Titre Anglais: Trials of a Champion
Titre Français : Les peines d'un Champion
Auteur : ksomm814
Genre : Neutre
Chapitre traduit par : Thamril
Rating : k+
Disclamer : Cette histoire est basée sur l'Ordre du Phoenix qui ne nous appartient pas. Le monde de Harry Potter appartient à J.K.R.
Suite à la disparition des histoires « Midnight Guardian » et « Trials of a Champion » sur le compte de Thamril, nous nous permettons (sans son autorisation, donc si elle (il) nous le demande, nous effacerons ces traductions) de les mettre en ligne sous notre compte pour une meilleur compréhension de la suite de la saga.
Eni et Onarluca
Chapitre XIV : La vérité géante
Maintenant que Noël était fini, la Bibliothèque fut à nouveau fréquentée. Les élèves faisaient les devoirs qu'ils avaient délaissés obstinément. Les évènements de la veille semblaient déjà lointains. La bataille de boule de neige était presque complètement sorti de l'esprit. Les péripéties du Bal de Noël perdaient de l'importance même s'il semblait il y avoir plus de gloussements sur le passage de Harry.
La table de Harry était couverte de Livres et de rouleaux de parchemins. Il venait de finir l'essai de Métamorphose et était réticent à commencer celui de Potion. Hermione était assis en face de lui, enfouie dans son livre d'Arithmancie. Ginny était à coté, écrivant sa dissertation de Défense contre les Forces du Mal, et ignorant Fred et Georges qui parlaient à coté d'elle en murmures. L'excitation dans leurs voix ne laissait aucun doute sur le fait qu'ils ne discutaient pas de devoirs.
Jetant un coup d'œil autour, Harry vit Ron assit à une table proche avec Dean, Seamus, Neville, Parvati et Lavande. Les quatre garçons semblaient hyper tendus tandis que Parvati et Lavande se murmuraient à l'oreille, gloussant de temps en temps. Harry laissa échapper un soupir alors qu'il reportait son attention à sa dissertation. C'était son dernier devoir à faire avant de pouvoir pleinement se concentrer sur la seconde tâche. Il avait l'intention de suivre le conseil de Cédric. Le seul problème est qu'il devrait y aller tard pour que personne ne le voie pénétrer dans la salle de bains des préfets. Les préfets étaient choisis parmi les cinquièmes années et plus donc Harry ne pouvait même pas prétendre à l'accès de la salle.
Une fois que Harry eut fini son essai, il rangea ses affaires, attirant l'attention de tout le monde, peu importe à quel point il avait été discret. C'était un temps différent qu'avant Noël où il pouvait se parler à soi-même sans être surpris puisque personne n'était là. Ok, je devrais peut-être trouver un autre endroit déserté. Je ne peux pas travailler sur l'énigme avec toute l'école autour.
Hermione leva les yeux sur Harry en posant son livre.
"Harry, qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-elle. "On a des devoirs à faire. Est-ce que tu as une idée du temps qu'il va nous falloir pour finir l'essai de Défense contre les Forces du Mal ?"
"Deux heures et demie", dit tranquillement Harry en se levant, tenant fermement son sac pour ne pas qu'il s'ouvre. "Hermione que penses-tu que je faisais avant Noël ? J'ai besoin d'une pause dans mes recherches sur l'énigme de temps en temps. J'ai fini". Il lui tendit un livre qu'il s'apprêtait à ranger. "Il est très utile pour l'essai de Potions, ajouta-t-il avec un sourire. "Amuse-toi bien."
Hermione se renfrogna alors que Fred et Georges se retenaient de rire. Harry quitta la Bibliothèque, déterminé à ne regarder aucun des étudiants qui le fixaient avec incrédulité. C'était un signe d'apocalypse si Hermione Granger avait besoin d'aide pour faire ses devoirs et c'est que venait de démontrer Harry.
