Titre Anglais: Trials of a Champion
Titre Français : Les peines d'un Champion
Auteur : ksomm814
Genre : Neutre
Chapitre traduit par : Thamril
Rating : k+
Disclamer : Cette histoire est basée sur l'Ordre du Phoenix qui ne nous appartient pas. Le monde de Harry Potter appartient à J.K.R.
Suite à la disparition des histoires « Midnight Guardian » et « Trials of a Champion » sur le compte de Thamril, nous nous permettons (sans son autorisation, donc si elle (il) nous le demande, nous effacerons ces traductions) de les mettre en ligne sous notre compte pour une meilleur compréhension de la suite de la saga.
Eni et Onarluca
Chapitre XII : La couleur de l'amitié
Harry dit au revoir à ses gardiens, les assurant qu'il enverrait Hedwige si besoin. Sirius avait encore une fois avertit Harry de faire attention au professeur Karkaroff. Harry pouvait dire que c'était plus qu'un simple avertissement amical mais il ne pouvait pas insister avec Ron et Hermione à coté de lui. Ce serait donc une autre discussion qui attendrait les vacances de Noël.
Retournant à la Tour de Gryffondor, Harry découvrit que Remus avait bien entendu. La Salle Commune toute entière avait été décorée de bannières dessinées par Dean thomas. Il y avait pleins de nourriture, avec des tonnes de jus de citrouille et de la Bièraubeurre. Au moment où tout le monde remarqua que leur invité d'honneur était arrivé, il y eu des sifflements et des cris. Ron emporta l'éclair de feu de Harry dans leur dortoir alors que Harry serrait pleins de mains et recevait des tapes dans le dos. Tant de gens parlaient en même temps que c'était impossible de comprendre ce qu'ils disaient.
Une fois que Harry eut traversé la foule il s'effondra sur une chaise, Ron et Hermione de chaque coté. Posant son œuf d'or, Harry attrapa inconsciemment une Patacitrouille et la mangea lentement. Il ne pouvait pas se souvenir de la dernière fois qu'il avait mangée plus que quelques bouchées sans avoir mal à l'estomac. Il ne pouvait non plus se rappeler de la dernière fois où il avait eu un nuit de sommeil décente.
Harry était tellement inattentif qu'il ne réalisa pas que Lee Jordan avait pris son œuf avant qu'il ne parle.
"C'est lourd, Harry, dit-il tout étonné. "Est-ce que tu l'as déjà ouvert ?"
Harry secoua sa tête et sourit.
"Je travaillerais dessus demain", dit-il. "Je pense que j'ai mérité un jour de congé."
"Vrai mais cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas regarder à l'intérieur, dit Lee avec un sourire, la voix bien forte pour que tout le monde l'entende. "Allez, Harry. Ouvre-le". De nombreuses voix répercutèrent l'enthousiasme de Lee alors que celui-ci rendait l'œuf à Harry.
"Il est supposé trouver la solution tout seul", protesta Hermione. "C'est la règle du tournoi."
"Nous n'allons pas résoudre l'énigme à sa place", interjeta Fred alors qu'il se plaçait à coté de Lee. "Nous voulons juste savoir ce qu'i l'intérieur. Et puis, on peut garder un secret, Hermione, particulièrement quand il s'agit de Harry et du Tournoi. Il est en première place. Nous n'allons pas le compromettre si bêtement. C'est le rôle des Serpentards."
Harry regarda Hermione et haussa les épaules, impuissant, avant d'ouvrir son œuf pour manquer de le lâcher quand un long cri perçant envahi la salle. Aussi rapidement que possible Harry ferma l'œuf alors que les élèves se couvraient les oreilles. Le silence remplit la salle Commune. Tout le monde fixait l'œuf, horrifié. Personne n'avait imaginé quelque chose d'aussi horrible. Harry d'une autre part, souriait et leva innocemment les yeux vers Fred et Lee.
"Eh bien, vous ne pouvez pas dire que Hermione ne vous a pas avertit, dit-il candidement.
Ron se couvrit la bouche alors qu'il éclatait de rire. De nombreux autres rires éclatèrent. Fred et Lee s'y joignirent avant de retourner animer la fête. Baissant les yeux vers l'œuf, Harry commença à penser. C'était l'énigme. Maintenant Harry savait pourquoi il y avait trois mois avant la seconde Tâche. Il aurait probablement besoin de tout ce temps pour deviner que diable cette voix était.
