Titre Anglais: Trials of a Champion
Titre Français : Les peines d'un Champion
Auteur : ksomm814
Genre : Neutre
Chapitre traduit par : Thamril
Rating : k+
Disclamer : Cette histoire est basée sur l'Ordre du Phoenix qui ne nous appartient pas. Le monde de Harry Potter appartient à J.K.R.
Suite à la disparition des histoires « Midnight Guardian » et « Trials of a Champion » sur le compte de Thamril, nous nous permettons (sans son autorisation, donc si elle (il) nous le demande, nous effacerons ces traductions) de les mettre en ligne sous notre compte pour une meilleur compréhension de la suite de la saga.
Eni et Onarluca
Chapitre XVI : La vérité sur Mr Croupton
La sensation de quelqu'un passant doucement ses doigts dans ses cheveux désordonnés tira Harry de son sommeil. Le toucher était rassurant et étrangement familier. Harry laissa échapper un grognement alors qu'il se tendit vers le toucher. Ses bras et ses jambes semblaient faibles, ce qui le troubla. Il essaya de bouger ses membres mais ils ne voulaient pas obéir. Pourquoi ne pouvait-il pas bouger ? Harry grogna d'agacement. Il n'aimait pas ça…pas du tout. Après un moment Harry sentit que quelque chose manquait. Cela ne lui prit pas longtemps pour réaliser que son collier avait été ôté.
"Je pense qu'il se réveille enfin."
Harry grogna encore alors qu'il ouvrait doucement ses yeux. La lumière sombre en plus de sa pauvre vision l'empêcha de reconnaître le visage devant lui. Il cligna des yeux et vit un autre visage apparaître. Une main fraîche toucha son front, envoyant un frisson dans le dos de Harry. Son lit était ferme et appartenait immanquablement à l'infirmerie. Harry essaya de lever son bras pour trouver ses lunettes mais son bras refusa de bouger. Celui qui le regardait dut remarquer son problème parce que ses lunettes furent glissées sur sa figure, rendant le monde plus net.
Les visages de Remus et Sirius incluent.
"Salut Pronglet," dit Sirius avec un sourire alors qu'il continuait à passer ses doigts dans les cheveux de Harry. "Tu nous as effrayés…encore. Nous étions près à plonger après toi. Est-ce que tu veux que je devienne aussi gris que Lunard ?"
"Hé !" s'écria Remus, offensé. "Je ne suis pas gris ! Retire ça !"
Sirius regarda Lunard et haussa les épaules.
"Que puis-je dire ?" demanda-t-il innocemment puis il regarda Harry et cligna de l'œil. "La vérité blesse."
Harry ferma les yeux et laissa échapper un soupir. Il savait que ses tuteurs essayaient d'alléger l'atmosphère mais tout ce qu'il voulait c'était dormir.
"Si vous continuez à vous conduire comme des gamins de quatre ans alors je vais devoir vous demander de partir," dit doucement Harry. "Je suis vraiment fatigué."
L'atmosphère passa immédiatement de joueuse à sérieuse. Remus pressa de façon rassurante l'épaule de Harry.
"Nous savons que tu es fatigué, Harry," dit-il sincèrement. "Nous savons que la dernière chose, que tu veux, est parlé de ce qui est arrivé hier mais ce genre de fatigue, magique et physique, en toi est impossible à atteindre. As-tu eu une autre crise sous l'eau ?"
Harry acquiesça.
"J'en ai eu deux," admit-il. "La première a été absorbé par le collier mais l'autre ne voulait pas s'arrêter. Je l'ai utilisé d'une certaine manière pour repousser ces créatures." Harry ouvrit les yeux et regarda les visages choqués de Remus et Sirius, soudainement extrêmement inquiet. "Qu'est-ce qui m'est arrivé ? Tout était supposé être sous contrôle mais ça a empiré."
Sirius prit Harry dans ses bras et le tint fermement.
"Essaye de ne pas t'en inquiéter," dit-il sincèrement. "Nous ne parlerons à Dumbledore. Peut-être qu'il pourra te faire un collier plus résistant. Une fois que ce tournoi sera terminé nous ferons tout notre possible pour t'aider à avoir plus de contrôle, c'est une promesse."
Harry essaya de se libérer mais ne put que se tortiller légèrement.
"Mais si cela arrive encore ?" demanda-t-il frustré. "Et s'il y avait quelqu'un près de moi quand cela arrive ? Vous ne comprenez pas ? Je suis un danger pour tout le monde ! J'ai utilisé les crises de magie pour m'aider hier. J'ai eu un avantage déloyal ! Je ne devrais pas participer au Tournoi ! Ce n'est pas juste pour les autres :"
Sirius frictionna doucement le dos de Harry, essayant de le clamer alors qu'il s'asseyait sur le lit. Il regarda par-dessus son épaule pour voir que son ami était tout aussi impuissant que lui. Aucun des deux ne savait quoi faire pour aider leur pupille.
"Je sais que tu as peur, Harry," dit- finalement Sirius ? "Ces crises m'effrayent moi aussi mais par parce que quelqu'un pourrait être blessé mais par ce que cela te fait. Pompom te donne des potions depuis que tu as été amené ici. Tu devrais sauter par-dessus les murs maintenant. Remus et moi ferons tout ce que nous pourrons pour t'aider."
"Patmol a raison…pour une fois," ajouta Remus alors que Sirius remettait Harry dans son lit. "Essaye de te reposer, Harry. Nous parlerons à Dumbledore et tout sera tiré au clair demain matin. Heureusement tu seras capable de bouger d'ici là." Il se pencha et pressa doucement le bras de Harry. "Essaye de ne pas être si dur envers toi-même. Nous savons tous que tu ne peux pas encore contrôler ces crises."
Harry acquiesça et regarda ses tuteurs partir. Il savait qu'ils avaient raison mais il ne pouvait pas s'empêcher de penser qu'il avait utilisé ces crises pour l'aider dans le lac et pas seulement durant son combats contre les êtres de l'eau. Il avait d'une quelconque manière pousser son corps à bout et en ressentait les effets maintenant. Harry laissa échapper un soupir alors qu'il fermait les yeux. Oui, il ne pouvait pas contrôler ses crises mais pourtant il avait manœuvré la seconde. Peut-être que le professeur Dumbledore avait eu tort d'utiliser le collier pour supprimer les crises. Peut-être qu'il avait besoin de se passer du collier pour apprendre à faire face correctement à ses crises.
Le professeur Dumbledore ne l'autorisera jamais.
Et Sirius et Remus ? Ils n'avaient pas été d'accord pour le collier tout d'abord. Se concentrer sur le Tournoi en premier. Sirius avait dit que lui et Remus l'aiderait après que le Tournoi soit fini. Maintenant ce qu'il devait faire était tenir jusqu'en juin et tout irait bien.
Le matin suivant, Harry s'éveilla avec le professeur Dumbledore, Sirius et Remus à son chevet, parlant doucement. Il sentit immédiatement à nouveau le collier autour de son cou et soupira. Il était maintenant capable de bouger ses bras et de le toucher. C'était froid et lisse mais légèrement plus gros qu'avant. Harry ouvrit ses yeux pour voir trois visages flous le regarder de leurs chaises à sa droite. La lumière du soleil pénétrait dans la pièce, prévenant Harry que c'était bien le matin. Remuant prudemment ses jambes, il fut soulagé de pouvoir les bouger. Il semblait que tout ce dont avait eu besoin son corps était une bonne nuit de repos.