Cette nuit-là, avec l'aide de la cape d'invisibilité et la Carte des Maraudeurs, Harry fila en douce de la Tour de Gryffondor avec son sac, contenant, son œuf doré de l'encre, des plumes et des parchemins puis il se dirigea vers la salle de bains des Préfets. Il atteignit la statue avec le sorcier qui avait l'air perdu avec ses gants sur la mauvaise main et il marcha jusqu'à la bonne porte. Après avoir revérifié qu'il n'y avait personne autour, Harry murmura le mot de passe et fit un pas en arrière pour laisser la porte s'ouvrir.
Aussi vite et silencieusement que possible, Harry entra dans la pièce et ferma la porte, la verrouillant magiquement. Il ne voulait prendre aucun risque. Certain que personne n'entrerait, Harry retira sa cape et jeta un coup d'œil à la grande salle. La lumière était douce mais Harry pouvait voir une énorme piscine rectangulaire creusée en plein milieu. Des robinets en or entouraient la piscine, chacun avait un cercle de couleur différente. Il y avait même un petit plongeoir. Sur le mur il y avait une sirène endormie. Harry prit note d'être absolument silencieux pour ne pas la réveiller.
Après avoir posé son sac, Harry l'ouvrit et en sortit ses affaires, Se sentant un peu timide, Harry métamorphosa son pantalon en maillot de bain. Il attrapa une serviette et la plaça sur la piscine avant d'enlever sa chemise, son étui à baguette, ses chaussures et ses chaussettes. Il ouvrit quelques robinets et remplit la piscine d'eau chaude alors qu'il osait ses affaires près de sa serviette. Une fois qu'il eut fermé les robinets, Harry se glissa dans la piscine, prenant son œuf au passage.
Prenant une grande inspiration, Harry se laissa couler et ouvrit l'œuf. Un chœur comme jamais Harry en avait entendu s'éleva. Il donnait la chair de poule.
'Descends nous visiter et entends nos paroles
Nous devons pour chanter être en-dessous du sol.
A présent réfléchi, exerce ton esprit,
Ce qui t'es le plus cher, nous te l'avons ravi,
Pendant une heure entière il te faudra chercher
Si tu veux retrouver ce qu'on t'a arraché.
Après l'heure écoulée, renonce à tout espoir
Tes efforts seront vains car il sera trop tard.'
Harry ferma l'œuf, laissa échapper un peu d'air avant de le rouvrir. Il écouta attentivement le poème une fois encore avant de remonter à la surface et relâcher sa respiration. Aussi vite que possible Harry posa l'œuf sur le bord de la piscine avant de ses sécher les mains et les bras. Il trempa sa plume dans son encre et commença à écrire tout ce qu'il pouvait se souvenir. Il réécrivit la moitié du poème avant d'avoir à replonger.
Une fois qu'il eut écrit le poème, Harry sortit de la piscine et se sécha. Il remit sa chemise et enroula la serviette autour de sa taille et s'assit sur le sol et réfléchit au poème. C'était clair à comprendre : trouver les sirènes, reprendre ce qu'elles avaient piqué dans une heure ou alors c'était perdu. Cela voulait dire que Harry devait respirer pendant une heure sous l'eau.
De mieux en mieux.
Il effaça sa trace aussi vite que possible, finit de se rhabiller et vérifia la Carte des Maraudeurs avant de s'en aller cacher sous sa cape d'invisibilité. Il n'y avait personne aux environs, laissant la possibilité à Harry de rentrer vite fait à la tour de Gryffondor sans se faire remarquer. Il savait qu'il ne serait pas capable d'en apprendre plus ce soir et était prêt pour une autre longue journée à la Bibliothèque. A part le fait que Harry ne nageait pas très bien, il devait trouver le moyen de respirer. Ils n'avaient pas abordés ce sujet dans aucun de ses cours.
À la rentrée, Harry avait conclu qu'il n'y avait que trois matières qui lui permettrait de respirer sous l'eau : Sortilèges, Métamorphose et Potions. Il avait commencé par les sortilèges, feuilletant chaque livre, ouvert à toute possibilité. Il découvrit le sortilège de tête en bulle et écrivit tout ce qu'il put trouver dessus. La seconde matière était Métamorphose. La solution la plus évidente était de se transformer lui-même en un animal aquatique mais ses recherches démontrèrent qu'il y avait de gros risques. C'était extrêmement difficile et pouvait avoir des conséquences que Harry ne préférait même pas imaginer.