Durant les semaines suivantes, la bibliothèque devint une seconde maison pour Harry. En plus de ses devoirs, Harry feuilletait tous les livres sur les langages magiques pour essayer de trouver ce qu'était la voix de l'œuf. Hermione et Ron prenaient sur eux d'aider Harry autant qu'ils le pouvaient. Quelques fois ils levaient la tête de leur livre pour voir Harry endormi de fatigue. Ils étaient tentés d'envoyer un hibou à ses tuteurs mais ils savaient que cela ne changerait rien. Quand Harry était si déterminé, rien en pouvait l'arrêter.
Harry n'était pas le seul à passer trop de temps à la bibliothèque. Victor Krum était lui aussi entouré de livres et de fans qui venaient à la bibliothèque juste pour l'espionner. Les gloussements des filles exaspéraient Hermione sans fin. Parfois, quand sa frustration devenait trop grande, elle claquait ses livres sur la table, et réveillait Harry en sursaut.
"Qu'est-ce qui se passe ? "demanda vivement Harry.
Hermione soupira longuement.
"Désolé, Harry", disait-elle sincèrement alors qu'elle regardait Victor Krum par dessus son épaule. "Je ne peux plus le supporter. Est-ce qu'elles pensent réellement lui plaire avec cette attitude ?"
Harry chassa la fatigue de ses yeux avant de regarder par-dessus son épaule pour voir que Victor semblait aussi agacé que Hermione. Rassemblant tout son courage, Harry se leva de son siège et approcha le champion de Durmstrang. Il ne savait pas vraiment ce qu'il faisait mais il savait déjà que cela valait mieux que d'entendre Hermione se plaindre pendant des heures.
Prenant une grande inspiration, Harry tira la chaise et s'assit en face de Victor. Il pouvait seulement espérer que Victor ressentait la même chose que lui envers son fervent public.
"Euh – ne le prends pas mal mais est-ce que tu apprécies – euh – leur", dit-il en se référant aux fans de Victor qui regardaient la scène avec un intérêt profond. "Attitude ? Elles sont un peu énervantes."
Victor roula des yeux.
"Dis-le à un autrrre que moi," dit-il, blasé. "J'aimerrrais qu'ils puissent comprrendrre que je ne suis pas à fixer. Si cela t'agace vrrraiment tes amis et toi, je peux m'en aller…"
"Mais cela ne t'arranges pas, dit pensivement Harry. Cela ne mène à rien. "Tu aimerais te joindre à mes mais ? Je promets que nous ne sommes pas aussi effrayants que l'on paraît. Nous pourrons jeter des charmes de silence sur ceux qui ne se calment pas…"
Victor parut sceptique mais rassembla quand même ses livres
"J'apprécierais beaucoup." Dit-il avec reconnaissance alors qu'il se levait et suivait Harry vers l'endroit où étaient assis Ron et Hermione.
Le silence remplit la librairie. Personne ne pouvait y croire. Quand Harry rejoignit leur table, Hermione et Ron furent choqués. C'était visiblement la dernière chose à laquelle ils s'attendaient.
"Victor, mes deux meilleurs amis", dit Harry avec un regard menaçant. "Ron Weasley et Hermione Granger. Ron, Hermione, je crois que vous connaissez Victor."
"C'est un plaisir de te rencontrer, dit faiblement Hermione alors qu'elle tendait sa main à Victor qui la serra. Ron suivit. Harry s'assit en face de Hermione pendant que Victor se mettait en face de Ron. Hermione jeta un coup d'œil aux livres de Victor. "Créatures Magiques ?" demanda-t-elle curieusement. "Tu devrais discuter avec Hagrid. Il en connaît beaucoup sur le sujet."
"Sûr, la plupart de ses animaux 'domestiques' correspondaient à cette catégorie", ajouta Ron dans sa barbe. "Touffu…Aragog…Buck…Norbert…ais-je besoin d'en dire plus ?"
Victor jeta un coup d'œil décontenancé à Harry.
"Alors, Touffu est un gros chien à trois têtes sur qui nous sommes tombés durant notre première année", clarifia Harry. "Aragog est une Acromentula que nous avons rencontrés en seconde année, Buck est un hippogriffe que nous avons croisés l'année dernière et Norbert était le dragon de Hagrid…euh…qu'est-ce que c'était déjà ?"
