Chapitre 1 : Quand le passé se mêle au présent…

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Le son d'une cloche retentit dans tout l'appartement. Lentement, une guitare accompagna l'accord, bientôt rejoint par de régulier coup sourd et rythmé.

Déjà le matin ? geignis une masse sombre, enroulée dans ses couverture.

De la masse de couverture sortit alors un bras, qui s'allongea jusqu'à la petite chaine-hifi et interrompis la musique. Puis, la masse se releva lourdement et tandis que les couvertures retombaient une forme humaine apparu.

J'aurais jamais du me coucher aussi tard… ronchonna-y-elle. Maintenant je suis totalement crevé

La personne finit de se redresser puis, lentement, pivota et posa ses pieds nus à terre.

C'était le 25 décembre, et Fumi Haru venait de se lever.

Fumi s'étira paresseusement avant de se dresser sur ses pieds. Elle laissa ensuite ses jambes la guider à travers l'appartement sombre qui était le sien depuis maintenant 3 années et où elle passait la moitié de son temps, parfois moins, pour dormir. Elle se retrouva dans la cuisine et, comme d'habitude, s'arrêta pour fixer le contenu de son placard, puis de son frigo, avant d'abandonner et de partir vers la salle de bain pour se doucher.

Y'a quoi au programme aujourd'hui ? se demanda t'elle a voix haute, connaissant déjà la réponse.

Elle alluma la lumière de la pièce où elle venait d'entrer, déplia une serviette, se dévêtit et entra dans le compartiment de douche en se souvenant a voix haute :

A oui ! Je dois assister a la conférence à propos des découvertes des fouilles d'un tombeau d'Egypte, et ensuite, se vieux shnock d'agent de publication va m'expliquer que je dois me dépêcher de finir mon livre alors qu'il en a encore un en attente… Que la patience soit avec moi !

Tous les jours elle agissait ainsi, répétant a voix haute ses banalités qui emplissait sa vie et qui aurait vite fait d'ennuyer quiconque eut été a sa place. Elle mit en marche les jets d'eau chaude qui dissipèrent les restes de son sommeil. Lorsqu'elle eut vidé la chaudière, elle sortit, se sécha, et alla dans sa chambre pour choisir ses vêtements en ouvrant au passage les volets de sa fenêtre.

Alors ? Je vais mettre quoi aujourd'hui ? Pourquoi pas ça ?

Encore une fois, elle se plongea avec délice dans sa routine matinale, devenu le rituel sacré de sa vie.

Finalement, elle opta pour un jean noir, un sous-pull noir, et des botte a talon bas, noir également. Une fois qu'elle eut fini de se vêtir, elle s'assit quelques instants à son bureau et se plongea dans la contemplation d'une photo.

Voila maintenant 6 ans exactement que t'a disparut. Moi je peux dire que je me débrouille plutôt bien, même si tu déplorerais certainement ma vie sentimentale ou même sociale. J'avoue que plus calme y'a pas… Tu sais, on peut dire que ton départ a pas arrangé les choses même si c'est uniquement dut a ma mauvaise volonté. Mais tu sais quoi ? Je crois que pour rien au monde je renoncerais a ma vie actuelle. Elle est simple, et je ne suis jamais dessue ! Les relations humaines sont beaucoup trop compliquées pour moi, et je pense que maintenant je n'y ai plus ma place de toute façon. Bref, tous ça pour te dire : Joyeux Noel ma vieille, peut être que l'année prochaine je pourrai te le dire en face.

Dehors, la pluie tombait sur Paris. Fumi se releva et, répétant une nouvelle fois cette action si souvent vécu, reposa la photo sur le bureau, referma les volets et pris son sac. Il contenait son téléphone, ses clefs, son porte feuille, son agenda et un gros cahier possédant une dizaine de feuilles volantes ainsi qu'une pochette de feuilles et un stylo. Ce sac contenait tous se dont elle avait besoin et jamais elle n'avait songé à y mettre autre chose. Elle regarda sa montre, soupira, puis se dirigea d'un pas vif vers la porte. C'est alors qu'elle entendit un léger tintement. Elle fronça les sourcils et s'immobilisa, cherchant du regard la source de ce bruit incongru, puis, ne voyant rien, repris sa route vers la grosse porte d'entrée. Mais de nouveau, le tintement résonna. Elle entrepris de chercher a nouveau le responsable de cette anormalité dans sa chère routine mais, ne voyant décidément rien de suspect, décréta qu'il s'agissait de son imagination.

Je suis trop ému par ce jour de Noel, il ne faut pourtant pas que ça m'empêche de me concentrer !

Elle tendit la main pour attraper la poigné de la porte et tira. La porte ne cédant pas, elle ria en se rappelant que celle-ci était fermé a clefs.

Décidément, ce matin je suis vraiment ailleurs ! D'abords, j'entend un bruit de clochette, puis j'oublie que ma porte est fermée a clefs !

Un nouveau tintement retentit. Fumi allait l'ignorait quand elle sentit une sorte de léger vent souffler dans son dos. Ce fut quand elle se retourna qu'elle la vit. Elle avait grandit depuis la dernière fois, et elle était étrangement transparente. Elle portait un grand manteau noir et un étrange chapeau auquel était accrochée une clochette, source du tintement. Mais se ne fut pas ça auquel son regard s'accrocha. Durant un cour instant, elle croisa son regard. Et alors, elle retomba dans des souvenirs qu'elle aurait préféré oublier.

Ce n'est pas que ces souvenirs étaient tristes, au contraire… C'était les souvenirs qu'elle choyait le plus, mais qui lui serraient la gorge dés qu'elle y repensait. C'était les plus beaux souvenirs que sa mémoire eut conservé. Et ce bonheur, cette félicité d'un temps si peu éloigné, et pourtant inaccessible à jamais, la déchirait de l'intérieurs et, lui faisant oublier sa fierté et son orgueil, la faisait pleurer comme une enfant.

Elle se mit a trembler, et serra les poings. Espoirs vain pour se maitriser et ne pas craquer. De toutes ses forces, de toute sa volonté, elle rejeta cette vision qui lui brulait les yeux et fendait son cœur. Et tendit qu'elle y arrivait peu a peu, elle l'entendit prononcer avec un rire cristallin:

J'arrive ! Attendez moi !

S'en fut trop. Abandonnant toutes résistances, Fumi ferma les yeux, et se laissa aller au sol, et perdit connaissance.

''Aller jusqu'au bout, ce n'est pas seulement résister,
mais aussi se laisser aller''

Camus