Titre Anglais: Trials of a Champion

Titre Français : Les peines d'un Champion

Auteur : ksomm814

Genre : Neutre

Chapitre traduit par : Thamril

Rating : k+

Disclamer : Cette histoire est basée sur l'Ordre du Phoenix qui ne nous appartient pas. Le monde de Harry Potter appartient à J.K.R.

Suite à la disparition des histoires « Midnight Guardian » et « Trials of a Champion » sur le compte de Thamril, nous nous permettons (sans son autorisation, donc si elle (il) nous le demande, nous effacerons ces traductions) de les mettre en ligne sous notre compte pour une meilleur compréhension de la suite de la saga.

Eni et Onarluca

Chapitre XIII : Juste un Bal…

Durant la semaine avant Noël, Harry évita la Tour de Gryffondor autant que possible. Il avait appris du livre sur les Sirènes qu'il avait besoin d'assourdir le hurlement. Il avait essayé les oreillers, les couvertures, et d'autres objets mais rien ne semblait marcher. Après deux jours d'essais, Harry décida qu'il avait besoin d'une pause et commença ses devoirs. Les professeurs semblaient s'être donné le mot pour les surcharger de travail.

Hermione, Ginny, Fred et Georges venaient de temps en temps vérifier que tout allait bien pour Harry à la Bibliothèque mais ils n'arrivaient pas à trouver de sujet de conversation. Tous s'accordaient pour dire que Ron était un imbécile mais ils avaient respecté les vœux de Harry et étaient restées hors du problème. Harry pensait que cela ne rajouterait que de l'huile sur le feu si Ron voyait sa famille le soutenir lui et non leur propre frère. Harry était touché que Fred, Georges et Ginny prennent son parti mais cela n'effaçait pas la peine que son meilleur ami éprouvait les mêmes sentiments que Malfoy.

En parlant de Malfoy, la retraite de Harry dans la Bibliothèque avait donné l'occasion au Serpentard de recommencer ses railleries mais cette fois il les dirigeait vers les Weasley et Hermione. Une fois, Harry revenait des cuisines quand il entendit des voix dernière le coin. Lentement et silencieusement, Harry jeta un coup d'œil dans le couloir pour voir que ce n'était que Malfoy avec Crabbe et Goyle à ses cotés, qui faisait face à Hermione et Ginny.

"Ne le nie pas, Sang-de-Bourbe", dit narquoisement Malfoy. "Potter n'a trouvé personne pour aller au Bal alors il s'est rabattu sur toi."

Harry fit un pas en arrière pour rester hors de vue. Il ne voulait pas que Malfoy sache qu'il l'avait entendu.

"Je suis désolé, professeur Maugrey, dit-il innocemment. "Je n'ai pas vu Malfoy. Dois-je lui faire savoir que vous le cherchez ?"

Le son de pas précipités emplit le couloir. Malfoy, Crabbe et Goyle courraient aussi vite qu'ils pouvaient pour éviter la prétendue rencontre. S'appuyant sur le mur, Harry attendit patiemment que Hermione et Ginny arrivent. Toutes les deux virent que Harry était seul et que c'était juste une ruse pour effrayer Malfoy. Des sourires apparurent sur leurs visages avant qu'elles ne commencent à rire.

Quand le rire diminua, Harry les regarda de près alors qu'elles s'approchaient. Le fait que Malfoy les avait épinglés dans un couloir désert lui rappelait des souvenirs déplaisants.

"Vous allez bien, toutes les deux ? demanda sérieusement Harry.

Hermione et Ginny acquiescèrent.

"Nous pouvons supporter Malfoy", dit Hermione d'un ton certain alors qu'elle s'approchait de Harry et lui passait un bras autour du cou. "Mais ta méthode est meilleur. Il ressemble parfaitement à une fouine rebondissant, n'est-ce pas ?" Elle lui envoya un grand sourire auquel Harry ne répondit pas.

"Je suis désolé de ne pas être là pour vous", dit doucement Harry alors que son regard tombait sur le sol. "Je n'ai pas le courage de faire face à Ron. Le Tournoi, les devoirs et le bal sont déjà assez prenants sans avoir à lui prouver constamment que sa vie est meilleure que la mienne. Je pensais que la première tâche serait assez pour lui montrer qu'être un champion n'est pas un jeu de plaisir. Je crois que j'avais tort."

Ginny secoua sa tête alors que elle aussi s'approchait de Harry et s'appuyait contre le mur.

"J'ai horreur de devoir te le dire, Harry, mais Ron a toujours été jaloux, dit-elle honnêtement. "Il a cinq frères qui ont réussi à leur manière. Bill était préfet en chef, Charlie capitaine de Quidditch, Percy préfet en chef et les jumeaux essayent de monter une boutique de farces et attrapes. Pour être franche avec toi, Ron est jaloux depuis la nuit où ton nom est sorti de la coupe. Mais son inquiétude le matin suivant a mis la jalousie de coté."

Harry laissa échapper un sourire et rejeta sa tête jusqu'à ce qu'elle heurte le mur.

"Pourquoi personne ne me l'a dit ?" demanda-t-il.

