Titre Anglais: Trials of a Champion
Titre Français : Les peines d'un Champion
Auteur : ksomm814
Genre : Neutre
Chapitre traduit par : Thamril
Rating : k+
Disclamer : Cette histoire est basée sur l'Ordre du Phoenix qui ne nous appartient pas. Le monde de Harry Potter appartient à J.K.R.
Suite à la disparition des histoires « Midnight Guardian » et « Trials of a Champion » sur le compte de Thamril, nous nous permettons (sans son autorisation, donc si elle (il) nous le demande, nous effacerons ces traductions) de les mettre en ligne sous notre compte pour une meilleur compréhension de la suite de la saga.
Eni et Onarluca
Chapitre IX : Rita Skeeter
"Je l'ai trouvé !"
Harry entendit quelqu'un se précipiter à ses cotés mais il ne voulait pas vraiment ouvrir ses yeux. Il se sentait relaxé et au chaud ; quelque chose qu'il n'avait pas ressenti de toute la nuit. Une main fraîche toucha son visage, le faisant frissonner. A contrecœur, Harry ouvrit lentement les yeux pour voir la face consternée de Hermione et quatre têtes rousses entrer dans son champ de vision. Harry fut dérouté. Pourquoi tout le monde semblait si soulagé. Il y avait encore une heure avant le petit-déjeuner, n'est-ce pas ?
Ils portaient tous des capes avec des écharpes et des gants. Enroulé dans sa cape qui avait toujours un sort de réchauffement sur elle, Harry sentait juste la brise glaciale sur son visage. Il faisait toujours froid mais certainement pas autant que lorsqu'il avait parlé à son parrain. Combien de temps était-il resté dehors. Cela avait semblé aussi longtemps que ça, pour que tout le monde soit si inquiet.
"Nous t'avons cherché partout, Harry, dit rapidement Hermione. "Le professeur Dumbledore allait entamer des recherches. Qu'est-ce que tu fais dehors dans le froid ? Tu es resté ici toute la nuit ?"
"Quoi ?" demanda Harry, déconcerté. "Pourquoi Dumbledore entamerait des recherches ? La majorité de l'école dort encore."
Les quatre Weasley se regardèrent nerveusement.
"Euh- Harry c'est presque l'heure du déjeuner, dit Georges. "Tu dois t'être endormi ici ou un truc de ce genre. Tu as 'disparu' pour quelques heures."
Harry laissa échapper un grognement et enleva ses lunettes pour se frotter les yeux. Il pouvait déjà sentir les courbatures dans sa nuque et sut qu'il payerait certainement pendant tout le reste de la journée pour avoir dormi à la belle étoile.
"Désolé.", dit-il doucement et il remit ses lunettes. "Je pense que j'étais plus fatigué que je ne me l'étais imaginé. Est-ce que Sirius et Remus sont déjà là ?"
"Ils viennent ?" demanda Ron.
Harry acquiesça et regarda par delà le lac. Le soleil était presque en haut. Il avait dormi quelques heures.
"Sirius n'était pas content quand il a découvert que quelqu'un m'avait fait participer au Tournoi," dit Harry de la même voix basse. "Que je n'aie pas réfléchi clairement quand je le lui ai dit n'a pas aidé. J'espérais qu'il y avait un moyen de se retirer."
"Comment as-tu pu parler à Sirius ?" demanda Hermione, déroutée. " Il n'y a pas de cheminées ici."
Harry sortit son miroir et le tendit à Hermione.
"Sirius a l'autre, dit-il. "J'ai juste à dire son nom et nous pouvons parler. Apparemment Sirius et mon père les utilisaient quand ils avaient des retenues séparées."
Fred et Georges regardèrent avidement le miroir.
"Brillant", dit Fred avec étonnement. Il regarda ensuite Harry avec un regard perdu. "Euh – ne le prends pas mal, Harry, mais pourquoi voulais-tu trouver une manière de te retirer du Tournoi ?" demanda-t-il.
Harry regarda Fred avec incrédulité.
