… Aika arpentait les étagères de la bibliothèque en soupirant d'aise. Finalement cette années ne va peut être pas être aussi affreuse que je l'avais prédite.

Elle ne vit pas le temps passer, ni les livres d'ailleurs. Lorsqu'elle se rendit au comptoir de la bibliothèque pour faire enregistrer ses emprunts, elle se rendit compte qu'elle avait en mains plus d'une demi-douzaine de bouquin. A ce moment là, la bibliothécaire lui fit remarquer qu'étant nouvelle, elle devait également recevoir les manuelle scolaire. Lorsqu'elle sortit de là, elle ployait sous le poids d'une vingtaine de bouquins et avait du mal a voire ou elle mettait les pieds. Ou même ce qu'il y avait devant elle. Elle entama donc un perieux périple vers les dortoirs. Elle manqua de se casser la figure quatre fois en l'espace de deux minutes, et n'avait même pas fait cent mètre. Eh ben on peut dire que c'est mal barré. J'espère être arrivé au dortoir avant le début des cours ! Jamais l'idée ne lui vint qu'elle aurait put faire le trajet en plusieurs étapes. Finalement, dix minutes de combat acharné plus tard, Aika se retrouva enfin à l'air libre. La nuit était tombé, et les quelques lumière qui était installé donnaient une ambiance aussi féérique que le crépuscule. Mais ça, elle n'en profita pas vraiment car elle luttait pour ne pas tomber. Ses bras commençaient a la lancer méchamment et elle n'avait même pas parcouru la moitié du chemin. Malgré elle, son aura envoyait des signaux de détresse et si on lui proposait son aide elle craignait de ne pas pouvoir, de ne pas avoir la volonté de refuser. En fait, la seule chose qui l'empêchait d'appeler au secours, c'était sa fierté. Et entre sa fierté et sa santé, sa fierté passait avant tout !

Encore un pas. Un autre. Vas-y ma vieille tu peux le faire ! Une, deux ! Une, deux ! une… Aaaah !

Aika poussa un cri quand elle se senti trébucher et ferma les yeux en attendant le choc. Tous les livres qu'elle tenait se retrouvèrent au sol dans un fracas du diable et elle-même atterrit a leurs suite, se prenant au passage le coin d'un des roman en pleine joue. Elle se mordit la lèvre sans le vouloir, bref, la débâcle.

Aika : -encore allongé par terre et reprenant difficilement ses esprits- Bon Dieu de merde ! Sa fait un mal de chien c'te connerie !

Elle s'appuya sur ses mains et s'assit a même la pile de livre jonchant le sol, puis elle commença à les rempiler. Son regard croisa alors la route... D'une peau de banane abandonné au sol, et ce, si vous voulez mon avis, avec préméditation. Soudain, elle entendit des pas se précipiter vers elle et quelqu'un s'exclama : « Eh ça va ? Rien de cassé ? Désolé ce n'était pas pour toi ! » Elle se retourna et tomba face à face avec… deux yeux rose. Ricanement intérieurs… Hidan l'aida a se relever sans qu'elle ne puisse réagir et eut un sourire d'excuse a faire fondre un esquimau. Sa tombe bien, je ne suis pas en glace mais en acier, alors a moins de me foutre dans un four à très haute température je ne risque rien…

Aika : -ironiquement- Les profs doivent être adepte de sport extrême ici, pour ne pas partir en hurlant.

Hidan : -fait comme s'il n'avait pas entendu l'ironie- J'avoue que parfois j'ai l'impression qu'ils sont masochistes sur les bords.

Elle frotta ses main contre son pantalon et se pencha avec un soupir consterner pour récupérer les livres. Déjà que sur surface plane ce n'est pas évident, alors sur un sentier en pierres c'est carrément du suicide ! Je vais mourir…

Hidan : -en la regardant avec l'air de bien se bidonner- Besoin d'aide peut-être?

Aika se retrouva alors devant un dilemme Fierté ? Pa fierté ? Quoiqu'il en soit, si elle repartait toute seule avec ça, elle aurait certainement l'air ridicule a marcher a deux à l'heure. Soit…

Aika : - soufflant – Je veux bien merci.

Il prit donc une dizaine de manuelle tandis qu'elle prenait le reste. C'était déjà plus simple ainsi, et elle pouvait même voir ou elle mettait les pieds ! Hélas, ce poids en moins, elle repris sans le vouloir sa démarche légèrement de biais qui lui donnait des air de femme saoul.