"Et de faire sentir encore plus mal pour quelque chose sur lequel tu n'as aucun contrôle ? demanda Hermione. "Tu as déjà assez de sujets d'inquiétudes. Je pense que Ron n'est plus jaloux que tu sois un champion. Je pense que cela a plus rapport avec ce qui est arrivé récemment." Au regard dérouté de Harry, Hermione poursuivi.

"Tu passe ton temps à étudier ce qui n'est pas une mauvaise chose…c'est juste différent. Après tu te lis d'amitié avec Victor Krum, un joueur de Quidditch international et une célébrité comme toi." Harry alla se récrier mais Hermione le fit taire ne plaçant un doigt sur ses lèvres. "Ecoute-moi. C'était ce qu'il fallait faire, Harry. Ces filles étaient vraiment agaçantes et Victor a apprécié que quelqu'un le traite normalement pour une fois. Tu as d'autres personnes dans ta vie maintenant. Je pense que Ron est s'inquiété d'être laissé derrière, que tu n'es plus besoin de lui."

Harry fixa Hermione complètement dérouté.

"C'est ridicule", dit-il platement. "Ron est mon meilleur ami. Rien ne pourra y changer."

"Nous le savons, Harry", dit patiemment Hermione, "et Ron le réalisera bientôt", Elle jeta un coup d'œil à Ginny avant de retourner son attention sur Harry. "Ecoute-moi Harry, pourquoi est-ce que tu ne passes pas un peu de temps dans la Tour de Gryffondor ce soir, tu as l'air épuisé. Quand était-ce la dernière fois que tu as dormi toute une nuit ?"

Harry haussa les épaules. Honnêtement, il ne pouvait pas s'en souvenir. Il avait trop de choses à l'esprit. Prenant son silence pour un consentement, Hermione et Ginny entraînèrent Harry jusqu'à la bibliothèque où il rassembla ses affaires puis le traînèrent à la Tour de Gryffondor. La Salle Commune était vide ce qui n'était pas surprenant vu que tout le monde était encore au dîner.

Ne voulant pas aller tout de suite au lit, Harry s'assit sur un canapé. Il ouvrit son livre de Métamorphose et commença à lire. Hermione et Ginny se précipitèrent dans leur dortoir et ramenèrent leurs propres devoirs. Hermione s'assit en face de Harry tendit que Ginny prenait un fauteuil à coté. Ce n'était pas ce qu'elles avaient en tête mais au moins Harry ne se renfermait plus sur lui.

Tout le monde fut surpris de voir Harry quand ils revinrent du dîner. Beaucoup demandèrent à Harry ce qu'était la seconde tâche tandis que d'autres essayaient de lui faire avouer qui était sa partenaire. Harry évita prudemment ces questions et retourna à son livre. Peu à peu l'intérêt diminua et tout le monde se retira dans leur dortoir. Harry fut l'un des premiers à partir. Après tant de jour seul, le bruit était devenu insupportable. Malgré tout le mouvement, Harry ne put s'empêcher de remarquer que Ron restait à l'écart de lui. La tête rousse était assise seul et avait un visage plein de ressentiment. C'était tout ce qu'Harry avait besoin pour savoir que la jalousie de Ron n'était pas encore passée.

Quelque chose d'humide tira Harry de son sommeil. Ouvrant ses yeux, Harry vit une tâche de fourrure trouble et rit. Il n'avait pas besoin de ses lunettes pour reconnaître le gros boulet qui venait de lécher sa figure. Entourant ses bras autour du cou du chien, Harry le tint fortement, ne voulant pas le laisser partir. Jusqu'à présent il ne s'était pas rendu compte à quel point Midnight lui manquait.

"Hé ! Midnight !" dit doucement Harry dans la fourrure du chien. Il pouvait sentir son corps tremblé mais il ne savait pas pourquoi. Tout ce qu'il savait était que son parrain était là et que les événements de ces dernières semaines lui pesaient sur ses épaules. Il entendit un pop et sentit des bras s'entourer autour de lui. Personne ne parla jusqu'à ce qu'Harry arrête de trembler.

"Joyeux Noël, Pronglet", murmura Sirius alors qu'il frottait le dos de son filleul. "Lunard nous attend en bas. Il paraît que nous avons beaucoup de chose à discuter. Pourquoi est-ce que tu n'enfilerais pas quelque chose de plus chaud et que tu ne nous rejoignais pas en bas ? Nous prendrons un petit déjeuner matinal et nous parlerons de ce que tu veux."

Harry acquiesça et relâcha son étreinte sur le cou de son parrain. Sirius laissa partir Harry, se recula, et sourit en ébouriffant les cheveux de Harry. Ce simple geste fit sourire Harry. Pendant un moment tout sembla redevenu normal, comme cet été. Harry attendit que Sirius eut quitté la pièce pour sauter hors du lit et passer un jean et un chandail. Une fois qu'il eut mis ses chaussettes et ses chaussures, Harry quitta précipitamment son dortoir. Il descendit les escaliers en courant pour voir Sirius et Remus parler à voix basse devant le feu.

