Titre Anglais: Trials of a Champion

Titre Français : Les peines d'un Champion

Auteur : ksomm814

Genre : Neutre

Chapitre traduit par : Thamril

Rating : k+

Disclamer : Cette histoire est basée sur l'Ordre du Phoenix qui ne nous appartient pas. Le monde de Harry Potter appartient à J.K.R.

Suite à la disparition des histoires « Midnight Guardian » et « Trials of a Champion » sur le compte de Thamril, nous nous permettons (sans son autorisation, donc si elle (il) nous le demande, nous effacerons ces traductions) de les mettre en ligne sous notre compte pour une meilleur compréhension de la suite de la saga.

Eni et Onarluca

Chapitre XVII: Secrets

La pièce était à peine éclairée mais il n'y avait de toute façon pas grand chose à voir. La salle était sale et exiguë. Elle était familière, comme s'il l'avait déjà vu en rêve. Il y était déjà entré, Harry en était sûr. Un homme portant une cape noir qui cachait ses traits pénétra dans la pièce. Il se tordait les mains nerveusement alors qu'il faisait les cent pas, marmonnant dans sa barbe. Regardant de plus près ses mains, Harry remarqua qu'il n'y avait que neuf doigts. C'était Peter Pettigrow !

Il y avait un fauteuil face à la cheminée. Un grand serpent était enroulé à coté, sifflant doucement. Harry ne savait pas pourquoi il ressentait le besoin de se tenir aussi loin que possible de ce serpent et cette chaise. Il en avait des frissons dans le dos. Retournant son attention vers Pettigrow, Harry ne put s'empêcher de remarquer que l'homme faisait de son mieux pour rester éloigné de la chaise et du serpent.

"Arrête de tourner en rond, Queudver," siffla une voix froide et aiguë. "Je t'ai dit que je n'allais pas te tuer…tout de suite."

Pettigrow trembla de peur. Ce n'était pas vraiment ce qu'il avait espérer entendre mais il arrêta de marcher et se tint debout à coté de la porte, se tortillant toujours les mains. L'homme dodu était toujours tendu mais cette fois c'était différent. Un coup dur avait du arrivé à Pettigrow pour le rendre aussi nerveux et son compagnon aussi emporté. Mais quoi donc ?

La réponse vint quand la porte s'ouvrit, livrant passage au plus inattendu des personnages. Le professeur Maugrey ! Que fait-il ici ? Maugrey fixa Pettigrow avant de marcher vers la chaise et de s'agenouiller, baissant la tête.

"Maître, j'ai essayé de réparer l'erreur de Pettigrow," grommela Maugrey. "J'ai essayé de reprendre mon père mais Potter m'en a empêché."

Père ? Maître ? Les yeux de Harry s'agrandirent. Maugrey parlait à Voldemort!

"Et comment un simple gamin a-t-il pu contrecarrer tes plans ?" siffla Voldemort. "Harry Potter n'aurait pas du être un problème pour toi, Barty Croupton Jr, surtout avec l'œil que tu as."

Maugrey jeta un coup d'œil furieux à Pettigrow.

"Potter a trouvé mon père et a envoyé un champion cherché de l'aide," grogna-t-il. "J'ai essayé de le stupéfier mais il a créé un bouclier puissant pour absorber le sort. Je n'ai jamais rien vu de pareil. Ensuite Potter a alerté Hagrid. Ce balourd a protégé le gamin avec son corps jusqu'à ce que cet idiot d'amoureux des moldus de Dumbledore soit arrivé. Il n'y avait plus rien que je puisse faire. J'ai du partir."

"Tu as échoué Croupton," cracha Voldemort. "Tu as été hors service pendant trop longtemps pour être battu par un gamin. Doloris !"

Maugrey hurla de douleur alors qu'il se convulsait sur le sol. Harry voulut couvrir ses oreilles mais la douleur aiguë qui émergeait de sa cicatrice l'empêchait de bougeait. La douleur parcourait son corps alors qu'il joignait ses cris à ceux de Maugrey. Harry savait que Voldemort allait l'entendre et découvrir sa présence mais il n'arrivait pas à se taire. Il y avait tant de douleur.