Harry recherchait la potion miracle mais n'avait encore rien trouvé. Il avait perdu le compte du nombre de livres qu'il avait lu et ne pouvait pas demander de l'aide au professeur Rogue (pas qu'il le voulait). Harry savait qu'il devait y avoir une autre solution mais n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. C'était probablement le plus insupportable, l'avoir sur le bout de la langue et ne toujours pas savoir.
Harry eut moins de temps pour ses recherches quand les cours reprirent. Le temps glacial faisait redoutait leurs cours extérieurs aux étudiants, particulièrement ceux de Soins aux Créatures Magiques où il n'y avait aucun abri. Harry et Hermione s'étaient préparés pour une autre journée avec les Scrouts à Pétard qu'ils devaient observer mais ils furent surpris de voir que quelqu'un d'autre les attendait.
Une femme avec des cheveux gris coupés courts se tenait à la place de Hagrid. Elle se présenta comme le professeur Gobe-Planche et elle serait la remplaçante de Hagrid, présentement indisposé. Harry et Hermione devinrent nerveux. Hagrid adorait enseigner. Il ne manquerait pas un cours à moins que quelque chose de grave ne soit arrivée.
Le professeur Gobe-Planche emmena les élèves vers l'orée de la Forêt où une licorne était attachée. Le cœur de Harry fit aussitôt un bond. La créature n'avait pas mérité ce traitement pour que des élèves la regardent fixement. Toutes les créatures de Hagrid semblaient participer volontairement à ses cours. Harry rencontra le regard de la bête et pendant un long moment aucun ne bougea. Harry, sans comprendre comment, comprenait la licorne. Presque instinctivement, Harry inclina sa tête et l'animal retourna le salut.
" Maintenant, reculez les garçons", ordonna le professeur Gobe-Planche. "Les Licornes préfèrent être abordées par des femmes."
Les filles de la classe sourirent et approchèrent lentement. Voyant tant de personne approcher, la licorne commença à se cabrer de peur. Le professeur Gobe-Planche ordonna immédiatement à tout le monde de reculer et d'attendre que la créature se calme. Sachant que cela n'était pas prêt d'arriver, Harry s'approcha, ignorant les avertissements que lui donnaient Hermione et la professeur remplaçante. Harry leva ses mains, montrant à la licorne qu'il n'avait aucune intention de lui faire du mal alors qu'il continuait à s'avancer.
La licorne sembla se calmer mais ne quitta pas Harry des yeux mais sans peur, juste de curiosité. Une fois encore Harry baissa la tête respectueusement avant de tendre la main et toucher le museau et de le caresser, calmant la créature.
"C'est bon", dit doucement Harry. "Nous te voulons pas de mal. Nous voulons juste étudier ton espèce."
La licorne laissa échapper un bruit qu'on pourrait qualifié de sarcastique. Harry rit alors que la licorne s'approchait, baissant la tête en signe de soumission. Il n'était pas au courant que les licornes pouvaient être sarcastiques. Regardant le reste de la classe, Harry devint subitement nerveux quand il vit tout le monde le regarder, choqué. Comment allait-il expliquer cela ?
" Euh – Je pense que ce devrait être bon maintenant", dit Harry alors qu'il continuait à flatter la créature. " Allez-y seulement peu à la fois. Il n'a pas trop confiance dans les humains."
Parvati et Lavande furent les premières à s'approcher prudemment, prêtes à détaler si la licorne recommençait à s'agiter. Harry continuait de caresser le museau de la créature et de lui parler doucement pendant que chaque étudiant s'avançait pour la toucher. Le professeur Gobe-Planche récupéra bientôt de son choc et commença à instruire la classe sur les licornes. Harry ignora les regards curieux qu'il recevait d'elle, suppliant que le cours se termine bientôt. Il savait qu'il devrait partir vite pour éviter les inévitables questions.
Au moment où ils furent congédiés Harry salua la licorne et se dépêcha de rejoindre Hermione qui se tenait en face de Malfoy un regard outré sur sa figure. Ce n'était jamais bon signe.