Harry leva les yeux sur Remus et lui fit un signe de tête, incapable de s'empêcher de sourire.

"Joyeux Noël", dit-il gaiement. "Je n'arrive pas à croire que vous êtes venus." Son sourire s'évanouit tout d'un coup. Après quatre Noël à Poudlard, Harry n'avait vu aucun parent. "Vous allez avoir des problèmes pour être ici ? demanda-t-il nerveusement.

"Nous ?" demanda Sirius, choqué. "Jamais. Toi, Pronglet, est entrain de regarder les deux superviseurs du Bal de Noël."

Harry cligna des yeux plusieurs fois alors qu'il essayait de saisir ce que Sirius venait de dire. Il pouvait imaginer Remus en surveillant. Remus avait enseigné l'année dernière et avait tendance à agir comme un adulte. Sirius, d'un autre coté, agissait plus souvent comme Fred et Georges Weasley que comme un adulte. Il ne pouvait pas imaginer Sirius entouré de ceux qui allait exacerber son amour pour les farces.

"Le professeur Dumbledore est d'accord ? demanda Harry sceptique.

Remus retint un rire.

"Ça a été ma première réaction, admit-il avec un clin d'œil puis il poussa gentiment Harry vers l'entrée. "Maintenant, viens. Tu sais à quel point Patmol devint farfelu s'il n'est pas nourri à l'heure. On pourra parler ne chemin."

"Hé ! dit Sirius alors qu'il les suivait. "JE ne deviens PAS farfelu ! Arrête d'empoisonner l'esprit de mon filleul Lunard !"

Ils partirent de la Tour de Gryffondor, marchant dans les couloirs déserts. Regardant par la fenêtre, Harry vit que le soleil commençait seulement à se lever. Il était encore assez tôt pour qu'ils aillent dans la Grande Salle s'en se faire remarquer. Harry écouta le badinage de Sirius et Remus sur les repas. Ce fut seulement quand ils entrèrent dans la Grande Salle que Sirius et Remus se rendirent compte du silence de Harry.

Sirius passa un bras sur les épaules de Harry et attira le garçon dans une étreinte. Harry leva les yeux sur Sirius et sourit, essayant de rassurer l'homme. Il était juste si habitué à être silencieux et seul pour réaliser que ce n'était pas un comportement normal. Sirius répondit à son sourire avant de jeter un coup d'œil à Remus comme pour confirmer silencieusement ses inquiétudes.

S 'asseyant à la Table de Gryffondor, Sirius et Remus commencèrent à remplir leurs assiettes, jetant des regards à Harry tout le temps. Le silence devint trop lourd.

"Très bien, Harry, " dit enfin Sirius. "Qu'est-ce qui se passe ? Tu es complètement différent de la personne que nous avons vue il y a un mois. Est-ce qu'il y a quelque chose qu'on devrait savoir ?"

Harry se mordit la lèvre nerveusement. Il ne savait pas quoi faire. S'il disait tout à Remus et Sirius, ils seraient probablement énervés puisqu'ils prenaient tout ce qui concernait le Tournoi personnellement. Ils prennent tout ce qui me concerne personnellement. "Le trimestre a juste été long, dit Harry avec un haussement d'épaule.

"J'ai travaillé sur l'énigme pour la seconde tâche alors…"

"Alors tu as décidé de t'épuiser ? demanda gentiment Remus. "Harry, autant nous admirons ta détermination, autant tu ne peux pas ignorer les besoins de ton corps. Qu'est-ce qui te ronge ? Tu semble porter le monde sur tes épaules."

Harry hésita. C'était si visible ? Est-ce qu'il semblait si mal que ça ? Laissant échapper un soupir fatigué, Harry laissa échapper sa frustration.

"Ron et moi nous sommes disputés," admit Harry puis il expliqua ce qui était arrivé. Une fois qu'il eut finit Harry enfouit sa tête dans ses mains pour éviter les regards que Sirius et Remus devaient lui offrir.

Sirius posa une main sur l'épaule de Harry tandis que Remus touchait le bras de Harry.

"Nous savons que cela doit être difficile pour toi, Harry," dit doucement Remus. "C'est dur de se souvenir du bon temps quand le mal est si obsédant. J'ai le pressentiment que Ron sait que ta vie n'est pas rose mais s'imagine qu'il est plus facile de mettre ses problèmes sur quelque chose qu'il ne contrôle pas plutôt que sur quelque chose qu'il peut changer. Qu'il ne puisse pas avoir de partenaire au Bal parce qu'il n'est pas célèbre est une auto excuse beaucoup plus satisfaisante, que parce qu'il est trop gêné pour demander. Ne t'inquiète pas. Ron reviendra."

"Vous venez de deux mondes différents", ajouta Sirius. "Vous avez tous les deux vécus votre vie en était différent de tout le monde et vous avez essayés de vous ajuster. Ron a toujours été dans un groupe ; essayant de se différencier comme la majorité des élèves ici. Aucun n'a idée de ce par quoi tu es passé avant de recevoir ta lette de Poudlard, ce par quoi tu passe maintenant et ce pourquoi tu es contre. Les gens regardent le résultat, pas les facteurs.