Aika : Direction le dortoir des filles… euh … Hidan c'est ça ?

Hidan : Ouaip. Fait gaffe de pas tomber comme tout a l'heure ! –rire apparenté a un aboiement-

Aika : -vexé- On m'y a aidé je te rappel !

Hidan : -rie carrément a gorge déployé- Et en plus t'es susceptible ! Sa doit pas être évident tous les jours !

Dieu, empêchez moi de commettre ce meurtre… je ne veux pas me damner pour un mec !

Aika : Moi au moins, si je décide de faire une connerie, j'ai le bon sens de ne pas me faire choper !

Hidan : -s'arrête de rire avec une lueur dans l'œil- Ah ouai ? On paris ?

Aika : Non. Je n'ai pas besoin de te convaincre pour savoir ce que je vaux.

Hidan : Voyez-vous ça ? Dis plutôt que c'est des paroles en l'airs !

Aika : -marmonne- L'idiot n'entends que ce qu'il veut entendre…

Hidan : T'a dis quelques chose ?

Aika : Moi ? Non. Du moins ce ne t'était pas adressé donc ça revient au même. –sourire innocent- Tiens ? Nous voici devant les dortoirs des filles ! Merci bien mais je vais me débrouiller à présent !

Il eut un sourire très sarcastique qui n'augurait rien de bon, puis lui mit la pile entre les mains. Aika ne s'y étant pas préparé, elle lâcha tous sous le surpoids.

Aika : C'est malin tient ! T'aurais pas pu prévenir ?

Hidan : -se moquant d'elle- Hé ! Faut te décider ! Tu voulais que je te laisse tranquille non ?

Aika : -se baisse pour tout rempiler- Pff… Ba c'est bon tu peux y aller maintenant !

Hidan : Comme tu veux ! Evite de te priser la nuque dans les escaliers ! –commence a partir vers le dortoir des garçons- Ah ! Et un conseil ! Fait le voyage en plusieurs trajets, personnes va te les voler tes bouquins ! A plus !

Aika : Ouai c'est ça, merci, au revoir !

Malgré elle, Aika suivit le « conseil » d'Hidan, et ragea d'autant plus que c'était une bonne idée et qu'elle n'y avait même pas pensée. Une fois tous ses livres devant la porte de sa chambre, elle ouvrit et se figea sur le pas de la porte. Oh misère…

Sur le lit près de la fenêtre, se trouvaient les deux filles qu'elle avait croisées en allant a la bibliothèque. Konan et … Kuroime, si ma mémoire ne me fait pas défaut. Elle leur adressa un sourire poli et réussi à transporter tous ses livres dans l'armoire lui étant réservé. En prévision, elle avait laissé deux étagères vides. Elle rangea le tout par ordre alphabétique et alla s'assoir sur son lit. Dès son entré, les deux filles s'étaient tues et la regardaient. Comme une bête de foire ! L'une des deux, celle qui avait les cheveux bleus, prit la parole, brisant ainsi le silence, et la glace, de sa voix calme et apaisante : « Re-bonjours Aika-san. Tu te souviens de nous ?

Aika : -avec bonne humeur- Les noms, c'est déjà ça.

Konan : Je sais que ce n'est pas une très bonne entrée en matière, mais avant tout je dois t'avertir d'une chose sur l'une des personnes avec qui je traine.

Aika : Vas-y je t'écoute, même si je ne voix pas trop en quoi cela me concerne je suppose que je ne vais pas tarder a le savoir.

Konan : Tu vois qui est Hidan ?

Aika : Cheveux argenté, yeux rose, caractère imbuvable. Oui dans les grandes lignes.

Konan : Bien. En fait, il a fait un pari avec un de ses amis dont je ne citerai pas le nom, et puisque ce pari te concerne, il me semble plus… équitable, de te mettre au courant.

Aika : -soupir- Vas-y, même si je crois que j'en ai déjà une petite idée…

Konan : Il a parié qu'il réussirai a sortir avec toi. Enfin, pas tout a fait, son ami a parié que d'ici les prochaines vacances, tu ne lui aurais, je cite : « foutu que des râteaux ».

