Titre Anglais: Trials of a Champion

Titre Français : Les peines d'un Champion

Auteur : ksomm814

Genre : Neutre

Chapitre traduit par : Thamril

Rating : k+

Disclamer : Cette histoire est basée sur l'Ordre du Phoenix qui ne nous appartient pas. Le monde de Harry Potter appartient à J.K.R.

Suite à la disparition des histoires « Midnight Guardian » et « Trials of a Champion » sur le compte de Thamril, nous nous permettons (sans son autorisation, donc si elle (il) nous le demande, nous effacerons ces traductions) de les mettre en ligne sous notre compte pour une meilleur compréhension de la suite de la saga.

Eni et Onarluca

Chapitre X : Jalousie

La peur de Sirius Black fut apparemment suffisante. Le jour où Rita Skeeter avait publié son article sur le Tournoi, Harry était certain qu'il y aurait des éléments hors contexte mais étonnamment il n'y avait rien. Les informations données étaient les mêmes pour les 4 champions même si Harry était présenté comme le défavorisé qui allait affronter courageusement les tâches. Harry roula des yeux au commentaire. Pourquoi tout le monde devait faire de lui un héros ? Il était loin, d'en être un.

Ce fut tout ce dont eut besoin Malfoy pour augmenter ses railleries d'un cran. Malfoy le suivait, attendant de pouvoir sauter sur sa première chance de le frapper. Toutes les fois où Harry était avec Ron et Hermione dans la Bibliothèque, Malfoy était là à les regarder. À chaque fois qu'Harry quittait la Grande salle après un repas, Malfoy partait peu de temps après. Heureusement Ron et Hermione avaient conscience de ce qui se passait et avaient fait passer le mot chez les Gryffondor. Maintenant toute la maison surveillait Harry mais ils ne pouvaient pas être à ses cotés perpétuellement.

Puisque aucun élève était au courant des crises magiques de Harry, celui-ci devait trouver le temps de parler seul au professeur Dumbledore, donc après le dîner quand tout le monde était dans se salle Commune. Dumbledore sut dès le moment où cela arriva à cause des charmes qui avaient été placés sur le collier. Malheureusement le collier fit ce pour quoi il était prévu, et absorba la majorité de la surabondance de magie ce qui rendait Harry nerveux. Si ce qui était arrivé était une fraction de ce qui aurait du se passer, il répugnait à penser aux effets d'une telle crise à pleine puissance. Il n'y avait qu'une solution pour faire en sorte que cela ne se reproduise plus.

Harry ne pouvait pas laisser ses émotions prendre le parti sur lui…jamais. Il ne savait pas comment il allait accomplir une telle chose mais il savait qu'il devait essayer. Il ne pouvait prendre le risque que quelqu'un soit blesser parce qu'il était en colère.

Quittant le bureau du professeur Dumbledore, Harry était trop plongé dans ses pensées pour réaliser qu'il était suivi. Il devait besoin d'un moyen de garder les plus puissantes émotions sur la touche. Il avait lu un livre sur les sorts de suppression des émotions mais savait qu'ils étaient risqués et que les contre effets subis une fois le sort levé n'étaient pas des plus plaisants. Tout ce que vous n'aviez pas pu ressentir revenait à la surface d'un coup. Oh et pendant que j'y suis pourquoi je ne détruirais pas Poudlard.

Ce ne fut que quand quelque chose de dur heurta la base de sa tête que Harry réalisa qu'il n'était pas seul. Il trébucha sur quelques pas avant de regagner son équilibre. Se retournant, Harry vit Malfoy, Crabbe et Goyle qui s'approchaient avec des sourires diaboliques sur leurs faces. Il commença à paniquer. Qu'était-il supposé faire ? Il ne pouvait pas prendre le risque de répondre et perdre le contrôle mais il ne pouvait pas non plus rester là à se laisser faire.

