Chapitre 2 : Mais ou ai-je atterri ?

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Une douce brise soufflait, caressant les joues pâles de Fumi. Dans le ciel, le soleil brillait à son zénith. La nature était pleine de vie, on entendait le pépiement joyeux des oiseaux et le gazouillis de l'eau d'un petit ruisseau a deux pas de la clairière ou reposait Fumi. Elle était étendu face contre terre, son sac juste à coté d'elle.

Elle commença a remuer et ouvris les yeux avec peine. Elle resta ainsi quelques instants avant de se redresser brusquement.

Oh merde ! Je me suis endormi ! s'affola-t-elle. Quelle heure il est ?!

Elle se leva rapidement puis se figea. Elle regarda lentement tout autour d'elle en écarquillant les yeux.

Mais… Ou est-ce que j'ai atterri ? s'exclama-t-elle. Si un tel lieu existait à Paris je serais au courant !

Elle avisa alors son sac à terre et le récupéra. Elle se mit à faire les cents pas dans la clairière en raisonnant à voix haute :

Ce ne peut pas être un rêve, dans un rêve on ne se réveil pas comme ça, et en plus les rêves ne permettent pas de penser comme je le fait maintenant. Une hallucination ? J'aurais déjà trébuché sur un des trucs qui trainent par terre dans mon appartement. Je suis morte ? J'espère pas, sinon ça veut dire que je suis condamné a passé le reste de l'éternité à errer je ne sais où sans même un bon livre avec moi ce qui, pour moi, est la parfaite représentation de l'enfer. Vu que je n'ai tué personne, je pense que je ne mérite pas l'enfer… en fait si je le mérite mais bon, je réfute l'hypothèse du décès donc ça revient au même. Maintenant je peux aussi avoir atterris dans une autre dimension comme dans ces mauvais bouquins de science fiction, mais ça voudrait probablement dire que je suis devenu folle… ou du moins encore plus que ce que j'été déjà.

Elle soupira et se rassit sur l'herbe en tripotant une de ses mèches de cheveux.

De toutes ces hypothèse, la plus probable, celle que hélas ! je sais que j'espère, c'est l'hypothèse de l'autre dimension… Auquel cas, ça veut dire que si j'y suis venu je pourrais en repartir. Mais comment ? Tel est la question !

Soudain, elle entendit des voix. Celles-ci venaient du couvert des arbres situé devant elle. Ne sachant que faire, elle finit par ce dire que de toute façon elle n'avait pas le moindre don de discrétion et qu'il valait mieux rester ou elle était. Les voix se rapprochèrent et Fumi eut un petit apperçus de leur conversation :

J'en ai ma claque de devoir me taper la moitié du pays a pieds juste pour ton putain de pognon ! râlait une des voix.

_ Et moi j'en ai mare de tes jérémiades, si tu ne t'arrête pas immédiatement je te tue.

_ Arrête de dire ça ! Tu me les brises avec ta réplique merdique !

_ La ferme !

Soudain, il n'y eut plus aucun son. Ca arriva si rapidement que Fumi ce demanda si elle n'était pas devenu sourde. Mais c'était impossible, puisque elle entendait toujours les oiseaux. Son grand défaut repris le dessus sur la raison et elle soupira à voix haute :

Oh et puis merde ! Je me demande si je ne ferais pas mieux de carrément me couper les veines, ça m'épargnera bien des efforts et au moins je serais sur d'où je suis à ce moment la…

Elle allait se lever quand elle sentit une lame glacé appuyée contre sa gorge.

Salut ma mignonne, qu'est ce que tu fais au milieu de cette forêt ? demanda une des voix qu'elle avait entendu précédemment.

_ J'apprends à danser des claquette sur des airs de Mozart ça ce voit pas ? répliqua Fumi d'une voix exaspérée.

_ Te fout pas de ma gueule, susurra-t-il. Ou tu pourrais bien finir vidé de ton sang.

_ Comme je l'ai exposé a voix haute tout à l'heure, il est fort probable que d'ici quelques heures ou quelques minutes je me viderai volontairement de mon sang. Donc je ne voie pas comment cette menace pourrait m'effrayer.

_ Hidan, dépêche toi d'en finir, qu'on y aille, ordonna l'autre voix.

_ Ouai, dépêchez-vous d'en finir ou je serrai morte de vieillesse avant que vous ayez pris votre décision.

Le dit Hidan retourna alors brusquement Fuma en lui tordant le bras que, par je ne sais quel miracle, il lui avait attrapé et s'exclama d'une voix enjoué :

Eh Kakuzu ! On peut la garder ? Elle est marrante !

_ Tu fais ce que tu veux tant que tu te grouilles ! s'égosilla le dit Kakuzu.

_ L'adjectif « marrante » ne m'a plus était attribué depuis que j'ai seize ans. Agaçante ou ironique serait plus à propos pour me qualifier, siffla-t-elle entre ses dents.

_ Rien à battre, tu viens avec nous, la coupa Hidan.

_ C'est si gentiment demandé, dit-elle, faussement attendri.

C'est bien ma veine, j'aurais mieux fait de me taire, maintenant je me retrouve embarqué dans je ne sais quelle histoire et je ne suis pas prête d'y échapper…

Hidan la poussa devant lui et elle fut obligée d'avancer. Alors, tandis qu'ils avançaient dans la forêt, Fumi se senti peu à peu gagné par l'angoisse.

Comment une journée qui promettait d'être si banale a put tourner a un fiasco pareil ? C'est à croire que Noel est un jour maudit pour moi…

Hidan se mit alors a parler d'une voix mi-arrogante- mi-enjoué de ça religion soi-disant supérieur aux autres. Fumi l'écouta avec une attention non feinte et demanda alors :

Comment une religion peut être supérieur a une autre ? Ca dépend de la puissance du Dieu que l'on adule, hors, si ce Dieu était si puissant que ça, il aurait déjà éliminé les autres et il ne resterait plus qu'une seule religion, dans ce cas et dans ce cas seulement, cette religion serait la plus puissante.

Il y eu un grand silence, puis, finalement, Kakuzu s'exclama, hilare :

Finalement tu a raison Hidan, elle est marrante cette petite.

''Toute aventure humaine, quelque singulière qu'elle paraisse,

Engage l'humanité toute entière''

Jean-Paul Sartre