"Qu'est-ce que je dois faire ? demanda Harry à ses tuteurs. "Il n'a pas voulu m'approcher dans la Salle Commune hier. Je n'aime pas que ses frères et sa sœur prennent mon parti. Je n'aime pas que Hermione soit de mon coté. C'est comme si je les obligeais à choisir entre nous."

Remus se pencha sur Harry. "Tu ne les force à rien, bonhomme, dit-il sincèrement.

"Ils font leur choix et ils ont choisi de dire que Ron n'avait pas le droit de poser la responsabilité de ses problèmes sur ce qui t'es arrivé. Ne t'inquiète pas. Ron s'en apercevra bientôt." Il poussa du coude Harry et sourit. "Mange et après nous irons à la Tour de Gryffondor ouvrir tes cadeaux."

Harry acquiesça et commença à manger son petit déjeuner. Ils avaient juste fini leur repas quand les étudiants commencèrent à entrer dans la Grande Salle. Ignorant les regards curieux, Harry partit avec Sirius et Remus vers la tour de Gryffondor. En entrant dans la salle Commune, Harry remarqua que plusieurs descendaient les escaliers pour aller prendre leur petit déjeuner. Il monta dans son dortoir, et se rendit compte que ses camarades dormaient encore de par les ronflements de Ron et Neville. Leurs rideaux étaient fermés pour empêcher la lumière de les réveiller.

Ils entrèrent silencieusement dans la pièce. Sirius et Remus s'assirent sur la tête du lit alors que Harry s'agenouillait près de la pile de cadeaux. Harry avait envoyé les leurs au Manoir des Black et selon Remus, ils avaient été ouverts au moment même où ils étaient arrivés. Sirius n'avait jamais été très patient. Harry leur avait données des photos encadrées de leur été à Poudlard avec quelques trucs de chez Zonko pour Sirius et des marque-pages qui indiquaient la dernière page lue à Remus.

Harry ouvrit ses cadeaux de ses amis et Mme Weasley rapidement, surpris d'en trouver un de Ron. Jetant un coup d'oeil sur le lit à baldaquin, Harry se demanda ce qui se passait dans la tête de son meilleur ami. Sirius et Remus remarquèrent la confusion de Harry mais restèrent silencieux. Il prit le cadeau de Remus et l'ouvrit pour trouver un album de photo noir avec des lettres dorées : La famille Potter. Harry ouvrit l'album avec des mains tremblantes. Sur la première photo, il y avait un garçon qui lui ressemblait exactement jusqu'aux lunettes, tenant les mains d'un homme grand et fin avec des cheveux noirs et d'une femme mince avec des cheveux bruns et des lunettes. Ils souriaient et riaient. Harry effleura la photo de ses doigts. Cela n'était pas possible, hein ?

"C'est…c'est mes grands-parents ?" demanda Harry d'une voix hésitante.

"Cet album rassemble des photos de tes parents, de tes grands-parents et même de tes arrière grands-parents", dit gentiment Remus. "Il est ensorcelé pour ajouter des pages donc nous pourrons y mettre des photos de toi. J'ai essayé de faire le même du coté des Evans mais ta Tante n'a pas été très coopérative."

Harry leva les yeux vers Remus alors qu'il fermait l'album et le tenait contre sa poitrine comme s'il était effrayé qu'il s'évanouisse de sa vue.

"Merci,"dit-il avec reconnaissance. "Je n'ai jamais su à quoi ils ressemblaient. Est-ce que vous les connaissiez ?"

Sirius et Remus acquiescèrent.

"Tes grands-parents étaient des gens merveilleux Harry, dit Sirius avec un sourire. "Ils m'ont pris avec eux après que j'ai fugué. Nous t'en parlerons plus tard. Finis d'ouvrir tes cadeaux !"

Harry roula des yeux au comportement enfantin de son parrain. Des fois, il paraissait impossible que Sirius sois plus âgé que lui. Bien sûr ce n'était pas avant son arrivée à Poudlard que Harry avait commencé à avoir des cadeaux donc le manque d'excitation était compréhensible. Prenant le dernier paquet, Harry retint un sourire et l'ouvrit. Il trouva deux objets à l'intérieur. Le premier était un couteau suisse qui pouvait défaire tous les nœuds et ouvrir toutes les serrures. Le second était un livre rouge avec des écritures dorées. Harry retint un rire en voyant le titre : Les plus célèbres farces des Maraudeurs.

"C'est supposé être un conseil?" demanda Harry avec un sourcil levé.

Sirius sourit fièrement transi que Remus grognait.

"Je ne peux pas croire que tu lui ai donné ça", dit Remus à Sirius. "On n'était pas censé se mettre d'accord sur ce qu'on lui donnerait ? C'était ta règle !"

"Quoi ?" demanda innocemment Sirius. "Je passe juste la main à notre héritier. Où est le mal ? De plus, Harry n'est pas comme nous…enfin, il n'est pas comme James et moi. Il utilisera le livre avec responsabilité…dans les limites de la raison bien sûr. Allez, Lunard. Harry a bien mérité un peu de joie de temps en temps. Je lui donne juste un coup de pouce dans la bonne direction."