"Espèce d'infâme fouine répugnante !" cria Hermione alors qu'elle sortait sa baguette et la pointait sur Malfoy. "Comment oses-tu parler comme ça !"
Harry passa rapidement un bras autour de Hermione et la retint.
"Je te suggère de partir vite fait, Malfoy ", dit-il platement. Malfoy n'eut pas besoin de se le faire dire deux fois et se dépêcha de rejoindre les Serpentards. Quand ils furent assez loin, Harry relâcha Hermione et se tourna vers elle pour qu'ils soient face à face. "Hermione, qu'est-ce qui s'est passé ? " demanda-t-il.
Hermione tendit un exemplaire de la 'Gazette du Sorcier'. Harry le déplia et vit le titre 'L'ERREUR GEANTEDE DUMBLEDORE' avec une photo de Hagrid dessous. C'était un article de Rita Skeeter qui dénigrait Hagrid, son histoire et ses méthodes d'enseignement. Cela disait même que Hagrid était un demi géant avant de donner une horrible description des géants. Atteignant le bas de l'article, les yeux de Harry s'élargirent quand il vit son nom mentionné.
On se doit de s'interroger sur ce que veut prouver Albus Dumbledore en engageant un hybride pour enseigner à des enfants, le Survivant y compris. Des sources ont révélées que Dumbledore fut le sorcier à prendre en charge Harry Potter après cette nuit fatale il y a tant d'années. Le Directeur de Poudlard a placé le jeune Harry chez sa Tante et son Oncle qui ont abusé de lui, seulement pour le retirer de leur garde et le donner à un ex-détenu et un loup-garou. Si cette histoire est un éclaircissement sur la fiabilité des décisions de Albus Dumbledore, il n'y a aucun doute sur le fait que Harry Potter sera retiré de cette dangereuse famille avant que quelque chose de terrible ne surviennent.
Harry ne pouvait plus bouger. Il ne pouvait plus respirer. Retiré ? Non, c'était impossible. Sirius et Remus étaient ses tuteurs. Ils le traitaient mieux que quiconque. Ils étaient sa famille plus que les Dursley ne l'avaient jamais été. Tous les deux avaient tant donné pour lui et risqué tellement plus. Sirius avait failli être embrassé par les Détraqueurs pour s'être échappé d'Azkaban et Remus avait mis en jeu sa liberté en aidant Harry à découvrir la vérité l'année dernière.
"Harry, tu vas bien ? " demanda gentiment Hermione.
Lorsque Hermione rencontra le regard de Harry, elle sut aussitôt qu'il n'allait pas bien. Il ne pouvait pas y croire. Hagrid était un demi géant. Et alors ? Hagrid n'avait même pas un soupçon de dangerosité en lui. La seule partie de lui qui pourrait être considéré dangereuse était son amour pour les créatures dangereuses. C'était comme Remus. Tout ceux qui connaissaient ces deux hommes savaient sans l'ombre d'un doute qu'ils étaient inoffensifs.
"Nous devons voir Hagrid après les cours ce soir ", dit Harry à voix basse, alors qu'ils rentraient au château. "J'aimerai bien savoir comment Rita Skeeter l'a découvert. Nous connaissons Hagrid depuis des années et il ne nous a rien dit."
"Hagrid l'a peut-être laissé échappé " dit Hermione. "C'est déjà arrivé."
" Pas comme ça," dit Harry. "Je n'arrive pas à croire qu'elle m'a inclus. Ce n'est pas comme si on m'avait forcé à prendre le cours de Hagrid ou vivre avec Remus et Sirius. Quand je pensais qu'il n'y avait pas pire, il faut que ça arrive."
Hermione regarda sympathiquement Harry.
"Ne t'inquiète pas, Harry,"dit-elle gentiment. "Tout sera oublié dans quelques jours."
Harry ne pouvait pas croire que Hermione était si passive.
