Titre Français : Les peines d'un Champion
Auteur : ksomm814
Genre : Neutre
Chapitre traduit par : Thamril
Rating : k+
Disclamer : Cette histoire est basée sur l'Ordre du Phoenix qui ne nous appartient pas. Le monde de Harry Potter appartient à J.K.R.
Suite à la disparition des histoires « Midnight Guardian » et « Trials of a Champion » sur le compte de Thamril, nous nous permettons (sans son autorisation, donc si elle (il) nous le demande, nous effacerons ces traductions) de les mettre en ligne sous notre compte pour une meilleur compréhension de la suite de la saga.
Eni et Onarluca
Chapitre XX : Le retour des Serviteurs
Voldemort se détourna de Harry et s'approcha de Barty Croupton Jr, ne jetant même pas un regard sur Pettigrow, qui était toujours à terre, saignant. Croupton se mit face à Voldemort, toujours à genoux et la tête baissée. Il y eut un sifflement, prévenant Harry qu'un serpent approchait. Harry regarda le serpent s'avancer vers lui et s'arrêter à ses pieds, le fixant, le défiant de bouger pour qu'il puisse l'attaquer. Prudemment, Harry jeta un coup d'œil à Voldemort et vit Croupton présenter une baguette.
Pendant un moment, Voldemort tint juste la baguette dans sa main, comme s'il essayait de se souvenir avant de tourner ses yeux vers Croupton.
"Tends ton bras," ordonna-t-il. Il n'y avait aucune désobéissance possible dans sa voix. Croupton tendit avec diligence son bras gauche et remonta sa manche au-dessus du coude, révélant un tatouage rouge sombre, ressemblant à la Marque des Ténèbres que Harry avait vu dans la 'Gazette du Sorcier'. C'était la même marque que celle aperçue dans le ciel lors de la Coupe du Monde de Quidditch, un serpent qui sortait de la bouche d'une tête de mort. Voldemort regarda attentivement la marque et sourit. "Elle est de retour," siffla-t-il. "Maintenant nous allons voir combien se sont détournés de moi."
Sans avertissement Voldemort toucha la marque sur le bras de Croupton. Harry sentit un autre éclat de douleur provenir de la cicatrice sur son front alors que Croupton laissa échapper un cri. Aussi vite que la douleur était venue, elle était repartie. Baissant la tête, et respirant lourdement, Harry se força à regarder Voldemort et Croupton pour voir le Seigneur des Ténèbres éloigner sa main d'une marque maintenant noire.
Voldemort se redressa et regarda le cimetière avec un sourire cruel. Il était calme mais semblait un peu impatient. Harry ne voulait pas penser à ce qu'attendait Voldemort mais cela n'empêcha pas son esprit de trouver quelques possibilités. Quelques soient 'ils', Harry savait qu'ils étaient ses serviteurs. La question était quels types de serviteurs étaient-ils ?
Après quelques minutes, Voldemort se retourna vers Harry, son sourire cruel s'élargissant.
"Harry Potter," siffla-t-il. "Tu es assis sur les restes de mon père. C'était un Moldu et un imbécile…très semblable à ta mère. Mais tous deux ont eu leur utilité. Ta mère est morte pour te sauver et j'ai tué mon père, trouvant son utilité après la mort. Mon père a abandonné ma mère quand il a appris qu'elle était une sorcière…comme ta famille s'est retourné contre toi."
Les yeux de Harry s'élargirent à cette déclaration. Voldemort avait entendu parler de l'Oncle Vernon et de la Tante Pétunia ? Que lui avaient dis d'autre Croupton et Pettigrow ? Que savait-il sur Remus et Sirius ? Avait-il appris au sujet de ses crises ? Avait-il appris au sujet de l'entraînement que lui avaient donné Sirius et Remus ? Harry se sentit nauséeux à la pensée que Voldemort en savait tant.
"Oh oui, mes espions m'ont informé sur toi, Harry Potter," continua Voldemort avec un rire glacial. "Tu as été retiré de ton oncle et donné à un traître à son sang et un loup-garou. Ne t'inquiète pas. Tous les deux peuvent être converti." Harry pâlit. "On t'a vengé de ton Oncle. Abyssal que tu ai eu besoin du fou amoureux des Moldus le fasse pour toi un lieu de prendre le problème entre tes propres mains. Je me suis vengé de mon père. Ma mère est morte en me donnant naissance. J'ai du être élevé dans un orphelinat Moldu puisque mon père avait abandonné ma mère avant que je sois né. Nous avons le même nom. Tom Jedusor, un nom que je ne pouvais attendre de laisser tomber."