Remus se frotta les yeux, effaré. "Un coup de pouce ?" demanda-t-il. "C'est le plus gros coup de pouce que j'ai jamais vu."

Harry ne s'embêta pas à admettre qu'il n'allait pas utiliser le livre bientôt. C'était un autre lien vers son père et le reste des Maraudeurs quand ils avaient son âge. Il serait aussi très étrange que les farces des Maraudeurs refassent surface. Tous les professeurs le suspecteraient à moins qu'il ne laisse les jumeaux emprunter le livre…

Après que Harry eut remercié ses tuteurs plusieurs fois, Sirius prit la cape d'hiver de Harry et la lui mit. Comprenant l'allusion, Harry s'emmitoufla et accompagna Sirius et Remus dans le parc. Sirius et Remus prirent leur cape en passant. Ils les avaient laissées sur les fauteuils en face du feu.

Au moment où Harry marcha dans la neige qui recouvrait le sol, il se trouva plaqué à terre par une grande créature à quatre pattes appelée Midnight par Harry et Patmol par Remus. Remus s'était retiré du passage pour éviter d'être projeté. Harry ne put s'empêcher de rire alors qu'il essayait de repousser le gros chien noir. Remus vient aider Harry et tira l'animal en arrière pour permettre à Harry de se relever. Midnight se libéra et recommença à taquiner Harry. Pour se défendre, Harry commença à envoyer des boules de neige sur Midnight qui essayait de les attraper avec sa bouche.

Ils se fatiguèrent et se contentèrent de marcher dans le parc. A ce moment-là, Hermione et Ginny les rejoignirent. Hermione tomba presque quand elle découvrit que Sirius et Remus seraient les superviseurs ce soir. Sirius et Remus avaient aussi convaincu Hermione et Ginny d'arrêter de les appeler par leurs noms de famille. Hermione avait plus de mal avec Remus que Sirius puisqu'il avait été son professeur mais à midi les deux filles se servaient de leurs prénoms.

Après un bon repas dans la Grande Salle (Sirius et Remus s'étaient encore assis à la table de Gryffondor avec Harry, Hermione, Ginny, Fred et Georges), Sirius proposa à voix haute une bataille de boules de neige. La majorité des Gryffondors furent d'accord et des élèves des autres maisons les rejoignirent. Gryffondor et Poufsouffle avaient les plus gros effectifs et donc la bataille se retrouva à avoir deux camps : Gryffondor contre Poufsouffle. Il y avait plein d'élèves de Serdaigle qui s'étaient mélangés dans les deux équipes ainsi que quelques jeunes Serpentards. Il y avait aussi quelques élèves de Durmstrang, dont Victor Krum qui rejoignit l'équipe de Harry.

Un cessez-le-feu fut proclamé à 5 h. Tout le monde était couvert de neige et trempé jusqu'aux os. Les filles partirent les premières, clamant qu'elles avaient besoin de temps pour se préparer. Les garçons suivirent avec réticence, voulant se réchauffer plus qu'autre chose. Alors qu'il entrait dans la Tour de Gryffondor, Harry fut tout d'un coup prit à partit part Angelina et Katie. D'après l'air de leurs visages, Harry put deviner qu'il avait fait quelque chose de mal.

"Tu as des explications à donner Harry Potter, dit sévèrement Angelina alors qu'elle tendait une chaîne dorée avec un balai ensorcelé dessus.

Harry regarda Angelina et Katie nerveusement. Il connaissait le cadeau. Il leur en avait offert un chacune.

"Vous ne l'aimez pas ?" demanda-t-il. "Le vendeur a dit que c'était parfait pour une joueuse de Quidditch."

Le regard de Katie Bell s'adoucit instantanément.

"Bien sûr qu'on les aime Harry, dit-elle. "Nous étions juste surprises de les trouver ce matin. Nous voulions que tu saches que nous ne t'avons pas donnés des leçons parce que nous attendions que tu nous donnes quelque chose en retour. Nous t'avons aidé parce que nous le voulions."

C'était déjà plus clair. Elles avaient peur que Harry se soit senti obligé de leur acheter quelque chose.

"Je sais, dit légèrement Harry. "Vous avez passez beaucoup de temps à m'aider toutes les deux. Je voulais juste vous remercier."

Angelina et Katie sourirent et embrassèrent Harry sur la joue avant de monter les escaliers. Harry les regarda partir avant de rejoindre Fred, Georges et Neville près du feu. Il n'avait pas vu Ron de toute la journée et ne pouvait s'empêcher de se demander où il était. Tout le monde disait à Harry d'être patient et d'attendre que Ron revienne mais son meilleur ami lui manquait. Il n'avait jamais réalisé à quel point il avait besoin de Ron pour être de bonne humeur jusqu'à présent.

Les garçons de quatrième année se changèrent silencieusement. Harry portait la robe verte émeraude que Sirius avait insisté pour acheter, s'assurant que son collier constitué de petits carrés noirs miroitants étaient cachés sous sa chemise noire à longues manches qu'il portait sous sa robe. Il n'avait pas besoin qu'on le remarque cette nuit. Harry portait comme d'habitude son porte baguette à son poignet. C'était comme si le morceau de peau de dragon qui retenait sa baguette faisait partie de lui-même. Il se sentait nu sans lui.