"Hermione, rien ne sera oublié," dit-il d'une voix étouffée. "Est-ce que tu as une idée de la façon dont le monde sorcier traite les hybrides ? Sais-tu à quel point j'étais proche de retourner chez les Dursley l'année dernière parce que Remus ne pouvait pas m'adopter pour la stupide raison qu'il était un loup-garou ? Les loups-garous et les géants sont considérés comme maléfiques. Ils n'ont aucun droit. La seule raison pour laquelle le Ministère autorise Remus à faire partie de ma vie est pour me faire taire Sirius et moi. Nous avons eu beaucoup de chance que Sirius est été réhabilité et autorisé à devenir mon tuteur."
Hermione fixa Harry, horrifiée, alors qu'ils montaient les marches et entraient dans le hall.
"M-mais ce n'est pas juste !" s'écria-t-elle, s'attirant de nombreux regards pour son éclat. Elle jeta un coup d'œil nerveux autour d'elle et se pencha vers Harry. "Remus est inoffensif ", chuchota Hermione. "Il ne te ferait jamais de mal, Harry. Tout le monde peut voir à quel point il se réoccupe de toi."
"Je le sais," dit Harry alors qu'il se massait la nuque. "Hagrid ne ferait aussi du mal à personne… involontairement du moins. Nous devons juste faire croire à Hagrid que nous nous fichons de son sang. Il est le premier ami que j'ai eu et je ne lui tournerais pas le dos."
"Moi non plus," dit Hermione avec un sourire.
Juste après dîner, Harry et Hermione se précipitèrent à la cabane de Hagrid. Harry frappa plusieurs fois à la porte mais ne reçut aucune réponse à part l'aboiement de Crocdur. Inquiet que quelque chose n'aille pas, Harry sortit sa baguette et déverrouilla la porte. Il poussa et ouvrit lentement la porte. Les aboiements de Crocdur s'intensifièrent au moment où Harry passait sa tête. Au moins une personne était heureuse de le voir.
La cabane était peu éclairée mais il était facile de voir Hagrid couché sur la table une bouteille à la main. Les yeux de Harry s'élargirent. Ce n'était pas bon signe. Harry se souvenait de l'oncle Vernon quand il avait bu et arrivait seulement à espérer que Hagrid n'était pas un buveur colérique.
"Hagrid ?" interrogea nerveusement Harry. "Hagrid, tu vas bien?"
Hagrid leva les yeux vers Harry et regarda immédiatement ailleurs. Harry entra dans la cabane et commença à caresser Crocdur pour le calmer. Hermione suivit Harry, fermant la porte au moment où elle entrait. Lentement, Harry s'approcha de Hagrid et s'assit en face de lui, Crocdur à sa droite et Hermione assise entre Hagrid et lui. Il pouvait voir les larmes s'échapper des yeux de Hagrid et prit gentiment la bouteille des mains de Hagrid. L'alcool était la dernière chose dont avait besoin Hagrid.
"Qu'est-ce que tu fais là, Harry ?" demanda Hagrid avec un peu plus de larmes. "T'as pas vu l'article ?"
Harry sortit le journal et le posa sur la table.
"Cette feuille de chou ?" demanda Harry alors qu'il caressait Crocdur. "Hagrid, je vis avec un loup-garou. Pourquoi est-ce que je m'inquiéterai de la race de tes parents ? Tu es mon ami. Est-ce que tu sais ce que tu as fait pour moi ? Tu m'as présenté ce monde. Tu m'as tiré des mensonges des Dursley. Toi et Remus sont deux des meilleures personnes que je connaisse au monde. Je préfère être avec toi qu'avec un sang-pur comme Malfoy."
Hagrid leva les yeux vers Harry et sourit.
"Tu le penses vraiment ?" demanda-t-il plein d'espoir.
Harry sourit.
"Je ne dis pas ce que je ne pense pas, "dit-il. "C'est un de mes défauts. Sirius dit que c'est pour ça que je suis un si mauvais menteur." Hagrid grogna au commentaire. "Vraiment Hagrid. Je me fiche de ce que les gens peuvent dire ou de ce qu'un journaliste peut écrire pour vendre son journal. Tu seras toujours mon ami. Je te confierai ma vie. Remus m'a dit comment les sorciers traitent les loups-garous. Je sais à quel point cela va être dur pour toi mais nous ferons tout pour t'aider."