"Bonjour, Harry," dit aimablement le professeur Dumbledore. "Je pense que tu te sens mieux." Harry acquiesça. "Remus et Sirius ont exprimé tes inquiétudes sur les crises de magie. Je dois admettre que je n'ai jamais imaginé que tu aurais deux crises en si peu de temps. Le collier que tu portais hier n'était pas prévu pour une telle abondance de magie et a été dépassé. Le collier que tu portes actuellement peut tenir beaucoup plus de magie et est ensorcelé pour m'avertir quand il tire dans ta magie, si tu es d'accord bien sûr."
Harry cligna des yeux pour comprendre ce que venait de dire le professeur Dumbledore.
"Euh – OK," dit-il avec hésitation. "Et pour apprendre à contrôler ces crises ? Je sais que je devrais attendre que le Tournoi soit fini mais est-ce que je dois attendre jusqu'à Septembre puisque que je ne peux pas m'exercer à la maison ?"
En regardant du coin de l'œil, Harry put deviner une expression pensive sur le visage du professeur Dumbledore.
"Tu as raison, Harry," admit-il. "Il serait mieux pour toi de travailler cet été quand tu n'es pas entouré par tes camarades. Laisse-moi voir ce que je peux faire à propos de la loi sur les mineurs. Après tout, considérant ce que tu as fait de tes deux derniers étés, passer deux mois sans magie te semblera bizarre."
Le professeur Dumbledore se leva et se pencha pour être au-dessus de l'adolescent.
"Tu nous as donné à Madame Pomfresh et moi une belle frayeur, tu sais," dit-il plaisamment. "Elle ne comprenait pas pourquoi tu étais si chaud jusqu'à ce que Fred Weasley a mentionné le sort de Chaleur que tu as utilisé l'année dernière durant le match de Quidditch. Plutôt ingénieux de ta part, mais nous croyons que c'est ce qui a attiré les Strangulots. Ils ont du sentir la chaleur que tu émettais."
"Logique," murmura Harry.
"En effet," dit le professeur Dumbledore d'un ton amusé. "Je dois t'avertir, Harry. Madame Pomfresh insiste pour que tu passes un jour de plus à l'infirmerie et non n'est pas une réponse envisageable. Elle a l'étrange sentiment que tu ne prends pas assez soin de toi-même et que tu t'effondreras au moment même où tu quitteras l'infirmerie. As-tu une idée de pourquoi, Harry ?"
"Parce qu'elle en fait trop ?" proposa Harry. "Franchement, monsieur, je vais bien. Il n'y a pas d'inquiétude à avoir."
"Je ne suis pas d'accord, Harry," répondit le professeur Dumbledore. "J'ai peur de ne pas pouvoir autoriser cela à continuer. Je sais que tu en as beaucoup sur les épaules mais tu ne peux pas ignorer ce dont a besoin ton corps. Tu as besoin de manger et de te reposer, Harry. Tu dois prendre mieux soin de toi-même. Tes amis ont indiqué que tu étais toujours le dernier à te coucher et le premier à te lever. J'ai aussi remarqué que tu manquais parfois des repas. Je comprends que le Tournoi te rende nerveux et je m'excuse de ne pas avoir pu empêcher ta participation mais ce n'est pas une raison pour t'épuiser. Pour empêcher que tu perdes le contrôle, nous – tes tuteurs et moi – sommes mis d'accord que une fois par semaine tu te feras ausculter par Madame Pomfresh. Si elle croit que tu ne prends pas assez soin de toi, elle le fera à ta place."
Harry fixa le professeur Dumbledore complètement horrifié. Pourquoi recevait-il un ultimatum ? Et qu'est-ce que cela faisait s'il ne dormait moins que tout le monde ou mangeait moins que Ron ! De quel droit Dumbledore s'adjugeait-il ? Iil était celui qui avait forcé Harry a participé au Tournoi ! Harry s'assit lentement et fixa rageusement Dumbledore.
"Laissez-moi être honnête," dit-il dans ses dents. "Vous vous attendez à ce que je participe à ce foutu Tournoi mais à ce que je ne fasse pas ce qu'il faut pour y survivre ? J'ai trois ans de moins que tout le monde ! J'ai trois ans de moins de savoirs ! Je n'ai jamais voulu y participer !" Harry ne remarqua pas que les objets, autour d'eux, avaient commencés à trembler. Il était trop en colère contre Dumbledore pour remarquer quoi que se soit. "Et c'est vous ! C'est vous qui avez décidé de ne pas débattre ma participation ! Maintenant assumez les conséquences !"
Les fenêtres se brisèrent alors que Harry roulait sur son ventre et plongeait sa tête dans l'oreiller. Son corps tout entier tremblait incontrôlablement. Remus et Sirius furent immédiatement aux cotés de Harry, poussant Dumbledore hors du chemin. Remus frotta gentiment le dos de Harry tandis que Sirius murmurait à l'oreille de Harry. Aucun des deux ne prêta attention à Dumbledore qui répara vite fait les fenêtres cassées.
Remus regarda droit dans les yeux le professeur Dumbledore avec un regard renfrogné. Il était en colère et avait toutes les raisons d'y être.
"Je pense que vous en avez faits assez, monsieur le Directeur," gronda-t-il. "Nous apprécierons que vous partiez."
Dumbledore laissa échapper un soupir et sortit de l'infirmerie. Remus sortit sa baguette et élargit le lit dans lequel était allongé Harry. Il s'assit ensuite dessus et continua à frictionner le dos de Harry. Sirius fit le tour du lit et s'assit contre la tête. Alors qu'il passait les doigts dans les cheveux de Harry. Les deux se regardèrent avant de regarder à nouveau l'adolescent tremblant.
"C'est bon, Harry," dit doucement Sirius. "Dumbledore est parti. Il ne reste plus que nous."
Harry sortit lentement sa tête de l'oreiller et la tourna vers la voix de Sirius.
"Je suis désolé," dit-il d'une voix vacillante. "Je ne l'ai pas voulu. J'je ne pouvais plus le supporter. Je ne peux pas être la personne qu'il veut que je sois. Je ne suis pas parfait."
Sirius s'allongea et enroula ses bras autour de Harry pour que la tête de l'adolescent repose sur sa poitrine.
"Personne ne s'attend à ce que tu sois parfait Pronglet," dit-il sincèrement. "Dumbledore s'inquiète juste pour toi, comme nous. Je dois admettre que je n'ai pas apprécié la façon de Dumbledore. Nous voulions juste que tu prennes meilleur soin de toi. Fais-le pour nous, d'accord ?"
Harry acquiesça lentement et ferma les yeux. Il n'aimait pas l'idée mais il était d'accord de faire des contrôles hebdomadaires si cela soulageait Sirius et Remus.
"Je suis désolé si je vous ai effrayé," dit-il à voix basse. "Je ne pensais pas que cela se reproduirai."
"Se reproduire ?" demanda immédiatement Remus. "C'est arrivé avant ?"
Harry opina à nouveau mais garda les yeux fermés. Il commençait à sentir la fatigue revenir. Il pouvait assumer que c'était probablement à cause de ce qui était arrivé aux fenêtres.