Descendant les escaliers jusqu'à la Salle Commune, Harry remarqua que Ginny l'attendait. Ses cheveux roux étaient rejetés en arrière dans une torsade fantaisiste parsemée de petites perles. Le bleu marine de la robe qu'elle portait lui collait au corps, mettant en valeur sa finesse. Elle leva les yeux sur Harry en souriant, un geste qu'il lui retourna. Maintenant il n'avait plus qu'à cacher sa nervosité.

L'atteignant, Harry lui offrit son bras qu'elle accepta rapidement.

"Tu es superbe Ginny", dit-il. "Tu es prête à y aller ?"

Ginny rougit au compliment et acquiesça. Ils partirent de la Tour de Gryffondor et pénétrèrent dans le Hall d'entrée. Aucun des deux ne parlait. Harry remarqua que Ginny se trémoussait et supposa qu'elle était aussi nerveuse que lui. Le Hall d'entrée était plein d'étudiants qui attendaient que les portes de la Grande Salle s'ouvrent à 20h. Ils n'attendirent pas longtemps avant que le professeur McGonagall n'appelle les Champions. Harry et Ginny furent les derniers à rejoindre le groupe.

La partenaire de Cédric était Cho Chang, une jolie serdaigle attrapeuse de on équipe. Fleur Delacour arriva avec Roger Davies, un autre Serdaigle, capitaine de l'équipe de sa maison. Il semblait plutôt être entiché par sa partenaire que apte à écouter des conversations. Ce qui laissa Victor Krum et sa partenaire et Harry ne put s'empêcher de retenir un rire. Hermione semblait extrêmement nerveuse et extrêmement différente. Ses cheveux étaient rejetés en arrière comme ceux de Ginny et sa robe était bleu pâle.

Décidé à s'amuser, Harry poussa du coude Victor qui regarda Harry, dérouté. Harry fit signe à Victor de se pencher er attendit que le joueur bulgare s'exécute.

"Tu as intérêt à prendre bien soin d'elle ou je devrais te régler ton compte", dit-il par jeu, faisant rire Victor.

"Ne t'inquiète pas, Harrry, dit Victor. "Je te prrromets de la trrraiter trrrrès bien."

Ils attendirent que tout le monde soit entré dans la Grande Salle avant de s'aligner et de suivre le professeur McGonagall. Quand les champions entrèrent, des applaudissements remplirent l'air. Harry était si concentré à ne pas trébucher qu'il ne remarqua rien jusqu'à ce qu'ils atteignent une large table circulaire à la fin de la Grande Salle où les juges étaient déjà assis. Le professeur Dumbledore était assis au centre avec le professeur Karkaroff à sa gauche et Madame Maxime à sa droite. Assis à coté de Madame Maxime, il y avait Ludo Verpey pour qui cela semblait être la journée de sa vie. Assis de l'autre coté près du professeur Karkaroff était la dernière personne que s'attendait à voir Harry : Percy Weasley.

Jugeant de par le glapissement qui s'échappa des lèvres de Ginny, elle ne s'y était pas attendue non plus. Ce n'était pas bon. La dernière chose qu'avait besoin Harry ce soir était que Percy ne le menace sur la façon dont il traiterait sa sœur. Ginny avait dit qu'elle avait envoyé un hibou à Mme Weasley pour lui faire savoir avec l'ordre express de ne rien dire à ses frères…pour le bien de Harry.

Les champions et leurs partenaires prirent place sur les chaises restantes, Harry et Ginny malheureusement à coté de Percy. Au moment où ils s'assirent Percy commença à leur raconter comment il avait été nommé assistant de M Croupton et pourquoi il le remplaçait. Harry devait admettre que c'était préférable puisque Sirius supervisait. Il ne voulait pas savoir ce que Sirius pourrait faire face à la personne qui était responsable de son emprisonnement à tort.

Le dîner passa rapidement. Il sembla que Percy était plus occupé à se montrer important que s'inquiéter de qui était la partenaire de Harry, ce qui fut un grand soulagement pour Harry et Ginny. Jetant un coup d'œil à l'entour, Harry remarqua que toute la salle scintillait d'argent. D'innombrables jets de guirlande ornaient le plafond. Les petites tables remplissaient la salle, une petite lanterne placée au centre de chaque table comme source de lumière.

En peu de temps, le professeur Dumbledore se leva et demanda à tout le monde de l'imiter. Quand ils furent tous debout, Dumbledore agita sa baguette et toutes les tables furent rejetés sur les cotés pour laisser un espace au centre. Une estrade apparut avec de nombreux instrument. Des applaudissements éclatèrent alors que les Bizarr's Sisters montaient sur scènes, portant des robes noires intentionnellement déchirées en plusieurs endroits. Alors que le groupe prenaient leurs instruments, Harry suivit la file des champions et mena Ginny à la piste de danse.