"Un Norvégien à crête, dit instantanément Ron. "Je haïssais cette chose. Il m'a presque arraché le doigt. C'est une bonne chose que nous ayons pu résoudre Hagrid à laisser Charlie l'emmener en Roumanie quand il était encore jeune. Enfin, lui, au moins n'a pas essayé de nous manger comme les gosses d'Aragog. J'en ai encore des cauchemars."
Victor regarda les trois ados avec des yeux élargis.
"Vous avez déjà affrontés tout ça ? demanda-t-il. "Mais vous avez seulement 14 ans. Comment vous en êtes-vous tiré ?"
"Avec beaucoup de chance, marmonna Harry alors qu'il jetait un coup d'œil à l'alentour pour voir si personne ne les regardait. "Nous ne devrions pas avoir cette discussion ici. Ce n'est pas une grosse affaire. Avec Hagrid en prof de Soins aux Créatures Magiques c'est normal de rencontrer des créatures étranges."
"Normal, Harry ? Depuis quand combattre un Basilic est – aïe !" Hermione gémit quand Harry lui marcha sur le pied.
Victor regarda Harry droit dans les yeux.
"Tu as dis que c'était juste une rrumeurrr", dit-il doucement alors qu'un large sourire s'étendait sur son visage."Je suis d'accorrrd que ce n'est pas l'endrrroit mais je veux entendrrre toutes vos aventurrres plus tard."
Depuis Victor s'asseyait avec Harry, Ron et Hermione dans la bibliothèque. Ron et Hermione étaient hésitants au début mais ils gardèrent leurs commentaires pour eux puisque rien n'était jamais dit à propos de la future tâche. Victor donnait occasionnellement un coup de pouce quand ils séchaient sur leurs devoirs. Même Hermione était reconnaissante de l'aide qu'apportait Victor.
La rumeur avait circulé que Rita Skeeter rodait dans le parc en cherchant des interviews. Tout les enseignants avaient été prévenus d'éviter de lui parler puisque son dada était Harry Potter. La menace de Sirius Black servait à la maintenir loin de Harry mais les autres étudiants n'étaient pas si chanceux. Maintenant Rita connaissait les plus proches amis de Harry et essayait de les entraîner dans un coin dés qu'ils sortaient. Soins aux Créatures Magiques était l'une de ses meilleures opportunités. Mais ceux à qui elle parlait lui répondait par un brusque 'pas de commentaires'.
Comme si l'école n'avait pas assez de sujets de conversation, le professeur McGonagall annonça que le bal de Noël se tiendrait dans la Grande Sall le jour de Noël et se finirait à minuit. C'était ouvert à partir de la quatrième année mais les plus jeunes pouvaient être invités. Une robe de soirée était exigée. Mais cette information passa par une oreille et ressortit par l'autre pour Harry. Il avait déjà des projets pour les vacances de Noël, projets qu'il était impatient de voir devenir réel depuis le début de l'année. Harry n'avait jamais eu de maison où il n'était pas haï. Sirius et Remus lui avaient dit que le manoir des Black était loin d'être complètement habitable mais Harry ne pou ait s'empêcher de vouloir visiter l'endroit où il passerait ses vacances d'été…elfe démoniaque ou pas.
Quand la classe se finit, Harry se prépara à s'en aller comme tout le monde mais une voix sévère l'en empêcha.
"M Potter, si je pouvais vous dire un mot," dit le professeur McGonagall. Harry revint et attendit que tout le monde soit parti. Le professeur McGonagall se rapprocha de lui. "Harry, j'ai remarqué que ton nom n'était pas sur la liste des élèves qui restent à Poudlard pendant les vacances."
Harry fut déconcerté par le commentaire. Pourquoi son nom serait sur la liste ?
"Parce que je ne reste pas", dit prudemment Harry. "Je rentre à la maison. C'est mon premier Noël avec Sirius et Remus. Pourquoi est-ce que je resterais ?"
Le professeur McGonagall s'éclaircit nerveusement la gorge.
"Harry, assieds-toi s'il te plait", dit-elle et elle s'assit elle-même. Quand Harry l'imita, McGonagall croisa ses doigts et parut occuper à choisir les bons termes. "Harry je peux comprendre que tu veuilles passer Noël avec ton parrain et M Lupin. Je sais que la famille est très importante pour toi…mais, tu es un champion et tu as donc certaines obligations – "
" – des obligations ?" demanda Harry, mal à l'aise. Il n'aimait vraiment pas cet aspect. "Quelles obligations est-ce que je pourrais avoir ? J'ai fait tout ce que vous vouliez. Je fais avec tout ce boulot et ce stress que me donne le Tournoi. Je ne pense pas qu'une pause de deux semaines loin d'ici est trop demandé."