Le son des robes agitées avertit Harry et Voldemort que les autres étaient arrivés.
"Ma véritable famille est enfin revenue," murmura Voldemort. Des visages encagoulés apparurent entre les tombes en transplanant. Ils portaient tous des masques blancs baissés, cachant leur identité. Lentement ils commencèrent à bouger, un par un, vers Voldemort, tombant sur leurs genoux quand ils l'atteignaient et baisant l'ourlet de sa robe en l'appelant 'Maître'.
Une fois qu'ils eurent salué le Seigneur des Ténèbres, ils se levèrent et se reculèrent ; formant un cercle autour de la tombe où était attaché Harry. Regardant nerveusement autour, Harry remarqua des trous dans le cercle. Ces gens portaient les mêmes robes que Croupton et Pettigrow, poussant Harry à assumer que ces…hommes était des Mangemorts, les loyaux partisans de Voldemort.
Voldemort contempla les silhouettes, ne semblant ni impressionné ni déçu par le nombre de personnes présentes.
"Bienvenue, Mangemorts," dit-il légèrement. "Treize ans ont passés depuis que vous avez été appelé et pourtant vous avez répondu à mon appel comme si rien ne s'était passé. Nous sommes toujours unis sous la Marque des Ténèbres…est-ce bien sur ?" Il regarda les visages encagoulés, comme s'il examinait ses partisans d'un simple regard. "Il y a de la culpabilité dans l'air," dit-il enfin. "Elle vient de la plupart d'entre vous."
Sa voix devint accusatrice.
"Chacun d'entre vous est en bonne santé et puissant, siffla-t-il. "Je ne voix aucune raison pour laquelle personne ne m'a secouru, moi le sorcier auquel vous avez juré fidélité. J'ai du attendre que quelqu'un comme Queudver croise mon chemin car tout le monde avait réintégré la société, clamant être innocent des actions qu'ils avaient effectué de leur propre chef. Peut-être ont-ils senti le besoin de rejoindre les Sang de bourbe, les Moldus et Albus Dumbledore."
Plusieurs membres du cercle secouèrent leurs têtes tandis que les autres se balançaient mal à l'aise mais Voldemort les ignora.
"Etre abandonné par ceux qui s'étaient dit loyaux jusqu'à la fin a été une déception," dit-il. "Et je n'aime pas être déçu." Plusieurs membres essayèrent de tomber à genoux pour plaider pitié mais il semblait empêché. "Ne vous embêtez même pas à prier pardon. Aucun d'entre vous ne le mérite. Il y aura treize ans à payer pour treize années de trahison. Queudver a déjà payé une partie de sa dette et Barty était prisonnier de son père avant que je ne le libère."
Croupton baissa la tête en reconnaissance, et en confirmation des dires de Voldemort. Pettigrow était toujours au sol, agrippé à son moignon, sanglotant.
"Tu m'as aidé à revenir, Queudver," dit Voldemort en se tournant vers Pettigrow. "Bien que tu sois une vermine et un trouillard, tu m'as aidé et Lord Voldemort récompense ceux qui l'aident."
Voldemort leva sa baguette et l'agita dans les air, un sillon argenté se formant. Lentement, le sillon prit une forme, ressemblant à une main humaine argentée. Une fois fini, elle descendit lentement et s'attacha au moignon sanglant de Pettigrow. Le silence prit place alors que Pettigrow arrêtait de sangloter. Il baissa les yeux et regarda sa nouvelle main argentée avec étonnement avant de se mettre à genoux et embrasser le bas de la robe de Voldemort.
"Merci, Maître, merci," Pettigrow murmura puis il se leva et prit sa place dans le cercle.