Aika : Ce qui revient au même… -soupir- Bon et bien merci de m'avoir mise au courant Konan-san. Dis moi si je me trompe, mais cet ami avec qui il a parié, ce ne serait pas le blond… Deidara ?

Kuroime : -qui a suivi toute la conversation sans intervenir- Ouaip ! C'est mon crétin de frère. –d'une voix menaçante et jubilante- Si tu veux je peux le tyranniser pour toi…

Aika : -légèrement effrayé- Non merci, je trouverai bien a me venger par moi-même. Ce sera plus intéressant pour moi.

Kuroime : Bah, si tu veux vraiment l'emmerder, t'a qu'a faire en sorte qu'il perde le paris, ce qui reviendrai a sortir a Hidan.

Aika : Je ne suis pas sadique a ce point. –pour elle-même - Ni masochiste pour out dire. Quoique j'aurai également une vengeance sur l'autre, en le plaquant juste après. Mais je ne veux pas m'impliquer trop. Il faudra trouver plus subtile…

Konan : -qui l'a entendu marmonner- Tu verras, ils ont beaucoup de points faible, étant « idolé » par toutes les filles de l'établissement, ou servant d'exemple a tous les mecs, ils ne s'attendent pas du tout a ce que l'on s'en prenne a eux. Tu devrais avoir beaucoup de possibilité.

Aika : - gênée – Je suis désolé ! Ils ont l'air d'être vos amis, je ne veux pas vous liguer les uns contre les autres !

Kuroime : Y'a pas de problème, tant que tu ne touche pas à… -a soudain les yeux dans le vague et un sourire tranquille sur les lèvres-

Konan : … Itachi –completa-elle avec un soupir-

Aika : Le brun ? Il ne m'a rien fait, je ne voie pas pourquoi j'irai lui chercher des noises.

Kuroime : Alors nous sommes d'accord ! Au fait ! Je suis ta camarade de dortoir, et nous sommes également dans la même classe !

Aika : Ah ? Et bien enchanté camarade…

Les trois filles discutèrent ainsi de tous ce qu'Aika avait manqués en arrivant en cour d'année. Comme, par exemple, le fait que parmi les premières années se trouvait Sasuke Uchiha. Ainsi, le brun légèrement a part de la bande de flics était le frère d'Itachi Uchiha, héritier de la grande multinational Uchiha, entreprise mère de toute les entreprise d'électro-informatique, et versée dans les systèmes de sécurité. Dans la même année, il y avait également Naruto Uzumaki, également héritier d'une multinational, mais celle-ci étant versée dans la restauration. Les deux plus grandes entreprises mondiales. Autant dire qu'il devait y avoir de la rivalité entre eux. Mais apparemment, ils étaient amis. Etrange. Leurs parents doivent être assez ramollis pour permettre ça. Mais c'est tant mieux pour ces deux gamins.

La directrice, Tsunade, n'était principale de cet établissement que depuis cette année. Les années précédentes avait accueillis au poste un certain Sarutobi, qui avait pris sa retraite sur une île des caraïbes tranquille. Aika avait une petite idée de la raison de ce choix. Konan expliqua que ses parents travaillaient dans l'impression et l'infographie. Quand à Kuroime, son père, et donc celui de Deidara, possédait les plus grosses part d'action dans les entreprises de feu d'artifice. D'ailleurs, son frère avait hérité d'un certain gout pour les explosions incontrôlées. A son grand soulagement, on ne lui demanda pas de parler de ses parents. Rien que le fait d'en parler lui donnait la nausée.

Ce qu'Aika apprécia beaucoup chez ses deux camarades, fut qu'elles ne parlaient jamais au nom de personnes absentes, fussent-elles leurs amis. En gros, elle respectait l'intimité d'autrui, une qualité rare de nos jours. Aika ne s'était jamais considéré comme particulièrement sociable, mais avec Konan et Kuroime, les plaisanteries venaient naturellement, il n'y avait pas de place pour la gêne. Pour une fois, Aika s'amusa vraiment, sans arrière pensée, tant et si bien que l'heure du repas sonna sans qu'elle n'ait vu le temps passer. Avant même qu'elle ne s'en rende compte, Aika était attablée avec Kuroime, Konan, et tout le reste de la bande. Mais qu'est ce que je fais là ?