"En cours de Potions," admit Harry. "Colin Creevey est venu me chercher pour la cérémonie des Baguettes. J'étais si frustré et les chaudrons ont commencé à trembler. J'ai essayé de garder mes émotions sous contrôle depuis mais…"
Sirius renforça sa prise sur Harry.
"Ne t'inquiète pas, petit," dit-il doucement. "Je peux comprendre que tu sois effrayé que cela se reproduise mais tout gardé à l'intérieur n'est pas une solution. Je pense que c'est pourquoi cela s'est produit aujourd'hui malgré le collier. Ce n'est pas une crise ordinaire, Harry. C'est le mélange de toutes les émotions que tu as retenues."
"Il est peut-être plus facile de ne pas faire face, Harry, mais à long terme les émotions dissimulés blessent encore plus quand elles reviennent à la surface," ajouta Remus. "y a-t-il quelque chose dont tu veux nous parler ? Il vaut mieux crever l'abcès."
Harry secoua la tête.
"Je vais bien," dit-il en le pensant. Il se sentait plus détendu que depuis il y a longtemps. Harry ne savait pas si c'était parce qu'il avait relâché un peu de se colère ou parce qu'il se sentait en sécurité. Tout ce qu'il savait c'était qu'il appréciait ce sentiment. "Je suis juste fatigué," ajouta-t-il endormi.
"Je peux imaginer," dit Sirius avec un sourire. "Je dois te dire que Percy Weasley est venu ici peu après que tu y sois arrivé. Il voulait être sûr que tu allais bien mais il devait reprendre le travail. Apparemment son patron a été assez malade récemment. Mais bien sûr. Cet homme n'a jamais pris un jour de congé dans sa vie pour quelque chose d'aussi trivial qu'une maladie. Barty Croupton couve quelque chose."
« Sirius," avertit Remus. "Je dois admettre que les méthodes de Croupton étaient dures mais il est possible que cela ait changé. Il a perdu sa femme et son fils dans la guerre."
Harry ouvrit partiellement ses yeux et regarda Remus. "Qu'est-ce qu'il leur est arrivé ? » dit-il à moitié éveillé.
"Le propre fils de Croupton, Barty Croupton, Junior, a été attrapé avec un groupe de Mangemort," répondit Sirius pour Remus. "Il a donné un procès à son fils mais c'était plus pour le public qu'autre chose. Il a déshérité le gamin et l'a envoyé à Azkaban." Harry frissonna à la pensée de la prison sorcière. "Le gamin est, mort un an plus tard. Croupton et sa femme ont été autorisé a le voir avant qu'il ne meurt puis sa femme est morte peu de temps après de remords. Croupton a tout perdu. Il était en bonne posture pour le poste de Ministre avant le scandale. Les gens ne lui font plus confiance puisqu'il n'a pas été capable de garder son fils du bon coté. Ma réhabilitation n'a pas aidé. La seule raison pour laquelle Croupton est encore au Ministère de la Magie c'est parce que quelqu'un là-bas à pitié de lui et de ce qu'il a perdu."
Harry couvrit sa bouche pour cacher un bâillement.
"Il a l'air d'avoir payé pour ce qu'il t'a fait, Midnight," dit-il en se frottant les yeux. "Il a perdu sa famille. Je ne sais pas ce que je ferais si je vous perdais."
Remus poussa la main de Harry loin de ses yeux et enleva une mèche.
"Fais attention à toi, bonhomme," dit-il doucement. "Repose-toi. Pompom nous tuera si nous te gardons éveillé plus longtemps. Nous restons ici jusqu'à ce que tu ailles mieux, d'accord?"
Harry acquiesça et ferma ses yeux et enfouit sa figure dans la poitrine de son parrain. Il pouvait entendre le battement de cœur de Sirius le mener au sommeil. Toutes ses inquiétudes semblèrent s'évanouir. Il savait que ses tuteurs feraient tout le nécessaire pour l'aider à s'en tirer et c'était toute l'assurance qu'avait besoin Harry pour savoir où il avait envie d'être.
Sirius et Remus tinrent parole et furent aux cotés de Harry quand il se réveilla. Quand Harry s'assit, Remus appela Madame Pomfresh pour un bilan. Sirius tendit les lunettes à Harry, permettant à l'adolescent de voir clairement. Il regarda Madame Pomfresh agiter sa baguette autour de lui avant d'ordonner à Harry de boire deux horribles potions. Harry eut un haut de cœur alors qu'il déglutissait. Pourquoi les potions devaient-elles avoir aussi mauvais goût ?
Madame Pomfresh déclara que Harry guérissait vite mais qu'il devait rester à l'infirmerie cette nuit pour pouvoir reprendre les cours le lendemain. Harry essaya de protester mais Madame Pomfresh n'écouta pas. Il se sentait mieux et savait que rester plus longtemps à l'infirmerie était inutile mais argumenter avec madame Pomfresh était vain. Elle était incroyablement bornée.
Sirius et Remus restèrent avec Harry parlant de tout et rien jusqu'à ce que Ron et Hermione viennent lui rendre visite après les cours. Hermione amena bien sûr tous les devoirs qu'avait ratés Harry pour le plus grand agacement de celui-ci. Ron et Hermione prirent leur repas à l'infirmerie, informant Harry de ce qui était arrivé depuis la Seconde Tâche, c'est-à-dire des rumeurs sur ce qu'il lui était arrivé quand il avait été attiré sous l'eau. On avait conclu que Harry avait était attaqué par une créature allant du Calamar géant à des créatures que seul Hagrid pourrait aimer.
C'était si ridicule que Harry ne put faire autrement que d'en rire. C'était fou comment une simple attaque de Strangulots pouvait dégénérer. Quand Harry fut finalement relâché de l'infirmerie, de nombreux professeurs durent s'arrêter et repousser les élèves qui l'harcelait. Harry était assez en forme pour aller en cours mais ses chevilles étaient encore douloureuses, ce qui rendait les longs trajets difficiles. Il devait partir tôt de la Grande Salle pour arriver à l'heure.
Quand Vendredi arriva, Harry n'en pouvait plus. Tous les professeurs avaient été extrêmement cléments sur ses retards et ses devoirs, donnant à Harry le sentiment que le professeur Dumbledore était intervenu. Harry savait qu'il avait eu tort de se mettre en colère contre Dumbledore. Ce n'était pas de la faute du vieil homme si quelqu'un était arrivé à franchir les protections pour faire entre Harry dans le tournoi. Harry ne savait pas s'il devait en être reconnaissant ou effrayé. Dumbledore pouvait juste donner du temps à Harry ou il pouvait en fait croire que Harry le blâmait pour tout.
N'avant plus qu'un cours avant le week-end, Harry, Ron et Hermione partirent du déjeuner tôt pour leur double leçon de Potions, marchant à leur habituel rythme lent. Au moment où ils arrivèrent devant la classe ils remarquèrent un grand groupe assemblé devant la porte, murmurant et ricanant. Alors qu'ils approchaient, Harry vit Malfoy tendre un magazine à Pansy Parkinson. Peu importe ce qu'ils lisaient, ce n'était pas bon.
"Servir le vieux fou," dit Malfoy de sa voix traînante. "Mon père dit toujours que Dumbledore était un idiot. Personne n'a jamais fait mine de le croire."