Aussi vite que la douleur était venue, elle s'évanouit. Harry tomba à genoux alors qu'il levait les yeux, la baguette se dirigeant maintenant vers Pettigrow. Oh non ! Pas encore ! Voldemort cria Doloris à nouveau et cette fois-ci Pettigrow tomba de douleur sur le sol alors que la cicatrice de Harry brûlait à nouveau son front. Harry et Pettigrow crièrent à l'unisson pendant ce qu'il sembla être des heures.

Quand ce fut enfin finit, ni Harry ni Pettigrow purent bouger.

"Par ton incompétence, cet idiot amoureux des moldus aurait pu découvrir mes plans, Queudver," siffla Voldemort. "Si ta maladresse m'avait coûté Harry Potter le Doloris serait ta dernière inquiétude. Il semble que nous allons devoir contacter quelqu'un d'autre. C'est ta dernière chance, Queudver. N'échoue pas."

"Harry ! Harry, réveille-toi ! Réveille-toi, s'il te plaît !"

Ouvrant les yeux, Harry se trouva allongé dans un lit avec de nombreuses figures au-dessus de lui. Sa cicatrice brûlait encore de douleur et son corps tremblait incontrôlablement. Quelqu'un le redressa alors qu'il s'asseyait à coté de lui. Sa tête se posa contre leur poitrine alors qu'une main commença à frotter son dos. Harry grogna et ferma les yeux. Il ne pensait pas être capable de bouger de lui-même pendant un moment.

"Qu'est-ce que c'était ?" demanda une voix ressemblant de beaucoup à celle du professeur McGonagall.

"Ce doit être une autre vision ?" répondit une voix proche de celle de Remus. "Il en a eu une cette été mais ce n'était pas aussi fort."

Harry grogna alors qu'il essayait de tourner sa tête. Une vision ? C'était seulement un rêve ? Harry ne savait pas s'il devait être soulagé ou effrayé. C'était si réel. Donc, Remus était là ? Que faisait-il à Poudlard ? Sirius était là lui aussi ?

"Lunard ?" demanda Harry d'une voix écorchée.

Remus s'assit sur la tête du lit et secoua gentiment le bras de Harry.

"Ici, bonhomme," dit-il gentiment. "Patmol est là aussi. Madame Pomfresh devrait bientôt arriver. Tu as toujours aussi mal ?"

Harry ouvrit partiellement regarda le visage flou de Remus.

"Seulement ma cicatrice," dit-il avec fatigue. Il se souvint tout d'un coup de son rêve et essaya de bouger mais les bras qui l'entourèrent le retinrent. Après une minute, il cessa de se débattre et resta où il était. « Maugrey," dit-il alors qu'il luttait pour rester éveillé. "L'espion, c'est le professeur Maugrey."

Le professeur McGonagall haleta alors que les bras autour de Harry se resserrèrent.

"Harry, ce n'est pas possible," dit prudemment Remus. "Alastor Maugrey ne s'allierait jamais à Voldemort. Es-tu sûr que c'est lui que tu as vu ?"

Même si son corps avait arrêté de trembler, Harry avait encore du mal à bouger ce qui l'agaçait énormément. "Je l'ai vu mais…Voldemort l'a appelé Barty Croutpon Jr," dit Harry incapable de cacher la confusion dans sa voix. "Je pensais qu'il était mort."

"À moins que quelqu'un est pris sa place à Azkaban. Oui, il est mort," dit platement Sirius. Le silence parcourut la salle, frustrant Sirius. "Je plaisantais ! Qui voudrait faire une chose pareil ?"

Harry ne mit pas longtemps à répondre à la question.

"Moi," admit-il à moitié endormie. "Si quelqu'un devait envoyer toi ou Lunard, je prendrais ta place Midnight."