Bien évidement, Mère la chance avait fait en sorte qu'elle se retrouve a coté de ce cher Hidan… La pauvre, ah merde, c'est un récit neutre normalement... Bon je reprends (Désolé pour cette petite note de l'auteur qui n'a pas pus s'en empêcher). Aika se senti soudainement très nerveuse. Tout le monde la regardait et Aika savait parfaitement ce qu'ils pensaient : Chercher l'intruse ! De plus, tout le monde lui posait des questions plus ou moins indiscrètes, ces dernières étant d'ailleurs beaucoup plus nombreuses. Tiens ? C'était Deidara le blond et Sasori l'endormi, pas si endormi que ça pour l'occasion, qui menait la danse.

Sasori : -très concentré, avec un sourire louche – C'est quoi tes hobbies ?

Aika : -le plus sérieusement du monde- j'aime courir dans la foret toute nue les nuit de pleine lune en chantant YMCA.

Sasori : -prend des notes- Intéressant…

Aika : Je me fou de ta gueule, là, tu t'en rends compte au moins ?

Deidara : Ta passion dans la vie ?

Aika : Les télétobises.

Sasori : T'a peur de quoi ?

Aika : Des haricots sautés aux pommes de terre.

Deidara : C'est quand que t'a eu tes première règles ?

Aika : A mon cinquième anniversaire on m'a offert le kit du parfait géographiste avec règle, équerre, compas, et rapporteur.

Sasori : T'ai déjà tombé amoureuse ?

Aika : Je ne connais pas cette ville, je suis déjà tombé a San Francisco, a New York, à Paris, mais pas à Moureuse.

Deidara : Quel taille fait ton tour de poitrine ?

Aika : Certainement plus que si on fait le tour de ton cerveau.

Sasori : Comment calcule tu l'air du périmètre de la moitié de la circonférence de la statue de la liberté les nuit de pleines lunes ?

Aika : Je ne peux pas, je suis un loup-garou et les nuits de pleines lunes je suis obligé de m'enfermer a la cave pour ne pas manger mes domestiques.

Deidara : Et … Est ce que tu te fais suivre ?

Aika : J'y vais, Bon appétit.

Et elle se leva sans plus de cérémonie, pris son plateau et parti d'un pas vif. A la table tout le monde était interdit. Finalement Deidara lança un « Bah qu'est ce qu'elle a ? » d'une voix étonnée, mais personne ne put lui répondre. Finalement il haussa les épaules et recommença à manger, bientôt imité par tous. Kuroime remarqua alors qu'Hidan avec une drôle de lueur dans les yeux, et un sourire qui n'augurait rien de bon plaqué sur les lèvres.

De son coté, Aika sortit du réfectoire en courant à moitié. Sauvée ! Elle inspira une grande bouffé d'air frais. Non mais je les emmerde moi ? Qu'il trouve quelqu'un d'autre pour se foutre de sa gueule ! Elle donna un coup de pieds énervé dans une pierre à terre. Autant de loin ils devaient être sympas, mais de près ils étaient insupportables ! Elle n'avait jamais aimé qu'on s'intéresse à elle, elle ne pouvait s'empêcher de tout prendre sur la défensive. Mais regarder les gens de loin, comme on regarde un bon film à la télé, ça elle c'était son truc. C'était tellement plus agréable de vivre sa vie de loin, et de se concentrer sur celle des autres. Elle soupira en laissant ses pas la balader dans le parc. Se rendant alors compte du décor dans lequel elle se trouvait, Aika poussa une exclamation d'admiration. La classe ! Elle redécouvrit le parc sous un nouvel œil. Comme le crépuscule, la nuit avait une apparence féérique. Elle l'avait déjà remarqué quand elle revenait de la bibliothèque mais elle n'avait pas vraiment eu l'occasion de profiter pleinement du spectacle. Son regard avisa alors un banc non loin, ou elle alla s'assoir.

Aika : - sereine- Ah le calme de la nuit… Que c'est agréable !

Quelqu'un derrière elle : Je te le fait pas dire…

Aika : -sursaute- Putain mais t'es malade ? J'ai failli faire un arrêt cardiaque ! Et puis t'es qui d'abords ? Et t'es ou ?

La voix : - soupire- Tss galère ! Ch'uis Shikamaru Nara, Par terre a deux trois pas derrière le banc…

Aika : -se retourne- Salut … T'étais avec la bande de tout a l'heure non ? Pas besoin de me présenter alors…

Shikamaru : Ouai…

Aika : On fait un pacte ? Chacun de notre coté on la ferme, comme ça on est tranquille tout les deux.