Harry se mordit la langue et entra dans la classe et s'assit à sa place habituelle dans le fond de la classe. Il devinait sans peine que Rita Skeeter avait écrit un autre article critiquant le professeur Dumbledore. Pour une raison ou une autre, Rita Skeeter semblait avoir le Directeur de Poudlard en travers de la gorge ce qui alourdissait le malaise de Harry. Dumbledore avait plus à s'inquiéter que la vie gâchée d'un adolescent. Assis avec ses pensées, Harry réalisa finalement qu'il ne pensait plus au professeur Dumbledore comme à son directeur. Il pensait à l'homme comme à son grand-père qu'il n'avait jamais eu, le grand-père qui avait toutes les réponses à tous les problèmes.
Le reste de la classe entra quand le professeur Rogue commença à écrire la potion du jour sur le tableau. Harry commença à sortir les ingrédients pour la potion d'Aiguise méninges qu'ils devaient faire aujourd'hui. Après qu'il se soit assuré qu'il avait tout, Harry commença à préparer la potion. De nombreux Serpentards chuchotaient toujours en ricanant. Le professeur Rogue les ignora bien sûr et commença à critiquer les Gryffondors, prenant des points autant qu'il pouvait.
"Potter, prenez la table devant dans mon bureau," siffla le professeur Rogue alors qu'il passait devant Harry et Ron et continuait vers le devant de la pièce. "Il ne faudrait pas que vous mettiez vos camarades en danger par votre 'fragilité'."
Plusieurs Serpentards gloussèrent au commentaire alors que Harry rassemblait ses affaires et avançait à la table où l'attendait Rogue. Il reprit sa potion essayant d'ignorer les chuchotements qu'il savait diriger contre lui. Pourquoi est-ce que le professeur Rogue devait-il toujours le faire remarquer ? Qu'avait-il fait pour le mériter ?
"Vous avez peut-être la sympathie de tout le monde maintenant, Potter, mais si je vous prends à pénétrer dans mon bureau une fois de plus – "
Harry leva rapidement les yeux vers Rogue, décontenancé. De qui diable parlait-il ?
"Je ne suis jamais entré dans votre bureau, monsieur," dit-il à voix basse. "Je ne ferais jamais ça."
Les yeux du professeur Rogue se froncèrent.
"N'essayez même pas de me mentir, Potter," siffla-t-il. "Où auriez obtenu la Branchiflore et les autres ingrédients ailleurs que dans mon bureau ?"
Harry tenta désespérément de garder sa colère sous contrôle. C'est juste une erreur. Cela ne peut pas être autrement.
"Je l'ai achetée à Pré au lard, monsieur," dit Harry aussi calmement qu'il pouvait. "Je l'ai payée douze mornilles. J'ai encore le reçu. Je peux vous le montrer si vous voulez."
Rogue fixa Harry pendant un moment mais ses yeux étaient différents. Ils n'étaient pas haineux. Harry ne savait pas ce qu'ils reflétaient.
"Très bien," dit enfin Rogue. "Je vous tiendrais pour responsable tant que vous ne m'aurez pas apporté ce reçu. Considérez bien mes mots, Potter si vous m'avez menti je le saurais."
"Oui, monsieur," dit Harry et il retourna au pilage de ses pattes de scarabées, il cessa soudain quand il se souvint de l'accusation de Rogue. "Monsieur, quels sont les autres ingrédients, si je puis demander ?"
Le professeur Rogue regarda sceptiquement Harry avant de se pencher pour que personne n'entende.
"Corne de Bicorne en poudre, peau de serpent de l'arbre du Cap," dit-il à voix basse. "Ce ne sont pas des ingrédients usuels."
Harry connaissait ces ingrédients. Il se souvenait que Hermione les avait volé lors de sa deuxième année.
"Ajouté à des Chrysopes, des sangsues, du sysimbre et du plygonum, cela donne du Polynectar," se dit-il plus à lui-même qu'au professeur Rogue. Soudain tout prit du sens. Voldemort n'enverrait pas ses émissaires sans déguisements. Quel meilleur moyen que le Polynectar. "L'espion," murmura-t-il choqué. "Il est là. Il est déjà là."
Rogue attrapa Harry par le bras et le tira vers son bureau.
"Potter, dans mon bureau, maintenant !" siffla-t-il et il poussa Harry vers la porte. "Si vous bougez vous serez collé pendant un mois entier."
Harry entra dans le bureau sombre et s'effondra dans la chaise la plus proche. Ses chevilles irradiaient de douleur. Il ne pouvait pas croire qu'il n'y avait pas pensé avant. Il savait ce que pouvait faire le Polynectar. Tout ce dont on avait besoin c'était quelques mèches de cheveux pour se transformer. L'espion pouvait être partout et Harry ne serait pas le plus sage.
Le Maître de Potions sembla remarquer la transe de Harry et leva la tête de l'adolescent pour que leurs regards se rencontrent.
"Parlez !" ordonna-t-il. "De quel espion parler vous ? Qui est là ?"
Harry cligna, la peur aux yeux.
"Cet été j'ai rêvé de Voldemort et Pettigrow," dit-il d'une voix tremblante. "Voldemort disait à Pettigrow qu'il avait un serviteur digne de confiance ici à Poudlard pour m'atteindre. Il a besoin de moi pour quelque chose, je pense. C'est tout se dont je me souviens. Quand je me suis réveillé ma cicatrice brûlait comme lors de ma première année ; quand il cherchait la pierre ici."
Le professeur Rogue ricana.
"Vous est-il déjà arriver de penser à raconter ça à quelqu'un ?", cracha-t-il.
« Je l'ai fait," dit Harry, troublé de savoir que le professeur Rogue ne savait pas. "Je l'ai dit au professeur Dumbledore, à Sirius et à Remus après que je me sois réveillé. C'est pourquoi Sirius et Remus étaient si enragés que je sois dans le Tournoi. Ils pensaient que cela avaient à voir avec mon rêve."
Rogue relâcha le menton de Harry et se dirigea vers la cheminée. Harry regarda Rogue jeter une pincée de poudre dans les flammes.
"Monsieur le Directeur !" appela Rogue dans le feu. "Vous êtes demandé,… immédiatement !"
Harry baissa la tête et supprima un grognement. Il n'aimait vraiment pas le ton qu'utilisait Rogue et avait le sentiment que le professeur Dumbledore allait recevoir quelques mots qu'il ne devrait pas entendre. Rogue ne montrait aucune émotion mais à la manière dont il se tenait, Harry pouvait dire qu'il était énervé. Harry ne put s'empêcher de se sentir coupable. Cela n'avait pas effleuré son esprit que Dumbledore n'avait rien dit de son rêve.
Dumbledore sortit de la cheminée et enleva la suie de ses vêtements. Il regarda la scène et poussa un soupir.
"Severus, je pensais avoir été clair," dit Dumbledore avec un avertissement dans la voix.
"Vous l'avez été, monsieur le Directeur," dit froidement Rogue. "Ce que vous avez oublié de préciser était la présence d'un espion à Poudlard. C'est Potter qui a deviné que l'espion volait les ingrédients pour faire du Polynectar. Comment sommes-nous supposé protéger le garçon si vous ne nous dites pas ce qu'i savoir ?"
Le professeur Dumbledore jeta un coup d'œil à Harry avant de se retourner vers Rogue.
"Et mes enseignants s'accuseront les uns les autres ?" demanda-t-il platement. "Voldemort ne sait pas que Harry l'a vu discuter de ses plans avec Peter et j'aimerais que cela reste dans cet état. J'ai fait ce que j'avais à faire, Severus. Nous en discuterons plus tard. Je crois que vous avez une classe sur les bras qui manque de supervision J'aimerais parler avec Harry si cela ne vous dérange pas."