McGonagall s'inclina et toucha sa main.
"Harry, je sais que nous t'en demandons beaucoup cette année", dit-elle patiemment. "Tu as relevé le challenge magnifiquement. Je sais que cela semble injuste mais c'est une tradition que les champions ouvrent le bal avec leurs partenaires. Tu es un champion. Si tu veux je peux contacter M Black et M Lupin pour toi. Je sais qu'ils comprendront…"
Harry put seulement la fixer. Il avait perdu sa langue. Ce ne pouvait pas arriver. Pourquoi devait-il toujours trinquer pour les autres ? Ce n'était pas jute. Il avait attendu cela avec impatience depuis que Sirius l'avait adopté. Fermant ses yeux, Harry retint quelques mots que le professeur McGonagall n'approuverait pas et se força à se clamer. Ce n'était pas de la faute du professeur McGonagall. Elle était juste le messager.
Ouvrant à nouveau ses yeux, Harry regarda le professeur McGonagall droit dans les yeux qui le fixait avec un mélange de sympathie et de pitié.
"Je n'ai pas beaucoup le choix, n'est-ce pas ? demanda faiblement Harry.
Le professeur McGonagall agita doucement la main de Harry, lui donnant la confirmation attendue.
"As-tu besoin que j'envoie un mot à tes tuteurs ? demanda-t-elle à nouveau.
Harry secoua la tête.
"Non, je le ferais", dit-il en se levant. "J'ai d'autres choses à leur dire de toute façons". Ramassant son sac, Harry pouvait sentir son esprit travailler sur une manière d'annoncer ça à Sirius et Remus. Merci pour l'offre, madame", dit-il doucement puis il partit vers la Tour de Gryffondor.
Il marcha à travers les couloirs en transe, ne réalisant même pas qu'il avait atteint la Tour de Gryffondor jusqu'à ce que la Grosse Dame le tire de ses pensées. Harry murmura inconsciemment le mot de passe puis se hâta vers son dortoir. En entrant, Harry ferma la porte et la verrouilla avant de se précipiter vers sa malle et en sortir le petit miroir dont il avait besoin pour contacter Sirius. S'asseyant sur le lit, Harry prit une grande inspiration, appela Sirius et rassembla ses forces pour une conversation dont il ressortirait inévitablement mal à l'aise.
Il ne fallut que quelques moments pour que le visage de Sirius apparaisse dans le miroir.
"Salut Pronglet ! dit gaiement sirius. "Comment va mon filleul favori ?"
Harry grogna au commentaire.
"Sirius je suis ton seul filleul, dit-il puis il se souvint de la raison pour laquelle il avait premièrement appelé son parrain. Harry se mordit nerveusement la lèvre. C'était plus dur qu'il ne l'avait pensé. "Est-ce que Remus est avec toi ?"
"Il est en bas entrain d'attaquer un Epouvantard dit prudemment Sirius. "Harry, qu'est-ce qui se passe ?"
Inspirant profondément, Harry s'imagina qu'il devrait juste tout laisser sortir.
"Je ne peux pas revenir à la maison à Noël" commença t'il. "Le professeur McGonagall m'a dit que je devais assister au bal qui a lieu le jour de Noël puisque je suis un champion. Je ne veux même pas y aller et je dois ouvrir le bal. Qu'est-ce que cela veut dire ?"
Sirius grimaça.
"Harry, cela signifie que toi et ta partenaire devront danser la première danse", dit-il amusé. Harry sembla horrifié à cette pensée ce qui fit rire Sirius. "Je suis désolé. J'avais complètement oublié le bal de Noël. C'est une tradition du Tournoi des Trois sorciers. C'est pourquoi une robe de soirée était exigée cette année. Je savais bien qu'il y avait quelque chose qu'on avait oublié de te dire."
Harry laissa échapper un grognement alors qu'il passait une main dans ses cheveux.
"Alors tu n'es pas en colère ?" demanda t-il. Sirius laissai échapper un soupir et se frotta es yeux. "Harry, je sait que c'est une chose que tu dois faire", dit-il. "Bien sûr que je ne suis pas en colère. J'en parlerais à Dumbledore et je verrais s'il a pensé à quelque chose. Maintenant, ce bal auquel tu dois aller. Une idée à qui tu vas demander ?"