"Quel est le problème, Potter", demanda sarcastiquement Malfoy. "Personne ne peut te protéger maintenant. Plus de tuteurs, plus d'amis et aucun de tes fans. Tu penses que tu vaux mieux que les autres, que tout le monde doit vénérer le sol que tu foules à cause de cette stupide cicatrice que tu as eu d'un accident. Tu as tout les professeurs à tes pieds parce que tu as perdu tes parents et que ton Oncle a décidé de te mettre un peu de bon sens dans la tête."

Harry se glaça. Etait-ce ce que les gens pensaient? Qu'avait-il fait pour que les gens croient ça ? Il ne pensait pas valoir mieux que les autres. En fait, il était jaloux de tout le monde. Il n'avait pas les professeurs à ses pieds. Il était proche d'eux parce qu'ils l'avaient aidé à traverser un moment difficile mais c'était loin d'être ça. Ils lui avaient dit que son oncle avait eu tort de défouler sa colère sur un adolescent alors pourquoi Malfoy disait qu'il l'avait mérité ?

Qui vas-tu croire ? Des professeurs, tes tuteurs et tes amis ou Draco Malfoy ?

Cette réalisation ramena Harry à la réalité alors que Crabbe et Goyle agrippait Harry par les bras pour le faire tenir tranquille. Ca y était. Malfoy était jaloux de tout ce qu'on avait donné à Harry. Celui-ci avait tout ce que Malfoy voulait : célébrité, popularité, et des adultes qui se souciaient de lui. Peu importait que la vie de Harry était perpétuellement en danger. Peu importait que Voldemort le veuille mort. Tout ce que Malfoy voyait était le bon coté d'être le Survivant. Il ne considérait même pas le mal qui venait avec.

"Est-ce que tu as idée de ce que ce loup-garou a fait à la Coupe du Monde ? continua Malfoy alors qu'il sortait sa baguette et la pointait sur Harry. "Il a complètement embarrassé le Ministre. Le ministre bulgare a demandé à Fudge pourquoi il n'y avait pas plus de gens comme Lupin au Ministère. Il ne s'est même pas inquiété quand Fudge lui a dit que Lupin était un loup-garou – un hybride. Est-ce que tu sais l'insulte que reçoit mon père quand quelqu'un préfère un hybride à un sang-pur ?"

"N'appelle pas Remus comme ça", dit par défense Harry. Malfoy était allé trop loin. Harry pouvait endurer les insultes mais pas les mauvaises langues sur Remus et Sirius. "Il vaudra toujours mieux que ton père."

Les yeux de Malfoy s'étrécirent de colère alors qu'il s'avançait et pointait sa baguette sur la tête de Harry, ses mains tremblant de rage.

"Vraiment ?" siffla-t-il. "Qu'est-ce que tu en sais, Potter ? Tu as été élevé par des Moldus. Tu ne vaux pas mieux qu'un sang de bourbe et un hybride. Tu es juste une perte d'espace."

Harry fixa Malfoy.

"Eh bien tu passe beaucoup de temps avec 'une perte d'espace', répliqua-t-il. Il avait besoin de le repousser. Tôt ou tard quelqu'un viendrait…avec un peu d'espoir. "Tu ne peux pas m'affronter quand mes amis sont là alors tu utilises la méthode des couards et tu as besoin de tes laquais pour me tenir pendant que tu me jette un sort. Où est l'honneur ?"

PAN !

Un poing entra en collision avec le visage de Harry, l'envoyant sur la gauche sous l'impact. Ses lunettes s'envolèrent et il vit blanc. Clignant des yeux, Harry essaya de reprendre ses marques mais sa vision désormais floue n'aidait pas. Il ferma les yeux et essaya de faire sortir le trouble mais n'y réussit pas. Des rires remplirent ses oreilles mais moururent rapidement quand un claudiquement distinct résonna dans le couloir.

" PAS DE ÇA, ICI!"