Le professeur Rogue sortit de la pièce sans un mot, ses robes tourbillonnantes derrière lui. Aussitôt que la porte fut fermée, un silence tendu emplit la pièce. Harry se mordit la lèvre alors qu'il remuait sur son siège. Il savait qu'il avait des ennuis. Il savait qu'il avait empiré les choses pour le Directeur. Fixant le sol Harry attendit l'inévitable réprimande. Celle qui ne vint jamais.
Dumbledore attira une chaise et s'assit à coté de Harry. Pendant un long moment, rien ne fut dit même s'ils avaient tous les deux envie de parler, juste pour briser le silence. Le professeur Dumbledore se pencha finalement et posa une main sur l'épaule de Harry.
"Ce n'est pas de ta faute, Harry," dit-il sincèrement. "Tu n'avais aucun moyen de savoir ce que j'ai dit – ou plus précisément de ce que je n'ai pas dit aux enseignants."
"Je suis désolé," dit Harry : sa voix à peine plus qu'un murmure. "Je cause toujours autant d'ennuis."
"Cela ne pourrait pas être plus loin de la vérité, Harry," dit le professeur Dumbledore en pressant l'épaule de Harry. "Je dois répéter que ce n'est pas de ta faute. J'admets sympathiser pour ce que tu es entrain de vivre et puisque que c'est le cas, de ne pas avoir tout gérer au mieux. Je sais qu'il semble que je n'ai rien fait pour te sortir du Tournoi et je sais que tu penses que je suis celui qui t'a mis cette charge sur les épaules mais je ne te demande pas d'être parfait, Harry. Aucun être humain ne peut l'être. Nous faisons tous des erreurs, même moi."
"Ils vous ont parlé ?" demanda nerveusement Harry.
"Ils m'ont plutôt crié," corrigea Dumbledore. "As-tu déjà vu un loup-garou quand il croit que l'un des siens est menacé ?" Harry secoua la tête. "C'est assez effrayant," confessa le Directeur avec un sourire. "Sirius et Remus pensent à toit comme à leur fils et feraient tout ce qui est nécessaire pour te protéger, même de moi."
Harry regarda Dumbledore, alarmé. Il n'avait jamais pensé que Sirius et Remus iraient aussi loin et avait en fait menacé le Directeur de Poudlard. "Je suis désolé monsieur," dit-il instantanément. "J'aurais rien dû leur dire – "
" Idioties, Harry," interrompit calmement le professeur Dumbledore. "Tu en peux pas ignorer tes sentiments. Si tu ne peux pas parler à tes tuteurs alors à qui peux-tu parler ? Je sais que tu te préoccupes d'eux autant qu'ils se préoccupent de toi. Je sais aussi que tu ferais probablement la même chose si la situation était renversée."
Harry dut regarder ailleurs que dans les yeux omniscients du Directeur. Il devait admettre qu'il ferait tout son possible si Sirius et Remus étaient en danger. C'était étrange d'avoir des sentiments pareils pour des personnes qu'il connaissait depuis peu. Il en avait rêvé depuis des années et maintenant que c'était réel Harry ne pouvait pas s'imaginer sa vie autrement.
"Je n'ai jamais attendu de toi une telle exigence envers toi-même, Harry, mais si j'aurais probablement du m'en douter," continua Dumbledore. "Tu a toujours été déterminé à élucider les mystères. Je peux seulement continuer à m'excuser des erreurs que j'ai faites et espérer que tu me pardonneras un jour."
Harry frotta ses yeux sous ses lunettes alors qu'il acquiesçait.
"Professeur, je ne vous blâme pas," dit-il honnêtement. "Je voulais m'excuser pour mon comportement. Je n'aurais jamais du passer ma frustration sur vous. Vous aviez raison. Je n'ai pas pris soin de moi. Je me suis plongé dans le tournoi, mes devoirs et la natation pour me préoccuper d'autre chose."
Dumbledore poussa un soupira fatigué. Apparemment Remus n'était pas la seule personne à avoir oublié avec qui Harry avait grandi.
"Je suis tellement désolé, mon garçon," dit-il, semblant tout d'un coup très vieux. "Il y a des fois qu'il semble impossible que tu es eu un tel passé en étant le gentil jeune homme que tu deviens. Tu relèves des défis la tête haute, agis rarement comme des adolescents de ton âge mais plutôt comme des plus vieux. Je peux seulement assumer que c'est le résultat des années passées chez les Dursley."
Harry opina. Avec toutes les corvées qu'il avait eues et la sévérité de ses parents, il avait été impossible de profiter de son enfance. Il avait passé beaucoup plus de temps à s'inquiéter de recevoir à dîner qu'à s'amuser.
"Quand vous passé votre temps à être traité comme un elfe de maison, il ne reste plus beaucoup d'enfance," murmura amèrement Harry en baissant le regard.
"Je peux faire quelque chose pour toi, Harry ?" demanda le professeur Dumbledore. Il était clair que Dumbledore voulait à tout prix retrouver leur ancienne complicité.
"Rien," dit doucement Harry. "J'ai réalisé que je ne pensais plus à vous comme à mon Directeur ; depuis quelques temps. Depuis l'été dernier la majorité des enseignants m'a traité différemment parce qu'ils avaient enfin appris quelque chose que j'étais venu à considérer comme normal : ma famille me haïssait. Pensez-vous réellement que les Dursley cachaient leur haine pour moi ? Tous les voisins le savaient. Il y en a même quelques uns qui l'encourageaient parce que j'étais un 'délinquant'. Cela a du arrivé dans d'autres familles et arrive probablement à d'autres étudiants dans cette école-même." Il regarda les yeux de Dumbledore qui manquaient d'étincelles. Le visage de Harry ne montrait aucune émotion mais il y avait quantité de douleur dans ses yeux, la douleur de ses souvenirs du 4 Privet Drive. "Sirius m'a sauvé de ma prison," dit-il platement. "Qui est là pour les secourir ? Qui s'en préoccupe ? Est-ce que quelqu'un s'en serait soucié si je n'avais pas été le Survivant ?"
Dumbledore gémit à cette observation.
"Harry – "
" – Oubliez ça," dit Harry en se levant et se mettant hors d'atteinte, ignorant la douleur perçante de ses chevilles. Il serait les poings en essayant désespérément de retenir sa frustration. Il ne pouvait pas libérer ses émotions maintenant. Il ne pouvait pas laisser ça survenir. "Cela doit cesser, monsieur. Je ne peux pas continuer de penser à vous comme à un grand-père qui a toutes les réponses. Je dis de ne pas recevoir de traitement de spécial alors que je mens. Le professeur McGonagall, Hagrid, le professeur Chourave, le professeur Flitwick et vous me traitez différemment. Ce n'est pas juste."
"Il y a-t-il quelque chose de juste dans ta vie, Harry ?" demanda patiemment le professeur Dumbledore. "Qu'est-ce qui te gênes vraiment ?"
Harry regarda par-dessus son épaule pour voir le Directeur. Qu'est-ce qui le gênait vraiment ?