"Je ne brise pas mes promesses, Queudver," dit Voldemort. "Tu ferais mieux de t'en rappeler." Voldemort se tourna vers l'homme à la droite de Pettigrow. "Lucius, je suis surpris que tu sois arrivé si rapidement. Tu as accompli ta tâche de main de maître. J'ai pensé lorsque la présence de Barty a été découverte à Poudlard que mes plans étaient ruinés. Tu m'as amené celui dont j'avais besoin. Tu seras récompensé."
Le Mangemort auquel il parlait baissa la tête avec respect. Les yeux de Harry s'élargirent. Lucius Malfoy était le responsable ? C'était Lucius Malfoy ? Il avait mis Victor sous Imperium, forcer Victor à torturer Cédric ? Penser à Cédric rendit la respiration de Harry difficile alors que ses yeux se remplissaient de larmes.
"J'espère que tu n'as pas utilisé quelque chose d'aussi facile à suivre qu'un Portoloin," ajouta Voldemort.
"Non, Maître," dit fermement Malfoy en baissant la tête. "Un sort de transport avec un sort de détection sur la Coupe. Personne n'a suspecté la présence d'un administrateur."
Voldemort acquiesça comme s'il s'y attendait.
"Cela expliquerait comment l'autre serait arrivé ici sans toucher l'objet," dit-il puis il s'intéressa au large espace à coté de Malfoy. "Les Lestrange – qui ont préféré se faire enfermer à Azkaban que trahir son maître. Ils seront récompensés à la chute d'Azkaban. Les Détraqueurs nous rejoindront ainsi que les Géants et les créatures sombre si craintes." Voldemort continua jusqu'à ce qu'il arrive au plus grand des trous. "Ah, ici il y en a cinq qui manque," dit-il pensivement. "Trois sont morts, un a été trop lâche pour revenir et le dernier m'a quitté. Il payera de sa vie pour sa trahison."
Le Seigneur des Ténèbres se tourna enfin à Harry, avec un sourire cruel sur sa bouche sans lèvres.
Maintenant, je suis sûr que nombre d'entre vous ont remarqué notre invité," dit-il alors qu'il s'avançait vers l'adolescent.
"Harry Potter est, bien entendu mon invité d'honneur cette nuit. Beaucoup ont pensé que ce simple enfant m'avait vaincu. J'ai perdu mes pouvoirs et mon corps cette nuit car j'ai négligé quelque chose. Sa mère est morte pour le sauver, offrant une protection qui rendait impossible pour moi de toucher le garçon."
La douleur de la cicatrice de Harry s'accroissait à chaque pas que faisait Voldemort. Il était impossible de penser. Il devait se souvenir de respirer. Il y avait une partie de Harry qui voulait crier à Voldemort d'en finir tandis que l'autre part lui criait de chercher un moyen de revenir à Poudlard…vers ses tuteurs et ses amis.
Voldemort fit un autre pas et se pencha pour toucher le visage de Harry.
"Le sacrifice de sa mère lui a été laissé," dit-il. "De la vieille magie que j'avais oubliée mais cela n'importe plus. La protection est partie." Sans autre explication, Voldemort toucha la joue de Harry, agrandissant la douleur qui suintait de la cicatrice de Harry. "Mon erreur…le sacrifice insensée d'une femme qui a dévié mon sort, créant une douleur incroyable et me déchirant de mon corps a été rectifiée. Je ne suis plus l'ombre d'un esprit. Je n'ai plus à posséder des animaux ou des humains quand je l'ai fait il y a quatre ans pour voler la pierre Philosophale – une tentative qui a été aussi mise en échec par Harry Potter. Je n'ai plus à compter sur un servant qui a fuit ses anciens amis pour me garder en vie."
Beaucoup de Mangemort frissonnèrent mais Voldemort n'y prêta pas attention.
"Tu vois, Harry Potter, le sort favorise toujours Lord Voldemort," dit le Seigneur des Ténèbres avec un sourire. "J'ai été informé du Tournoi par Bertha Jorkins, une sorcière du Ministère qui a eu la malchance de croiser Queudver. Elle a aussi révélé la position d'un Mangemort loyal. Son esprit et son corps n'étaient plus le même après. J'ai du disposé d'elle." L'air de dégoût sur le visage de Harry élargit le sourire cruel de Voldemort. "Tu as vu ce que j'étais avant de renaître. Tu as remarqué le changement par rapport à il y a quelques années, n'est ce pas…Harry ? Tu vois, avec un sort de mon invention, un petit peu d'aide de Nagini et une potion consistée de sang de licorne et de venin de serpent, j'ai été capable de retrouver une forme presque humaine. Puisque Dumbledore a détruit la Pierre Philosophale, j'ai du utiliser d'autres moyens – une vieille incantation de Magie Noire. Les os de mon père, la chair de mon serviteur et le sang de mon ennemi….il n'y avait qu'une seule possibilité pour l'ennemi ; La protection de ta mère coule dans mes veines maintenant.
