu'il repoussait le sort, cassant la connexion.

Et envoyant voler Harry et Maugrey dans des directions différentes. Harry atterrit durement sur le sol, sa hanche droite en premier. Supprimant un grognement, Harry se releva lentement incapable de retenir un gémissement lorsqu'un éclair de douleur le traversa. Des mains agrippèrent immédiatement Harry, l'aidant à se remettre sur pieds. Regardant le professeur Maugrey, Harry remarqua que l'enseignant était dans le même état.

"Ce n'était pas ce à quoi je m'étais attendu", dit le professeur avec étonnement. "Potter a résister et a remporté en s'offrant une petite revanche. Essayons encore, Potter. Cette fois essayez de ne pas m'envoyer valser à travers la pièce."

Une fois que tout le monde se fut reculé, Harry fut encore placé sous le sort. Cette fois ses yeux restèrent ouverts alors qu'il luttait encore contre la présence qui lui enlevait ses soucis et ses peurs. Il lutta encore contre la voix qu'il entendit lui ordonner de faire quelque chose avec le bureau. Il senti encore une fois quelque chose s'enlever en lui et l'entourer, le coupant de l'influence de Maugrey complètement.

Cette fois, le professeur Maugrey et Harry ne volèrent pas même s'ils firent quelques pas en arrière comme si quelqu'un les avait poussés.

"Très bien, Potter !" s'exclama le professeur. "Du contrôle et de la détermination ! C'est tout ce qu'il faut ! Avec un peu plus d'entraînement, Potter, ils auront du mal à te diriger."

Harry fut le seul à avoir repoussé le sort à la fin de la classe. Même si le professeur Maugrey n'avait rien dit, Harry aurait put jurer qu'il avait senti l'homme le regarder alors qu'il quittait la pièce. Il s'imagina que cela avait avoir avec le vol plané mais Harry était aussi dérouté que Fol-Œil. Il ne savait pas ce qui était arrivé mais cette fois Harry allait le garder pour lui. Après tout, personne n'avait été blessé alors il n'y avait aucune raison d'inquiéter tout le monde.

Avec l'accroissement du nombre de devoirs, il y avait peu le temps de faire autre chose. Tous les professeurs insistaient que c'était pour préparer les élèves pour les B.U.S.E.s (Brevets Universels de Sorcellerie Elémentaire) l'année prochaine ce qui faisait grogner tout le monde d'agacement. Si cette année avait été aussi mauvaise, l'année suivante allait être atroce.

Lorsque la fin Octobre arriva, une note fut affichée pour avertir les élèves que les étudiants et professeurs de Beauxbâtons et Durmstrang arriveraient le 30 à 6 heures. L'école toute entière était impatiente. C'était la distraction dont ils avaient tant besoin, particulièrement parce qu'ils finiraient leur cours plus tôt. Harry, Ron et Hermione pouvaient difficilement retenir leur excitation. Le moins de temps ils auraient Potions, le mieux cela serait.

"Pouvez-vous y croire !" s'exclama Ernie MacMillan un poufsouffle de derrière Harry. "Une semaine puis ils seront là. J'espère que Cédric le sait."

Harry regarda par-dessus son épaule Ernie avec un sourire. Cédric Diggory était le capitaine de l'équipe de Quidditch de Poufsouffle et attrapeur. Quand Harry avait été blessé pendant le match l'année dernière, Cédric avait été le premier à s'excuser après que Harry soit sorti de l'infirmerie.

"Cédric va participer ?" demanda Harry et il reçut un acquiescement de la part d'Ernie. "C'est bien. Ce serait un bon choix pour Poudlard."

Ernie fut si choqué qu'il trébucha.

"T-tu dis pas ça en plaisantant Harry ?" demanda-t-il alors qu'il se retournait, marchant en arrière, face à Harry. "J-je pensais que tu ne l'aimerais pas depuis que…eh bien…ce qui est arrivé au match l'année dernière…"

"C'était juste un match, dit simplement Harry. "Les gens se blessent. Les attrapeurs se blessent" Il ne pouvait pas croire que les gens pensaient qu'il gardait rancune de ce qui s'était passé l'année dernière. Ce n'était pas comme s'ils avaient essayé de le tuer. Cette constatation était la preuve dont Harry avait besoin pour savoir que personne ne savait vraiment qui il était. Ils connaissaient le Survivant, pas Harry.

