Tout l'univers et les personnages d'Harry Potter appartiennent à la fabuleuse J.K. Rowling.
Cette histoire ne m'appartient pas, c'est le fruit de l'imagination de gingercat0319. Lorelynn est celle qui a faites la traduction jusqu'au chapitre 16, j'y ai juste apportée de légères modifications, je reprendrai les commandes véritablement pour le chapitre 17.
Bonne lecture! =)
Drago se retrouva à nouveau dans la pièce du dongeon. Comme il pouvait haïr cette chambre qui n'existait heureusement plus à l'heure actuelle, maintenant que les rénovations étaient terminées.
Il remarqua que le souvenir touchait à sa fin, sa version du passé avait déjà pris congé. Hermione était recroquevillée sur le lit pendant que Lucius lui effaçait la mémoire.
La vraie Hermione était assise sur le sol crasseux, ses bras étroitement serrés autours de ses genoux, tremblant légèrement.
Drago s'agenouilla près d'elle et dégagea gentiment les mèches cachant son visage. Il n'était pas sûr s'il pouvait la toucher ou non. Heureusement qu'elle n'avait pas de baguette; une Hermione en colère armée d'une baguette était la dernière chose qu'il voulait affronter.
Elle releva la tête et plongea son regard chargé de larmes dans le sien. Elle comprenait tout maintenant, et la réalité la frappa de plein fouet.
Le serpentard ne supporta plus de ne pas la toucher, aussi l'attira t-il au creux de ses bras. Elle passa lentement ses bras autours de son cou et appuya sa tête contre son torse. Il lui frotta doucement le dos en la berçant pour la calmer, maintenant sa tête brune tout contre lui. Il la serra plus fort, comme si son étreinte pouvait effacer la peine de la jeune fille.
Drago la tenait toujours dans ses bras quand ils sortirent de la pensine. Il s'assit sur le lit en l'attirant sur ses genoux. Hermione pleurait silencieusement. Il déposa des baisers sur ses paupières closes, baisant les larmes qui s'en échapaient. Il descendit ainsi jusqu'à ses lèvres, suivant les perles salées. Il hésita quand elle releva la tête, ses yeux chargés de peine plongeant dans ses iris gris. "S'il te plaît, pardonne moi," dit-il.
Elle secoua lentement la tête. "Il n'y a rien à pardonner," murmurra t-elle dans un souffle. "Tu auras certainement du mal à me croire, mais je suis soulagée que ce soit toi plutôt que Lucius." Elle émis un rire qui ressemblait à un sanglot.
Elle avait raison. Il ne pouvait croire ce qu'il avait entendu.
Les derniers restes de l'animosité de leur passé s'étaient évanouis. Drago passa sa main dans ses cheveux bouclés, lui caressant la joue au passage. Il effleura ses lèvres des siennes, les frottant doucement contre sa peau salée. Il voulait la gouter, la dévorer toute entière. Il ne savait pas comment Hermione allait réagir. Allait-elle le frapper? Le repousser? Mais elle le surprit en répondant passionnement à son baiser.
Il était sa bouée de sauvetage, et elle n'était pas prête de le lâcher. Ils avaient partagé une horrible expérience qu'ils étaient seuls à pouvoir comprendre. Ils s'embrassèrent sans retenue, comme si les vannes étaient enfin ouvertes. Elle attrapa sa nuque et glissa ses doigts dans ses cheveux blonds tandis que leurs langues se rencontraient.
Au bout d'un moment, ils se séparèrent pour reprendre leur souffle. Hermione lui sourit. "Tu sais que ça change rien. Je te déteste toujours."
Drago sourit en retour. "Je te déteste aussi, Granger," dit-il, couvrant son visage de baiser alanguis. "Je suis content qu'on soit d'accord sur au moins une chose." Et il l'embrassa si fort qu'elle en eut des frissons tout le long du corps.
"Je sais une autre chose sur laquelle on sera d'accord," répondit-elle quand il eut laché sa bouche. Drago traçait le contour de sa machoire en frottant doucement ses lèvres contre sa peau. "Sur quoi donc?"
Il lui faisait tellement de bien, qu'elle en perdait sa concentration. "Caroline est notre fille. A tous les deux."
Drago la souleva avec précaution et l'allongea sur le lit. D'un geste de sa baguette, il élargit le lit de l'hopital pour pouvoir s'étendre auprès d'elle. "Ah, Caroline. Un cadeau du ciel." Il sourit, se remémorant la fillette. "Belle et intelligente, comme sa mère."
"Rusée et manipulatrice, comme son père," rétorqua Hermione, un grand sourire aux lèvres.
"Comme une Malefoy," corrigea t-il fièrement.
Il se pencha et l'embrassa passionnément. "Ca semble si mal, et pourtant si bon," soupira t-il.
"T'as foutrement raison, c'est mal." Lavande Brown se tenait dans l'embrasure de la porte. "Ron m'a quitté pour se remettre avec toi, et toi tu le trompes avec Drago Malefoy ? T'es vraiment une pute."
Hermione la regarda, incrédule. "Et tu es ?"