Harry fixa Voldemort avec incrédulité. Il avait dépassé la dénégation. Il y avait trop de douleur pour que ce ne soit pas réel. Sa tête allait exploser d'un moment à l'autre, son bras droit s'élançait de douleur et ses muscles hurlaient de fatigue. Honnêtement, Harry ne savait pas combien il pouvait encore supporter. Tomber dans les pommes à ce moment précis paraissait une très bonne idée.
"Tu as résisté, Harry Potter," dit Voldemort, ayant l'air presque fier. "J'ai surestimé les leçons que t'ont donné le traître et le loup-garou." Il baissa les yeux sur le collier de Harry, ses yeux se plissèrent d'incompréhension. "Et qu'est-ce que c'est ?" demanda Voldemort alors qu'il tirait sur le col de Harry pour révéler le collier. "Bien, bien, tu es plein de surprise, n'est-ce pas, Harry ?"
Voldemort enroula ses longs doigts autour du collier et le sortit, cassant l'attache qui le retenait au cou de Harry. Il se redressa et inspecta de près le collier.
"Un collier absorbeur de magie," dit Voldemort en regardant Croupton. "Il semblerait que Dumbledore soit un homme plein de secret ces jours-ci." Il tourna ses yeux rouges vers Harry. "Supprimer la magie d'un enfant. Je n'ai jamais pensé que je verrais un jour ce vieux fou amoureux des Moldus effrayé d'un simple adolescent. Tu dois être très puissant pour que Dumbledore se repose sur ça."
Harry fronça les sourcils alors qu'il fixait Voldemort. Il savait que ce n'était pas vrai ; Il n'était pas puissant. Dumbledore n'avait pas peur de lui. Remus, Sirius et Dumbledore lui avaient dit maintes fois que sa magie mûrissait trop vite. Les épisodes étaient douloureux donc le collier était nécessaire pour les arrêter. Ce n'était rien de spécial.
Bien sûr il n'allait rien dire de cela à Voldemort.
"Peut-être devrions-nous voir à quel point tu es puissant," proposa Voldemort alors qu'il levait sa baguette et qu'il la pointait sur Harry. "Doloris !"
La douleur était pire que ce qu'il avait déjà pu endurer. Chaque muscles, os et organe semblaient en feu, proche de l'explosion. Harry ferma ses yeux et essaya de penser….essaya d'ignorer la douleur mais c'était trop dur. Il voulait s'évanouir…il voulait mourir…il voulait que cela finisse. Etait-ce trop demander ?
La douleur repartit aussi vite qu'elle était venu. La tête de Harry tomba en avant, ses liens étant la seule chose qui le retenait de s'écrouler. Il y avait des rires mais c'était la dernière chose qui préoccupait Harry. Il avait honte. Il n'avait fallu qu'un Doloris pour qu'il abandonne. Il avait prié pour mourir. Il avait trompé Sirius et Remus. Il avait trompé le professeur Dumbledore.
"Quelle pitié," dit Voldemort alors qu'il jeta le collier au sol. "Il semble que Dumbledore a surestimé ta valeur Harry Potter. Tu m'as échappé des années avant par chance et rien d'autre. Je vais prouver ma surpuissance en te tuant ici et maintenant mais pas comme ça. Je vais te donner une chance de te défendre, maintenant que je sais de quoi tu es capable. Queudver, délivre-le. Barty, trouve sa baguette."
Pettigrow et Croupton obéirent. Pettigrow s'agenouilla en face de Harry, retira le bâillon de sa bouche avant de trancher les liens avec sa nouvelle main argentée. Un cri de Croupton alerta Harry qu'il avait retrouvé sa baguette. Avant que Harry ne sache ce qui se passait, il fut rudement mis sur ses pieds et sa baguette fourrée dans sa main. Levant la tête, Harry remarqua que le cercle de Mangemort s'était resserré pour ne laisser aucune issue. La prise de Harry se resserra sur sa baguette alors qu'il remontait les lunettes sur son visage. S'il devait mourir alors ce serait debout. Il rendrait fier une dernière fois Sirius et Remus.