Harry tripota nerveusement les couvertures du lit.
"Non", dit-il honnêtement. "Un conseil serait le bienvenu."
"Eh bien, quand j'étais à l'école j'aurais choisi la fille la plus attrayante pour y aller", dit honnêtement Sirius.
"À présent, je choisirais plutôt quelqu'un que je connais et avec qui je serais à l'aise. Si tu es mal à l'aise avec ta partenaire Harry, cela valait seulement te mettre encore plus la pression. Demande à quelqu'un que tu sais connais assez bien pour savoir de quoi parler."
"Mais je ne connais pas beaucoup de filles", dit franchement Harry. "La seule chose qu'elles font quand elles me voient c'est glousser et ricaner."
Sirius se mit à glousser pour le plus grand agacement de Harry.
"Le mystère des femmes est une longue discussion que nous devrons avoir plus tard, dit-il candidement. "Je t'averti quand même. Ces filles qui gloussent ne seraient pas quelqu'un que je choisirais. Elles seront plus intéressés d'accompagner le Survivant que Harry."
Harry roula des yeux.
"Super", marmonna t'il. "Je ne sais même pas danser. C'est un cauchemar complet."
"Pas beaucoup de ton âge savent, Harry, dit Sirius avec honnêteté. "Demande autour de toi. Peut-être que quelqu'un peut t'apprendre. Je pense que Remus a dit que les Poursuiveurs de ton équipe étaient des filles. Tu les connais depuis longtemps. Si elles ne savent pas, peut-être connaîtront-elles quelqu'un d'autre."
Harry admit que la suggestion était valable. Angelina Johnson, Katie Bell et Alicia Spinnet étaient trois filles qui ne le traitaient sans aucune différence comme tous les autres membres de l'équipe. Il espéra qu'elles voudraient bien aider.
"Merci Sirius", dit Harry avec appréciation. "Tu seras là plus tard…juste au cas où ?"
"Si je ne le suis pas, ce sera Lunard",dit Sirius d'un ton rassurant. "Ne te tracasse pas trop Harry. Tu as affronté un dragon. Ceci n'est rien à coté."
Pour certaines raisons, Harry n'était pas d'accord. Passer devant le dragon relevait de l'instinct. Harry avait plein d'expérience dans ce domaine. Mais le coté féminin de l'Humanité, d'une autre part, était un domaine dans lequel Harry surnageait difficilement.
Cette nuit après le repas Harry s'arrangea pour rencontrer Angelina et Katie seules. Se souvenant que Angelina avait entré son nom dans le Tournoi Harry essaya d'être aussi prudent que possible dans la formulation de ses questions. Mais à la fin cela importait peu. Les deux attrapeuses de Gryffondor furent extrêmement compréhensives sur le dilemme de Harry et sautèrent sur l'occasion de lui apprendre à danser. Les leçons auraient lieu chaque soir pendant une heure aussi longuement que Harry en aurait besoin.
Décider à qui demander d'aller au bal était un peu plus difficile. Harry avait l'intention de suivre le conseil de Sirius. La soirée serait plus supportable si Harry était à l'aise avec sa partenaire. Le problème était que Harry connaissait peu de filles assez bien pour être à l'aise avec elles. La plupart n'étaient rien d'autre que de simples connaissances.
Le choix le plus évident était Hermione. Elle était l'une de ses meilleurs amies. Mais Harry n'avait pas été assez rapide. Le jour où il allait parler à Hermione dans la bibliothèque, il surprit quelqu'un lui demander d'aller au bal avec un accent. Harry put entendre l'excitation dans la voix de Hermione quand elle accepta et ne put s'empêcher d'être heureux pour son amie. Il avait rarement entendu ce ton dans la voix de Hermione pour autre chose que le travail scolaire.
Il semblait qu'avoir un champion pour partenaire était le but de la majorité des filles de Poudlard. Harry avait été abordé par des filles qu'il n'avait jamais vu avant et les avait poliment repoussées. Plus Harry y pensait plus il s'imaginait que le plus tôt il aurait une partenaire le mieux ce serait. Au moins il n'aurait plus toutes ces filles sur son dos.
Profondément Harry savait à qui il voudrait demander mais il était effrayé de ce que les autres diraient. Faisant ses devoirs avec Ron et Hermione, Harry pensa qu'il valait mieux s'en débarrasser tout de suite.