"C'est Lavande Brown," lui glissa peu discrètement Drago. "Tu ne t'en souviens pas ? Elle était dans ta maison."
"Ah, oui. Bien sûr. Désolée, je t'avais pas reconnu habillée et les cuisses serrées."
Drago ricanna. Il appréciait ce nouveau coté corrosif d'Hermione. Lavande en restait bouche bée.
"Et pour ta gouverne, Ron et moi ne sommes PAS ensemble. Tu peux le garder, lui et sa petite bite."
Scotchée, Lavande se tourna pour partir. Elle lança un dernier regard au couple. "J'imagine que les rumeurs étaient vraies. T'es vraiment folle, finalement."
Le diner se terminait au Manoir Malefoy, les adultes sirotaient un digestif tandis que les enfants disputaient une partie de jeu de l'oie, version sorcier. Comme Caroline ne connaissait pas les jeux sorciers, Teddy lui montrait comment y jouer.
Ils en eurent bientôt assez et partirent explorer les environs. Les manteaux des invités pendaient dans le dressing de l'entrée.
"Je me demande s'il y a des bonbons dans les poches. Ma grand-mère Granger en a toujours dans ses poches."
Teddy haussa les épaules. "Il n'y a qu'un moyen de le savoir. Tu commences de ce coté et moi je prend l'autre." Ils fouillèrent méthodiquement les vêtements à la recherche de sucreries.
Caroline dénicha un tube de rouge à lèvres, un peigne, des pièces et une boîte vide de bonbons de Bertie Crochue. Teddy trouva quelques babioles également. Chaque nouvelle trouvaille était jetée sur le sol, entre eux deux.
"Bon, j'ai rien trouvé. Et toi ?" demanda Caroline en se penchant sur le petit tas d'objets.
"Pas grand chose, j'en ai juste un. On ferait mieux de remettre le reste en place avant que les adultes nous voient." Ils remirent rapidement ce qu'ils avaient sorti dans les poches des manteaux, répartissant les items au hasard. Les invités auront des surprises sur le chemin du retour.
Teddy étudia attentivement le bonbon qu'il avait trouvé. Il n'en avait jamais vu de cette sorte auparavant; un petit paquet brillant et carré. Il essaya de l'ouvrir sans succès.
"Donne, laisse moi essayer." Caroline le lui prit des mains et le mit entre ses dents pour déchirer l'emballage. Elle avait vu Drago le faire avec un paquet de bretzels.
A force de tirer dessus dans tous les sens, le plastique céda, révélant son contenu. C'était un préservatif.
"C'est pas un bonbon," dit-elle déçue. "C'est juste un ballon tout rabougris."
"J'ai jamais vu de ballon comme ça." Teddy lui reprit des mains et le porta à sa bouche. Il essaya de le gonfler sans y parvenir. "Il marche même pas, en plus."
"THEODORE ! Avec quoi joues-tu?" cria Andromeda. Les autres adultes s'approchèrent pour voir ce qui se passait. Elle lui arracha la capote des mains avec un petit bruit retentissant.
"C'est juste un vieux ballon qu'on a trouvé," expliqua Teddy. Lui et Caroline ne comprenaient pas pourquoi ils en faisaient toute une histoire, aussi laissèrent-ils les adultes et se dirigèrent-ils vers les cuisines à la recherche de crème glacée.
Tous se tournèrent vers Blaise. Il leva ses mains sur la défensive. "Me regardez pas comme ça, c'est pas à moi."
L'assemblée se tourna alors vers Eric. Celui-ci rougit doucement. "Quoi ? Les moldues ne comprennent pas les sorts contraceptifs."
Blaise murmura fort peu discrètement, "Tu baises des moldues ?"
"Bah, une chatte est une chatte, non ?" sourit Eric. "Tu devrais essayer."
Pixie offrit un gand bol de glace aux enfants, qu'ils s'empressèrent de dévorer, s'en mettant plein la figure.
Tout à coup, Caroline demanda, "Tu veux être mon petit copain?"
"Non."
"Pourquoi non?"
"Parce qu'après faudra faire du sexe. C'est ce que font les petits copains, crétine."
Ne sachant pas de quoi ils parlaient, Caroline répondit, "Ca me dérange pas."
"Tu sais même pas ce que c'est du sexe, hein ? Moi je vois mes parents le faire tout le temps."
"Eh ben, si t'es si malin, pourquoi tu me montres pas ?" le défia la fillette.
Teddy sauta du banc et vînt de son coté de la table. Il s'approcha d'elle et déposa un rapide et chaste baiser sur ses lèvres.
Caroline secoua la tête, confuse. "C'est pas du sexe ! C'était juste un baiser."
Teddy croisa ses bras sur son torse. "Ca l'est si tu mets la langue. Mais je voulais pas le faire pour de vrai parce que sinon t'aurais eu un bébé."
"Oh, ok. Tu veux être mon meilleur ami alors ? Comme ça on sera pas obligé de faire du sexe."
"D'accord," dit le garçon en ouvrant des placards au hasard pour trouver des gateaux.
