On va enfin en finir une bonne fois pour toute... Je suis soulagée... Ca fait six ans et un jour que tu disparu, et pour moi, c'est toujours aussi douloureux... Enfin je n'aurais plus de regret.

Elle attendit le coup les yeux fermés.

Putain, ça fait mal ! râla la voix de Hidan

Fumi rouvrit les yeux et se figea. Devant elle se trouvait Hidan, et quand il se tourna vers elle, elle put voir de drôle de couteau planté dans sa poitrine. Comprenant soudain ce qu'il s'était passé, elle le fixa droit dans les yeux et dit :

Tu m'as sauvé la vie.

_ Y'a pas de quoi...

_ Espèce d'abrutis ! cria-t-elle alors, à la surprise de tous. Qui t'a demandé d'intervenir ?! Mêle-toi de ce qui te regarde !

_ Je te sauve la vie et tous ce que tu trouve à faire c'est m'engueuler ?! Gronda-t-il alors en la secouant par les épaules, et la gratitude tu connais ?!

_ Ouai, mais ça ne s'applique que quand quelqu'un rend servie a quelqu'un d'autre ! Hors ce n'est pas le cas ici ! S'égosilla-t-elle. Je trouve enfin quelqu'un pour abréger mes souffrances et tout ce que tu trouves a faire c'est de me sauver la vie !!! Mais merde quoi ! Faut faire quoi pour crever ici !? Se tailler les veines ? Sauter d'une falaise ? Boire une bouteille d'arsenic ? Ou est la falaise la plus proche ? Quoique cette fois encore y'a un crétin qui trouvera rien de mieux a faire que de me rattraper dans ma chute ! Merde merde merde merde et merde !

Durant son monologue tous l'avait regardé avec des yeux ronds. Le roux l'avait écouté avec une attention à la fois choquée et exaspérée. Et l'homme au masque avait la tête penché légèrement de coté comme si il avait du mal a comprendre. A ce moment là, une femme avec des cheveux bleu électrique entra dans la salle et regarda l'assistance qui semblait clouée sur place. Puis, son regard glissa ver Fumi qui continua son monologue colérique et désespéré :

J'en ai plus que mare ! Y'a que des héros dans votre putain de monde ? Vous ne pouvez pas faire comme les gens de chez moi et ignorer les gens différents ? Vous aussi vous avait une loi qui parle de non assistance à personne en danger ? On vous a engagé pour me pourrir la vie ? Où vous êtes sadique au point de vouloir assister a mon agonie ?! Laissez-moi crevé merde !

_ Ce n'est pas très responsable de votre part de crier comme ça fit remarquer la nouvelle arrivante d'une voix douce, coupant nette Nemu dans son élan.

Elle resta figé, les yeux écarquillés tandis que tous continuait a la fixer. Finalement, elle inspira a fond et déclara d'une voix égal :

En effet, c'est très enfantin de ma part... Excusez moi pour cette emportement, j'ai dut vous déranger, de plus pour très peu.

_ Ce n'est rien, sourie l'autre jeune femme, je suis Konan, et vous ?

_ Fumi...

_ Et bien Pein, tu ne lui a pas proposé de s'assoir, cette jeune femme m'a l'air très fatiguée, déclara Konan à l'homme aux cheveux roux.

_ Tu m'étonne, marmonna-t-il, elle vient de battre le record en apnée...

_ Pein, lança-t-elle d'une voix autoritaire.

_ D'accord, j'ai compris, capitula le roux.

_ Il se fait toujours autant manipuler... ricana Hidan, que les couteaux plantés dans sa poitrine ne semblaient pas déranger.