"Je n'aime pas l'admettre mais Harry a raison," dit doucement Remus alors qu'il mettait les cheveux de Harry hors de ses yeux. "Tout parent voudrait prendre la place de son enfant. Ne prendrais-tu pas la place de Harry, Patmol ?"

Sirius poussa un soupir.

"En un battement de cœur," admit-il.

Madame Pomfresh arriva en courant un moment plus tard et força tout le monde à part Harry à partir. Harry grogna mais son parrain le reposa sur le lit et sortit avec les autres. Il était à peine conscient des tests que Madame Pomfresh effectuait avant qu'elle ne l'aide à avaler plusieurs potions. Son mal de tête s'était amoindri considérablement et il était capable de bouger ses membres mais il était aussi extrêmement fatigué. Voyant qu'elle avait fait son possible, Madame Pomfresh laissa les adultes rentrer dans la pièce.

Sirius et Remus se précipitèrent au chevet de Harry tandis que les professeurs Dumbledore et McGonagall restait à la porte, appréciant la scène devant eux. Chaque Maraudeur s'assit sur un coté différent. Sirius passa sa main dans les cheveux de Harry, ce qui sembla réconforter le garçon, tandis que Remus s'assurait que Harry allait bien. Il semblait cruel d'interrompre un tel moment mais cela devait être fait.

"Te sens-tu d'attaque pour quelques questions, Harry ?" demanda le professeur Dumbledore.

Sirius regarda par dessus son épaule, allant objecter mais il poussa seulement un soupir et regarda Harry.

"Dis-nous le, Pronglet, et nous les ferons sortir," dit-il gentiment. "Nous pouvons faire ça demain."

Harry secoua sa tête lentement. Il savait qu'il devait le faire donc il n'y avait aucune raison de le retarder.

"C'est bon," dit-il mais il put voir qu'aucun des deux ne le croyait. "Je suis juste fatigué et endolori. Je pense que deux Doloris sont ma limite." C'était une mauvaise blague et d'après les brèves inspirations Harry sut que c'était la dernière chose à dire.

"Pourquoi ne démarres-tu pas du début, Harry ?" proposa le professeur Dumbledore en entrant dans la salle. "Tout ce que tu pourras nous dire aidera."

Harry ferma les yeux et raconta son rêve. Il parvint à le faire jusqu'à ce qu'il en vienne au premier Doloris. Il se souvenait toujours de la douleur qu'il avait ressentie. Avec une voix tremblante il continua à parler, ignorant les mains serrées de ses tuteurs sur ses propres bras. Au moment où il finit Sirius prit violemment Harry dans ses bras. Harry fut pris par surprise mais se relaxa dans les bras de son parrain. Il était fatigué et ne voulait rien d'autre que dormir.

Et le sommeil vint.

Harry s'éveilla le matin suivant pour trouver ses tuteurs endormis sur des chaises près de son lit. S'asseyant, Harry trouva ses lunettes sur la table de chevet. Il sortit du lit aussi silencieusement que possible, prit les vêtements disposés pour lui et entra dans la salle de bain adjacente. Après s'être lavé et changé Harry revint dans la chambre et vit que ses tuteurs n'avaient pas bougés. Il n'était pas sûr de ce qu'il devait faire. Devait-il attendre que ses tuteurs se réveillent ou devait-il partir ? Il avait des cours aujourd'hui et savait que Ron et Hermione se demandaient probablement où il était.

Mais je vais inquiéter Sirius et Remus si je pars.

La décision fut faite pour Harry quand la porte s'ouvrit lentement et que le professeur Dumbledore passa sa tête à l'intérieur. Voyant Harry habillé, il invita l'adolescent à le suivre dans son bureau. Quand il entra, Harry devint nerveux à la vue du professeur McGonagall et du professeur Rogue assis en face du bureau de Dumbledore. Il se souvint de la 'réprimande' qu'il avait reçu du professeur Dumbledore la nuit dernière et ne put s'empêcher de craindre que ce ne soit que le commencement.