Shikamaru : Sa me va. Message cachée de l'autrice : Shikamaru est corse !

Et chacun se replongea dans ses pensés. Mais Aika, maintenant qu'il y avait quelqu'un, ne pouvait plus laisser son esprit s'égarer… Et puis, les amis de ce type n'allaient pas tarder à venir le chercher… Elle poussa un soupire à l'idée de se retrouver face a la nunuche aux cheveux roses et au blondinet surexcité. De plus, elle voulait être de retour dans le dortoir avant sa colocataire, ainsi elle ferait semblant de dormir et éviterait les questions. Vu l'heure elle ferait mieux de se dépêcher si elle voulait mettre son plan à exécution.

Soudain, une fille s'approcha d'elle a grande enjambé, suivi par une petite troupe d'élève de la gente féminine. Blonde platine, elle devait avoir son âge. Même de loin, Aika pouvait voir que son regard était froid comme la glace, impitoyable. Derrière elle, dans l'ordre hiérarchique de leur troupe, suivait une fille aux cheveux rouges, qui portait des lunettes et dont la coupe était plutôt stylée. Quand elles furent justes sous son nez, Aika leva la tête pour voir le visage de la blonde.

La blonde : Aika No Katana !

Aika : Oui. A qui ai-je l'honneur ?

La blonde : -d'une voix dédaigneuse- Je suis Shion.

La fille a lunettes : - avec fierté- Je suis Karin !

Aika : Enchanté. Je peux vous aider ?

Shion : -voix glacialement dédaigneuse- En effet oui.

Karin : T'approche pas de l'Akatsuki !

Aika : -moyennement intéressée- L'Akatsuki ? Les gens avec qui j'ai mangé je suppose ?

Shion : Exacte. Si tu ne veux pas avoir d'ennui, laisses les tranquilles.

Aika : -voix ennuyé- On ne peut pas dire qu'ils m'intéressent. Je dirais même que vous me donnez la raison qu'il me manqué pour ne pas leur adresser la parole.

Karin : Comment oses-tu parler d'eux ainsi ?

Shion : -à Karin- Laisse. Puisque nous sommes d'accords, adieu.

Aika : Oui, adieu.

Et la bande s'éloigna, non sans avoir jeté des regards haineux vers Aika, qui n'y fit pas attention. On dirait bien qu'ils sont célèbres ici… Raison de plus pour ne pas les approcher… a ce moment, la voix de Shikamaru s'éleva à coté d'elle.

Shikamaru : Fait pas gaffe à ces filles, elles sont galère.

Aika : -légèrement amusé- Merci du conseil, mais de toutes façon elles viennent de me fournir l'alibi idéale. Je ne vais pas aller me plaindre, au contraire.

Shikamaru : -hausse les épaules- Comme tu veux.

Aika : -se levant- Bon, je vais y aller. A plus !

Shikamaru : Ouai a plus… Galère…

Un nouveau groupe se dirigeait vers eux. Cette fois ci, il s'agissait des amis du paresseux. Aika allait partir a toute vitesse quand l'un d'eux s'écria : « Hé ! C'est Aika, la nouvelle ! » Grillée… Bon et bien pas le choix… Elle fut obligée de s'immobiliser et d'afficher un air étonné et légèrement béa, comme toutes les filles étant scolarisées. Le blond de tout à l'heure se présenta alors avec une motivation vraiment exagéré et pourtant sincère : « Je suis Uzumaki Naruto ! »

Aika : -soupirant discrètement- Enchantée…

Naruto : T'es nouvelle ?

Aika : -a pas capté- Pardon ?

Naruto : -articule comme pour une demeuré- T'es-nou-velle ?

Aika : -blasé-Y'a pas deux secondes tu m'as interpellé comme étant je cite : « la nouvelle ». J'ai pas changé de statue durant ce cours laps de temps alors oui je suis nouvelle.

