Tout l'univers et les personnages d'Harry Potter appartiennent à la fabuleuse J.K. Rowling.

Cette histoire est le fruit de l'imagination de gingercat0319. Lorelynn est celle qui a faites la traduction jusqu'au chapitre 16, j'y ai juste apportée de légères modifications, je reprendrai les commandes véritablement pour le chapitre 17.

Bonne lecture ! =)


Les lumières du couloir étaient aveuglantes. Infirmières, docteurs, assistants médicaux se pressaient tous, défilant en une valse de blouses blanches et bleues. Drago se rendit à l'accueil et attira l'attention d'une belle jeune femme.

"Je peux vous aider ?"

"Pouvez-vous me dire où se trouve Hermione Granger ? Elle a été admise il y a moins de deux heures. Vous êtes son mari ? On ne laisse entrer que la famille proche dans le service des soins intensifs."

"Oui, je suis son époux," mentit-il.

"Je vais vous conduire à sa chambre, alors. Et avant de patir, j'ai des papiers à vous faire remplir." L'infirmière se leva et le conduisit à travers les couloirs jusqu'à la dernière chambre du service. Il pénétra lentement dans la pièce, ne sachant pas à quoi s'attendre.

Tout autours du lit se trouvaient des machines, des tubes et des trucs qui auraient plus eu leur place dans un film de science fiction. Toujours dans l'entrée, il entendit le souffle d'un respirateur et le bip-bip d'un moniteur cardiaque. Il pouvait sentir son propre coeur se superposer au son de la machine. Le corps qui reposait dans le lit ne ressemblait pas à Hermione. L'infirmière devait s'être trompée de chambre.

Mais en se rapprochant, Drago réalisa que c'était bien elle. Le choc l'immobilisa.

Un docteur entra à sa suite et se présenta comme étant le Dr Stevens. Il lui expliqua l'état et les blessures d'Hermione en le conduisant à son chevet. Drago ne comprenait pas tout ce que le médecin disait, mais il saisit l'essentiel. En plus d'un bras cassé, de côtes fêlées, diverses lacérations et contusions sur le visage, la blessure la plus inquiétante était celle de sa tête. Hermione souffrait d'un traumatisme cranien et était plongée dans le coma.

"Combien de temps restera t-elle comme ça ? Vous ne pouvez rien faire pour la réveiller ?" Drago la regardait nerveusement.

Le docteur se contenta de secouer la tête en lui adressant un regard compatissant. "Malheureusement, on ne peut pas dire combien de temps son coma va durer. Elle peut se réveiller dans un ou deux jours, ou dans une semaine ou dans un mois. Ou dans un an. Seul le temps nous le dira. En attendant, nous allons procéder à des tests pour déterminer l'état de son cerveau."

Quand le médecin fut parti, Drago sorti sa baguette et essaya une multitude de sorts pour la réveiller, mais sans succès. Vaincu, il s'assit sur une chaise à côté du lit. Il saisit délicatement une de ses mains sans vie dans les siennes et déposa un baiser dessus. "Oh Granger, dans quel pétrin t'es tu encore mise," murmura t-il sans attendre de réponse.

De ce qu'il avait compris, Hermione rentrait de son déjeuner avec Harry. Il s'était mit à pleuvoir, rendant la chaussée glissante. Le camion qui la précédait avait fait un brusque tête-à-queue. Même en écrasant la pédale de frein, elle n'avait pu éviter la collision avec la remorque restée en travers de la route.

Hermione était apparemment pressée de rentrer et elle avait oublier de mettre sa ceinture de sécurité. Quand elle heurta le camion, sa tête traversa le pare-brise, l'airbag ne s'étant pas déployé. Sous l'impact, elle se retrouva jetée sur le bord de la route. Une seconde plus tard, un autre camion s'encastra dans sa voiture. Si elle était restée dedans, elle n'aurait sans doute pas survécue. De même, si un enfant s'était trouvé dans le siège auto, il n'aurait pas survécu non plus.


"Merci d'avoir gardé Caroline comme ça au pied levé, Madame Grobin." Drago était revenu très fatigué de sa visite à l'hôpital. Répondre aux questions (ou inventer des réponses quand il ne les connaissait pas), avait fini de pomper toute son énergie.

"Quand tu veux, mon grand." La dame avait appris à apprécier son nouveau voisin intérimaire. Cependant, elle paraissait exténuée après ces quelques heures passées à garder Caroline. "Je prierai pour Hermione."


Quand la voisine fut partie, Drago prit Caroline avec lui et l'assit sur le canapé. Il lui expliqua la situation du mieux qu'il put. Il essaya de ne pas trop rentrer dans les détails pour ne pas l'effrayer.

"Tu ne peux pas utiliser ta baguette et la réveiller, comme dans le parc?" Les larmes ruisselaient sur ses joues.

"Non, mon Chou, j'ai essayé différents sorts, mais aucun n'a marché. Mais ne t'inquiètes pas, on trouvera quelque chose pour la sortir de là. En attendant, tu vas venir avec moi quelque temps."