"Tu te fiches de moi ?" demanda-t-il. "Ce tournoi a été crée pour les septièmes années, pas les quatrièmes. Je ne suis pas prêt pour des choses pareilles et même si je le suis je ne voudrais pas. Je n'ai pas besoin de toute l'attention qui en découle. Je ne veux pas l'attention qui va avec". Il retourna ses yeux au lac. "Je pense que je vais rester ici."
"Tu devras faire face à tout le monde tôt ou tard, Harry" dit gentiment Hermione et elle rendit le miroir à Harry. "Nous savons que tu n'as pas mis ton nom dans la Coupe. Tu n'as pas eu le temps. Tu étais à l'infirmerie. On te croit. C'est tout ce qui importe."
Fred et Georges s'approchèrent de Harry et l'aidèrent à se remettre sur pieds.
"Maintenant, cher frère" dit Georges avec un sourire et un clin d'œil. "C'est notre devoir et notre plaisir de jouer des tours à tous ceux qui te causeront des problèmes."
"Pense-y comme un essai pour notre boutique de farces et attrapes", ajouta Fred. "Tu nous fournis des cobayes – "
" – qui ont besoin d'une leçon", finit Georges pour son frères.
"Tant que vous n'expérimentez plus vos inventions sur moi, je suis pour, dit Ron avec une grimace. "Allons déjeuner. Je suis affamé."
"Ron !'réprimanda Hermione. "Je n'arrive pas à croire que tu penses à manger tout le temps". Recevant un haussement d'épaules de Ron, Hermione roula des yeux et se retourna vers Harry. Alors qu'est-ce qui c'est passé la nuit dernière ? Diggory a dit que tu étais très troublé quand nous lui avons parlé ce matin. Est-ce que Dumbledore sait qui a mis ton nom dans la Coupe ?"
Harry secoua la tête alors que le groupe commençait à marcher vers le château. Il retira le charme de réchauffement de sa cape et frissonna quand le froid saisit enfin son corps. En entrant dans le château, Harry ne put s'empêcher de se sentir soulagé. Hermione et Ron le croyait comme Fred, Georges et Ginny. Peut-être que ce ne serait pas si mauvais.
Ils entrèrent dans la Grande Salle et s'assirent au bout de la table de Gryffondor. Ron et Hermione essayèrent de commencer une conversation mais il était clair que la seule chose présente à l'esprit de leurs camarades était le Tournoi. Il y avait une large foule à la table des Poufsouffles autour de Cédric Diggory, principalement composée de poufsouffles et de serdaigles. Tout le monde semblait suspendu à la langue de Cédric. Harry sourit quand Hermione poussa un grand soupir d'agacement. Au moins ils s'intéressaient à Cédric et pas à lui.
"Franchement, je ne comprends pas", dit Hermione. "Comment peuvent-ils se jeter sur lui comme ça ?"
"La célébrité est une valeur instable, Miss Granger", dit sérieusement Fred provoquant des ricanements chez Georges, Ginny et Ron. Même Hermione sourit légèrement au commentaire. Après tout, qui connaissait mieux l'instabilité de la célébrité que les amis du Survivant ?
Après déjeuner, Harry, Hermione et les Weasley se retirèrent dans la Tour de Gryffondor. Sachant que Harry voulait la paix et le silence plus qu'autre chose, Hermione et les Weasley entourèrent Harry à une table dans la salle commune et se mirent à leurs devoirs en volant des regards sur Harry, espérant contre tout espoirs une chance de lui parler. Les conversations se réduisaient à des murmures à part pour le cri occasionnel d'agacement.
C'était extrêmement irritant mais Harry se mordit la langue et essaya de les ignorer. Il haïssait les gens qui le traitaient comme ils le faisaient en première année. Il avait pensé que ceux de sa propre maison le connaîtraient assez bien pour savoir qu'il détestait attirer l'attention. Il ne pensait pas avoir besoin de gardes du corps même si cela semblait amuser Fred et Georges.