Narcissa emmena Caroline jusqu'à sa nouvelle suite où Trixie et Pixie avaient déménagé ses affaires de l'appartement de Drago. Bien sûr, tout était rose et la fillette adorait. Toujours un peu excitée à cause de la glace, Caroline sautait sur le lit à baldaquin comme si c'était un trampoline. Elle était un peu hors de contrôle et Narcissa ne savait pas trop quoi faire. Elle jeta un regard désespéré à Blaise.
Le jeune homme attrapa Caroline au vol. "Allez ma Chérie, c'est l'heure de se calmer et de prendre son bain." Il l'a jeta sur son épaule et l'emmena dans la salle de bain, plus grande à elle seule que son ancienne chambre.
"Waou! Regarde comme c'est grand!" Ses yeux bleus-gris buvaient la pièce. Blaise lui fit couler un bain et s'apprêta à la laisser quand Caroline se plaignit, "J'arrive pas à enlever la rooobe." Elle tirait et se contorsionnait pour enlever ses vêtements. "Et j'arrive pas à enlever les pinces dans mes cheveux. Tu peux m'aider, dis ?"
Blaise se tourna vers Narcissa. "Je crois que c'est plutôt ton domaine, ça."
Narcissa aida Caroline à se débarrasser du superflu et la fillette sauta joyeusement dans l'eau chaude, avisant ses nouveaux jouets. Narcissa referma la porte et retrouva Blaise près du feu.
"Je ne peux pas croire l'énergie phénoménale que ce petit corps contient." Elle s'approcha du jeune homme et laissa courir un doigt sur sa joue. "Qu'est-ce que tu disais déjà à propos de volontaire ?"
Il l'attrapa par la taille et la rapprocha davantage de lui. Arborant un sourire carnassier, il se pencha, frolant sa bouche de la sienne. Juste quand leur peau se touchèrent...
"NANAAAAAAAAAA !"
Blaise roula des yeux.
"Je vais jeter un oeil et je reviens," promis t-elle.
Elle entra dans la salle de bain, et ne vit qu'une baignoire vide. Son coeur s'arrêta quand elle apperçu le corps sans vie de Caroline sous l'eau savonneuse. Elle hurla, Blaise accourant derrière elle.
Puis tout à coup, la fillette s'assit et se mit à rire. "Ah ah, je t'ai eu. T'as cru que j'étais noyée !" Elle continua de rire hystériquement.
Narcissa sursauta violement, la main sur le coeur. Celui-ci battait à une allure folle.
Blaise s'adossa à la porte et ria doucement. "Je vois que tu as été initié par Caroline. Elle l'a fait à Drago aussi la première fois qu'il lui a donné le bain."
Narcissa respira lentement. "Jeune fille, si jamais tu recommences quelque chose du genre..." Son visage devînt rouge de colère.
"Relax, Cissa. Elle te cherche juste un peu."
"Ouais, Nana. Je te cherche juste un peu." Caroline lui adressa le fameux sourire des Malefoy.
Les yeux de la sorcière s'étrécirent. "Efface moi ce sourire immédiatement, Caroline, ou je me charge de le faire disparaître." Elle haïssait quand Drago le lui faisait plus jeune.
Blaise la prit par les épaules et la poussa hors de la salle de bain. "Va te servir un verre et te calmer, je me charge du monstre."
Finalement, Caroline sortit du bain et enfila son pyjama. Elle alla rejoindre Blaise qui l'attendait sur son lit, parcourant un de ses livres. Elle s'allongea sur le ventre, la tête dans ses mains pour le regarder.
"Blaise ?"
"Hum ?" fit-il distraitement, parcourant toujours le livre, ses lunettes sur le nez. Peu de gens savaient qu'il portait des lunettes pour lire, mais les petits caractères des closes qu'il lisait chaque jour avaient eu raison de sa bonne vue.
"Tu me trouves jolie ?"
"Non, pas le moins du monde," la taquina t-il. "Je rigole, je te trouve vraiment très jolie."
"Si j'étais comme dans le miroir, tu voudrais être mon petit copain ?"
"Je te l'ai déjà dit, Caroline, je ferai un très mauvais petit ami."
"Pourquoi ? T'aimes pas faire du sexe ?"
Blaise baissa le livre et la regarda enfin. "Quoi ?" Il glissa ses lunettes sur le haut de son crâne.
"Teddy a dit que s'il était mon petit copain, il faudrait qu'on fasse du sexe."
"Oh, vraiment ? Et pourquoi ça ?" Parlait-il vraiment de sexe avec une petite fille ?
"Parce que c'est ce que font les petits copains, crétin !"
Blaise sourit et posa le livre. "Et tu sais quoi sur le sexe exactement ?"
"Teddy a dit que c'était comme s'embrasser mais avec la langue." Elle tira la langue pour souligner son propos.
"Ah oui ? Et ben Teddy dit beaucoup de foutaises."
"Tu veux dire 'fournaise'," ria t-elle. "Alors c'est quoi du sexe ?"
"Je t'expliquerai ça quand tu auras trente ans." Il rigola et déposa un baiser sur sa joue.
"Tu sais Blaise, je vais être vachement intelligente à trente ans, parce que tout le monde va m'expliquer plein de truc !"
Voici pour le chapitre 15 ! =)