"Bien. Je préfère rester avec toi qu'avec grand-mère et grand-père. Ils me laissent même pas regarder la télé. Et grand-père est malade et ses médicaments sentent bizarre."

Ah merde. Drago avait oublié les parents d'Hermione. "Caroline, tu connais leur numéro de téléphone?"

"Bien sûr, grand-mère me l'a fait apprendre pour les urgences."

"Génial, donnes-le moi."

"Je peux pas."

"Pourquoi ça ?"

"Je sais le faire que sur le téléphone." Drago maugréa et lui passa son portable.

Caroline essayait de ne rien oublier. Il y avait ses habits, quelques jouets, des livres, des crayons, des jeux...

"Bon Dieu, combien de truc tu vas emmener encore? T'emménages pas pour toujours !" La petite continuait d'ajouter des choses à la pile d'affaires à emmener.

"Oh, encore une chose..." Elle se précipita dans la chambre d'Hermione et sorti une boîte du tiroir de la commode.

"Ok, t'es prête maintenant ?" Il essayait de tout rétrécir pour que ça tienne dans sa poche. Il allait les faire transplanner dans son appart.

"Oh, encore une chose. Je peux pas laisser Daisy." Drago roula des yeux tandis que Caroline attrapait son dragon rose en peluche.

"Ok, allons-y."

"Oh, encore une chose..."

"Y A PLUS DE PLACE ! On y va maintenant." La petite venait à bout de sa patience, déjà qu'il n'en avait pas beaucoup.

"Holà, tu t'es levé du mauvais pied ce matin?"

Il grogna et la prit dans ses bras. Elle lui attrapa le cou fermement. "Bon, ça va te faire bizarre mais ça ne va durer que quelques secondes. On va disparaître et apparaître chez moi. Tiens toi bien, d'accord?"

La fillette approuva silencieusement. Mais dès que le 'pop' retentit, elle hurla.

Caroline hurlait toujours dans l'oreille de Drago quand ils apparurent dans son salon.

"Ok, tu peux arrêter de crier maintenant, on est arrivés. J'espère seulement que je pourrait à nouveau entendre un jour avec mon oreille droite, merci beaucoup."

"Wow, c'était trop bizarre. On peut le refaire ?" Elle entendit Blaise rire; il était assis sur le sofa, sirotant un verre de whiskey Pur Feu.

"C'était très drôle," ricanna Blaise. "Ouais, faites le encore, pour voir."

"Blaise !" Caroline courut vers lui et sauta sur ses genoux, manquant de peu son entrejambe.

"Holà, doucement, ma chérie, tu voudrais pas écraser mes bijoux de famille."

La petite tira sur sa ceinture afin de regarder dans son pantalon. "T'as des bijoux là-dedans ? Je peux les voir ?"

"NON !" crièrent Drago et Blaise en coeur.

"Il n'y a pas grand chose à voir de toute façon. Tu ne rates rien, mon Chou."

Blaise sourit, leva son majeur vers son ami et dit, "Je t'emmerde, Malefoy." puis il se pencha vers Caroline. "Excuses mon Anglais."

"C'est pas de l'Anglais," dit-elle en secouant la tête.

Blaise sourit, embarrassé. "Je voulais m'excuser en quelque sorte."

Caroline essayait de lever son majeur sans bouger les autres doigts. "Qu'est-ce que ça veut dire ?"

"C'est un geste insultant que les jeunes filles ne devraient pas faire."

"Pourquoi ça ?"

"Arrêtes, Blaise, ne l'encourage pas. Elle va le faire à tout va et à n'importe qui après. Caroline, si jamais je te vois faire ça, je ferai en sorte que tu ne puisse plus jamais utiliser ce doigt."

Caroline rigola. "N'importe quoi, tu dis que des bêtises." Pour tester sa théorie, elle sauta des genoux de Blaise et s'approcha de Drago en lui faisant un doigt d'honneur. "Je t'emmerde Drago... Excuses mon Anglais."

Blaise et Drago se regardèrent, incrédules. Caroline les regarda tour à tour et sut qu'elle était en mauvaise posture. "Est-ce qu'elle a bien dit ce que j'ai cru entendre ? Regardes ce que t'as fait Blaise." Le grand blond baissa les yeux sur la petite, agita sa baguette et jeta un sort d'invisibilité sur son majeur. "Je t'avais prévenu."

Caroline cria. "Mon doigt ! Mon doigt a disparu ! Rends le moi !"

"Je te le rends si tu promets de ne plus faire ce geste avec et de dire ce gros mot."

Elle baissa la tête et grommela, "D'accord, je promet."

Draco mit une main en coupe derrière son oreille. "Je n'ai rien entendu."

"D'ACCORD, JE PROMET ! Maintenant, fais-le réapparaître."

Drago inversa le sort. "Il faut te mettre au lit, maintenant." Il jeta un coup d'oeil alentours et rugit. "Trixie, ramènes-toi !"