Dumbledore fit apparaître une chaise entre le professeur Rogue et le professeur McGonagall alors qu'il faisait le tour de son bureau et s'asseyait.

"Assis-toi s'il te plait, Harry, dit-il aimablement. "Nous devons discuter de quelques petites choses." Harry obéit silencieusement, gardant son regard sur le sol. "Tu n'as aucun ennui, Harry," dit gentiment le professeur Dumbledore. "Je voulais te dire que notre recherche de ton agresseur a été infructueuse mais tu le savais déjà. Nous avons fouillé les appartements du professeur Maugrey et nous avons fait une découverte surprenante. Il semblerait que l'imposteur a gardé le vrai Alastor Maugrey enfermé dans sa malle pour qu'il puisse utiliser ses cheveux dans le Polynectar. Alastor se remet de son épreuve dans l'infirmerie mais nous ne savons pas combien de temps son rétablissement va durer."

Harry leva les yeux sur le professeur Dumbledore, surpris que le Directeur lui en dise tant. Il doutait que le reste de l'école en saurait autant. Il serait difficile d'expliquer la majorité de la vérité sans révéler les visions de Harry, ce que ne souhaitait pas ce dernier. La réaction que l'école avait eu en découvrant qu'il était fourchelangue était assez, Harry savait qu'il passerait probablement pour un fou.

"Jusqu'à ce que Alastor puisse à nouveau enseigner nous avons besoin d'un remplaçant," continua Dumbledore. "J'ai demandé à Remus s'il pouvait accepter le poste mais il n'était pas sûr de ta réaction étant ton tuteur."

Dire que Harry était déconcerté était un euphémisme.

"Il était mon tuteur l'année dernière aussi," fit-il observé.

"Mais la communauté sorcière n'était pas au courant, Harry," clarifia Dumbledore alors qu'il se penchait en avant. "Quelques élèves et parents crieront peut-être au favoritisme en ayant un de tes tuteurs en professeur. Nous savons que tu as beaucoup de stress sur tes épaules et nous ne voudrions pas en ajouter, ainsi que tes tuteurs."

"Je peux supporter ce que diront les élèves, professeur," dit fermement Harry. Il ne pouvait pas croire que Dumbledore était plus concerné par son 'stress' que par ce qu'allait subir Remus. "Je m'inquiète plus pour Remus puisque tout le monde n'accepte pas sa condition. C'est pourquoi il a démissionné l'année dernière. Peu importe ce que dit Remus je sais que cela l'agace que les gens voient plus le loup que l'homme."

"Tu ne prendra pas avantage de ta relation avec Mr Lupin en cours ? " demanda sévèrement le professeur McGonagall.

Harry la regarda avec un sourcil levé. Comment McGonagall pouvait-elle penser qu'il ferait une chose pareille ?

"Je ne l'ai pas fait l'année dernière et je ne le ferai certainement pas cette année," dit-il, légèrement offensé. "Je respecte trop mes tuteurs pour être aussi enfantin."

Le professeur McGonagall ne voulait rien dire par là, Harry," dit calmement le professeur Dumbledore.

"La plupart des adolescents essaieraient de prendre avantage de la situation. Je suis désolé d'avoir cru que tu agirais de même. Parfois, il est difficile de penser que tu connais Sirius et Remus depuis si peu de temps considérant à quel point vous êtes proche."

Harry était toujours décontenancé. Pourquoi prendrait-on avantage de ses tuteurs-enseignants ?

"Je ne comprends toujours pas," dit-il. "Pourquoi agirait-on de cette manière envers ses parents ou tuteurs ? Cela ne récolte que des ennuis de la part des autres étudiants."

Le professeur Dumbledore jeta un coup d'œil au professeur McGonagall puis au professeur Rogue avant de se retourner vers Harry.