Tout le monde était concentré sur leurs devoirs ou sur Harry pour remarquer l'ouverture du portrait et les deux individus entrant dans la salle. Personne ne vit la manière dont ils passèrent en revue la pièce, essayant de trouver une personne particulière. Ils remarquèrent la masse de cheveux roux dans le coin le plus éloigné et s'imaginèrent que c'était la meilleure place par où commencer.
"C'est si triste", proclama la voix forte de Sirius Black, attirant l'attention de tout le monde. "C'est dimanche après-midi et tout le monde est à l'intérieur – ici, à étudier. La vie à Poudlard a changé."
Tout le monde le fixa, choqué. Sirius Black, le seul homme à s'être échappé d'Azkaban, parrain et tuteur de Harry Potter était dans leur Salle Commune avec leur ancien professeur de Défense contre les forces du Mal. "Oui, c'est étonnant comment tout peut changer en une année", observa Remus. "je ne peux pas me souvenir avoir déjà vu un tel sérieux."
"Je pense qu'il doit y avoir un Détraqueur aux alentours ou quelque chose de ce genre, dit pensivement Sirius, "Parce que c'est ma pire peur : des enfants étudiant volontairement les week-ends. Peut-être qu'ensuite Rogue va courir dans le Hall avec un sourire sur son visage ...riant…chantant…dansant – "
"Aargh !" s'écria Remus, dégoûté. "Sirius arrête ça ! Tu vas donner des cauchemars à tout le monde". Il frissonna. "Moi y compris."
Sirius sourit et il croisa les doigts et étira ses bras devant lui.
"Alors j'ai bien fait mon boulot", dit-il fièrement puis il regarda les élèves qui les fixaient avec ahurissement. "A présent est-ce que l'un de vous sait où peut se cacher mon filleul ?"
Harry ferma ses livres et se leva.
"Je suis juste là, Sirius dit-il puis il contourna soigneusement tout le monde pour atteindre ses tuteurs, essayant désespérément de retenir son sourire. "Vous deux savez vraiment faire une entrée". Harry regarda Sirius avec un sourcil froncé. "Rogue dansant et chantant ? Peux –tu penser à autre chose de plus invraisemblable ou de plus traumatisant ?"
Sirius haussa les épaules.
"Je ne savais pas que des choses étranges étaient arrivées, dit-il puis il réfléchit un moment. "Je ne peux pas songer à quelque chose d'autre mais donne-moi du temps." Sirius regarda de très prés Harry, sa récente bonne humeur partie de son visage. "Tu peux venir faire un tour dans le parc ?"
Harry acquiesça et partit avec ses tuteurs, oubliant complètement la Salle Commune qui les regardaient. Au moment où ils franchirent la porte de la Tour de gryffondor, Harry se retrouva dans une étreinte de Sirius puis dans une autre de Remus. Levant les yeux vers ses tuteurs, Harry put le voir sur leurs visages. Il devait concourir au Tournoi.
"Qu'est-ce qu'a dit le professeur Dumbledore ? demanda faiblement Harry.
Remus laissa échapper un soupir et passa un bras autour des épaules de Harry et commença à marcher, implorant silencieusement Harry et Sirius de le laisser parler.
"Il s'est excusé de ne pas nous avoir informé de ta crise de Vendredi", dit-il faiblement. "Même si nous ne sommes pas d'accord sur la manière dont cela a été fait Sirius et moi sommes d'accord pour dire que c'était la meilleure solution maintenant que tu es dans le Tournoi. Tu vas avoir besoin de toute ta tête pour ces tâches et avoir ta magie en évolution peut être désastreux."
"Nous avons vraiment essayé de te sortir du Tournoi, Harry, ajouta Sirius. "Vraiment, mais le contrat magique est irréversible. Crois-moi quand je te dis que Dumbledore sait qu'il a foiré. Il sait qu'il y a quelqu'un ici qui te veut du mal. Il revérifie tout ceux qui sont arrivés pour savoir de qui vient la menace."
"Qu'est-ce que vous pensez de tout cela ?" demanda faiblement Harry. Il ne pouvait s'empêcher de se demander si quelque chose d'autre était arrivé dans le bureau du professeur Dumbledore. Sirius était légèrement trop diplomatique. Sirius n'était jamais diplomatique. Remus était celui qui était calme. Regardant ses tuteurs à tour de rôle, Harry commença à se sentir nerveux. "Qu'est-ce qui se passe ?"