"Harry a raison Hagrid," ajouta Hermione. "Dis-le nous juste et nous ferons de cette horrible femme un –"
" – non !" interrompit Hagrid. "Je veux pas que vous ayez des ennuis à cause de ça. Je sais pas comment est ce qu'elle a tout découvert. Je l'ai juste dit à Madame Maxime le soir du Bal de Noël. Rita Skeeter n'était même pas là. Je l'aurais vu. Vous voulez bien faire mais vous ne connaissez pas Rita Skeeter. Elle écrit tout ce qui lui passe par la tête. Vous n'avez pas besoin de ça, surtout toi, Harry. J'ai vu ce qu'elle a écrit sur toi dans l'article. Elle essaie de faire un scandale, à critiquer Remus et Sirius. Ne t'inquiète pas. Ton parrain est probablement déjà à la 'Gazette du Sorcier' pour gueuler sur l 'article. Un homme bon, Sirius. T'aimes plus que sa propre vie."
Harry ne put s'empêcher de sourire. C'était bien du genre de Sirius. Il espérait juste que cela n'attirerait pas plus de problèmes.
"Ecoute Hagrid, nous allons pas te forcer à sortir d'ici," dit-il. "Si tu n'es pas prêt à faire face à tout le monde, tu n'es pas prêt. Nous pouvons te rendre visite aussi souvent que tu veux mais tu ne dois pas t'enfermer et tu ne dois pas noyer tes soucis dans une bouteille de – "Il regarda l'étiquette " – Whisky Pur Feu."
Hagrid effaça ses larmes et reprit la bouteille.
"T'as raison," admit-il. "Je suis désolé que vous m'ayez vu comme ça. Vous avez des trucs plus importants à faire que de venir ici. Tu travailles toujours sur l'œuf, Harry ?"
Harry acquiesça.
"J'y suis presque", dit-il. "Je dois juste trouver des détails". C'était plus ou moins vrai. Il avait trouvé ce que disait l'œuf mais pas comment il fallait faire ce qu'il demandait. Hagrid n'avait pas besoin de savoir les détails, particulièrement pas maintenant.
Hagrid sourit.
"C'est super !" dit-il joyeusement, sa déprime aussitôt oubliée. "T'étais incroyable contre le dragon. Je savais que tu réussirais. Je suis fier de toi Harry. Et je sais que tes parents le seraient aussi."
Harry et Hermione prirent congés, promettant de rendre visite toutes les nuits avant de rentrer au château. L'assurance de Hagrid rajouta un peu plus de pression sur Harry. Avant la première tâche, il était la lanterne rouge. Maintenant, tout le monde voulait qu'il garde sa première place. Il savait qu'il avait encore du temps et espéra qu'il pouvait trouver des réponses à Pré au lard. La prochaine visite était prévue pour mi-Janvier. Au lieu d'aller à Zonko et Honeydukes, Harry prévoyait d'aller à une boutique de potions et à une librairie. Peut-être qu'ils trouveraient quelque chose d'intéressant.
Le professeur Gobe-Planche reprit les cours de Hagrid pour le reste de la semaine. Harry et Hermione tinrent parole et lui rendirent visite, apportant le repas à leur ami. La plupart du temps Harry et Hermione s'asseyaient à la table de Hagrid et faisaient leurs devoirs pendant que Hagrid mangeait. Selon Hagrid, de nombreux professeurs étaient passés dans la semaine, y compris le professeur Dumbledore. Il semblait être dans un meilleur état d'esprit et était encore réticent à faire face à l'école. Au moins il ne buvait plus.
Quand le week-end à Pré Au Lard arriva, Harry n'avait pas progressé dans ses recherches. Harry et Hermione partir tôt le matin pour éviter la foule et visiter les boutiques dans lesquelles les élèves entraient rarement. Pour échapper à sa curiosité, Harry avait dit l'énigme à Hermione et où il en était dans ses recherches pour accomplir la tâche. Il ne pouvait pas s'arrêter de rire vu à quel point Hermione était volontaire à l'aider puisque rien n'avait été encore été vu en classe.