"Euh – Ron ?" demanda-t-il à voix basse. "Je me demandais si tu avais un problème avec le fait que quelqu'un invite Ginny au Bal…en ami bien sûr ?"
Ron fixa Harry avec un sourcil froncé.
"Qu'as-tu entendu ?" demanda-t-il de façon protectrice. "Qui louche sur ma sœur ?"
"Ron !" réprimanda Hermione puis elle baissa sa voix pour que personne à part Ron et Harry ne l'entende. "Ce n'est pas ce qu'a dit Harry. Il demandait si cela te posait un problème qu'il invite Ginny au Bal."
Dire que le cerveau de Ron travaillait lentement était une litote.
"Pourquoi voudrais-tu l'inviter ? demanda-t-il. "C'est ma sœur. Il y a plein d'autres filles dans cette école – "
" – qui sont plus intéressées d'être avec le Survivant qu'avec moi » interrompit Harry. "Sirius a dit que je devrais y aller avec quelqu'un avec lequel je suis à l'aise. Ginny est comme une sœur pour moi. A part Hermione, Ginny est la seule fille qui me croit quand je dis que je n'ai pas mis mon nom dans la Coupe. Elle sait déjà tout ce qu'on a traversé donc elle ne passera pas la nuit à m'écouter pour alimenter les rumeurs."
"C'est un bon raisonnement, dit pensivement Hermione. "Tu y a visiblement beaucoup réfléchi Harry. Je suis fière de toi."
"Pourquoi tu ne demandes pas à Hermione ?" demanda curieusement Ron.
Harry jeta un coup d'œil nerveux à Hermione avant de regarder ailleurs.
"Euh – je crois que Hermione est déjà prise, dit-il avec hésitation, les yeux de Hermione s'élargissant. Il ne lui avait pas encore touché mot de l'accident dans la bibliothèque.
Ron regarda à tour de rôle Hermione et Harry.
"Avec qui tu y vas ? l'interrogea t-il suspicieusement.
"Un ami me l'a demandé, dit évasivement Hermione. "Je pense que tu as raison Harry. D'ailleurs, tu fais presque parti de la famille Weasley. Il serait mieux si tu étais avec Ginny plutôt que quelqu'un puisse profiter d'elle. Tu n'es pas d'accord, Ron ?"
Cela marcha. Ron laissa immédiatement tomber son entêtement et donna à Harry son accord pour inviter Ginny au Bal de Noël. Une fois que Ron retourna à ses devoirs, Harry marmonna un 'merci' à Hermione qui répondit par un 'il faut qu'on parle'. Ils savaient tout les deux qu'ils avaient beaucoup de choses à s'expliquer.
Hermione avait été choquée de découvrir que Harry avait entendu quand on lui avait demander d'aller au Bal. Elle avait été aussi surprise que Harry avait envisagé de lui demander et elle insista que celui qui l'avait invité n'était qu'un ami, ce qui parut à Harry un drôle de comportement. Pourquoi s'en soucierait-il ? Tant qu'elle passait du bon temps, où était le problème ? Hermione n'avait jamais mentionné le nom de son partenaire, laissant Harry se suggérer qu'elle ne voulait pas qu'on le sache tout de suite. Il avait immédiatement reconnu la voix quand il l'avait entendu mais il avait décidé de respecter les souhaits de Hermione.
Avec l'aide de Hermione, Harry fut capable de parler à Ginny quant elle fut seule le matin suivant. Demander à Ron sa permission avait été une partie de plaisir comparé à essayer de dire tout correctement pour ne pas que Ginny ne le prenne mal. Le seul problème était que tout ce qui pénétrait dans sa cervelle ne semblait pas être capable de sortir de sa bouche. Pourquoi était-ce si difficile ? C'était juste Ginny.
Harry regarda Ginny directement dans les yeux et pria silencieusement pour ne pas foirer.
"Ginny, je pense que tu sais ce qui est attendu de moi au Bal de Noël, commença-t-il et il laissa échapper un soupir de soulagement quand elle acquiesça. "Je n'aime pas être sous les projecteurs et avoir une partenaire que je connais à peine ne serait que pire. Je sais que nous ne nous connaissons pas aussi bien que nous le devrions mais je te considère comme l'une de mes plus proches amies, comme le reste de ta famille. Tu m'as soutenu en Octobre quand la majorité de l'école m'a tourné le dos. Tu n'as pas idée de ce que cela représente pour moi. Je pense que ce que j'essaie de te dire c'est que : est-ce que tu aimerais aller au Bal de Noël avec moi…en tant qu'amie ?