"J'ai besoin que les choses redeviennent comme avant," admit-il. "Vous avez vu ce qui est arrivé à l'infirmerie. Je ne peux pas me permettre de me mettre en colère. Je ne peux pas…Je ne peux pas m'autoriser à ressentir…"
Dumbledore fut instantanément sur ses pieds et en deux pas fut aux cotés de Harry, attirant l'adolescent dans ses bras.
"N'y pense même pas," dit-il fermement. "Je sais que tu as peur, Harry, mais tu ne peux pas autoriser ta peur à t'éloigner de ce qui t'aiment. Nous t'aiderons à faire face. Je te donne ma parole."
Harry ne retourna pas l'étreinte. Il savait qu'il devait s'éloigner mais son corps refusa de bouger. Il avait besoin que le professeur Dumbledore soit seulement son Directeur. Il avait été tellement plus facile de se rendre coupable de tout. Il devait à nouveau le faire pour la sûreté de tout le monde. Pourquoi est-ce Dumbledore n'arrivait pas à voir cela ?
Le jour suivant eu lieu une visite à Pré au Lard mais Harry choisit de rester. Il n'était même pas sorti du lit avant que Hermione et Ron le laisse avec réticence car il avait réussi à les convaincre qu'il passerait de toute façon la majorité de la journée dans son lit. Dobby était apparu quelques fois avec des compresses froides pour ses chevilles tandis que Harry faisait ses devoirs puisqu'il devait attendre entre chaque compresse. C'était mortellement douloureux mais il s'imagina que le plus tôt ses chevilles seraient guéries le mieux se serait.
Dobby avait aussi amené à Harry assez de nourriture pour nourrir une armée ou alors juste Ron. Harry mangea autant qu'il put, sachant que son premier bilan aurait lieu dans quelques jours. En milieu d'après-midi, Harry avait fini la majorité de ses devoirs et se réfugia sous les couvertures. Ses pieds étaient calés, entourés de compresses donc Harry n'avait d'autres choix que de s'allonger sur son lit. Il s'était presque endormi quand il entendit un pop puis sentit quelqu'un vérifier les compresses avant de le border. Il savait que c'était Dobby.
Le son de l'ouverture de la porte suivit par celui de deux personnes entrant fit grogner Harry de frustration. Juste quand il s'endormait Ron et Hermione avaient du revenir.
"Qui êtes-vous ?" demanda curieusement Ron.
"Dobby, monsieur," dit à voix basse Dobby. "Dobby s'assure que les pieds de Mr Harry Potter guérissent. Dobby a aidé Mr Harry Potter toute la journée. Mr Harry Potter est un sorcier très gentil. Mr Harry Potter était heureux avec le loup et le chien de Mr Harry Potter. Mr Harry Potter n'est plus heureux.
"Pourquoi dis-tu ça ?" demanda Ron déconcerté.
"Dobby ne peut pas dire," dit nerveusement Dobby. "Le directeur Dumbledore a dit à Dobby d'aider Mr Harry Potter quand Mr Harry Potter à besoin d'aide. Dobby est l'elfe de maison de Mr Harry Potter. Dobby ne peut pas parler de la maladie de Mr Harry Potter. Dobby se punirait pendant longtemps si il parlait de la maladie de Mr Harry Potter."
"Harry ne voudrait pas que tu fasses cela, Dobby," dit Hermione mal à l'aise.
"Dobby le sait," dit difficilement Dobby. « Mr Harry Potter est gentil et généreux avec tous les elfes de maison. C'est un honneur pour Dobby d'aider Mr Harry Potter donc Dobby doit se punir quand il est méchant. Mr Harry Potter n'aime pas quand Dobby se punit. Mr Harry Potter a même ordonné à Dobby de ne pas se punir." Dobby s'avança vers la tête du lit et lissa les couvertures. "Mr Harry Potter a besoin de se reposer. Mr Harry Potter a travaillé dur depuis que les amis de Mr Harry Potter l'ont laissés."
Dobby accusait presque Ron et Hermione d'abandonner Harry mais il disparut avec un pop avant que Ron et Hermione ne puisse dire quelque chose.
"Viens Ron," dit doucement Hermione. "Dobby a raison. Harry doit se reposer. Il a le droit à un peu de tranquillité."
Ils quittèrent la pièce, autorisant enfin Harry à ouvrir les yeux. Il savait qu'il devrait parler à Dobby à propos de son attitude protectrice. Il avait essayé de convaincre Dobby qu'ils étaient ses amis mais l'elfe n'avait pas voulu écouter. Dobby avait été horrifié donc Harry n'avait plus jamais remis le sujet sur le tapis. Harry pensait toujours que Dobby était son ami et c'était ce qui importait.
Harry réussit à s'endormir seulement pour être réveillé par Dobby, Ron et Hermione pour le dîner. Ils mangèrent dans le dortoir pour leur grand plaisir. Dobby fournit tout ce qu'ils souhaitèrent pour la plus grande joie de Ron. Il mangeait plus que la plupart des Gryffondors. Quand Harry et Hermione eurent fini, ils s'assiirent sur le lit et essayèrent de regarder autre chose que Ron manger. C'était assez repoussant.
La grande discussion de la nuit avait été l'article que les Serpentards avaient lu en Potions. Apparemment Rita Skeeter continuait à discréditer le professeur Dumbledore. Elle le tenait responsable de tout ce qui n'allait pas dans le Tournoi (particulièrement la participation d'un garçon de quatorze ans et les blessures qu'il avait reçu pendant la seconde tâche). Harry gémit de regret car il avait fait à peu près la même chose une semaine avant. Il prit note de parler encore une fois au professeur Dumbledore. Il pouvait seulement imaginer ce qu'il traversait.
Pour le reste du Week-end, Harry resta dans le dortoir, sortant seulement quand c'était absolument nécessaire. Dean, Seamus et Neville furent un peu choqués la première fois qu'ils virent Dobby apparaître mais s'habituèrent vite à voir l'elfe de maison venir toutes les heures s'assurer de la santé de Harry. Une fois que Harry eut fini ses devoirs il commença à lire ses livres vu qu'il n'y avait rien d'autre à faire à part se faire battre par Ron aux échecs. Quand Lundi arriva, Harry arrivait à marcher beaucoup mieux. Il sentait juste une douleur sourde quand il restait debout trop longtemps.
Madame Pomfresh avait été étonné de trouver Harry en meilleure condition mais n'avait pas hésité à rappeler à Harry qu'il devait prendre du poids. Harry roula les yeux d'agacement. Madame Pomfresh le lui disait depuis des années. Ces bilans durèrent jusque Pâques où Madame Pomfresh ralentit la fréquence à une fois toutes les deux semaines. Ce n'était pas tout à fait ce que voulait Harry mais c'était un début.
Puisque Harry n'avait aucune idée de ce qu'était la troisième tâche, il se consacra à ses devoirs. Les quatrièmes années en avaient toujours autant mais ce n'était rien comparé aux vacances de Noël où Harry avait en plus à élucider l'énigme de la seconde tâche. L'absence d'inquiétude était bienvenue pour Harry mais malheureusement cela ne dura pas. La dernière semaine de Mai, Harry fut épinglé par McGonagall qui lui demanda de se rendre au Stade de Quidditch à 9h ce soir pour recevoir ses instructions concernant la troisième tâche.
Harry et Cédric rencontrèrent Fleur et Viktor qui était déjà au milieu du 'labyrinthe' avec Ludo Verpey.