Ernie sourit.

"C'est super, Harry !" dit-il gaiement. "je laisserai Cédric le savoir." Il se précipita dans la Grande Salle vers la table des Poufsouffle avant que quiconque puisse objecter.

"Je ne peux pas croire que tu es dit ça, Harry", dit Ron sonnant complètement stupéfait. "Comment peux-tu soutenir cet idiot ?"

"En fait, je suis d'accord avec Harry" dit Hermione terre-à-terre. "Cédric Diggory est un bon élève et un Préfet. Il est certainement meilleur que les Serpentards qui veulent peut-être participer."

Ron soupira en signe de défaite.

"Eh bien si vous utiliser la logique…"

Pour la semaine suivante, le Tournoi était le sujet de discussion favori. La liste des participants changeait de jour en jour. Mardi soir, Harry ne pouvait plus le supporter et finit par passer ses soirées à la Bibliothèque avec Hermione. Ron était tellement attiré par le Tournoi que Harry et Hermione le laissèrent.

C'était durant leurs passages à la Bibliothèque que Hermione avait révélé des évènements divers du Terrier cet été, incluant la dernière idée de Fred et Georges : Weasley's Wizard Wheezes (les astuces des frères sorciers Weasley), une boutique de farces pour tous les trucs qu'ils inventaient. Harry dut retenir son rire parce qu'il put voir que Hermione ne les approuvait pas du tout. Elle continuait de dire que c'était dangereux et qu'ils devraient se concentrer sur leurs études. Harry n'eu pas le courage de lui dire qu'il n'y avait pas que l'école dans la vie.

Quand vendredi arriva enfin, personne ne prêta attention au cours, tellement ils étaient excités. Harry était dans le même bateau mais pour une raison totalement différente. Dés le moment où il s'était réveillé, Harry avait senti une douleur intense à ses tempes qui ne fit que s'accroître dans la journée. C'était comme s'il y avait une discussion très animée que seul Harry pouvait entendre mais il ne pouvait pas comprendre ce qui était dit. Il ne remarqua même pas le changement de décoration de la Grande salle ou à quel point Poudlard avait été nettoyé cette semaine. Tout ce que Harry voulait était que le vacarme dans sa tête se taise.

Harry ne sut pas comment il avait fait pour aller en cours, particulièrement celui de Potions. Il lui était impossible de se concentrer. Au moment où les cours finirent, la tête de Harry l'élançât si durement qu'il ne pouvait plus le supporter. Quand tout le monde déposa leurs affaires d'écoles dans leurs tours respectives, Harry s'effondra sur son lit, incapable de retenir un soupir de soulagement lorsqu'il ferma les yeux. Il ne savait pas pourquoi. Il savait juste qu'il avait besoin de dormir jusqu'à ce que tout ce cirque dans sa tête ait cessé.

"Euh – Harry ?" demanda Ron, incertain. "Qu'est-ce que tu fais? Nous devons nous dépêcher d'aller dans le Hall d'entrée."

Harry ne bougea pas. Il devait dire quelque chose à Ron autre que la vérité et quelque chose que Hermione croirait. Le personnel de Poudlard ne pouvait pas accourir ici avec les deux arrivées des écoles étrangères. Il ne voulait pas ruiner cette nuit jusque parce qu'il ne se sentait pas bien.

"Mal à la tête", murmura Harry. "Pars devant. Tu me raconteras."

Ron fut rapidement aux cotés de Harry.

"C'est ta cicatrice Harry ? " demanda-t-il faiblement pour que personne n'entende. "C'est Tu-sais-qui ?"

"Non", grogna Harry. "C'est juste un mal de tête normal. Ai besoin de dormir". Il devina que Ron l'avait cru parce que la chose suivante que Harry sut c'est qu'il était seul dans la pièce. Agrippant sa tête, Harry combattit l'envie de crier de douleur. Pourquoi cela devait-il arriver maintenant ? Il aurait voulu voir l'arrivée des étudiants. Remus lui avait dit que ce serait une belle chose à voir.

Tout devint trop douloureux pour penser ou faire autre chose que rester allongé là et attendre que cela passe. Les minutes semblaient des heures. Même les douleurs à sa cicatrice n'avaient jamais été aussi dures. Il roula sur le coté et ouvrit partiellement les yeux, se rendant immédiatement compte que cela avait été une erreur. La pièce était trop brillante pour que quiconque le supporte. Il ferma rapidement ses yeux, implorant silencieusement la douleur de cesser.