Ginny fixa Harry un long moment avant de laisser apparaître un grand sourire sur sa figure et enrouler ses bras autour du cou de Harry.
"J'adorerais aller au Bal avec toi, Harry, dit-elle gaiement alors qu'elle se reculait avec un sourire calculateur. "Est-ce que tu veux le dire à mes frères ou leur ferons-nous la surprise ?"
Harry se mordit la lèvre.
"Eh bien, Ron le sait déjà, dit-il espérant que Ginny ne serait pas en colère. "Je voulais juste être sûr que cela ne lui posait pas de problèmes. C'est mon meilleur ami et je sais à quel point il est protecteur quand il s'agit de toi…"
Ginny regardait maintenant Harry avec étonnement. "Comment est-ce que tu l'as convaincu ? demanda-t-elle.
"Tu peux remercier Hermione répondit » honnêtement Harry puis il relata comment Hermione avait convaincu Ron que Harry était le meilleur choix pour la sœur de Ron. "Parfois je me demande si elle ne devrais pas être à Serpentard », ajouta-t-il pensivement. "Peux-tu imaginer Hermione et Malfoy…"
"Haaa ! cria Ginny, dégoûté. "Mauvaise image !
Les deux rirent. Harry ne put s'empêcher de se sentir soulagé. Maintenant il avait seulement besoin de finir les leçons que Angelina et Katie lui donnaient, deviner l'énigme de la seconde tâche et finir ses devoirs avant la fin des vacances. Angelina et Katie avaient assuré à Harry qu'il apprenait vite et qu'il serait prêt pour le bal. C'était difficile d'apprendre avec deux filles plus grandes que vous mais ils y arrivaient. Harry pouvait maintenant passer la leçon sans marcher sur les pieds de quelqu'un et perdre pied ce qui était un grand progrès. De fil en aiguille, Harry en était réjoui. Il ne se couvrirait pas de ridicule.
La dernière semaine avant les vacances, le seul sujet de conversation était le Bal de Noël. Plusieurs professeurs avaient arrêté d'essayer d'enseigner tandis que les autres continuaient malgré les distractions. Les professeurs McGonagall, Maugrey et Rogue étaient les pires. Le professeur McGonagall était tout le temps stricte, personne n'osait poser de questions au professeur Maugrey, et s'amuser en classe de Potions était comme si le professeur Rogue ne détestait pas tous les Gryffondors qui croisaient son chemin.
Harry et Ginny s'étaient mis d'accord sur le fait de ne pas ébruiter qu'ils allaient au bal ensemble. En fait, Ginny avait supplié Harry pour se jouer de ses frères, Fred et Georges. Ron et Hermione avait promis de ne rien dire même si c'était plus difficile pour Ron que Hermione. Ron était un peu jaloux que Hermione et Harry aient un partenaire et pas lui. Que sa petite sœur ait trouvé un partenaire avant lui, l'agaçait aussi.
Assis en face du feu, Harry feuilletait encore un livre sur les langages magiques. Les leçons étaient finies pour les vacances, lui donnant le temps de se concentrer sur la seconde tâche. Hermione et Ginny étaient assises près de lui, parlant avec excitation du groupe qui jouerait au bal, les Bizarr's Sisters. Harry n'avait jamais entendu parler d'elles et apparemment Hermione non plus.
"Tu dois vraiment faire cela maintenant, Harry ?" demanda Ron avec une voix agacée. "Tu as encore deux mois pour trouver ce qui cloche dans cet œuf. Pourquoi on ne se ferait pas une partie d'échecs ou une bataille explosive ?"
Harry leva les yeux sur son ami, se sentant coupable d'être trop penché sur ses propres problèmes pour remarquer que Ron en avait aussi. En fait, Ron se créait des problèmes en tergiversant.
"J'aimerais plutôt le découvrir bientôt et être prêt que ressembler à un idiot, Ron," dit-il honnêtement. "J'ai été chanceux que je sache déjà le sortilège d'attraction pour la première tâche. Tu comprends, n'est-ce pas ? Il laissa échapper un soupir quand Ron se renfrogna et regarda ailleurs. "Ok, et le bal ? Est-ce que tu as demandé à quelqu'un ? Nous pouvons t'aider à trouver…"
"Quel intérêt ?" demanda Ron, buté alors qu'il fixait le feu. L'auto pitié contenue dans sa voix faisait peur. "Je ne suis pas comme toi, Harry. Je ne suis pas un champion. Les filles ne courent pas derrière moi."
