Tout l'univers et les personnages d'Harry Potter appartiennent à la fabuleuse J.K. Rowling.

Cette histoire ne m'appartient pas, c'est le fruit de l'imagination de gingercat0319. Lorelynn est celle qui a faites la traduction jusqu'au chapitre 16, j'y ai juste apportée de légères modifications, je reprendrai les commandes véritablement pour le chapitre 17.

Bonne lecture! =)


Plusieurs jours passèrent avant que la potion ne soit au point. Mais dès que le Docteur Jenkins la lui eut donné, il ne fallut pas longtemps à Hermione avant de reprendre ses esprits. Enfin, du moins était-elle réveillée.

"Ne t'avise pas de me toucher, connard !" hurlait-elle.

Drago entendit des cris depuis le couloir. En entrant, il vit Hermione acculée dans un coin, Ron penché au-dessus d'elle, essayant de lui attraper les mains.

Drago pointa sa baguette dans la touffe rousse du garçon. "Tu l'as entendu, Weasmoche ? Eloigne toi d'elle."

Ce dernier ignora l'intervention du blond. "Sois raisonnable, Mione. Je ne te veux pas de mal. Je t'aime," plaida Ron.

"Remballe ton amour et casse toi !" Elle ne lui avait pas parlé depuis qu'elle était revenue. Ce n'était pas faute d'avoir envie de le voir, mais il n'avait fait que l'éviter. Il y a quatre ans, il avait choisi Lavande plutôt qu'elle quand il avait découvert qu'Hermione était enceinte. Et maintenant, il voulait revenir dans sa vie; ça n'avait pas de sens.

"Tu ne devais pas m'aimer tant que ça quand tu sautais Lavande. Je m'en suis très bien sorti sans ton soit-disant amour ou ton amitié intéressée." Elle lui jeta un regard chargé d'une haine qu'il ne lui avait jamais vu. "Maintenant, si tu veux bien m'excuser, j'aimerai que tu foutes le camp de ma chambre !" dit-elle toujours accroupie au sol.

Drago n'en perdait pas une miette, jubilant presque. "Quelle partie tu comprends pas quand elle te dit de dégager, Weasmoche ?"

Ron lui lança un regard peu amène et battit en retraite. "C'est pas fini, Hermione. Je reviendrais quand tu auras les idées plus claires. Tu n'es pas en état de discuter, tu ne sais pas ce que tu dis."

"Va te faire voir, Ronald! On n'a rien de plus à discuter." Elle attrapa la main que le serpentard lui tendait pour se relever. Elle était encore faible et il dut passer un bras autours de sa taille pour la soutenir.

Ron était furieux de voir son pire ennemis l'aider. Ca aurait dû être vers lui qu'elle aurait dû se tourner, pas vers Malefoy. Il quitta la pièce, plein de dégôut et d'amertume.

"Merci, Malefoy. J'avais peur qu'il ne parte jamais. Qu'est-ce que j'ai bien pu trouver à cet débile ?"

"Je me demande aussi. Tu veux que je te remette au lit ?"

"Seulement si tu m'y rejoins," répondit-elle avec un clin d'oeil mutin.

L'expression qui se peignit sur le visage du jeune homme n'avait pas de prix ! Elle lui donna un léger coup de poing sur l'épaule. "Relax, je te charrie ! Par contre, il faut absolument que j'aille pisser, j'en peux plus ! Tu peux m'amener jusqu'aux toilettes ?"

Il l'aida silencieusement, soutenant son corps un peu trop léger.

Le médicomage Jenkins arriva un peu après, "Alors, comment se porte notre patiente aujourd'hui ?"

"Elle semble aller bien. Un peu faible, peut être. Mais elle agit un peu bizarrement."

"Ah oui, j'aurais dû vous avertir avant. Ca arrive souvent aux personnes qui sorte du coma. Un traumatisme cranien peut causer des changements du comportement et provoquer des émotions instables en touchant différentes zones du cerveau, dont celle qui régit les inhibitions. Elle pourra se montrer extrèmement sensible à certaines moments, déprimée ou maniaque à d'autres, et avoir un comportement sexuel explicite. Elle peut également avoir des difficultés à censurer son language. Mais ne vous inquiétez pas, ce sera probablement temporaire et il y a de grandes chances qu'elle ne s'en souvienne même pas."

"Génial," grogna Drago, "il manquait plus que ça ; une schizophrène vulgaire et en chaleur à surveiller !"

"Hey, Malefoy," cria Hermione à travers la porte. "Passe moi une brosse à dent et du dentifrice, tu veux bien ? J'ai l'impression qu'un rat est venu crever dans ma bouche !"

Le médicomage rigola en s'en allant, "Je crois que je n'ai rien à ajouter après cette tirade inspirée !"