"Je n'ai aucun doute que ton traître de parrain t'a appris à te battre en duel," fit à voix basse Voldemort. "Il va être intéressant de découvrir ce qu'il t'a appris d'autre même si les blagues ne sont pas très utiles maintenant." De nombreux Mangemorts gloussèrent. "Incline-toi, Harry."
Harry roula des yeux, et s'inclina légèrement, ne quittant pas des yeux Voldemort qui retourna le salut. Il savait que le défier n'était pas la bonne issue. Voldemort savait qu'il pouvait se défendre mais il n'avait aucune idée de l'entraînement que lui avaient donné Sirius et Remus n'avait jamais été des blagues. Il avait besoin de penser à un plan et garder Voldemort éloigner semblait un bon moyen.
"Maintenant, nous y allons," dit Voldemort en levant sa baguette.
Harry s'attendait à ce que Voldemort agisse vite et plongea quand Voldemort lui envoya rapidement un sort. Après avoir entendu les cris du 'malheureux' Mangemort qui avait reçu le sort à sa place, Harry sut que c'était le Doloris. Rapidement, Harry se releva et pointa sa baguette sur Voldemort.
"Reducto !" cria-t-il mais Voldemort créa vivement un bouclier pour dévier le sort.
"Impressionnant Harry mais il en faudra plus que ça," dit platement Voldemort.
Deux rayons sortirent de la baguette de Voldemort. Harry arriva à éviter le premier mais ne fut pas aussi chanceux avec le deuxième. Instantanément, Harry sentit la douleur l'envahir à nouveau. Aussi rapidement que possible Harry ferma les yeux et se concentra. La douleur s'affaiblit tout d'un coup alors qu'il tombait à genoux. La douleur qui traversait son corps était maintenant similaire à celle d'une fracture. Harry mordit sa lèvre pour s'empêcher de crier de douleur. Tout prit fin et Harry réalisa qu'il pouvait sentir du sang dans sa bouche. Il avait mordit sa lèvre trop fort.
Lentement, Harry leva les yeux sur Voldemort qui le regardait avec des yeux plissés. Quelqu'un n'était visiblement pas content de son manque de réaction.
"Il semblerait que le sort ne soit pas assez fort pour toi," dit finalement Voldemort. "Peu importe. Je suis sûr qu'on peut trouver la bonne mesure. Qu'en dis-tu, Harry ? Aimerais-tu devenir aussi fou que les Longdubat ?"
Harry resta silencieux. Avait-il dit Longdubat ? Concentre-toi ! Agrippant fermement sa baguette, Harry se leva sur ses pieds. Il était déterminé à mourir debout, comme ses parents des années auparavant.
"Réponds-moi !" cria Voldemort. "Imperio !"
Le sort frappa durement Harry. Comme en cours de Défense, Harry sentit sa volonté s'envoler et lutta pour la conserver. Soudain, Harry sentit de la chaleur l'envahir suivie par une vague d'énergie. Il avait déjà sentit cette sensation et il n'y avait plus de collier pour la contrôler. La sensation de vide s'évanouit alors qu'il brisait l'Imperium abruptement, projetant ne arrière Voldemort.
Voldemort regarda Harry avec de grands yeux. Tout les Mangemorts qui pouvaient voir les yeux de Harry remarquèrent ce que le Seigneur des Ténèbres fixait. Il y avait une inhabituelle lueur dans ces yeux vert intense. Le pouvoir qui en émanait était effrayant. C'était comme si un vieux et puissant sorcier avait donné ses yeux et sa puissance à ce corps d'adolescent.
"Peut-être ai-je été trop prompt à te juger, Harry Potter," dit Voldemort avec un sourire. "Tu es visiblement puissant. Tu as rejeté deux Impardonnable cette nuit. Rejoins-moi Harry. Je peux te donner plus que ce fou d'Albus Dumbledore. Je peux t'aider à transformer ta puissance en une arme redoutable. Pense à ce qu'on pourrait faire ensemble. Crois-tu être réellement le seul enfant magique abusé par des Moldus ? Ils sont en dessous de nous, Harry. Ils méritent d'être détruit."