Sirius et Remus échangèrent un regard.
"Disons que nous ne sommes pas amis-amis en ce moment avec Dumbledore", dit prudemment Remus. "Nous ne sommes pas d'accord sur le fait que Dumbledore t'a forcé à concourir puisque tu n'as pas mis ton propre nom dans la Coupe Harry alla objecter en défense de Dumbledore mais Remus l'arrêta. "Oui, nous connaissons le contrat, Harry, mais cela ne veux pas dire que nous l'apprécions. Dumbledore nous a assuré que personne ne serait capable de passer la protection qu'il avait mis sur la Coupe."
"Et de ce que j'ai entendu personne ne l'a fait", assura Harry à Remus alors qu'ils atteignaient les escaliers. "Personne en dessous de dix-sept ans a passé la limite d'âge. C'était la restriction."
"Ce qui veut dire que tous ceux au-dessus de dix-sept ans aurait pu troubler la coupe pour qu'elle accepte ton nom", conclut Sirius. "Cela semble une chose assez complexe pour un septième année ce qui nous laisse les adultes. Mon premier suspect est Karkaroff."
Harry secoua la tête alors qu'ils descendaient les escaliers.
"Je ne pense pas", opposa Harry. "Le professeur Karkaroff et Madame Maxime n'étaient pas très heureux que je participe. Karkaroff a même menacé de retirer Krum du Tournoi. Les seuls autres adultes que j'ai vu était Croupton et Verpey mais pourquoi m'auraient-ils fait participer ? Cela n'a pas de sens."
"Non", acquiesça Remus. "Verpey n'a pas assez d'intelligence pour manigancer ça et Croupton n'oserait même pas, particulièrement à cause de ses derniers évènements." Harry et Rémus jetèrent un coup d'œil à Sirius qui était étrangement silencieux. Cela avait été une grosse bombe au Ministère quand Sirius a été déclaré innocent. Puisqu'il n'avait pas eu de procès de nombreuses questions s'étaient élevées sur le sort de ceux accusé d'activités de Mangemorts des années auparavant. Des questions auxquelles le Ministère ne voulait pas vraiment répondre et c'était pourquoi ils avaient été si empressés de donner à Sirius tout ce qu'il voulait, y compris la garde de Harry Potter.
Ils atteignirent le bas des escaliers et continuèrent à marcher dans le Hall d'entrée. Les étudiants qui passaient, haletaient à la vue de Sirius Black marchant avec Harry Potter. Sirius Black était presque aussi célèbre que Harry. Beaucoup étaient curieux de savoir comment quelqu'un qui avait passé tant de temps à Azkaban pouvait être un tuteur souhaitable pour un adolescent, surtout Harry Potter.
Marchant dans le silence jusqu'à ce qu'ils arrivent dans le parc, Harry n'aimait pas la tension qu'il sentait de ses tuteurs. Cela le peinait d'être la raison de leur état.
"Je suis désolé, dit doucement Harry. "Je ne voulais pas vous mettre en colère –"
Sirius s'arrêta soudainement de marcher et attira Harry contre lui.
"Ne commence même pas", avertit-il. "Ce n'est pas de ta faute, Harry. Nous ne sommes pas en colère après toi, pas le moindre. Nous savons que c'est un grand poids, surtout parce que tu as trois ans de moins que les autres champions. Toute cette pression est la dernière chose dont tu as besoin."
Ils passèrent le reste du temps à parler de tout et de rien. Sirius et Remus avaient admis que nettoyer le manoir des Black était plus fatiguant qu'ils ne l'avaient pensé. Apparemment Kreattur avait fait tous à part faire le ménage pendant ces douze dernières années. Harry écouta, soulagé de la distraction fournie. Pendant un moment, tout semblait normal.