"Bonsoir," dit joyeusement Verpey. "Le principe de la troisième tâche est assez simple. Au centre de ce labyrinthe sera la Coupe des Trois Sorciers. Le premier champion à la prendre recevra le maximum de points. Il y aura des obstacles fournis par Hagrid et quelques autres professeurs mais rien de trop dangereux. Le champion qui a le plus de points – " Verpey se tourna vers Harry, " – entrera le premier suivi par Mr Diggory, puis Mr Krum, et enfin Miss Delacour. Vous entrerez chacun par une entrée différente. Cela promet d'être drôle, qu'en pensez-vous ?"
Les trois champions se lancèrent un regard avant de retourner leur attention vers Ludo Verpey. Harry et Cédric connaissaient personnellement l'amour de Hagrid pour les créatures dangereuses et Victor en avait entendu parler par Harry. Et bien, au moins, il n'y aura pas de basilic. La troisième tâche n'était prévu qu'en Juin ce qui donnait le temps à Harry d'apprendre à se défendre autant qu'il pouvait.
"S'il n'y a pas de questions, je suggère que nous rentrions au château," dit gaiement Verpey.
Harry voulut suivre Verpey mais une main se posa sur son bras. Levant les yeux, Harry vit Victor Krum, qui était nerveux. Visiblement quelque chose trottait dans la tête du bulgare.
" Qu'est-ce qui ne va pas, Victor ?" demanda curieusement Harry.
"Je dois te parrrler," dit doucement Victor.
"Harry ?" appela Cédric, remarquant que Harry ne le suivait pas. "Tu viens ?"
"Juste une minute," dit Harry en se tournant vers Victor. "Qu'est-ce qui se passe ?"
"On peut aller faire un tour ?" demanda Victor puis il sourit quand Harry opina. Ils quittèrent le stade et marchèrent vers la Forêt en silence. Il était clair que Victor ne voulait pas être écouté. Cela mit mal à l'aise Harry. De quoi diable Victor voulait-il lui parler ? "Je suis currrieux," dit enfin Victor. "Il y a-t-il quelque chose entre toi et Her-mio-ne ?"
C'était la dernière chose que s'attendait à entendre Harry.
"Pardon ?" demanda-t-il déconcerté. Apparemment Victor était plus intéressé par Hermione qu'il ne le pensait. Je crois que je ne suis pas le seul à garder des secrets cette année.
"Her-mio-ne parle beaucoup de toi donc je me demandais s'il y avait quelque chose de sérieux," clarifia Victor.
Harry retint un sourire. Si Sirius pouvait le voir maintenant.
"Victor, j'aime Hermione," dit-il et il remarqua l'air déçu de Victor. "Elle est ma meilleure amie – " Victor sembla décontenancé. " – elle était l'une de mes premiers amis et elle est comme un membre de ma famille. Je ferais tout pour elle. " Harry croisa les bras sur sa poitrine et ses yeux se fixèrent sur Victor. "Je ferais aussi tout pour la protéger, particulièrement contre ceux qui pourraient la blesser." Ils se regardèrent pendant un moment avant que Harry ne sourit au Bulgare. "Victor, je veux que Hermione soit heureuse," dit sincèrement Harry. " Et si elle est heureuse avec toi alors je suis heureux pour vous deux."
Victor sourit, apparemment soulagé.
"Je suis content," dit-il. "Je détesterrrais – "
Harry nota un mouvement derrière Krum dans la forêt et poussa Victor avec sa main gauche tandis qu'il fléchissait sa main droite et agrippait sa baguette.
"Recule lentement," dit-il à voix basse à Victor alors qu'il faisait un pas en arrière. Se battre contre une créature de la Forêt n'était pas tellement au goût de Harry ce soir.
Tout ce que lui avaient appris Sirius et Remus traversa sa mémoire à une vitesse surprenante. Il savait qu'il devait s'éloigner du danger mais seulement graduellement. De nombreuses créatures pourraient l'attaquer s'il s'enfuyait en courant. Harry savait aussi qu'il ne fallait pas quitter des yeux le danger au cas où il agirait. Ne tourne jamais le dos à ton ennemi. Ne lui laisse jamais la chance de t'attaquer.
Le seul problème était que le mouvement avait été provoqué par un homme semblant ivre plutôt que par une bête. Harry jeta un coup d'œil décontenancé à Victor avant de regarder à nouveau l'homme et de réaliser que c'était Mr Croupton. Il avait l'air horrible. On aurait dit qu'il avait passé plusieurs jours dans la forêt. Ses robes étaient déchirées et teintés de sang, il y a avait des égratignures sur son visage et ses cheveux ordinairement soignés avaient besoin d'un shampoing. Prudemment Harry avança et put entendre Mr Croupton marmonner à propos de Wistily, Dumbledore et Durmstrang. Il n'avait pas l'air d'avoir toute sa tête.
"Harrry, qu'est-ce que tu fais ?"
"Mr Croupton ?" demanda avec hésitation Harry alors qu'il avançait encore vers l'homme balbutiant. "Mr Croupton, vous allez bien ?"
"…et lorsque vous aurez terminé, Wistily, vous enverrez un hibou à Karkaroff et Madame Maxime," continua Mr Croupton, ignorant la question de Harry. "Il dit y avoir le même nombre d'étudiants de chaque école…vous le ferez, Wistily ?" Croupton tomba soudainement à genoux.
Harry se précipita à son coté.
"Mr Croupton !" cria-t-il. "Que se passe-t-il ? Que vous est-t-il arrivé ?" Il n'y eu pas de réponse. Les yeux de Mr Croupton étaient étranges. C'était comme si l'homme allait bientôt s'évanouir mais refusait d'abandonner. Sachant que l'homme avait besoin d'aide, Harry se tourna vers le champion bulgare. "Victor, cours au château aussi vite que tu peux ? Trouve un prof, n'importe lequel. Mr Croupton a besoin d'un Guérisseur. Dis-leur que je suis ici. Ca sera suffisant pour eux."
Victor parut sceptique. "Harry, tu es sûr?" demanda-t-il.
"Dumbledore !" s'écria Mr Croupton alors qu'il agrippait le bras de Harry. "Je…dois…voir…Dumbledore…"
"VAS-Y ! " hurla Harry à Victor et il le regarda partir vers le château avant de retourner son attention vers Mr Croupton. "De l'aide va arriver, Mr Croupton. Dumbledore arrive."
"…stupide…j'ai été …si stupide," dit faiblement Mr Croupton. "Je l'ai…fait…pour elle…mais…Je ne pouvais pas…le contrôler."
Harry ne savait vraiment pas que faire. Il savait qu'il ne pouvait pas laisser Mr Croupton s'énerver. Il devait rester calme. Heureusement Victor ne serait pas long. Etre coincé dehors près de la forêt avec un homme qui avait perdu l'esprit donnait la chair de poule. Mr Croupton, était un poids mort. Il devrait protéger l'homme en plus de lui-même si une créature pointait son nez.
"…Ma faute," continua Croupton. "C'est…de ma faute…Je dois…avertir Dumbledore…Bertha morte…mon fils…ma faute…Harry Potter…Le Seigneur des Ténèbres…dois parler…Dumbledore…"
Les yeux de Harry s'élargirent. Voldemort ? Dépêche-toi Victor ! Il se pencha pour toucher l'épaule de Croupton quand une alarme s'alluma dans sa tête. Sans une deuxième pensée, Harry poussa Mr Croupton à terre alors qu'un jet de lumière passa au-dessus d'eux. Ils étaient attaqués. Pointant sa baguette sur Croupton, Harry murmura un Stupefix avant de se remettre sur ses genoux précipitamment. Il garda une main sur la poitrine de Croupton pour s'assurer que l'homme était toujours là.