La boutique de Potions était leur premier arrêt par ce matin froid et humide. Assis sur le sol, Harry et Hermione feuilletèrent les livres pour voir s'il y avait quelque chose d'utile. Après le troisième livre, Harry était sûr de ne pas trouver de solution. Peut-être qu'il n'y avait pas de potion après tout, ce qui laissait le charme de tête en bulle. Jetant un coup d'œil à Hermione, Harry put voir qu'elle était elle aussi sur le point d'abandonner.
Une voix douce les fit tous les deux sursauter.
"Je peux faire quelque chose pour vous aider ?" demanda une femme d'âge moyen. Ses cheveux bruns étaient relevés en arrière, mettant en valeur ses pommettes hautes et ses yeux noisette. Elle avait un regard septique sur son visage. Elle avait l'air sur le point de les jeter dehors.
" Nous espérions trouver une potion qui permettrait de respirer sous l'eau pendant un long moment, dit nerveusement Harry. "Aucun des livres de Poudlard n'étaient utiles –"
" – c'est parce que c'est une potion très difficile à faire", interrompit la marchande. "Je suis sûre que si vous demandiez à votre professeur de Potions – "
" – Je n'y suis pas autorisé, Madame", interrompit Harry. Il savait qu'il allait regretter ses paroles au moment même où elles étaient sorties de sa bouche mais il n'y avait pas d'autre façon de convaincre la vendeuse. "Je ne peux demander de l'aide à aucun professeur pour le Tournoi."
Les yeux de la marchande se fixèrent aussitôt sur son front et elle glapit.
"Harry Potter ! s'exclama-t-elle. "Je suis désolée ! Nous n'avons jamais d'adolescents qui viennent ici alors le Survivant !" Elle mit rapidement Hermione et Harry debout. "J'ai juste ce qu'il vous faut, M Potter !"
Les deux adolescents regardèrent la vendeuse se précipiter vers les ingrédients de Potions. S'ils avaient su qu'ils obtiendraient cette réaction, ils auraient demandé de l'aide plus tôt.
"Eh bien", dit Hermione alors qu'elle jetait un regard à Harry. "La prochaine fois nous nous annoncerons quand nous entrons. Ca facilite les choses."
Harry regarda Hermione.
"N'y pense même pas, avertit-il. "C'était la seule manière de ne pas l'avoir sur le dos."
L'employée revient avec une bouteille à moitié remplie d'un liquide clair qui semblait préserver une petite boule visqueuse, avec plein de queue de rat.
"C'est de la branchiflore, M Potter, dit l'employée avec un sourire. "Vous devez la manger et ainsi vous respirerez dans l'eau. C'est plus fiable qu'un charme ou une potion et surtout plus simple."
Harry ne put s'empêcher de sourire joyeusement à l'étrange boule dans la bouteille. Il n'avait jamais pensé qu'il existait une substance qui avait exactement les effets qu'il voulait.
"Vraiment ? demanda Harry. "Je n'ai qu'à la manger? Il sourit quand la vendeuse acquiesça. "Je la prends !"
Avec sa branchiflore nouvellement acheté, Harry suivit Hermione avec un grand poids retiré de ses épaules. Maintenant il devait apprendre à nager. Il savait le concept mais c'est tout. Les Dursley ne lui avaient jamais payé de leçons et pratiquer dans le lac en plein Janvier ne le tentait pas trop.
Ayant plein de temps à leur disposition, Harry et Hermione prirent leur temps pour profiter du village. Ils décidèrent de faire une halte aux Trois Balais, et de commander une bièraubeurre. De fil en aiguille Harry et Hermione étaient épuisés. Ils avaient faits de leur mieux pour finir leurs devoirs et tenir compagnie à Hagrid. Harry avait découvert amèrement qu'ils avaient été les deux seuls étudiants à supporter Hagrid, pas même Ron.