Les jours suivants furent embarrassant pur Harry. Il était rarement seul ce qui empêchait de nombreuses personnes d'approcher mais cela ne prévenait pas les regards insistants. Les Gryffondors ne semblaient pas s'embêter à savoir si Harry s'était de lui-même proposer. Ils étaient juste joyeux qu'un Gryffondor participe au Tournoi. Les Poufsouffles étaient divisés. Cédric Diggory était l'un des Poufsouffles compatissant pour la situation de Harry, entraînant avec lui la plupart de sa maison. Il y en avait une minorité, de toute manière, qui pensait que Cédric était trop généreux, puisque c'était une chance pour que les Poufsouffles soient mis en lumière, qui revenait souvent à Gryffondor ou à Serpentard.
Serdaigle était aussi partagé mais ce n'était pas aussi visible. La seule maison à protester de vive voix contre la participation était Serpentard. Draco Malfoy n'avait pas perdu de temps avant de narguer Harry sur la dangerosité des tâches. Harry ne répondait rien puisqu'il savait que c'était la vérité. C'était la cause principale de la limite d'âge.
Incapable de supporter les regards et les murmures qu'il ne le faisait dans l'absolu, Harry finit par passer la majorité de son temps libre à la bibliothèque. Il faisait ses devoirs pour ensuite se plonger dans des livres d'enchantements, sortilèges, charmes…tout ce qui pouvait l'aider pour le Tournoi. Il savait qu'il avait besoin de toute l'aide qu'il pouvait se procurer.
Le temps passant, le double cours de Potions arriva, vendredi après-midi et Harry soupirait après un week-end en solitaire. Malfoy en rajouta en dispersant parmi ses camardes sa nouvelle invention. Tous les Serpentards portaient de gros badges sur leurs robes qui s'illuminaient : Vive Cédric Diggory, le VRAI champion de Poudlard. Harry s'en détourna immédiatement et regarda par la fenêtre. Il avait besoin de vacances.
La chose suivante dont prit conscience Harry était que Ron attaqua Malfoy. Retournant son attention à cette situation, Harry remarqua que les badges brillaient maintenant avec 'A bas Potter' au lieu de la phrase originelle. Harry aida rapidement Hermione à retenir Ron et le tint fermement attendant qu'il se clame. Sans avertissement un flot de lumière passa à côté d'Harry et Ron, et vint frapper Hermione.
Harry et Ron se tournèrent vers Hermione qui couvrait sa bouche. Sans réfléchir, Harry sortit sa baguette et retira le sort. Tirant Hermione loin de la foule, Harry ôta lentement les mains d'Hermione de sa bouche et y jeta un œil. Il s'y mordit la lèvre quand il vit que les incisives de Hermione avaient commencés à grandir pour ressembler à celle d'un castor plutôt que celles d'un humain.
"Nous devrions l'amener chez Madame Pomfresh", murmura Ron de derrière Harry.
Regardant par-dessus son épaule, Harry put voir que Ron se sentait coupable d'avoir commencer la bagarre et il savait que c'était partiellement de sa faute puisque Ron l'avait défendu.
"Tu as raison", dit Harry puis il se retourna vers hermione. "Tu veux qu'on vienne avec toi Hermione ? Tu peux simplement hocher la tête et nous resterons à coté peu importe le temps que met Madame Pomfresh."
Hermione cessa de pleurer et elle regarda à tour de rôle Harry et Ron. Même la bouche couverte, Harry et Ron purent voir qu'elle souriait au geste. Elle secoua la tête et fit un mouvement pour partir mais stoppa en regardant à nouveau ses mais.
"On sait", dit Ron. "Prendre des notes et dire à Rogue où tu es. Nous nous en occupons, Hermione."
Hermione partit rapidement et le professeur Rogue arriva. Harry resta derrière pour être le dernier à entrer. Au moment où il atteignit le professeur Rogue, Harry prit une profonde inspiration et fit face au maître des Potions.
"Professeur, Hermione a été frappé par un sort et elle est partie à l'infirmerie", dit-il aussi bravement qu'il pouvait. "Si elle pouvait rattraper les cours – "
" Je suis certain qu'elle me trouvera", interrompit le professeur Rogue. "Allez-vous asseoir Potter".