Harry n'eut pas à réfléchir.
"Je ne te rejoindrais jamais, Voldemort" dit-il, d'un ton plus confiant qu'il ne l'était. "Tu as tué mes parents. Tu es la raison pour laquelle j'ai dû vivre avec eux."
Voldemort siffla de colère et leva sa baguette mais Harry bougea déjà. Pointant sa baguette sur un groupe de Mangemort, Harry lança un sort de Réduction sur eux, créant une brèche qui lui permit de s'enfuir en courant. Des sorts furent jetés mais Harry savaient où ils étaient et fut capable de les éviter. C'était comme s'il pressentait les coups. Changeant de direction, Harry plongea pour se couvrir et rampa derrière une stèle et se cacha.
"Tu n'as pas changé les règles, Harry," réprimanda fortement Voldemort en approchant. "Je te trouverais et quand je le ferais tu mourras comme tes parents, comme ton ami que Barty a du tué à cause de toi."
Harry serra les poings. Voldemort n'allait pas l'embrouiller. Se repositionnant, Harry inspira et expira calmement, attendant. Voldemort s'avançait de plus en plus. Il était à trois cents mètres…deux cents…cent…cinquante centimètres. En un clin d'œil Harry fut debout, sautant dans les airs en regroupant ses genoux sur sa poitrine puis lança ses jambes à l'extérieur avec autant de force que possible dans la poitrine de Voldemort. Ce dernier tituba et Harry atterrit en position accroupie.
Le mouvement suivant sembla plus lent. Harry se releva, Voldemort regagna son équilibre. En même temps, leurs baguettes se levèrent et se pointèrent sur leurs adversaires. On entendit deux voix dans le cimetière. Un d'adolescent, criant "Expelliarmus !" tandis que la voix aiguë de Voldemort s'écria "Avada Kedavra." La lumière verte du Sortilège de la Mort frappa le jet rouge du sort de désarmement.
Harry sentit sa baguette vibrer dans sa main et raffermit sa prise. Il ne voulait pas la laisser s'échapper…il ne pouvait pas. Un trait doré connecta soudain les deux baguettes, en plus du rouge sortant de la baguette de Harry et du vert de celle de Voldemort. Levant les yeux sur le Seigneur des Ténèbres, Harry vit que Voldemort était aussi choqué que lui.
Quand Harry pensa que les choses ne pouvaient pas être plus étranges, il se sentit décoller du sol avec Voldemort et porté dans une portion de terrain libre de stèles. On entendait les voix des Mangemorts demandant des instructions à Voldemort. Ils reformèrent le cercle et sortirent leurs baguettes, prêt à ensorceler Harry.
Si c'était possible, la connexion dorée issue de leurs deux baguettes le remarqua et se fissura en d'innombrables fils qui fusèrent au-dessus de Harry et de Voldemort, créant un dôme doré, les séparant des Mangemorts. Personne ne pouvait plus intervenir. Harry et Voldemort étaient face à face, seuls.
Voldemort cria quelque chose à ses serviteurs mais Harry ne comprit pas. Il se concentra sur la prise sur sa baguette alors que sa main gauche rejoignait sa main droite. Un son se fit entendre, un son familier qu'il connaissait bien…c'était le chant d'un phénix. Harry ferma les yeux et écouta. Le chant merveilleux accouplé à l'énergie incontrôlable montant en lui, lui redonna espoir. Il se souvint de la seconde tâche, comment il avait utilisa sa seconde crise pour émettre un sort avec sa baguette. Est-ce que cela pouvait remarcher ?
Les vibrations de sa baguette augmentèrent dramatiquement. Ouvrant rapidement ses yeux, Harry vit que le lien entre leurs baguettes avait changé de forme. Il y avait maintenant des billes de lumière qui avançaient doucement vers la baguette de Harry. Il devait les pousser vers Voldemort. Fermant à nouveau ses yeux, Harry se concentra sur sa baguette et repoussa les billes. Il pouvait les sentir bouger lentement vers Voldemort. Il mit encore plus d'énergie, sa concentration était extrême. Lentement, les vibrations de sa baguette diminuèrent permettant à Harry d'ouvrir les yeux et de regarder son adversaire.