"C'est vrai," admit-il. "Je pense que je n'ai pas besoin de te rappeler Draco Malfoy. Il utilise la position de son père en tant que administrateur de l'école pour avoir ce qu'il veut. Ce n'est pas inhabituel." Harry fut horrifié d'être comparé à Draco Malfoy, comme le remarqua Dumbledore. "Je ne dis pas que tu feras la même chose. Nous voulons juste être certain que cela ne posera pas de problème. Si tu penses pouvoir le supporter alors je vais informer Remus qu'il commence les cours ce matin."

Il espéra juste que ce ne serait pas pareil pour les autres maisons. Ouvrant les yeux à nouveau, Harry regarda le professeur Dumbledore passivement.

"Professeur, mon opinion sur le problème n'a pas changé," dit-il platement. "Remus est plus une cible du ridicule que je ne le suis. Il prend toutes les insultes sur les loups-garous sans montrer à quel point cela le blesse. Je sais qu'être appelé hybride le blesse. Le fait que la communauté sorcière le voit comme un sous-humain le blesse."

Dumbledore croisa ses longs doigts alors qu'un petit sourire apparut sur son visage.

"Je discuterai avec Remus et je verrai ce qui peut être fait pour rendre son séjour plus plaisant," dit-il avec des étincelles dans les yeux. "Nous devons aussi discuter de ce qui est arrivé la nuit dernière. Il ne serait guère approprié que les élèves ont été en cours avec un partisan de Voldemort pendant près d'un an particulièrement avec le tournoi en cours. Pour prévenir une panique, je dois te demander de ne pas parler des évènements d'hier à des personnes qui ne sont pas déjà au courant."

Harry ne pouvait pas y croire. Comment pouvait-on garder quelque chose comme ça dissimulé ? Les secrets ne le restaient pas longtemps à Poudlard. Harry l'avait appris durement. "Et à propos de Victor ?" demanda-t-il. "Il sait que j'ai été attaqué – "

" – Mais c'est tout ce qu'il sait," interrompit calmement Dumbledore. "Je ne peux pas dénier que tu as été attaqué la nuit dernière mais personne à part tes tuteurs et le personnel ne sait de qu'il s'agissait. Nous allons reconnaître ton agression et admettre que l'attaquant s'est enfui mais tout information se référant à la présence de Barty Croutpon Jr sera cachée. C'est autant pour ta sécurité, Harry. Si la communauté sorcière devait prendre connaissance de tes visions tu serais en de sérieux dangers. Le Ministère pourrait essayer de t'utiliser pour avoir des informations sur Voldemort et ses partisans."

Un frisson parcourut l'échine de Harry, le faisant frissonner. Plus de visions. Celle de cette nuit était suffisante pour une vie. Le professeur McGonagall remarqua le manque d'attention de Harry et se pencha pour prendre sa main. Harry ne s'en rendit même pas compte. Il était trop emprisonné dans sa peur. Il ne voulait pas voir ce que préparait Voldemort. Cela faisait trop mal.

"Harry ?" interrogea gentiment Dumbledore. "Harry, tu vas bien ?"

Sortant de ses pensées, Harry leva les yeux sur le professeur Dumbledore et opina même s'il ne se sentait pas très bien.

"Je suis désolé, monsieur," dit-il doucement, espérant que Dumbledore laisserait tomber. "Euh – que disiez-vous ?"

Dumbledore soutint le regard de Harry avant de répondre.

"Je te rappelais que nous faisons tous ce qui est en notre pouvoir pour rendre Poudlard le plus sur possible," dit-il plaisamment. "Sirius est d'accord pour rester à Poudlard mais nous ne voulons pas que l'école découvre sa présence ? si les étudiants savent que nous avons besoin de quelqu'un comme Sirius pour la sécurité ils vont réagir de manière excessive. Tu comprends ?"

Harry ne comprenait pas vraiment l'intérêt mais n'allait pas dire non, surtout avec le professeur Rogue assis à coté. Harry trouva d'ailleurs étrange le silence que montrait le Maître des Potions mais une fois encore il choisit de ne pas exprimer ses pensées. Rogue insultait soit son père soit lui, il valait mieux ne pas le chatouiller.