"Démasqué…nous jamais démasqué…visiteurs…jamais permis de tels visiteurs…nous devons nous fortifier…nous devons protéger nos enfants…"

Etre troublé par les voix demandait un tel effort et Harry n'avait plus la force de lutter. Il avait combattu toute la journée. Il sentit ses bras se détendre lorsque ses mains relâchèrent sa tête. Il fut à peine conscient que son bras droit heurta la tête du lit. Ses yeux semblèrent s'ouvrirent contre sa volonté lorsqu'il s'allongea sur son coté droit et fixait le mur banc et brillant. Quelque chose d'humide commença à couler de son nez mais Harry ne pouvait rien y faire. Il ne pouvait plus bouger. C'était comme s'il était enfermé dans son propre corps.

Il n'entendit même pas la porte s'ouvrir ou deux individus entrer et se précipiter vers son lit à baldaquin. Tout ce qu'il voyait été l'aveuglante brillance s'obscurcir alors qu'il fut roulé sur son dos. Quelqu'un commença à secouer son épaule tandis qu'un autre vérifiait son pouls. Harry ne pouvait pas voir leurs figures. Il ne pouvait pas distinguer leurs paroles.

Des mains touchèrent les cotés de son visages et tournèrent sa tête vers la droite.

"Legilimens", murmura une voix lorsque l'individu se plongeait dans le chaos qu'était l'esprit de Harry. Cela devint très vite trop, forçant la personne à mettre fin au sort.

"Severus ?"

"C'est une vrai foire dedans, Minerva, dit doucement le professeur Rogue. "Regardez ses yeux. Ils brillent. Je pense que c'est un de ces épisodes dont le Directeur nous a averti". Il plaça un bras sous les épaules de Harry, un autre sous les genoux et souleva l'adolescent du lit. "Infirmerie, Minerva. Nous devons nous dépêchez avant que quelqu'un ne nous voie."

Harry sentit sa tête reposée contre la poitrine du maîtres des Potions lorsqu'ils quittèrent la Tour de Gryffondor. La robe noire du professeur Rogue fournit un bouclier contre la brillance du château, lui donnât quelque soulagement. Harry ne savait pas s'il s'était évanoui ou s'il avait perdu le compte du temps parce qu'avant qu'il ne s'en rende compte il avait été placé sur un lit et la brillance était revenue.

L'aveuglante blancheur s'évanoui lorsqu'un tissu doux fut mis sur ses yeux tandis qu'un autre frottait doucement le bas de son visage. Maintenant enfermé dans l'obscurité, Harry pouvait sentir la présence de quelque chose approchant Poudlard, atterrissant enfin devant les étudiants impatients. Une des écoles venait d'arrivée en carrosse tiré par des grands chevaux ailés. Le blason de l'école était imprimé sur le carrosse, six étoiles sortant de deux baguettes croisées. D'une manière Harry sut que Beauxbâtons venait d'arriver.

Ce ne fut pas long avant que Harry sente l'arrivée de Durmstrang, avec un grand bateau apparaissant sur le lac. Lorsque les deux écoles furent présentes, Harry sentit finalement tous le chaos dans sa tête s'éloigner. Ses yeux se fermèrent, épuisés. Son corps se détendit alors qu'il laissait échapper un grognement avant de succomber à l'obscurité. La douleur avait enfin cessée.

Des voix étouffées tirèrent Harry de son sommeil. Grognant d'agacement, Harry enfouit sa tête dans l'oreiller et essaya de les ignorer. Il avait mal à la tête et se sentait complètement épuisé. En premier il fut déconcerté mais lentement les évènements de la veille revinrent à Harry, lui rappelant pourquoi sa tête lui faisait encore mal. Il ne savait pas pourquoi cela était arrivé ou ce que c'était. Il était juste reconnaissant que cela soit terminé.

Maintenant si ceux qui parlaient près de son lit pouvaient se taire il pourrait retomber dans le paisible oubli qu'il venait de quitter. Malheureusement les voix semblèrent se clarifier plutôt que s'éloigner. Harry grogna à nouveau. Il ne voulait pas se réveiller. Il voulait juste dormir. Dormir signifiait plus de douleur…enfin, la plupart du temps.