Harry ferma son livre et le posa. C'était comme si Ron était jaloux mais il se plaignait toujours du temps que passait Harry à étudier pour le Tournoi. Cela n'avait pas de sens.
"Mais je dois toujours demander à ma partenaire", fit remarquer Harry. "J'ai même du demander à son frère donc techniquement j'au du le faire deux fois. Donc, être un champion n'est pas aussi attirant. Je me sens comme un morceau de viande à attraper."
"Au moins tu es remarqué, marmonna amèrement Ron.
Ce fut le coup fatal. Avec son livre en main, Harry se leva et se prépara à s'en aller.
"Oh oui, je suis remarqué", dit-il en regardant par dessus son épaule à Ron. "La seule raison pour laquelle je suis remarqué est parce que quelqu'un me veut mort ; habituellement la même personne qui a tué mes parents et maudit ma vie. Si tu veux être tellement à ma place, Ron, tu dois prendre ma vie…tout entière."
Ne voulant pas entendre d'excuse débile, Harry quitta la Tour de Gryffondor pour aller à la Bibliothèque. Il ne voulait parler à personne. La jalousie de Ron le blessait profondément. Harry avait cru que Ron était passé à travers la 'célébrité' quand ils l'avaient trouvé endormi près du lac le matin après qu'il ait été annoncé comme champion. La vérité était que Ron ne l'avait pas dépassé. Il avait seulement rien dit.
Harry ne fut pas surpris le moins du monde de trouver la Bibliothèque déserte. Qui voudrait étudier au début des vacances ? Il trouva une table au fond de la bibliothèque et se força à se concentrer sur sa lecture. Il était arrivé à la moitié du livre, fixant les créatures qui commençaient par un S. C'était probablement la mauvaise idée de découvrir le langage de l'œuf mais Harry n'avait plus d'idées.
Heureusement, la chance sourit à Harry à Sirène. La description de leur langage était très proche du grincement qu'il avait entendu de son œuf. Avec peu d'espoir, Harry se précipita à la section des Créatures Magiques et chercha un livre sur les sirènes. Il en sortit quelques uns et les emmena à sa place où il trouva une variété de têtes rousses.
Les jumeaux Weasley paraissaient outrés. Harry devina qu'ils avaient entendu ce qu'il s'était passé entre Ron et lui.
"Est-ce que je peux vous aider ? demanda-t-il alors qu'il se rasseyait et ouvrait l'un de ses livres.
"Ginny nous a dit ce qui s'était passé", dit Georges. "Nous voulions juste te dire – "
" – que nous sommes désolés que notre frère réagisse comme un idiot", dit Fred pour Georges. "Nous voulions te demander la permission – "
" – d'ensorceler son derrière d'obtus", finirent les deux jumeaux en même temps.
Harry secoua la tête lentement alors qu'il se frottait ses yeux sous ses lunettes.
"Autant j 'apprécie l'attention, autant vous savez que vous ne pouvez pas faire ça," dit-il doucement. "Ron est votre frère, pas moi. Si vous prenez mon parti, cela fortifiera seulement sa jalousie."
L'air des figures des jumeaux était au bas mot comique. Tous les deux semblaient être partagés entre la confusion et l'outrage.
"Mais il agit comme un imbécile !" cria Fred, incrédule. "Juste parce qu'il est trop effrayé de demander à une fille de lui donne pas le droit de – "
" – de quoi ?" interrompit Harry. "Etre jaloux ? Cela semble être une attitude répandue cette année. Malfoy est jaloux alors il m'attaque…Ron est jaloux…" Harry laissa la phrase suspendue. Il n'avait pas besoin de ça maintenant. Il n'avait pas besoin que son meilleur ami lui tourne le dos. Il ne voulait pas que la famille Weasley soit déchirée à cause de lui. "Ne vous inquiétez pas pour moi", dit-il alors qu'il retournait son attention sur le livre en face de lui. "Je vais bien".
Heureusement prirent cela pour un congé. Harry resta à la bibliothèque jusqu'à sa leçon avec Angelina et Katie pour y retourner juste après. Les vacances avaient à peine commencé et déjà Harry les redoutaient. Seul dans la bibliothèque désertée, Harry put seulement formuler la pensée qu'être devenu l'un des champions de Poudlard avait vraiment foutu en l'air sa vie.