La grippe sur les bras de Harry disparut, faisant perdre l'équilibre à Harry. Avec une flexion du poignet, Harry eut sa baguette en main et attira ses lunettes. Les remettant, les yeux de Harry s'élargirent à la vue d'une fouine blanche et de deux autres noirs où Malfoy, Crabbe et Goyle s'étaient tenus. Il fit un pas tremblant en arrière pour heurter quelque chose et il se retourna vivement pour voir le professeur Maugrey le regarder avec son œil normal tandis que celui magique fixait les trois fouines.

Le professeur Maugrey saisit le menton de Harry et tourna sa tête pour voir l'hématome que Harry pouvait déjà sentir prendre forme. Maugrey inspira profondément et laissa aller le menton de Harry.

"Ça va, Potter ?" grommela-t-il.

Harry n'avait pas assez confiance en sa voix et acquiesça. Incapable de soutenir le regard persistant de Maugrey, Harry regarda rapidement ailleurs. Le mouvement suscita une douleur dans la nuque de Harry, le faisant gémir. Le professeur Maugrey le remarqua et sortit un mouchoir pour le presser sur l'arrière de sa tête.

"Ça ira mieux, marmonna Maugrey alors que Harry tint machinalement le mouchoir pour libérer le professeur Maugrey. "Juste une petite coupure. C'est une bonne chose que cet elfe de maison m'est trouvé. J'ai raison de supposer que ces fins individus en sont aussi responsables ?" Harry ne répondit pas. "Je le pensais" dit Maugrey et il contourna Harry. "Maintenant que faire de ces trois fouines ?"

Harry Se retourna et regarda Maugrey conjurer trois petites cages. Les trois fouines commencèrent à courir mais avec un coup de baguette, Maugrey les avait enfermés dans les cages. Il n'avait jamais rien vu de pareil. Même s'il souriait de la future punition de Malfoy, Harry ne put s'empêcher de se demander si les professeurs étaient autorisés à traiter des élèves comme ça.

Avec un petit coup les trois cages s'élevèrent dans les airs.

"Vous devriez aller à l'infirmerie, Potter" dit le professeur Maugrey. "Ne t'inquiètes pas. Je m'assurerais que ces élèves ne recommencent jamais quelque chose d'aussi lâche. Si c'est un comportement que Rogue autorise à ces élèves alors je devrais avoir une discussion avec lui aussi."

Harry ne se le fit pas dire deux fois et partit vers l'infirmerie où madame Pomfresh referma rapidement la coupure sur sa nuque et soigna autant qu'elle put le bleu sur son visage. Elle demanda aussi que Harry passe la nuit à l'infirmerie pour être sûr qu'il n'y avait pas de complications avec sa blessure à la tête. Harry était trop fatigué pour objecter et tomba endormi instantanément. Il pouvait juste espérer que le professeur Maugrey ne blesse pas Malfoy et ses valets…trop gravement.

Le matin suivant fut probablement le plus long qu'ai jamais connu Harry. Ron avait paniqué quand il avait vu le lit non défait de Harry, alertant Dean, Seamus et Neville. Les quatre étaient les plus protecteurs des Gryffondor et avaient commencée des recherches. Quand ils découvrirent Harry dans l'infirmerie et la raison pour laquelle il était là, les Gryffondors furent sérieux. Ils ne pouvaient pas croire que Malfoy avait fait une tel chose. Ils explosèrent de rire quand ils surent que Malfoy, Crabbe et Goyle avaient été changé en fouines par le professeur Maugrey.

Une fois que Harry fut autorisé à quitter l'infirmerie, de nombreuses personnes refusèrent de le laisser seuls. La rumeur de l'attaque de Malfoy se répandit rapidement dans les 4 maisons, atteignant les professeurs qui en furent horrifiés. La seule confirmation dont ils eurent besoin était le faible bleu sur le visage de Harry. Les professeurs Dumbledore, McGonagall et Rogue sortirent de la Grande Salle pour revenir vingt minutes plus tard avec Malfoy, Crabbe et Goyle les suivant et qui semblaient avoir passer une nuit blanche. Aucun des professeurs n'avaient l'air enchanté quand ils reprirent leur place. Harry ne regarda même pas Malfoy s'asseoir à la table des Serpentard.

