Tout l'univers et les personnages d'Harry Potter appartiennent à la fabuleuse J.K. Rowling.
Cette histoire ne m'appartient pas, c'est le fruit de l'imagination de gingercat0319. Lorelynn est celle qui a faites la traduction jusqu'au chapitre 16, j'y ai juste apportée de légères modifications, je reprendrai les commandes véritablement pour le chapitre 17.
Bonne lecture ! =)
Blaise éloigna le verre de Drago. La Bouteille de whisky Pur Feu était presque vide.
"Combien en a tu bu ?" demanda t-il.
"Pas assez," répondit le blond.
Ils restèrent silencieux un moment, assis sur la terrasse du manoir. Drago avait ses pieds posés sur la rambarde.
"Alors, tu veux en parler?" Il n'avait jamais vu son ami aussi secoué avant aujourd'hui.
Drago ferma les yeux tandis qu'il relatait toute l'histoire. Sa voix se cassa plusieurs fois quand il aborda la partie du viol. Il ne pouvait se sortir ses suplications de la tête.
Blaise resta sous le choc. "Wow, c'est sacrément la merde !" Il leur versa finalement un autre verre à chacun.
Drago pressa ses paumes contre ses yeux. "Comment Granger pourrait jamais me pardonner ce que je lui ai fais ?"
"Il n'y a rien à pardonner. Arrêtes de te torturer à propos d'un truc sur lequel tu n'avais aucun contrôle. Vous êtes tous les deux les victimes de Lucius." Blaise s'alluma une cigarette. "Ecoutes, ce qu'a fait ton père, c'est franchement tordu, mais c'est lui qui est à blâmer, pas toi. Tu ne peux pas revenir en arrière et changer les choses. Tu dois surmonter tout ça, avancer et prendre soin de ta fille."
Drago savait que son ami avait raison, mais le remord et la culpabilité submergeait tout autre sentiment.
"Alors, qu'est-ce que tu vas faire maintenant ? Qu'est-ce que tu vas dire à Caroline ?"
"Me dire quoi ?" Caroline se tenait derrière eux, se frottant les yeux en pyjama, son dragon en peluche rose dans les bras.
"Ca fait longtemps que t'es là, ma chérie ?" demanda Blaise.
"Non, j'arrivais pas à dormir. Alors, de quoi vous parlez ?" Elle escalada les genoux de Drago et s'assit dessus à califourchon, reposant contre la poitrine du jeune homme, sa tête juste sous son menton. Il l'entoura de ses bras, déposant un baiser sur le haut de la petite tête blonde. Comment pouvait-on sentir si bon?
Ca le tuait qu'elle l'appelle par son prénom. "C'est bientôt ton anniversaire. On en parlait avec Blaise", mentit-il. "Qu'est-ce qui te ferait plaisir ? Une petite fête, peut être?"
Il entendit des reniflements et sentit son tee-shirt s'humidifier de larmes. "Non, je veux que ma maman revienne." Elle essuya son nez sur son vêtement.
"Ta mère ira mieux bientôt. On travaille sur une potion spéciale qui va l'aider à se réveiller."
"Et si elle se réveille jamais ? Et si elle meurt ? Je serai toute seule, comme une orpheline," pleura t-elle.
Aurait-elle pu lui dire chose plus cruelle ? "Ne t'inquiète pas, mon Chou. Tu ne seras jamais seule, ta mère va se remettre. Et puis, tu m'as moi... et Blaise."
Ses paroles semblèrent l'apaiser. Elle se redressa et regarda les jeunes hommes tour à tour. Une expression perplexe se peignit sur son petit visage.
"Est-ce que vous êtes gay ?"
Blaise recracha le whisky qu'il buvait. "Merde, d'où est-ce que tu sors ça ?"
"Je me demandais, c'est tout," dit-elle en haussant les épaules.
"Non, on est pas gay," rit Drago. "Loin de là !"
"Tant mieux. Comme ça Blaise peut devenir mon petit ami." Caroline applaudit à son idée.
Drago resta un instant interdit, sous le choc. "Quoi ?"
"Oh ma Chérie, tu me voudrais pas pour petit ami, crois moi," répondit Blaise en lui faisant un clin d'oeil. "J'ai d'horribles habitudes, je bois, je fumes, je laisse le siège des toilettes relevé..." Caroline rigola.
"Ouais, et t'as vu comme il est poilu ? Il se rase tout le temps. De toute facon, il n'est pas assez bien pour toi," dit Drago avec un soupçon de dédain.
Blaise sourit et allait lui faire un doigt.
"Zabini, ne t'avise pas de me faire un doigt d'honneur. Tu vois ce que je voulais dire, Caroline ? Aucune classe, celui-là."
"Drago, Drago !" Murmura Caroline dans l'oreille de ce dernier, encore endormi. "Lèves-toi ! Il faut te préparer pour aller voir maman." Elle secoua son épaule, essayant de le réveiller.