Trixie, l'elf de maison tout à coup. "Oui, maître ?"

Caroline fut effayée par le subite 'pop' et la vue de l'elfe. Evidemment, elle n'en avait jamais vu, aussi se remit-elle à crier.

Trixie ne se souvenait pas, non plus, avoir jamais vu d'enfant et quand la fillette se mit à hurler, la créature se recroquevilla au sol en tremblant.

"Caroline, tais-toi !" pesta Drago. La petite se tut instantanément. "C'est Trixie. Elle va te montrer ta chambre et t'aider à t'installer."

"Qu'est-ce que c'est ? Elle existe pour de vrai ?"

"Evidemment qu'elle existe. C'est un elfe de maison."

"Trixie est ravie de servir la petite Miss." L'elfe se pencha respectueusement.

Caroline sourit et fit une petite révérence en retour. "Enchantée de te connaître, Trixie. J'espère qu'on sera amies."

Trixie regarda Drago, confuse. Celui-ci tenta d'expliquer. "Caroline, en fait, les elfes de maisons ne sont pas fait pour être des amis."

"Pourquoi pas?"

"Je ne sais pas, c'est juste comme ça, c'est la règle."

La fillette croisa les bras et souffla. "Et ben c'est débile comme règle. Pas vrai, Blaise ?" Elle se tourna vers lui.

Blaise était en train de s'allumer une cigarette. Il éteignit son briquet d'argent et secoua la tête. "Désolé ma chérie, je rentre pas dans ce débat."

"Beurk, tu fumes ?" Elle piétina vers lui et attrapa la cigarette qu'il avait coincée entre ses lèvres. "Laisses moi essayer." Elle porta la cigarette à sa bouche. Blaise la récupéra in extremis et l'éteignit.

"Tu ne veux pas commencer cette mauvaise habitude, crois moi. Si tu fumes, des poils vont te pousser sur le torse."

Caroline escalada ses genoux à nouveau et regarda par le col de sa chemise. Blaise avait pas mal de poils lui même.

"Wow, tu dois fumer beaucoup!"

La journée avait été fatiguante. Drago voulait retourner à l'hopital, vérifier l'état d'Hermione, mais les infirmières l'avaient assuré de l'appeler s'il y avait du nouveau.

La sonnette retentit. Blaise et Drago se regardèrent. "Me dis pas que t'as pas annulé les plans de ce soir ? Ca doit être Pansy et sa copine."

"Désolé mon pote," répondit le jeune homme noir, "Avec tout ce qui c'est passé, j'ai complètement oublié."

Caroline courut ouvrir la porte avant que Drago ne réagisse.

Pansy entra, habillée sur son trente-et-un. Elle portait une étroite robe verte et des talons aiguilles noirs. Elle était seule. Sa copine avait convenu de les rejoindre plus tard au bar. Elle adressa un regard charmeur à Drago et un petit geste de la main vers l'autre jeune homme. "Salut Blaise," dit-elle, mielleuse. Blaise hocha la tête. Il ne la tolèrait que quand il avait envie de baiser.

Elle remarqua enfin l'enfant, ainsi que sa chevelure blonde et ses yeux bleu-gris. "Oh, c'est curieux. Je ne savais pas que tu avais eu un enfant de l'amour, Drago," dit-elle d'une voix trainante.

"C'est quoi un enfant de l'amour?" demanda Caroline innocemment.

"Laisses tomber, je t'expliquerais plus tard. Pansy, je te présente Caroline, la fille de Granger. Elle a eu un accident et je garde la petite quelque temps."

Pansy digérait l'information. "Aah, intéressant. Je n'aurais jamais cru que tu baiserai la sang-de-bourbe."

"Pansy, tu ne sais pas de quoi tu parles et, honnêtement, je suis trop fatigué pour te l'expliquer." Il sentit la colère l'envahir, et si elle ne partait pas rapidement, il allait probablement devenir violent. Après Poudlard, il ne pouvait plus la supporter, et n'arrivait pas à croire qu'il avait pu coucher avec elle à l'école.

"C'est quoi un sang-de-bourbe ?" Caroline ne lachait pas Pansy des yeux. Elle avait décrété qu'elle ne l'aimait pas du tout; elle avait l'air d'une méchante dame.

"Je t'expliquerai plus tard. Pansy allait justement partir." Il commença à pousser la jeune femme vers la porte.

"Hey, Drago, c'est comme ça que tu traites tes invités ?" se plaignit Pansy.

Caroline s'approcha de Drago et se cacha derrière sa jambe de pantalon. "Drago, c'est une de tes poufiasses ?"

Pour la première fois de la journée, Drago ria à gorge déployée. "Oui, mon Chou, c'est à ça que ressemble une poufiasse." Il ria de plus belle en poussant Pansy dehors et en claquant la porte sur son air outré.


Je posterai le chapitre 8 sous peu, pour les autres je les mettraient demain (du 9 au 16) =)

Voilà !