Après le petit déjeuner, Harry partit aussi vite qu'il pu avec Ron et Hermione pour Pré au Lard, un village que les élèves au dessus de leur troisième année était autorisé à visiter. Après la nuit dernière et la première tâche approchant, Harry avait besoin d'une distraction. Il portait un chapeau au-dessus de sa tête et surtout de sa cicatrice pour ne pas être reconnu mais les gens s'arrangeaient quand même pour deviner qu'il était. On lui souhaitait constamment bonne chance pour le tournoi, rendant Harry très mal à l'aise. Les gens devraient donner leurs encouragements à Cédric, Fleur et Victor.

Ils allèrent dans les boutiques principales : Honeydukes et Zonko avant d'entrer aux Trois Balais où ils s'assirent loin de tout le monde pour ne pas attirer l'attention sur Harry. Ron se porta volontaire pour les Bièraubeurres, laissant Harry et Hermione plongés dans le silence. La pénombre cachait toute couleur du visage de Harry. Fixant la table, il essaya d'ignorer les regards de Hermione. Elle n'avait pas parlé beaucoup depuis qu'elle avait découvert ce qui était arrivé à Harry, faisant demander à ce dernier son degré d'exaspération.

"Est-ce que tu vas me hurler dessus ou continuer à me fixer ?" demanda doucement Harry.

Hermione regarda rapidement ailleurs.

"Désolé Harry, dit-elle. "Tu vas bien ? Tu as été très silencieux aujourd'hui."

Harry grogna au commentaire.

"Je pourrais dire le même de toi" dit-il carrément. Il remarqua son sourire embarrassé et remarqua qu'il y avait quelque chose de différent. "Madame Pomfresh a arrangé tes dents". Hermione regarda Harry avec surprise puis rougit et acquiesça. "Elles sont bien" ajouta-t-il, faisant encore rougir Hermione un peu plus.

"Trois Bièraubeurres", dit Ron alors qu'il revenait en tenant les boissons. "Vous deux n'allez pas croire ce que j'ai surpris. Quelques Serpentards viennent d'entrer et parlaient de Malfoy. Ils disaient que Malfoy avait fait perdre cent point à Serpentard et avait deux mois de retenue avec le professeur McGonagall. Et il a aussi eu un avertissement. S'il franchit encore le règlement il sera suspendu ou même exclu. Pouvez-vous imaginer le père de Malfoy recevoir le courrier ce matin ?"

"Il l'a mérité, dit simplement Hermione. "Il aurait pu te blesser, Harry. Pourquoi tu n'as pas riposté comme dans le train ? Et d'abord pourquoi étais-tu dehors le couvre-feu passé ?"

Harry regarda ses amis pendant un moment avant de baisser sa tête pour fixer sa Bièraubeurre. Pour quelques raisons il ne pouvait pas sortir ce qui s'était passé la nuit dernière de sa tête.

"Pensez-vous que je crois être meilleur que tout le monde ?"demanda t-il avec éloignement. "Vous pensez-vous que les gens bénissent le sol que j'ai foulé ? Pensez-vous que j'ai mérité ce que l'Oncle Vernon m'a fait ?"

Ron et Hermione furent horrifiés.

"Absolument pas !" s'écria Hermione. "Harry, pourquoi est-ce que tu demande de telles choses ? Nous savons que tu hais quand les gens te traite différemment que les autres. C'est ce que t'as dit Malfoy, hier ?"

"Hermione !", avertit Ron. "Tais-toi !"

Hermione rougit et regarda autour pour s'assurer que personne n'écoutait.