"Oui, monsieur," dit avec diligence Harry.

"Bien, si tu n'as plus de questions je crois que le déjeuner est sur le point de commencer," dit le professeur Dumbledore.

Harry prit congé et marcha vers la porte. Alors qu'il atteignait la poignée, Harry sentit un frisson le parcourir. Quelque chose n'allait pas.

"Monsieur, je sais que ce n'est pas ma place mais l'Histoire a montré que les secrets ont l'habitude de se révéler tout seul," Dit Harry alors qu'il regardait par dessus son épaule le Directeur.

J'espère juste que vous êtes prêt à faire face aux répercussions qui viennent avec ces révélations."

Les trois professeurs fixèrent Harry avec étonnement alors que l'adolescent quittait le bureau. Personne ne dit mot pendant un moment.

"Ce garçon est trop intelligent pour son propre bien," dit enfin le professeur McGonagall. "C'est comme si sa mère le possédait pendant un moment. "

Le professeur Dumbledore et le professeur Rogue ne purent qu'agréer.

À la fin du jour Harry cherchait désespérément un sanctuaire. À chaque lieu qu'il allait il y avait quelqu'un pour l'interroger sur son agression, voulant savoir tous les détails. Cédric Diggory avait épinglé Victor Krum avant le petit déjeuner voulant savoir ce qui était si important la nuit dernière et eut un choc quand Victor lui dit tout ce qu'il savait de l'agression, l'évanouissement de Harry compris. Paniqué, Cédric s'était précipité dans la Grande Salle, Victor à sa suite, pour voir Harry jouer avec sa nourriture. Il y avait peu d'élèves à table mais leurs quelques conversations se turent quand Cédric marcha vers Harry et lui demanda ce qui était arrivé.

Harry avait essayé de faire passer l'agression pour rien, ce qui laissa Cédric et Victor silencieux, choqués. Les deux champions saisirent Harry par les bras et le tirèrent hors de la grande Salle dans une classe vide où ils lui demandèrent des explications. Harry leur dit ce qu'il pouvait ce qui n'était guère plus que ce qu'avait déjà dit Victor à Cédric. Même si Cédric fut impressionné par le fait que Harry ait su se défendre tout seul, il ne perdit pas de temps à fulminer sur la stupidité de Harry et Victor. Cela prit Harry et apparemment Victor par surprise. Cédric finit de tempêter en faisant promettre à Harry qu'il ne referait plus jamais ça. Harry donna rapidement parole et laissa échapper un soupir de soulagement quand Cédric se détendit.

Bien sûr Cédric n'avait pas passé la chose sous silence et quand le premier cours de la journée fut fini toute l'école savait que Harry avait été attaqué en protégeant Mr Croupton et que l'agresseur s'était enfui. Hermione fut l'une qui réprimanda Harry pour avoir envoyer Victor cherché de l'aide puisque le Bulgare était plus âgé et avait de meilleurs sorts défensifs, forçant Harry à ravaler la question de comment savait-elle ça.

Au déjeuner, les rumeurs étaient en surchauffe. L'agression de Harry était toujours sur les lèvres ainsi que le retour du professeur Lupin et l'absence du professeur Maugrey. Pour autant que les élèves fussent concernés, le professeur Maugrey était tombé malade donc le professeur Lupin était son remplaçant. Levant les yeux vers son tuteur assis à la table des Professeurs, Harry remarqua Remus murmurer 'Quartiers des Maraudeurs' et opina du chef. Après tout ce qui était arrivé, aucun de ses tuteurs n'avaient eu la chance de réprimander Harry, ce qu'il n'attendait pas avec impatience.

Cet nuit après le dîner, Harry alla dans les quartiers des Maraudeurs, heureusement le mot de passe n'avait pas changé. En entrant dans le salon, Harry remarqua que Sirius et Remus étaient assis près du feu, parlant tranquillement. Pendant un moment Harry pensa sortir pour ne pas les déranger mais Sirius remarqua sa présence et leur conversation s'arrêta.