Incapable de lutter plus longtemps, Harry ouvrit lentement ses yeux pour voir trois figures demi floues le regardant. Il cligna plusieurs fois des yeux alors qu'il essayait de savoir à qui chaque visage appartenait. Son cerveau semblait fonctionner très lentement. Ses lunettes furent prudemment glissées sur son visage permettant à Harry de voir le professeur Dumbledore, le professeur McGonagall, Madame Pomfresh et le professeur Rogue. Harry ne put s'empêché d'être déconcerté. Qu'est-ce qu'ils faisaient dans son dortoir ?

"Bon après midi, Harry" dit plaisamment le professeur Dumbledore. "Tu nous as fait une belle frayeur cette nuit. Le professeur McGonagall et le professeur Rogue t'ont trouvé dans ton dortoir plongé dans une sorte de transe et saignant du nez. Est ce que tu te souviens de quelque chose ?

Harry grogna alors qu'il se frotta sa tempe droite.

"Mal, dit-il d'une voix grinçante. "Trop de voix. Je ne pouvais pas comprendre ce qu'elles disaient. Je pense que quelqu'un était mécontent d'être démasqué ou quelque chose comme ça."

"Je vois", dit le professeur Dumbledore pensivement alors qu'il jetait un coup d'œil au professeur McGonagall. "Harry, il semble que tu as d'une quelconque manière entendu Poudlard parler cette nuit. Je ne peux pas expliquer comment c'est arrivé mais il semble que Poudlard n'était pas très heureux de baisser ses protections pour permettre les arrivées de Durmstrang et Beauxbâtons. J'ai peur que nous soyons forcé de prendre les choses en main pour que cela ne se reproduise plus. Ces éclats sont trop puissants pour que tu puisses les contrôler."

Dumbledore se pencha et toucha ce qui ressemblait à un collier. Inconscient de sa présence jusqu'à maintenant, Harry le toucha aussi. Ce n'était pas une chaîne. C'était des petits carrés enroulés autour de son cou. Il leva les yeux vers le professeur Dumbledore, dérouté. Quel était le but de ce collier ?

"Ce collier est relié à ta signature magique, Harry" expliqua Dumbledore. " Il absorbera les éclats de magie que tu ressens et préviendra heureusement que quelque chose dans ce genre se reproduise, au moins jusqu'à ce que tu saches les contrôler par toi-même. Je dois être honnête avec toi, Harry. Je n'ai jamais vu quelqu'un avoir des éclats aussi sévères avant. Je m'excuse de ne pas avoir fait en sorte de le prévenir plus tôt."

Harry laissa échapper un soupir et ferma les yeux. Des questions entrèrent dans sa tête. Qu'est-ce que cela voulait dire ? Est-ce que cela le rendait dangereux ? Est-ce qu'il était anormal ? Sachant qu'il n'aurait pas les réponses, Harry ouvrit ses yeux et regarda Dumbledore.

"Ce n'est pas votre faute, monsieur", dit-il puis il regarda ailleurs. "Vous ne saviez pas."

"Tout comme toi, Harry", dit gentiment Dumbledore. "Je dois insister sur le fait de ne pas te blâmer ou te considérer comme un risque pour tes camarades. Cela ne pourrait être plus faux. Tes derniers épisodes t'ont seulement blessé, toi, ce pourquoi nous prenons cette précaution. Nous ne pouvons pas prendre le risque que ce qui est arrivé hier se reproduise. L'esprit humain peut seulement en supporter beaucoup avant de dériver vers la folie, Harry".

Harry ferma les yeux et acquiesça. Il savait que le professeur Dumbledore avait raison. Après cette nuit, Harry ne savait pas combien il pourrait encore encaisser. Son public s'en alla pour qu'il se repose afin qu'il assiste au dîner cette nuit pour voir qui serait choisi pour le Tournoi. Malheureusement, le Tournoi des Trois Sorciers était la dernière chose présente à l'esprit de Harry.

Fixant le plafond, Harry tripota le collier qu'il devait maintenant porter. Il ne savait vraiment pas quoi penser. Profondément Harry savait que ce n'était pas une solution. C'était un réel moyen de retarder l'évidence. Soudainement, le Tournoi des Trois Sorciers n'importait plus. Harry ne pouvait moins se soucier de qui serait choisi pour concourir pour mille Gallions. Les paroles de Dumbledore étaient tout ce à quoi pouvait penser Harry. Et si ces éclats rendaient lentement Harry fou ?