"Désolé", dit-elle doucement et se pencha pour que personne à part Harry et Ron ne puisse l'entendre. "Harry, personne ne mérite ce que ton Oncle t'a fait. Oui, les gens tendent à t'idolâtrer mais ce n'est pas de ta faute. Malfoy est juste jaloux. Il a besoin que son père achète ce que tu as naturellement."

Harry roula des yeux.

"L'obsession qu'à Voldemort pour moi est la bienvenue pour lui aussi, dit-il amèrement. "Personne ne réalise le prix qui vient avec la célébrité qu'ils envient. Ne savent-ils pas que je laisserais tout tomber en un battement de cœur si je pouvais avoir une vie normale avec mes parents ?"

Ron et Hermione partagèrent un regard avant que Hermione ne touche le bras de Harry.

"Non Harry, dit-elle gentiment. "Ils ne réalisent pas que derrière le Survivant il y a un adolescent qui est comme nous tous."

Alors que plus de gens pénétraient dans le pub, Harry, Ron et Hermione se levèrent pour partir. Ils foncèrent presque dans Rita Skeeter qui entrait mais gardèrent la tête baisser pour ne pas qu'elle les remarque. Harry avait relaté à ses amis comment est-ce que Rita avait essayé de lui arracher une interview, en faisant leur paria. Ils savaient que le mieux était de rester hors de portée de Rita Skeeter.

Ils commencèrent à prendre le chemin du retour quand deux figures apparurent ; en fait un homme très grand et un homme normal boitant qui prenait une goulée de sa flasque. Hagrid et le professeur Maugrey. Hagrid dominait le foule, grand comme il l'était. Avant que Harry n'ait pu lui dire bonjour Hagrid avait saisi Harry dans ses bras sans montrer de signe qu'il allait bientôt le relâcher. Ce ne fut pas avant que Harry ne soit pris de vertige du manque d'oxygène que Hagrid le laissa partir.

"Tu vas bien, Harry ? demanda Hagrid puis il remarqua le bleu sur la joue de Harry. "Dumbledore te cherche". Hagrid se pencha pour que Harry et lui soient à la même hauteur d'yeux et il posa une large main sur l'épaule de Harry. "Je dois te voir cette nuit à minuit, Harry" murmura-t-il. "Viens seul et prends la cape de ton père."

Harry fut décontenancé mais acquiesça alors que Hagrid se relevait et se tournait vers Ron et Hermione. Pourquoi est-ce que Hagrid voulait le voir seul et si tard ? Hagrid et Maugrey prirent congé et continuèrent leur chemin vers Pré au Lard, laissant Harry dans un profond silence. Repoussant le message crypté de Hagrid au fond de sa tête, Harry marcha avec Ron et Hermione jusque Poudlard. Maintenant il devait penser à une excuse pour que personne ne s'inquiète parce que Hagrid ne voudrait pas voir Harry à une telle heure si ce n'était pas important.

Comme il se révéla être Dumbledore voulait juste s'assurer que Harry allait bien comme tout le monde. Il informa aussi Harry que Malfoy, Crabbe et Goyle avaient été puni pour leur comportement. Après avoir esquivé deux ou trois questions sur son manque de répondant, Harry quitta le bureau du professeur Dumbledore aussi vite que possible. Il savait que c'était la peur qui l'avait empêché de se défendre. Que Crabbe et Goyle le tiennent aussi fermement n'avait pas aidé non plus.

Tard cette nuit Harry fila en douce pour aller voir Hagrid. Couvert par la cape d'invisibilité de son père, Harry fut capable d'avancer rapidement sans avoir à se soucier si quelqu'un le voyait. Les couloirs étaient presque déserts à l'exception d'enseignants et de préfets qui patrouillaient. Quelques préfets marmonnaient à propos de 'stupides serpentards' alertant Harry que tant de monde était dehors à cause de ce qui était arrivé hier.