La baguette de Voldemort vibrait fortement alors que la première bille toucha la pointe. Des faibles échos de cris résonnèrent alors qu'une main ayant pu appartenir à un fantôme émergeait de la baguette de Voldemort suivi par une tête, une poitrine et des bras. C'était le haut de Cédric Diggory. Harry lâcha presque sa baguette du choc alors qu'il regardait le reste de Cédric sortir de la baguette. Il semblait trop solide pour être un fantôme mais ce ne pouvait pas être autre, n'est-ce pas ?
Cédric se leva, regarda le lien doré entre les baguettes et se tourna vers Harry. "Tiens bon, mon ami," dit-il, sa voix résonant en écho, un rappel d'une chose que Harry avait oubliée.
Il y eut plus de cris alors qu'un autre…être émergea de la Baguette de Voldemort tout comme Cédric. C'était un vieil homme qui semblait étrangement familier à Harry mais il n'arriva pas à mettre un nom sur le visage. Pourquoi n'arrivait-il pas à se souvenir ? L'homme avait une cane sur laquelle il s'appuyait et il contempla la vue devant ses yeux. Il se mit à coté de Cédric et regarda Voldemort.
"Alors c'est un sorcier," dit l'homme avec étonnement puis il se tourna vers Harry. "Bats-toi mon garçon. C'est celui qui m'a tué."
Harry fut épargné de répondre quand une autre silhouette – peu importe ce qu'ils étaient – sortit de la baguette de Voldemort mais cette fois-ci ce fut une femme. Une qu'Harry n'avait jamais vue avant. Elle était petite, à peine plus grande que lui. Elle regarda aussi la scène avant de se tourner vers Harry.
"Tiens bon, Harry," dit-elle, d'une voix en écho comme celles de Cédric et du vieil homme. "N'abandonne pas !"
Les trois silhouettes tournèrent autour du dôme, encourageant Harry et injuriant Voldemort. Une autre tête sortit de la baguette de Voldemort et à ce moment Harry perdit sa respiration. Rien n'aurait pu le préparer à ça.
L'ombre grise de la femme avec des longs cheveux se déposa au sol, et le regarda. La lèvre de Harry tremblait alors que ses yeux se remplirent de larmes. C'était sa mère qui le regardait.
"Tiens bon, mon fils," dit-elle gentiment. "Ton père arrive…continue à tenir, mon chéri."
Alors que sa mère terminait ses encouragements, Harry vit une autre silhouette émergée de la baguette de Voldemort. La présence des cheveux en bataille ne laissa aucun doute dans l'esprit de Harry. James Potter tomba sur le sol et se leva. Il jeta un coup d'œil au trait qui connectait les baguettes avant d'approcher d'Harry, qui pouvait sentir les larmes couler sur sa figure. C'est trop. Harry sentit une autre vague d'énergie se former, prête à être lâchée.
"Tu dois rester fort, Harry," dit James, sa voix en écho. "Contrôle ce que tu ressens. Ta magie fait partie de toi, ne lutte pas contre."
Harry essaya d'acquiescer mais c'était trop. Harry laissa échapper un cri alors que sa tête roulait en arrière et que la surpuissance passe dans sa baguette, à travers le trait qui le liait à Voldemort. Soudain le trait devint deux…deux devint quatre. Voldemort poussa un hurlement de douleur mais ne laissa pas échapper sa baguette. La douleur s'empara du corps de Harry, particulièrement dans la poitrine. Que se passait-il ?
"Casse le lien, Harry !" cria James. "Tu dois le briser !"
"Je peux pas !" s'écria Harry en regardant son père. "Ça veut pas !"
"Harry, c'est ta magie," dit Lily en s'avançant. "Tu es le seul qui puisse la contrôler. Brise le lien puis use de cette puissante magie que tu sens pour changer la coupe en un portoloin. Imagine clairement le Stade de Quidditch de Poudlard dans ta tête et dis Portus. C'est ta seule issue, mon fils."
Harry acquiesça mais cela semblait plus facile à dire qu'à faire.