Inspirant profondément, Harry évita de regarder ailleurs et se concentra sur ce que Angelina et Katie lui avaient appris. Une musique douce se fit entendre et l'instinct prit le dessus. Harry prit Ginny par la main et la fit tourner avant de placer une main autour d'elle et de prendre sa main de l'autre. Ginny plaça sa main libre sur l'épaule de Harry et laissa Harry mener.

Lentement des autres couples se joignirent aux champions sur la piste. Quand la chanson se termina tout le monde applaudit jusqu'à ce que la chanson suivante commence. Elle était plus rythmée et devait être populaire car des acclamations qui se firent entendre. Ginny sembla plus relaxée avec plus de monde sur la piste et laissa Harry mettre pleinement ses leçons avec Angelina et Katie en application. Ils avaient dansés quelques airs avant de prendre une pause et s'asseoir sur une table proche. Voyant les joues rougies de Ginny, Harry lui offrit d'aller chercher des boissons et partit après qu'elle eut hoché la tête.

Atteignant la table des rafraîchissements, Harry prit deux Bièraubeurres et revint vers l'endroit où était assise Ginny pour voir qu'elle n'était plus seule. Il semblait que deux superviseurs avaient cru bon de venir tenir compagnie à Ginny. Alors que Harry les rejoignait et tendait à Ginny sa boisson, Sirius et Remus arrêtèrent soudainement de parler, rendant immédiatement Harry suspicieux mais il ne dit rien.

"Pour quelqu'un qui ne sait pas danser, tu t'en tire pas mal Harry," dit Remus avec un sourire alors que Harry s'asseyait. "Tu pourrais partager ton secret."

Harry haussa les épaules alors qu'il prenait une gorgée de bièraubeurre. Il jeta un coup d'œil à Sirius et sourit. Il savait qu'il avait oublié de leur dire quelque chose.

"J'ai suivi un conseil," dit-il innocemment, " de quelqu'un de très avisé dans son domaine."

Sirius gloussa au compliment.

"Très bien dit," dit-il fièrement. "Nous ne sommes pas tous des rats des livres comme ce vieux Remus. Quelques uns doivent se contenter d'une méthode plus dure et plus erronée d'apprentissage. Il se leva, s'approcha de Harry et posa une main sur son épaule. "Amusez-vous. Nous vous reverrons plus tard, d'accord ?"

Harry acquiesça et regarda ses tuteurs s'évanouirent dans la foule. La chanson se termina et Harry fut à nouveau entraîné sur la piste de danse par Ginny. Ils prirent un pli tout comme Victor et Hermione : danser sur quelques chansons puis prendre un peu de repos. Hermione et Ginny parlaient pendant ces périodes tandis que Harry et Victor échangèrent un regard avant de sourire. Il semblait que tous les deux pensaient la même chose : les filles ! Harry prit note de demander à Sirius des explications sur l'esprit des femmes parce qu'il n'était pas sûr de comprendre comment est-ce qu'elles pouvaient parler si longtemps à propos de tout et de rien.

Le moment le plus embarrassant de la nuit fut quand Angelina et Katie arrivèrent et demandèrent une danse en tant que instructrices. Avant que Harry ait pu décliner, Katie mit Harry sur pieds, Ginny, Hermione et Victor regardèrent avec déconcertement Katie et Angelina traîner Harry jusqu'à la piste. Le mouvement sembla attirer l'attention de tout le monde quand ils passaient. La chanson était rapide et Harry savait d'avance à quelle danse elle se référait. Durant une de ses leçons, Angelina et Katie avaient essayés d'amuser Harry et de le distraire.

Sachant qu'il le leur devait à cause de leur aide, Harry laissa couler. Ils atteignirent le milieu de la piste de danse, Harry faisant face à Angelina et Katie. Avec un signe de tête de Angelina, tout les trois glissèrent à leur droite et donc Harry se retrouva dans une direction opposée à ses amis. Les pas étaient faits de mémoire. Harry gardait ses yeux sur Angelina et Katie, ne voulant rien voir d'autre.

Quand la danse se termina la foule applaudit et un slow débuta. Harry sentit une main sur son bras et vit Hermione, un grand sourire sur son visage. Regardant par-dessus son épaule, Harry vit Ginny danser avec Victor et il offrit sa main à son amie. Il mit son bras autour d'elle et sentit immédiatement à quel point elle était tendue. Quelque chose n 'allait pas.

"Hermione, qu'est-ce qui se passe ?" lui demanda Harry à l'oreille. "Est-ce que Victor a - "

" - non !" cria vivement Hermione. "Ce n'est pas Victor. C'est Ron. Je pense que je m'inquiète pour lui. Regarde ce qu'il manque juste parce qu'il est trop buté pour s'excuser et admettre qu'il a tort. Les choses pourraient être si différentes…"

"…si je n'étais pas un champion", finit Harry pour elle. Il avait pensé la même chose. "Je sais. Je veux arranger les choses avec lui mais il ne veut pas m'approcher. Il n'a même pas participé à la bataille de neige cet après-midi. Est-ce qu'il me hait à ce point ?"

Hermione resserra légèrement sa prise sur la main de Harry.