Il marcha à travers le par cet se hâta vers la cabane de Hagrid. Il connaissait le chemin par cœur et les lumières à l'intérieur de la maisonnette aidèrent Harry à se mouvoir dans l'obscurité. Alors qu'il passait prés du carrosse de Beauxbâtons, il remarqua que les lampes étaient là aussi allumées. Il apparaissait que quelques personnes allaient passer une nuit blanche.

Harry arriva rapidement à la cabane et frappa à la porte silencieusement. Il ne voulait pas que tout le monde sache que Hagrid avait un visiteur. Au moment où la porte s'ouvrit, Harry se glissa vite à l'intérieur et retira sa cape. Il inspecta Hagrid et fut surpris de voir le professeur de Soins aux Créatures Magiques nerveux. Que se passait-il ?

"Qu'est-ce qu'il y a, Hagrid ? " murmura Harry. "Est-ce que quelque chose est arrivé ?"

Harry posa un doigt sur ses lèvres pour imposer le silence à Harry.

" Suis-moi Harry dit-il à voix basse. "J'ai quelque chose à te montrer. Mets ta cape."

Harry fit ce qu'on lui dit et suivit Hagrid hors de la cabane. Il s'arrêta rapidement quand il vit Hagrid marcher vers le carrosse de Beauxbâtons. Il regarda Hagrid frapper et être accueilli par Madame Maxime. Se mordant la lèvre, Harry les suivit, s'assurant de garder la distance pour ne pas que Madame Maxime ne sache pas qu'il était là. Il pouvait à peine entendre Hagrid parler de quelque chose de terrible à voir et ne pas censé être au courant. Cela le fit réfléchir. Qu'est-ce que Hagrid avait mijoté ? Est-ce que cela avait quelque chose à voir avec la première tâche ?

Ses questions furent répondues par des forts rugissements. Harry fut complètement stupéfié. Ce rugissement pouvait seulement venir de quelque chose de gros et de dangereux ; quelque chose dont Harry n'avait pas très envie de s'approcher. Voyant que Hagrid et Madame Maxime s'étaient arrêtés, Harry diminua prudemment l'écart entre eux et jeta un coup d'œil à ce qu'ils regardaient. Ses yeux s'agrandirent. C'est définitivement quelque chose de gros dont il voulait se tenir éloigné.

Des Dragons…quatre.

Harry regarda les sorciers entourer les dragons, essayant de les garder sous contrôle. Harry n'en était pas sûr mais il pouvait dire qu'il mesurait au moins 15 mètres de haut. Avec des grandes dents blanches dans leurs grosses bouches qui crachaient du feu dans le ciel. Ils étaient enchaînés au sol mas ce n'était pas très rassurant. Les dragons semblaient assez forts pour se libérer en un clignement de l'œil.

Il regarda les sorciers essayer de clamer les dragons en criant des sorts de stupéfixion sur les grands animaux. Sept sorts puissants frappèrent chaque dragon plongeant les animaux dans un profond sommeil, et un grand « Bam ! » retentit quand leur corps heurta le sol. Harry prit note de ne jamais s'approcher assez d'un dragon pour avoir à essayer ça.

Un sorcier sortit du groupe et approcha Hagrid et Madame Maxime. Au moment où ses cheveux roux furent distinguables Harry reconnut le frère de Ron, Charlie qui travaillait avec des dragons en Roumanie. Pour certaines raisons Harry douta sérieusement que ces animaux étaient pour le prochain cours de Soins aux Créatures Magiques.

"Ils vont bien aller, Hagrid dit Charlie, sonnant complètement épuisé. "On leur a donné une potion de Sommeil pour le voyage. Ils n'ont pas pris le changement de paysage très bien. Charlie jeta un coup d'œil à Madame Maxime avant de retourner son attention vers Hagrid. Tu sais que les champions ne sont pas supposés savoir à propos des dragons."

"Je pensais qu'elle aimerait les voir, dit Hagrid avec un sourire. "Quatre. Un pour chaque champion pour faire quoi ? Les battre?"