Et ça y est, on me regarde comme un alien… Décidément, aujourd'hui je suis en train d'exploser mon cota de soupire ! Tout le monde la regarda pendant un moment, puis, le Naruto poussa une exclamation de victoire : « AH ! J'ai compris ! Eh mais c'est vrai en plus ! »

Aika le regarda avec des yeux ébahi tandis que tout le monde éclata de rire. Finalement, Aika abandonna l'idée de comprendre souhaita une bonne soirée aux bons entendeurs et parti vers son dortoirs en ignorant les gens qui la rappelaient. Marchant dans les couloirs silencieux, Aika repassa tout les éléments de sa journée dans sa tête pour en faire le bilan. Elle en arriva à la conclusion qu'elle allait devoir éviter de parler à a peu près stout le monde si elle voulait passer une scolarité sans vague. Hélas, elle savait parfaitement que ce ne serrai pas aussi simple. Il suffisait de regarder les élèves pour deviner qu'ils n'envisageaient même pas qu'on ne puisse pas vouloir être en leur compagnie. Arrivé devant la porte de sa chambre, Aika y entendit des éclats de voix enjouée. Ne cherchant même pas a comprendre qui y était, elle fit demi-tour, de plus en plus lasse de ce lycée, alors qu'elle n'était pas la depuis vingt quatre heures. Et bien, ça promet !

Elle redescendit les marches, ressorti du dortoir, et se trouva un banc pas juste en face de la fenêtre de sa chambre. Ainsi, quand les envahisseurs auront quitté la base, je pourrai y retourner juste après. S'étalant de tous son long sur la dalle dure et froide, elle ferma les yeux pour profiter de la brise nocturne.

Sur un banc, dans un jardin immense, une femme avec de longs cheveux noire et une petite fille avec des cheveux rouges coupé au carré regardaient le ciel nocturne. Le vent faisait voler les longues mèches sombres de la femme et ceux-ci venaient chatouiller la petite fille.

La femme brune : Je vais partir, Aika.

Aika : Mais pourquoi ? T'es pas obligé maman !

La mère : Je ne peux plus supporter ton père. Il faut juste que tu sache que c'est de sa faute, pas de la tienne.

Aika : Mais je m'en fiche moi de qui c'est de la faute ! Moi je veux juste que tu reste !

La mère : -avec un sourire- Tu es vraiment une petite fille trop exigeante…

Aika se réveilla en sursaut. Ces deux mots raisonnant dans sa tête. Trop exigeante… Elle secoua la tête, chassant les derniers vestiges de son cauchemar, et se rendit compte qu'elle s'était endormie sur le banc. Elle se redressa, et s'étira en essayant de ne pas faire attention à son dos endolori par la pierre. Jetant un regard sur sa montre, elle lut qu'il était deux heures du matin. Elle se leva et marcha jusqu'aux dortoirs qu'elle espérait encore ouvert. Chance ou miracle, la porte n'était pas verrouillée. Etrange… Sans plus se poser de question, elle monta les escaliers et rentra dans sa chambre.

« Ben alors ? C'est a cette heure là que tu rentre ? Tu t'es perdu ou quoi ? »

Pitier dite moi que je fais un cauchemar… En face d'elle se trouvait la bande avec qui elle avait diné au grand complet. On n'est pas dans un dortoir pour filles ? Oh et puis merde, je veux juste dormir ! Sans même répondre, elle marcha jusqu'à son armoire, pris son pyjama, et alla s'enfermer dans la salle de bain qui, elle l'avait vérifié, était vide. On ne sait jamais… Dans l'autre salle, elle entendis des ricanement et quelqu'un s'exclama d'une voix goguenarde : « Et bien Kuroime, bonjours l'autorité ! »

Kuroime : Ferme la Deidara !

Aika enfila un pantalon long et large noire, et un tee-shirt a manche longue rouge. Une paire de chaussettes noire. Bien évidemment, son élastique choisi se moment pour rendre l'âme. Foutu cheveux trop volumineux, je vais porter plainte contre Dieu ! C'est de la discrimination ! A croire qu'Il s'acharne sur moi ce vieux croulant dépassé ! Elle ressorti de la salle de bain avec ses vêtement du jour sous le bras, les foutu en boule dans son armoire, ressorti un élastique de sa chaussette troué et attacha ses cheveux en queue de cheval basse. Ensuite, elle se dirigea vers son lit, trébucha au passage sur un des types qui trainait dans la salle, et s'engouffra sous ses couvertures et écrasa son oreiller sur sa tête pour occulter tout bruit extérieurs. Et maintenant, bonne nuit.