Drago roula sur le côté et regarda son réveil. "Caroline, il n'est que 5h30. Vas te recoucher." Après sa journée d'hier, il était au-delà de l'épuisement et avait besoin de chaque minute de sommeil qu'il pouvait prendre.
Hier. La journée qui avait changée sa vie. Il était père maintenant. Son père. C'était irréel, et trop dur d'y penser. D'un côté, il était transporté de savoir que Caroline était sa fille. Maintenant qu'il savait, il n'arrêtait pas de relever les similitudes entre eux. Pas seulement ses cheveux et ses yeux, mais aussi son tempérament, sa curiosité, sa capacité à faire des bétises. D'un autre côté, il était rongé de culpabilité quant aux circonstances dans lesquelles elle avait été conçue. Drago avait fait beaucoup, beaucoup d'exactions par le passé, mais rien de comparable.
Il avait promit à Caroline qu'elle verrait Hermione aujourd'hui et c'était la troisième fois qu'elle le réveillait cette nuit. Dire qu'elle était excitée, était un euphémisme.
Finalement, il se leva à 7h, seulement vêtu de son boxer. Arrivé à la porte de sa chambre, il se maudit en silence : il n'était plus seul désormais. Il mit un bas de pyjama et un tee-shirt.
Il se dirigeait vers la cuisine où Trixie avait préparé son café et son journal, quand il surprit du coin de l'oeil, Caroline assise dans le salon. Il revînt en arrière. Elle était sagement assise à côté de la cheminée, ses cheveux bouclés attachés par un ruban rose. Elle avait mit sa plus belle robe, rose imprimée de fleurs blanches, et portait des chaussettes à dentelles et des chaussures vernies. Elle tenait son petit sac à main rose sur ses genoux tandis que ses jambes se balançaient paresseusement.
"Tu n'es pas encore près Drago ? Il faut qu'on y aille," dit-elle en le remarquant.
Il roula des yeux. "Caroline, c'est trop tôt pour aller à l'hopital. Viens manger ton petit dej. Trixie t'a préparé des pancakes."
"Je peux pas manger, ça va faire des tâches sur ma robe."
"Mais non, ta robe n'aura rien. Et quand bien même, tu n'auras qu'à en mettre une autre."
"Mais, c'est la préférée de maman. Je l'ai mise exprès pour elle."
"Caroline, je te promet qu'il n'arrivera rien à ta robe. Maintenant, ramènes tes fesses et viens manger." Drago ne voulait pas commencer cette journée en se disputant avec elle.
Après qu'il eu prit sa douche et se soit habillé, il s'assit à côté de la fillette. "J'ai un cadeau pour toi, mon Chou." Il sortit une petite boite en velour de sa poche qu'il tendit à Caroline.
Elle l'ouvrit et découvrit une ravissante gourmette agrémentée de petits diamants et saphires roses.
Ses yeux s'agrandirent. "Wow, c'est pour moi ?"
Drago prit le bijou et l'attacha autours du poignet de Caroline. "Je sais que tu aimes le rose, comme ça tu pourras en porter tout le temps. D'ailleurs, je ne veux pas que tu l'enlèves." Il toucha le fermoir de sa baguette et le fit disparaître pour qu'on ne puisse plus l'ouvrir.
"Oh, je ne l'enlèverais jamais ! C'est tellement beau. Merci !" Elle lui attrapa le cou et déposa de petits baisers sonores sur les joues. Puis elle remua son poigné pour faire briller les pierres dans la lumière.
"De rien, mon Chou. Maintenant que tu as tes propres bijoux, tu n'as plus besoin d'embêter Blaise pour voir les siens," plaisanta t-il.
Elle rigola. "Oui, mais moi je les cacherai pas dans mon pantalon, je veux que tout le monde les voit."
Drago avait ensorcelé le bracelet pour savoir où elle était à chaque instant. Il n'allait pas prendre le risque qu'il lui arrive quoique ce soit. Blaise l'avait trouvé paranoïaque et s'était moqué de lui, proposant de lui tatouer l'oreille comme les chiots. Peut être était-il un peu extrème, mais il ne voulait rien laisser au hasard concernant la sécurité de la personne la plus importante de sa vie.
Arrivant devant l'hopital, ils s'arrêtèrent chez le fleuriste qui s'étaient établi à côté. Le magasin possèdait des fleurs et des plantes de toutes les variétés possibles et imaginables, magiques ou non. Caroline était émerveillée. "Wow, c'est comme si on était au paradis. Je peux choisir les fleurs de maman ?"
"Bien sûr, prends celles qui te plaisent."