"Je ne suis pas sûr à cent pour cent", dit honnêtement Charlie. "Je pense qu'ils doivent juste passer devant eux. Nous serons là si les choses dégénèrent. Ils ont demandé des femelles en couvaison donc c'est ce que nous avons emmené. Un Magyar à pointe – le pire, un Vert Gallois, un Suédois à museau court et un Boutefeu chinois" Charlie s'arrêta pendant un moment avant de regarder Hagrid avec curiosité. "Alors comment va Harry ?"

Hagrid parut mal à l'aise.

"Pas si bien que ça, Charlie" dit-il honnêtement. " Il a été attaqué par des Serpentards la nuit dernière. Dumbledore est furieux –"

" – Il va bien ?" interrompit Charlie avec une once de protection dans sa voix. "Dis-moi que quelque chose a été fait contre. Maman est en rage depuis que Fred lui a envoyé un hibou pour tout expliquer. Si elle trouve que – "

"T'inquiètes pas, Charlie, dit rapidement Hagrid. "Dumbledore s'en est occupé."

Ne voulant pas en entendre plus, Harry se dépêcha de rentrer au château. Il ne pouvait pas croire qu'ils parlent de lui comme ça. Ce qui était en train de se dérouler frappa Harry. Tout le monde le voyait, le Survivant comme un enfant. Rien de plus qu'un enfant. Il devait admettre avoir agi infantilement en contactant Sirius comme il l'avait fait et en confiant tous ses problème mais plus maintenant.

La première tâche était mardi, lui laissant un peu de temps pour se préparer. Il pouvait utiliser son temps libre demain à étudier les dragons, particulièrement les femelles en train de couver pour trouver une faiblesse. Charlie avait dit qu'il devait juste passer devant le dragon et M Croupton avait dit qu'il n'avait que sa baguette. Il fallait sept sorciers entraînés pour mettre à terre un dragon avec un sort de stupéfixion donc ce n'était pas une solution.

Perdu dans ses pensés, Harry fut pris au dépourvu quand il fonça dans quelque chose qui le rejeta en arrière. Le son de quelqu'un appelant 'qui est là ?' dans l'ombre était tout ce dont Harry eut besoin pour savoir qu'il avait foncé dans quelqu'un. Il resta immobile, prenant garde à ne pas faire de bruit. Fixant la pénombre, Harry put difficilement avaler quand un bouc familier apparut. Il avait foncé dans le professeur Karkaroff.

Après quelques minutes, Karkaroff abandonna sa recherche et repartit vers l'endroit où étaient les dragons. Aussitôt qu'il fut assez loin Harry se remit sur pieds et rentra au château. Il n'avait aucune question à poser sur les intentions de Karkaroff. Il allait découvrir les dragons pour Victor comme Madame Maxime le faisait pour Fleur. Cela voulait dire que la seule personne en désavantage était Cédric, la seule personne qui avait aidé Harry.

Il entra dans la tour de Gryffondor et retira sa cape. Il était une heure du matin et Harry était trop occupé pour dormir. Aussi silencieusement que possible, Harry entra dans son dortoir, posa sa cape et prit quelques livres avant de ressortir. Il pouvait passer toute la journée demain à faire des recherches sur les dragons. Il doutait que quiconque approuve qu'il aille à la Bibliothèque à cette heure de toute façon.

S'asseyant sur le sol devant le feu, Harry commença par le livre de Soins aux Créatures Magiques mais ne trouva pas grand chose sur les dragons. Il passa au livre d'enchantements mais fut une fois encore déçu comme il s'y attendait. La dernière fois que Harry avait vérifié, affronter un dragon ne faisait pas partie du programme de quatrième année. Il passa au livre de Défense contre les Forces du Mal avant d'abandonner ses livres d'écoles et sortir le livre qu'il avait acheté cet été sur les charmes défensifs. Si le pire survenait au moins il pourrait empêcher d'être tué.

Il fallut longtemps à Harry pour que le concept du sommeil pénètre dans sa tête.