Sachant qu'il valait mieux ne pas argumenter, Harry fit ce qu'on lui disait et s'assit à coté de Ron. Ils commencèrent à travailler sur leurs antidotes, Harry et Ron prirent autant de notes que possible pour Hermione. Ils savaient tous les deux qu'elle serait extrêmement furieuse s'ils ne répertoriaient pas tout aussi petit que soit le détail. Tout le monde avait commencé à rassembler leur ingrédients pour la préparation quand il y eu un coup contre la porte du donjon. Harry était si concentré sur sa concoction qu'il ne remarqua rien.
Le professeur Rogue, lui, le remarqua et n'en était pas trop heureux.
"Oui, M Creevey ?" dit-il froidement.
"Euh – Harry est demandé en haut, dit nerveusement Colin. "M Verpey veut le voir lui et les autres champions."
Harry retint un grognement lorsqu'il l'entendit. Ne pouvait-il pas échapper à ce maudit tournoi pur une heure ? Est-ce que c'était trop demandé ? Il serra fermement la table, faisant trembler ses mains. Tout le monde fit un pas en arrière alors que leurs chaudrons commencèrent à trembler. Fermant les yeux, Harry essaya de repousser sa colère. Se mettre ne colère n'arrangerait rien. Détruire l'antidote de tout le monde n'allait pas aider non plus.
Ouvrant lentement les yeux, Harry se rendit compte que le professeur Rogue était juste à sa droite et le regardait du coin de l'œil avant de retourner son attention vers Colin. Harry laissa échapper un soupir alors qu'il toucha inconsciemment son collier qui était en dessous de sa chemise. Il pensait que Dumbledore avait pris soin de ça. C'était pour cela qu'il devait porter tous le temps ce collier.
"Potter, rassemblez vos affaires" dit froidement le professeur Rogue. "Je vous verrais vous et Miss Granger plus tard pour vous faire rattraper le cours."
Harry acquiesça et rangea ses affaires, murmura une excuse à Ron et quitta les donjons. Il suivit Colin dans le Hall d'entrée et un couloir pour entrer dans une petite salle de classe. Colin essaya de commencer quelques conversations mais Harry était trop plongé dans ses pensées pour répondre. Il avait besoin de parler au professeur Dumbledore. Il devait trouver ce qu'il se tramait.
Inspirant profondément, Harry frappa à la porte et l'ouvrit lentement. Il passa sa tête à l'intérieur pour voir qu'il y avait un large espace au mile avec cinq chaises en rang. Ludo Verpey était assis et discutait avec une femme en robe rouge que Harry ne reconnut pas. Victor Krum était adossé contre un bureau tandis que Cédric et Fleur se parlaient silencieusement.
Verpey fut le premier à remarquer Harry et se leva vivement.
"Entre, Harry" dit-il allègrement. "Une fois que le reste des juges sera arrivé nous commencerons la cérémonie des Baguettes. Votre baguette est vérifiée pour être sûr qu'il n'y a pas de problèmes puisque vous en aurez besoin pour les tâches à venir. Dumbledore est à l'étage avec l'expert. Nous aurons aussi une petite séance photo". Verpey regarda la sorcière avec laquelle il bavardait. "C'est Rita Skeeter, une journaliste de la Gazette du Sorcier. Elle va écrire un petit article sur le « Tournoi. »
Rita Skeeter regarda droit dans les yeux Harry. Ses cheveux frisés ne semblaient pas s'accorder à son visage comme les lunettes de soleil qu'elle portait.
"La grandeur n'a pas encore été déterminé Ludo" dit Rita. "Peut-être que je pourrais avoir une petite interview de Harry."
"Je suis désolé, m'dame", dit poliment Harry, soudainement heureux que Sirius et Remus l'ait averti des journalistes. "Je ne suis pas autorisé à parler à la presse sans que l'un de mes tuteurs soient présents."
Rita Skeeter fronça les sourcils pendant un moment mais se reprit rapidement.
"Je ne le mentionnerait pas si tu ne veux pas", offrit-elle.