Blaise entra dans la chambre. "Caroline regarde les poissons de l'aquarium avec Padma. Alors, ça a marché ? Elle est sorti du coma ?" Il avait remarqué le lit vide.

"Oui, le monstre est revenu à la vie." Drago roula des yeux, indiquant la salle de bains.

La gryffondor en sorti, rayonnante. "Fraiche comme une fleur !"

Elle remarqua Blaise, et poussa un sifflement admiratif en le regardant de haut en bas. "Mais c'est Noël avant l'heure, ma parole," ronronna t-elle. Elle laissa une main vagabonder sur le torse du jeune homme et descendit lui enserrer les parties d'une main ferme et cajoleuse. "Et bien monté avec ça !" D'habitude, Blaise ne se trouvait jamais à court de mot, mais là il en resta sans voix. Elle lui attrapa la nuque de sa main libre pour le rapprocher d'elle.

Blaise essaya de se reculer pour éviter les lèvres d'Hermione. "Aide moi, putain !"

Drago tira Hermione vers lui. "Tout doux, on se calme, jeune fille."

La gryffondor le regarda. "Quoi ? T'es jaloux? Désolée, je t'ai oublié. On se fait un plan à trois, si tu veux ?"

Elle regarda les deux jeunes hommes, tour à tour puis se ravisa, "Finalement, je préfère les blonds. Désolée Blaise." Ce disant, elle s'attaqua à la ceinture du serpentard. "Est-ce que tu es un vrai blond d'ailleurs, Malefoy ?" rigola t-elle.

"Bordel, Granger, arrête ça tout de suite !" Il la tira vers son lit.

Blaise s'éclaircit la gorge. "Hum, euh... je crois que je vais retourner surveiller Caroline." Il tourna les talons et quitta la pièce dans un claquement.

"Caroline ! Mon bébé ! Je veux voir mon bébé !"

"Caroline ne t'approchera pas tant que tu te comporteras comme ça !"

Il réussit enfin à l'asseoir dans son lit. Elle regarda autours d'elle et sembla enfin réaliser où elle se trouvait. "Qu'est-ce que je fais à Sainte Mangouste ?"

"En fait, tout à commencer le jour où tu as déjeuner avec Potter..." Il lui raconta l'accident dont elle ne se souvenait pas, comment elle avait été transportée dans un hopital moldu. Il étudia sa réaction quand il aborda la réaction de sa mère sur le fait de la transférer ici. Elle ne parut pas surprise de savoir que Carole avait agit comme une conne. Elle était secrètement soulagée de se trouver dans un endroit échappant à l'influence de sa mère.

"Il faut qu'on parle, Granger. A propos de Caroline." Il s'assit sur son lit, près de ses jambes étendues.

Les yeux d'Hermione se rétrécirent. "J'espère que ce n'est pas au sujet des conneries que tu as raconté à MA fille, comme quoi tu étais son père ?"

"Quo i? Comment tu...?" Il la regarda comme si une deuxième tête lui avait poussée sur l'épaule.

"J'ai tout entendu."

"T'as quoi ? Tu.. mais t'étais..."

"Tu veux un dessin, Malefoy ?" Elle pointa un doigt sur son torse, "J'ai", elle traça un cercle de ses mains, "tout", puis elle mit sa main en coupe à son oreille, "entendu !"

"Je ne pensais pas que tu pouvais tout entendre dans le coma."

"Et ben si, ne t'en déplaise. Je vous ai entendu, Caroline et toi, et t'es à enfermer si tu crois vraiment que t'es son père. Comment ose tu lui bourrer le mou avec tes mensonges !"

"Ecoute moi une minute." Il lui raconta comment Harry était tombé sur le souvenir et ce qui c'était passé quand lui-même avait regardé dans la pensine. Il prit soin de n'omettre aucun détail, elle méritait l'entière vérité.

Hermione le regarda, abasourdie. Des larmes apparurent dans ses yeux et elle tenta de les cacher de ses mains tremblantes.

"Non. Non, non, non. Tu mens. Tu racontes n'importe quoi pour m'enlever Caroline. Et c'est particulièrement tordu, même venant de toi, Malefoy."

"Regarde moi." Il lui prit les mains et dégagea son visage. Ses yeux gris plongèrent dans les siens. Elle pu y lire toute la peine et la sincérité qu'il ressentait. "Tu dois me croire... et me pardonner pour ce que je t'ai fait." Il baissa la tête en prononçant la dernière partie.

Caroline déboula dans la pièce à ce moment là. "Maman ! Maman ! Maman ! T'es réveillée !" Elle vola littéralement au-dessus du lit vers les bras de sa mère. Hermione sécha rapidement ses larmes et serra sa fille dans ses bras à l'étouffer.

Blaise entra à la suite de la fillette. "Désolé, je n'ai pas pu l'arrêter. Elle voulait voir sa maman."