"Harry, ramène mon corps à mes parents s'il te plaît," dit doucement Cédric. "Ils ont besoin de faire leur deuil, tout comme toi."
Harry acquiesça encore alors qu'une autre vague de pouvoir saisissait son corps maos au lieu de se propager par sa baguette elle sembla exploser. Avec un boum sonore, Harry sentit une force puissante s'enfoncée dans sa poitrine et le projeter en arrière, ainsi que Voldemort. Le dôme doré s'évanouit alors qu'Harry volait dans les airs à une vitesse incroyable. Avant qu'Harry ne s'en rende compte, son dos rentra en collision avec le sol, répandant encore plus de douleur dans son organisme. Son corps hurlait de douleur, ses poumons ne semblaient pas vouloir se gonfler mais Harry savait qu'il devait bouger.
Lentement, Harry roula sur son estomac et regarda alentour pour voir la Coupe et le corps de Cédric pas très loin devant lui. Ignorant les protestations de son corps, Harry se mit sur pieds et tituba jusqu'à sa destination. Ses poumons voulaient de l'air. Sa tête semblait trop lourde pour tenir droite. Harry savait qu'il était sur le point de s'effondrer mais il s'obligea à s'avancer. Il devait le faire. Ses parents et Cédric comptaient sur lui.
Quand Harry atteint sa destination, il s'effondra sur ses genoux, agrippant Cédric par la manche avec sa main gauche et pointant sa baguette sur la Coupe avec sa droite. Fermant les yeux, Harry se concentra sur le Stade de Quidditch jusqu'à ce qu'il est une image claire en tête avant de murmurer, "Portus." Il posa sa main sur la Coupe et sentit instantanément un crochet s'agripper à son nombril. Ses yeux se fermèrent alors que le cimetière disparaissait dans une floraison de couleur.
Un moment plus tard Harry se sentit tomber au sol, lui procurant encore plus de douleur. Il était allongé la tête dans l'herbe attendant que l'obscurité le consume. Incapable de contrôler ses membres plus longtemps, Harry relâcha la prise sur Cédric et sa baguette alors qu'il captait des sons distants. Deux paires de mains le retournèrent lentement. Une main toucha son visage mais Harry ne bougea pas. Il n'avait plus la force.
"Harry, Harry est-ce que tu peux m'entendre ?" demanda une voix familière avec agitation. "Harry, s'il te plait regarde-moi !"
Avant que Harry puisse faire quoique ce soit, des bras le levèrent et l'attirèrent contre la poitrine de quelqu'un. Il se sentit bercer, et c'était douloureux pour son dos qui avait été heurté d'abord un arbre puis le sol. Avec le soupçon de force qu'il put maîtriser, Harry força ses yeux à s'ouvrir partiellement et vit que c'était Sirius qui le tenait. Il savait qu'il n'avait pas beaucoup de temps. Il ne fallait pas être un génie pour savoir que si vous ne pouviez pas respirer, vous mourriez. Lentement, Harry leva sa main gauche et agrippa lâchement la cape de Sirius, faisant sursauter son parrain, qui le regarda avec choc puis soulagement.
"Harry, tu m'as fait peur » dit vivement Sirius. "Tiens le coup. Pompom arrive."
"S-Sirius, J'ai-j'ai essayé," coassa faiblement Harry. La faible lumière semblait s'assombrir. "P-Petti-grow… Croupton… J'ai essayé… de… sauver Cédric… Je suis… désolé… Il est… de retour… Ils…l'ont…ramené…" La douleur, la fatigue et le manque d'air surpassa Harry et son bras devint lâche, relâchant la cape de Sirius et tombant sur le sol. Les yeux d'Harry se fermèrent alors que sa tête roula en arrière. Aucune respiration ne franchit ses lèvres.
Personne ne fut capable d'oublier la scène qu'ils avaient devant les yeux avant longtemps alors qu'ils regardaient Sirius Black, les larmes sur les joues, suppliant son filleul avachi de revenir. Remus Lupin réussit enfin à tirer le Survivant des bras de Sirius et de se précipiter à l'infirmerie dans une ultime tentative de sauver sa vie. Cédric Diggory fuit déclaré mort et il semblait que Harry Potter n'était plus qu'à quelques instants de le suivre. Poudlard n'avait pas le goût à la fête.