Au grand soulagement de Harry, Sirius et Remus ne le grondèrent pas pour ce qui était arrivé. Sirius était ne fait fier de la manière dont Harry avait organisé les choses mais il avait aussi fait promettre à Harry de plus refaire une chose pareille. Remus, d'un autre coté, montra son inquiétude sur le fait que Harry avait utilisé un bouclier puissant si fatiguant, qui l'avait laissé impuissant. Harry devait admettre que Meus avait raison. Ce bouclier était le plus puissant qu'il avait appris mais il ne savait pas de quelle puissance étaient les sorts qu'on lui avait jetés. S'il avait sous estimé la puissance, le sort aurait traversé le bouclier et l'aurait touché.

En punition, Harry devait passer deux heures par jour à la Bibliothèque, faisant des recherches sur les boucliers et autres charmes de protections sous l'œil vigilant de Sirius ou Remus. Harry savait que ce n'était pas vraiment une punition puisqu'il aurait tout de même dû approfondir le sujet pour la troisième tâche. Sirius rendait aussi ces deux heures beaucoup plus amusantes en faisant des 'travaux pratiques' quand c'était à son tour de 'surveiller'.

Le Ministère avait appris peu de jours après la présence de Mr Croupton à Poudlard. Cornélius Fudge était arrivé avec Percy Weasley et une médicomage de St Mangouste pour déterminer l'état 'mental' de Mr Croupton. Le pronostic n'était pas bon. La médicomage parvint à la même conclusion que Madame Pomfresh : Mr Croupton avait souffert de dommages cérébraux suite à un important charme de mémoire. Il fut mis sous sédatifs et transporté à Ste Mangouste pour 'une période indéterminée'. Fudge était devenu tout blanc quand Croupton avait commencé à parler du Seigneur des Ténèbres regagnant sa force et sortit pratiquement en courant (d'après ce qu'avait décrit Sirius puisque Harry et Remus étaient en cours quand Fudge était arrivé).

Puisque Fudge s'était rendu à l'infirmerie il avait vu le professeur Maugrey qui récupérait toujours et avait déjà appris que Remus le remplaçait. Il n'était pas heureux du choix du Directeur et avait demandé à superviser une leçon qui se trouva être celle où était Harry en ce moment. Quand ils entrèrent dans la classe ils virent les élèves en groupe de trois parlant à voix basse tandis qu'un prenait des notes sur du parchemin alors que le professeur Lupin faisait le tour, observant. Après cinq minutes Remus ordonna à tout le monde de poser leurs plumes et appela un membre de chaque groupe pour écrire leurs trouvailles au tableau.

Une fois que tout le monde eut fini, le professeur Lupin jeta un regard sur la liste de sorts, de charmes, et de sortilèges avant de s'adresser à la classe.

"Un seul groupe a pensé au charme du Bouclier Protego," dit-il pensivement. "La plupart d'entre vous ont écrit des sorts offensifs mais qu'en était-il de la défense ? Si quelqu'un vous jette un sort de Jambencoton comment vous libérerez-vous ?" Plusieurs mains se levèrent. "Dean ?"

"Finite Incantatem ?" suggéra dean Thomas.

"C'est un moyen mais pas le seul," dit le professeur Lupin avec un sourire. "Votre devoir : un rouleau de parchemin sur l'aspect défensif du duel. Prenez trois sorts, charmes ou sortilèges et trouvez au moins trois moyens de les bloquer. Nous discuterons de vos solutions la prochaine fois. Le cours est fini."

Les élèves commencèrent immédiatement à parler des sorts qu'ils allaient choisir alors qu'ils rangeaient leurs affairent et quittaient la classe. Harry signifia à Ron et à Hermione d'avancer sans lui et resta derrière. Quand tout le monde fut parti il approcha son tueur, inconscient que le professeur Dumbledore, Mr Fudge et Percy Weasley se tenait au fond de la classe.