Un flot de lumière rouge surgit de la forêt droit sur Harry. Ses réflexes prenant le dessus, Harry lança un puissant bouclier défensif qui absorba le sort. Sachant qu'il était en désavantage, Harry jeta un coup d'œil autour de lui et vit la cabane de Hagrid. Il lança vivement des étincelles rouges de ce coté pour appeler à l'aide. S'il te plaît, sois-là Hagrid, pria silencieusement Harry. J'ai besoin d'aide.
Heureusement Hagrid était dans sa cabane et en sortit en courant quand un autre sort surgit de la forêt. Harry tomba sur le sol alors que le sort passait une fois de plus au-dessus de Mr Croupton et lui.
"Harry !" cria Hagrid alors qu'il courrait vers eux.
Harry leva les yeux alors que Hagrid le rejoignait, mettant l'adolescent sur ses pieds d'un seul mouvement. Hagrid jeta un œil sur Harry avant de le pousser derrière lui, protégeant le garçon de tout danger.
"Mr Croupton a besoin d'aide," dit rapidement Harry. "Je ne sais pas qui est dehors – "
Hagrid scruta immédiatement la forêt alors qu'il saisissait Mr Croupton par le col.
"Recule, Harry," dit-il fermement alors qu'il se levait et commençait à marcher en arrière, traînant Mr Croupton avec lui. "Reste derrière moi coûte que coûte, Compris ?"
"Ouais," dit nerveusement Harry alors qu'il commençait à marcher à reculons. Regardant par de là le corps de Hagrid, Harry remarqua un autre jet de lumière rouge et fit le tour de Hagrid avant de lancer un autre bouclier défensif avec autant de force qu'il pouvait. "Bouge, Hagrid !" Il entendit Hagrid reculer plus vite alors qu'il commençait à faire un pas en arrière en essayant de garder le bouclier intact. Sa respiration s'accéléra alors qu'il commençait à transpirer. Il pouvait sentir ses forces diminuer alors qu'il trébuchait.
Un jet de lumière rouge le dépassa, se dirigeant vers al forêt. Harry regarda par-dessus son épaule pour voir le professeur Dumbledore accourir suivi du professeur Rogue et de Victor. Il ne put s'empêcher de pousser un soupir de soulagement. Retournant son attention vers la forêt, Harry attendit de senti une main sur son épaule avant de baisser sa baguette et de manquer de s'effondrer contre le corps derrière lui.
"Hagrid, emmenez Barty à l'infirmerie," ordonna le professeur Dumbledore alors qu'il s'agenouillait et passait un bras autour de Harry. Hagrid partit, portant Mr Croupton inconscient sans un mot. "Victor, retournez au château pour votre propre sécurité s'il vous plaît," continua Dumbledore alors qu'il se levait avec Harry dans ses bras. "Severus, j'ai besoin que vous rassembliez les professeurs. Nous devons fouiller la forêt aussi vite que possible."
Harry grogna de fatigue. Il avait toujours sa baguette serrée fermement dans sa main et sa tête reposait sur quelque chose de ferme. Il semblait que quelqu'un le portait en avançant rapidement. Sa tête était si embrumée. Les sons semblaient brouillées. Quelqu'un parlait mais il n'arrivait pas à distinguer les paroles. Harry essaya de sortir de son océan de confusion mais il ne rencontra pas beaucoup de succès.
Il sentit qu'on l'obligeait à avaler un liquide avant de retrouver toute sa vivacité. Ses yeux s'ouvrirent complètement et il regarda autour pour voir qu'il était à l'infirmerie et sur le point d'être mis au lit par le professeur Dumbledore. Harry secoua le reste de l'obscurité hors de sa tête avant de voir Mr Croupton allongé sur un lit proche apparemment plongé dans un profond sommeil.
"Il va bien ?" demanda nerveusement Harry alors qu'il s'asseyait sur le lit. "J'ai du le stupéfixé pour ne pas qu'il s'enfuit."
"Madame Pomfresh fait ce qu'elle peut, Harry," dit platement le professeur Dumbledore. "Puis-je demander ce qui t'ai passé dans la tête quand tu as envoyé Victor au château au lieu d'y aller toi-même ? Tu connais mieux Poudlard que lui. Tu aurais pu trouver quelqu'un beaucoup plus tôt."
Le regard de Harry tomba alors qu'il haussait les épaules. Le ton de Dumbledore était suffisant pour savoir qu'il avait des ennuis.
"J'ai pensé que ce n'était pas juste de le laisser là avec quelqu'un qui n'avait pas toute sa tête, dit doucement Harry. "Victor ne connaît pas du tout Mr Croupton. Sirius et Remus m'en ont assez parlé et j'ai pensé que je pourrais l'aider."
Dumbledore posa une main sur l'épaule de Harry.
"Tu as pris un grand risque ce soir, Harry," dit-il, "et je suis fier de toi. Quand tu as réalisé que tu étais en danger tu as laissé Hagrid savoir que tu avais besoin de lui. Ce geste t'a tiré d'affaire, toi et Mr Croupton. Mais tant que le parc et le château ne sont pas fouillés complètement, je dois te demander de passer la nuit dans mes quartiers pour ta propre sécurité."
"Mais et Mr Croupton ?" demanda Harry alors qu'il levait les yeux. "Et s'ils n'étaient pas après moi cette fois-ci ? Mr Croupon a dit que c'était de sa faute et il a parlé de Voldemort et moi. Il sait peut-être quelque chose qu'on ne veut pas qu'il répète."
Le professeur Dumbledore regarda Harry dans les yeux pendant un long moment avant de jeter un coup d'œil à Mr Croupton.
"C'est possible," admit-il puis il regarda à nouveau Harry. "Je vais protéger l'infirmerie pour la nuit mais je veux tout de même que tu ailles dans mes quartiers. C'est certainement le dernier endroit où l'on te cherchera."
Harry dut admettre que Dumbledore avait raison. Personne n'irait l'y chercher parce que seuls les professeurs connaissaient cet endroit. Regardant autour, Harry remarqua que personne d'autre n'était à l'infirmerie.
"Victor va bien ?" demanda-t-il.
Dumbledore opina.
"Victor va bien," dit-il plaisamment. "Professeur Karkaroff est venu le chercher il n'y a pas longtemps. Maintenant si tu t'en sens capable, je vais t'emmener dans ta chambre avant de rejoindre les professeurs dans leurs recherches."
Harry suivit le professeur Dumbledore hors de l'infirmerie et attendit que Dumbledore pose quelques sortilèges de protection sur la pièce. Une fois que ce fut fini Harry marcha avec le Directeur jusqu'à son bureau et ses appartements. Harry ne fut pas surpris de voir une paire de pyjamas l'attendant sur le lit. Il souhaita ne bonne nuit à Dumbledore avant de se changer et de s'effondrer sur le lit. Fixant le plafond, Harry passa en résumé les évènements. Qu'était-il arrivé à Mr Croupton, supposé malade. Cette année était aussi remplie de mystères que les autres. Au moins une chose n'a pas changé.