Hermione ria aux éclats tandis que Caroline déposait de petits baisers partout sur son visage. Drago sourit et se leva pour partir. "Blaise et moi allons vous laisser un moment." Il se pencha et murmura à l'oreille de la jeune femme. "Nous reprendrons cette discussion plus tard." Et ils quittèrent la pièce.

"As tu été une gentille fille ? Comme tu es jolie aujourd'hui ! Une vraie princesse !"

"Oui, j'ai été trèèèès sage. Bon, sauf la fois où j'ai colorié dans les livres de Papa avec les..."

Hermione fronça les sourcils. "Papa ?"

"Oui, tu savais pas ? Drago c'est mon Papa. Mais il a dit que tu le savais pas encore." Elle sourit et serra sa mère une nouvelle fois dans ses petits bras.

"Hum, je crois qu'il t'as donné des informations inexactes. Tant qu'on a pas tiré ça au clair, je préfère que tu continues de l'appeller 'Drago'."

Le visage de la fillette s'affaissa. Hermione se sentit coupable de décevoir ainsi sa fille. Elle savait que Caroline avait toujours secrètement révé d'avoir elle aussi un père. "Mais Papa... Drago a dit..."

"Qu'est-ce que je t'ai dit à propos de croire ce que disait Drago ?"

"Mais j'ai les mêmes cheveux que lui. Je croyais que c'était parce qu'il buvait beaucoup de lait, mais il aime même pas ça," essaya t-elle de raisonner.

Hermione roula des yeux et installa Caroline plus confortablement sur ses genoux. "On parlera de ça plus tard, d'accord. Racontes moi plutôt ce que tu as fait tout ce temps."

"Et ben, j'ai été très sage à part la fois où j'ai colorié dans les livres de Pa...Drago mais c'était pour leur faire des vêtements, parce que les filles elles étaient toutes nues ! Et puis j'ai montré une photo d'une dame qui avait les mêmes seins que toi et Blaise a dit que tu avais une belle paire."

Caroline était lancée, une fois qu'elle commençait à bavarder, il était difficile de l'arrêter. Hermione se contenta de la regarder et d'écouter son babillage, caressant ses cheveux.

"Tu savais que Drago avait un elfe de maison ? Mais j'ai pas le droit d'être son amie," ajouta t-elle tristement. "C'est la règle."

"Oh, et on a regardé plein de films. Mais pas des pornos. Ce sont les films préférés de Drago, mais il les a tous donné à Blaise. J'ai même pas eu le droit d'en regarder."

"Tu savais que Blaise il garde ses bijoux de famille dans son pantalon ? Mais Drago m'a donné mes propres bijoux. T'as vu mon bracelet ?" Elle tourna et retourna son poignet sous le nez de la jeune femme. Hermione le regarda attentivement et remarqua qu'on lui avait jeté un charme. Il faudra qu'elle interroge Drago là-dessus.

Tandis que Caroline continuait de parler de son temps passé avec Drago, le souffle de la jeune femme se fit plus laborieux. Son visage rougit petit à petit et sa tête commença à lui faire mal.

"Oh et Maman, regarde mon carnet. Il y a une page pour Drago et une page pour Blaise. Chaque fois qu'ils disent un gros mot, je fais un bâton. Après, à la fin de la semaine, je compte les bâtons et ils me donnent de l'argent pour chacun. C'est plus facile que de le faire à chaque fois, parce qu'ils disent tout le temps des gros mots." Elle lui montra son cahier qu'elle gardait toujours dans son sac à main. "T'as vu, je vais être super riche !"

"Je vois surtout que Malefoy a beaucoup de bâton et qu'on est seulement mardi," observa Hermione.

"Oui mais c'est parce que, aujourd'hui, il s'est coupé en se rasant et qu'il y avait du sang sur sa chemise. Après il a glissé sur une de mes poupées qu'était par terre. Et puis la poufiasse des fleurs et venue et lui a crier dessus. C'était vraiment un mauvais jour quand même."

"La poufiasse des fleurs ?"

"Oui, son nom c'est comme des fleurs. Je me souviens pas lesquelles, mais elle est vraiment méchante. Je l'aime pas du tout. Quand Drago regardait pas, et ben je lui ai fait un doigt d'honneur."

"Tu as fait quoi ?" La voix d'Hermione enflait de plus en plus.

"Bah tu sais, un doigt d'honneur." Elle lui fit une démonstration. "C'est Blaise qui m'a montré mais Drago veut pas que je le fasse ou il fera disparaître mon doigt."

"MALEFOY ! RAMENE TON CUL ICI TOUT DE SUITE, ESPECE DE FILS DE PUTE !" hurla t-elle.

"Oh, Maman, je crois que je vais commencer une page pour toi aussi."


Et voilà un réveil pour le moins mouvementé ! Alors vous pensez qu'elle va lui faire quoi à Drago, en étant aussi énervé ? xD