Elle ne savait pas où donner de la tête. Il y avait des fleurs partout, au sol, sur les murs, au plafond. La plupart des fleurs étaient étiquetées de leur nom usuel. Mais certaines arboraient de long noms bizarres et compliqués. "C'est quoi les mots au-dessus des fleurs ?"
La fleuriste se rapprocha de l'endroit que Caroline pointait du doigt.
"Oh, il s'agit de leur genre et espèce. C'est un peu leur nom de code, si tu veux. Je ne les ai pas toute nommée, mais c'est en projet." La femme sourit à Caroline. "Mais n'hésites pas si tu as d'autres questions."
"Tu peux m'aider, Drago ? Y a des mots que je n'arrive pas à lire." Elle attrapa sa main et le tira vers une rangée de fleurs.
"Ok, voyons voir. Je sais même pas si je les prononce bien. Echinacea Purpurea – Rudbeckie Pourpre; Hedychium Coronarium – Lys Papillon; Lavandula Angustifolia – Lavande Anglaise– celles-ci sont difficiles."
"Ces 'Pansy' n'ont pas de noms bizarres, Drago." Elle pointait un groupe de pensées multicolores.
"Pas Pansy, mais pensée. Et c'est facile, ce sont des 'Putas Totalicus'," rit-il.
La clochette de l'entrée tînta. Pansy Parkinson entra justement dans le magasin. Elle repéra immédiatement Drago et Caroline et se dirigea vers eux.
"Tiens, tiens, mais qui voilà ? Drago et sa petite miss Malefoy." Caroline était trop occupée à courir de fleur en fleur, et n'entendit pas l'arrivée de la serpentard.
Drago se tourna lentement vers elle. "Quand on parle du diable, on en voit les cornes. Tu es sorti de ton trou à la recherche d'une potentielle victime ?"
"Et bien, Drago, mon chéri, tu devrai être plus gentil avec moi. Je vais déjeuner avec ma bonne amie Rita Skeeter. Je suis sûre qu'elle serait intéressée d'apprendre qu'il y a une nouvelle venue dans la famille Malefoy."
"Drago, qu'est-ce qu'elle fait là ?" Caroline grimaça à la vue de Pansy. Elle tenait un bouquet de marguerite qu'elle avait choisit pour sa mère.
Pansy se pencha. "Esse que tu twouve des fleuw à ton gout, petite fiwe ?" Dit elle en imitant grossièrement le problème d'élocution de Caroline.
"Wow, Parkinson, t'as atteint le fond là. Tu ne trouves plus de victime à ta taille, tu t'en prends aux gosses maintenant ?"
Le visage de Caroline devînt rouge de colère. Elle repéra une plante grimpante, et d'un geste de son doigt, les ramifications s'approchèrent de la tête de Pansy, prêtes à lui enserrer le cou. Drago s'en apperçut aussitôt et s'interposa, lui faisant signe d'arrêter. La plante s'immobilisa et retomba sur le sol. Caroline avança sa lèvre inférieur et se contenta de bouder.
Pansy n'avait pas remarquer ce qui avait failli lui arriver. "Tu sais, Drago, on aurait pu être bien tous les deux. Tout le monde pensait qu'on était le plus beau couple à Poudlard et qu'on se marierait un jour. Mais non, au lieu de ça, tu t'es entiché d'une sang-de-bourbe. Mais ne t'inquiètes pas, je ferai en sorte que tout le monde soit au courant de tes petits secrets," cracha Pansy. Finalement, Drago trouvait l'idée de l'étrangler tout à fait séduisante.
Si elle avait su toute la vérité, elle aurait pu causer pas mal de problèmes. Mais heureusement, il connaissait lui aussi quelques un de ses petits secrets.
"Je suis sûr que Rita serai aussi très intéressée d'apprendre à la communauté magique que tu n'as même plus un sou en poche. Ton père a perdu au jeu toute la fortune de la famille Parkinson. J'imagine que je suis le seul à le savoir en dehors de ta famille, Blaise mis à part. Une fois que ça se saura, tu ne seras plus la bienvenue dans le cercle des aristos, et tu pourras dire adieu à un riche mari." Il finit sa tirade avec un large sourire satisfait.
Pour la première fois, Pansy resta sans voix. Elle resta là, s'étouffant de rage. Drago paya les fleurs que la petite avait choisit, lui prit la main et se dirigea vers la sortie. En passant près de Pansy, Caroline s'arrêta, lui jeta un coup c'oeil, puis sortit deux pièces qu'elle tendit à drago. Celui-ci repoussa sa main, il avait compris ce qu'elle comptait faire. "Non, mon Chou, elle ne les vaut pas."
Drago repartit, tirant sa fille derrière lui. Caroline vérifia qu'il ne la surveillait pas, et, regardant Pansy par dessus son épaule, elle lui fit un magnifique doigt d'honneur.
Caroline me fait délirer avec ses réactions ! J'adore ! Et vous ? =)