"Mademoiselle Skeeter" dit Cédric alors qu'il approchait de son camarade. "Harry a dit non. Si vous voulez vraiment l'interviewer alors vous devriez demander la permission à ses tuteurs." Il jeta un coup d'œil à Harry avant de retourner son regard vers Rita Skeeter. "Cela, bien sûr, à moins que vous ne soyez effrayé de Sirius Black. Vous n'avez pas peur de lui, n'est-ce pas ?"
Evidement Rita Skeeter avait peur de Sirius parce qu'elle se retira immédiatement. Cédric attira Harry pour qu'ils soient à coté de Fleur. Ils n'attendirent pas longtemps avant que le professeur Dumbledore arrive suivi du professeur Karkaroff, de Madame Maxime, M Croupton et M Ollivander. Harry dut assumer que M Ollivander était l'examinateur parce qu'il lui avait acheté sa baguette il y a trois ans. Rita Skeeter prit un siège et tira un parchemin et une plume qui commença à écrire toute seule.
Le professeur Dumbledore invita les champions à s'asseoir. Une fois qu'ils s'y conformèrent, Dumbledore regarda par-dessus son épaule vers M Ollivander et acquiesça.
"Mesdames et Messieurs, voici M Ollivander" dit plaisamment Dumbledore. "Il sera celui qui contrôlera vos baguettes. Si vous pouviez sortir vos baguette, nous pourrions commencer."
Fleur fut la première, bois de rose, neuf et demi pouces avec cheveu de vélane. Harry lutta pour garder sa bouche fermée. Alors Fleur était en partit Vélane. Cédric fut le suivant, frêne, douze pouces et quart avec poil de licorne. Victor suivit. Sa baguette faisait dix pouces et quart avec un nerf de dragon. Il resta Harry.
Avec une flexion de son poignet, Harry eut sa baguette en main. Depuis que Remus lui avait offert son étui à baguette à Noël dernier, Harry ne laissait jamais sa baguette autre part. Sirius avait aussi appris à Harry le nettoyage de baguette cet été ce qui était une bonne chose ou sa baguette ne serait pas présentable du tout. Harry tendit sa baguette et sursauta quand M Ollivander haleta de surprise et la lâcha rapidement.
Tout le monde s'approcha pour voir ce qui était arrivé alors que M Ollivander regardait Harry impressionné.
"Vous avez commencé à personnaliser votre baguette, M Potter", dit le fabricant. "Assez impressionnant. La plupart ne commence ce phénomène qu'après être sorti de l'école. Seul vous pouvez toucher votre baguette sans sentir aucune douleur."
Harry regarda nerveusement le professeur Dumbledore pour de l'aide. Il n'était pas au courant d'aucune de ces choses. Il l'avait juste utilisé beaucoup durant ces deux derniers étés.
"Je suis désolé, monsieur", Dit Harry à Ollivander. "Je – euh – ne savais pas."
Le professeur Dumbledore se pencha et prit la baguette avec aisance.
"Tu n'as pas besoin de s'excuser, Harry", dit-il plaisamment. Il passa sa main au-dessus de la baguette et la tendit à M Ollivander.
Harry ne put s'empêcher de repenser au jour où il était entré dans la boutique d'Ollivander et avait reçu sa baguette sacrée, de onze pouces avec une plume de phénix, la même plume que celle de Voldemort. Harry retint un frisson à la pensée. Il ne voulait rien avoir à partager avec Voldemort. Il ne pouvait pas imaginer ce que les gens diraient si Rita Skeeter publiait cette petite information.
Quand la cérémonie d'examen des baguettes dut terminée, tout le monde s'aligna pour quelques photos puis s'en allèrent. Harry déclina l'offre de photos individuels et partit aussi vite qu'il pouvait. Au moment où il franchit le seuil de la pièce Harry ne put s'empêcher de se sentir soulagé. Il y avait survécu mais, en avait haï chaque minute. Il haïssait que Rita Skeeter essaye de le faire ressortir et d'une certaine façon Harry savait que ce n'était que le commencement.