"Alors, est-ce que j'ai perdu la main ?" demanda Remus avec un sourire à Harry.

"Pas du tout, monsieur," répondit Harry. Le retour de Remus en tant que professeur était un peu étrange pour eux. "Tu as raison. Personne ne pense au coté défensif du duel. En deuxième année, c'était toujours attaquer en premier, et fortement."

Remus laissa échapper un soupir. « Je sais », admit-il alors qu'il rangeait ses affaires.

"C'est un réflexe habituel." Il regarda Harry avec un sourcil levé. "Tu sais que je m'attends à ce que ton essai soit sur des sorts que tu connais pas. Laisse les autres élèves prendre les charmes et les maléfices les plus simples. Penses-y comme un entraînement pour la troisième tâche. Tu dois savoir te défendre, Harry. Je n'en dirais pas plus sur le sujet."

Harry acquiesça.

"Mr Verpey nous a déjà dit ce qu'on allait affronter," dit-il fermement. "Crois-moi. Je n'ai aucune intention de faire le devoir par la facilité. J'ai déjà prévu de faire des recherches sur le sujet de toutes façons."

" C'est bon à entendre," dit Remus alors qu'il faisait le tour de son bureau. "Même si je ne laisserai pas ton parrain savoir. Il pense déjà que je t'ai corrompu contre lui – "

Un éclaircissement de gorge fit sursauter Harry et il se tourna pour voir leurs spectateurs. N'aimant pas que Cornélius Fudge (l'homme qui avait essayé de condamner Sirius au baiser du Détraqueur sans procès) soit là avec Percy Weasley, Harry recula inconsciemment d'un pas et sentit une main protectrice sur son épaule. D'après la prise ferme, Harry pouvait dire que Remus avait les mêmes peurs que lui.

"Il y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour vous, monsieur le Ministre ?" demanda poliment Remus.

"Rien de particulier," dit froidement Fudge. "J'ai appris que vous enseigniez à nouveau et j'ai voulu voir par moi-même – "

" – Si je n'étais pas un danger pour mes élèves ?" proposa Remus. "Je vous assure, monsieur le Ministre, que cette position est seulement temporaire, jusqu'à ce que le professeur Maugrey soit rétabli. J'étais le seul disponible dans un tel besoin."

"Et Mr Potter n'a aucun privilège de votre nouvelle position ?" demanda Fudge avec un sourcil levé.

Les yeux de Harry s'assombrirent à l'accusation. Pourquoi croyait-on qu'il prendrait avantage de la position de Remus ?

"Je suis plus exigeant envers Harry qu'envers tout autre étudiant," dit calmement Remus. "Je ne laisse aucun étudiant – peu importe qu'ils sont – se relâcher dans mes cours."

"Comme vous pouvez voir, Cornélius," dit plaisamment le professeur Dumbledore. "Remus est plus que capable de remplacer Alastor…à moins que vous ne préféreriez que Sirius Black prenne le poste."

Fudge leva les yeux sur le professeur Dumbledore, alarmé. Cela sembla anéantir toutes les objections que pouvait avoir Fudge.

"N-non, c'est bon," dit-il finalement. "Je suis sûr que le professeur Lupin n'aura pas d'ennui puisque son poste n'est que temporaire. Nous devrions partir…beaucoup de papiers à remplir et nous avons besoin de trouver quelqu'un pour remplacer Barty."

Fudge et Percy partirent peu après pour le soulagement de tout le monde. Harry se demanda pourquoi est-ce que Fudge était si contre l'idée que Sirius enseigne. Sirius l'avait tutellé pendant tout l'été et il était bon. Il avait ses croyances et ses rancunes, particulièrement contre un certain maître de Potions mais rien ne le classait incapable d'enseigner. Bien sûr Fudge était assez nerveux quand on abordait le sujet de Sirius Black depuis que le procès l'avait déclaré innocent. Harry se demanda si Fudge avait simplement peur de Sirius ou de ce que l'Animagus pourrait dire à ceux qui voudraient bien l'écouter.