"Il ne te hais pas, Harry, dit-elle sincèrement. "Il haït le fais qu'il ne peut pas être comme toi. Il t'a fallu beaucoup de courage pour demander à Ron sa permission et demander à Ginny d'être ta partenaire." Harry voulut objecter. "Je sais qu'elle est juste une amie mais tu étais nerveux n'est-ce pas ?". Harry acquiesça. "Ron n'est pas différent. C'est juste qu'il n'était pas obligé d'avoir une partenaire. Il n'a pas demandé conseil à ses parents comme tu as fait." Elle s'arrêta quelques instants avant de sourire. "Et il n'a pas eu de leçons de danse comme toi", ajouta-t-elle candidement.

"Tu voudrais que je marche sur ton pied ?" demanda sérieusement Harry. "Je ne voulais pas avoir l'air d'un imbécile devant toute l'école. Angelina et Katie voulaient m'aider. Il y a un problème ?"

Hermione secoua sa tête alors qu'elle regardait les yeux émeraude.

"Je suis juste surprise, dit-elle innocemment. "Tu as vraiment changé, Harry. Je ne l'ai pas réalisé avant ce soir. Remus et Sirius te font définitivement du bien."

Harry ne put s'empêcher de sourire. Il ne savait pas ce qu'il aurait fait cette année si Sirius et Remus ne l'avait pas aidé. Ils n'avaient été dans sa vie que pour un an pour l'instant et il était déjà dépendant d'eux. Il ne savait franchement pas ce qu'il ferait sans eux. Ils rendaient sa vie plus normale que jamais."

À la fin de la soirée, Harry fut épinglé par Fred et Georges qui planifiait déjà le moment où Harry deviendrait leur frère officiel. Il fallut beaucoup d'arguments pour convaincre Fred et Georges que Harry était seulement l'ami de Ginny et quand ils s'en allèrent il doutait qu'ils le croient. Ce n'était pas la réaction que Harry avait attendue mais au moins ils n'avaient pas essayés de le tuer.

Le Bal se termina et tout le monde fut envoyé au lit. Harry resta derrière et remercia Sirius et Remus pour avoir fait de son Noël le meilleur dont il se souvenait. Le compliment était un compliment mais il servait aussi de rappel des erreurs faites et pour lesquelles Harry avaient payé. Sirius étreignit Harry et lui rappela d'envoyer Hedwige ou d'utiliser le miroir pour garder les Maraudeurs informés. Une fois que Sirius l'ai relâché, ce fut le tour de Remus qui prit Harry dans ses bras tout aussi fort et remémora à l'adolescent de prendre meilleur soin de lui-même.

Avec un dernier au revoir, Harry quitta la Grande Salle pour la tour de Gryffondor ; Les couloirs étaient vides, laissant planer un silence inquiétant. Le plus tôt il aurait atteint la tour de Gryffondor serait le mieux. Il atteignit les escaliers mouvants pour voir que quelqu'un l'attendait. Cédric Diggory.

"Hé, Harry", dit Cédric avec un sourire. "Je ne pense pas t'avoir remercié pour le Dragon. Harry ouvrit la bouche pour dire que cela n'était pas nécessaire mais Cédric leva la main pour le faire taire. "Je sais ce que je dis. Pas beaucoup t'auraient imités. Où en es-tu avec ton œuf ?"

Harry savait qu'il pouvait mentir mais il n'en avait pas l'envie. Par ailleurs, il doutait que Cédric cherchait des indices à cette heure-ci.

"J'avance lentement", dit franchement Harry. "Je n'arrive pas à le faire taire."

Cédric rit à l'observation.

"J'avais le même problème, dit-il alors qu'il se penchait vers Harry. "Jusqu'à ce que je prenne un bain," murmura-t-il. "Mets l'œuf sous l'eau. Cinquième étage, quatrième porte à gauche de la statue de Boris le Hagard, c'est la salle de bains des Préfets. Le mot de passe est 'fraîcheur des pins'. Fais-moi confiance."

Harry cligna de l'œil alors qu'il essayer de parler.

"Euh - Okay", dit-il enfin. "Merci pour l'indice."

Cédric sourit.

"Pas de problème, dit-il. "Comme tu le sais, tout le monde à Poufsouffle a parlé de la bataille de boules de neige. Nous nous sommes bien amusés. Mais nous voulons une revanche. Bonne nuit."

Harry souhaita lui aussi une bonne nuit et monta les escaliers, perturbé par ses pensées. Il devait admettre que l'eau était une bonne solution. Les sirènes vivaient dans l'eau. Il fallait bien évidemment mettre l'œuf dans l'eau. Je dois être vraiment idiot pour ne pas l'avoir deviner. Une autre pensée pénétra dans l'esprit de Harry. Cédric avait déjà trouvé l'énigme. Harry se sentit extrêmement stupide. Il sentait vraiment qu'il n'appartenait pas à cette compétition. Aucun des champions n'avait passé tout son temps à élucider l'énigme. Seulement lui. C'était juste un rappel d'à quel point il n'était pas à sa place.

Et ce n'était plus qu'une question de temps avant que les autres le découvrent s'ils ne s'en étaient pas déjà rendu compte.