C'était probablement la goutte d'eau en trop. Depuis que Ron avait exprimé sa jalousie, il avait complètement changé. Il ne parlait plus à ses frères et sœurs, il ignorait Hermione et ne voulait même plus regarder Harry. Comment on été-t-on arrivé là ?
"Hermione, est-ce que tu as des nouvelles de Ron ? " demanda faiblement Harry.
Hermione se tendit.
"En fait, oui", admit-elle. "Je parlais avec Parvati et Lavande quand on a approché le sujet. Je pense que Ron veut nous parler mais il a peur que nous soyons encore en colère contre lui. J'ai parlé à Ron quand tu étais à la Bibliothèque mais il a démenti. Je lui ai dit que nous n'étions plus furieux contre lui et qu'il nous manquait mais qu'il devrait s'excuser et cesser d'agir comme un imbécile."
Harry ferma les yeux et baissa la tête.
"Je n'ai pas voulut t'entraîner dans tout ça, Hermione", dit-il doucement. "Je n'amie pas le fait que sa famille s'est détourné de lui. Si j'étais à sa place je ne saurais pas quoi faire."
"Euh – Ne regarde pas mais Rita Skeeter vient juste d'arriver avec son photographe, dit Hermione alors qu'elle essayait de cacher nonchalamment son visage avec sa main droite. "Nous devrions partir avant que je ne fasse quelque chose que je regrette."
Harry jeta un coup d'œil par-dessus son épaule et vit Rita Skeeter habillée d'une robe jaune s'approcher du bar pour prendre des boissons suivie de son photographe. Au moment où elle atteint le bar, Harry prit sa chance et fit un signe de tête à Hermione pour partir. Aussi silencieusement que possible, Harry et Hermione se levèrent et firent le tour des tables pour sortir. Ils ne furent pas assez rapides.
"Harry ! " appela Rita Skeeter avec excitation alors que Harry ouvrait la porte pour partir.
"Continues de bouger", murmura Hermione de derrière et Harry s'exécuta. Il ouvrit la porte et sortit en marchant, Hermione derrière. Tout d'un coup, Pré au Lard devint le dernier endroit où voulait être Harry. Sa bonne humeur de son avancée dans la seconde tâche était partie. C'était étonnant à quel point une personne pouvait causer un tel changement et Rita Skeeter était un bon exemple.
"Harry !" appela encore Rita Skeeter alors qu'elle se précipitait derrière Harry et Hermione, sa plume et son parchemin en main. "Une interview ? Juste une petite. Le public meurt d'envie de savoir comment est la vie avec Sirius Black et un loup-garou. Est-ce qu'ils te traitent bien ? As-tu déjà assister à une transformation de M Lupin ?"
"Pas de commentaires", dit Harry, très tendu alors qu'il continuait de marcher. Il ne pouvait pas croire que Rita Skeeter parlait de Remus comme ça. Remus n'était pas juste un loup-garou. C'était une personne. Une personne comme tout le monde. Pourquoi personne ne le voyait ? Pourquoi tout le monde voyait le loup et pas l'homme ?
"Cela prendra juste un moment", insista Rita Skeeter. "Il n'y a pas de mal "
Avec Rita Skeeter comme journaliste? Il y en avait plein. Harry n'était pas près de tendre la perche à Rita Skeeter pour un autre article. Il n'avait pas besoin qu'elle dénigre Sirius et Remus comme mauvais tuteurs, ce qu'elle avait probablement en tête. Comment pouvait-elle croire que Harry allait lui parler après ce qu'elle avait fait à Hagrid ?
Harry continua à marcher avec Hermione, déterminé à ne pas lâcher un mot. Au moment où ils atteignirent le portail de Poudlard, Rita arrêta de les suivre. Ils ne s'arrêtèrent pas avant d'avoir atteint les marches du château. Et là seulement, Harry et Hermione laissèrent échapper un soupir de soulagement. Ils avaient échappé à Rita Skeeter une fois, mais cela ne voulait pas dire qu'elle ne réessayerait pas. Harry savait que Rita Skeeter ne s'arrêterait que lorsqu'elle aurait son article peu importe ce qu'elle devait faire. Elle ne le laisserait pas tranquille.