Fumi sentit alors son esprit divaguer. Elle commença à ce dire que Jeana, un protagoniste de son livre, aurait certainement réagi avec humour à cette situation, et aurait lancé quelque remarque sarcastique à ses ravisseurs. Elle se mit alors rejouer toute la scène avec, a coté d'elle, Jeana, qui jouait son rôle a la perfection. Jeana éclatait de rire après son long monologue passionné et déclarait : Si tu draguais avec autant de ferveur tu aurais tous les hommes a tes pieds ! A ce moment la, elle entendit la voix de Jack, ou plutôt de l'acteur de Jack dans le film de son premier livre, s'exclamer : C'est sur qu'elle en aurait plus que toi !. Fumi sentit sa tête tourner, et elle se demanda si elle devenait folle. A ce moment la, Konan l'attrapa par l'épaule et lui dit :

Viens, je vais te donner de nouveaux vêtements et tu pourras prendre un bain. Ca va aller ne t'en fait pas.

_ Hein ? Ah euh d'accord ...

Fumi se laissa entrainer dans un dédale de couloir. Soudain, elle fut dans une chambre sans se souvenir y être entrée. Pourtant elle avait bien marché jusque la. Konan lui donna une pile de vêtement et la poussa dans la salle de bain ; Elle fit couler de l'eau chaude dans la grande baignoire et aida Fumi , qui était dans un état a mis chemin entre le sommeil et l'éveil, à se dévêtir et a s'installer dans le bac d'eau.
Fumi s'immergea totalement sous l'eau et sentit tous son corps se détendre. Puis, Konan l'aida à sortir et a se sécher après qu'elle se fut savonné. Elle se retrouva habillée de vêtements noirs. Un grand short ample et un tee-shirt, ainsi que de chaussures semblable à celle de la jeune femme aux cheveux bleus.

Comment te sens-tu ? demanda Konan.

_ Je ne sais pas trop, je crois que je deviens folle, chuchota Fumi en tremblant.

_ C'est le contre coup. Jun aussi est passée par cet état.

_ Jun est venu ici ? s'exclama faiblement Fumi

_ Oui, répondit gentiment Konan, et elle y est toujours.

C'est vrai ? Alors elle était ici ? Depuis tous ce temps ? Comment est-ce possible ?

Soudain, Fumi sentit le sol bouger autour d'elle, elle vit les murs tanguer, comme dans la cal d'un bateau en pleine tempête, et fut prise de nausée. Ces genoux se dérobèrent sous elle, et se heurta au sol avant de sombrer dans l'inconscient.
Ses rêves furent peuplés d'ombres sombres, de décors psychédéliques, de personnages incongrus et de monstres terrifiants ; Plusieurs fois, elle cru apercevoir une lumière qui pourrait la conduire en sécurité, mais toujours, cette lumière disparaissait, la plongeant dans des ténèbres plus terrifiants encore.
Elle appela à l'aide. Elle se brisa la voix a demander du secours, vain espoir qui s'enfoncer dans le néant obscur. Elle voulait mourir, elle finit par croire que la réalité se trouvait ici, dans ses songes, et que le monde d'autrefois n'était qu'un mensonge, qu'une illusion. Elle crut qu'elle avait rêvé le désespoir et qu'elle vivait la folie.
Plus jamais elle ne pourrait rire car elle était morte. Elle était en enfer et cette enfer la brulerait jusqu'à la fin des temps et plus encore !
Ses pensées étaient confuses, elle n'avait aucun sens. Elle passer d'une réalité a une autre et hurlait. Elle était devenue une ombre à son tour, une ombre de terreur et de désespoir. Sa raison disparaissait au fur et à mesure qu'elle hurlait. Et quand elle aurait perdu tout espoir, elle en mourrait. Mais avant ça, elle hurla. Elle hurla a en mourir, elle poussa un cri plus significatif encore que le cri d'un nouveau né.

Un hurlement rompt le silence
Et la vie est là.
Chloé Ferrari

Je sais, ce chapitre est minuscule, mais si j'avais continué ça aurais bousillé tous l'effet suspens ! XD

J'ai eu une grande inspiration pour son cauchemar, moi-même j'avais l'impression d'y être, ou presque, je voyais vraiment un monde comme celui la. La folie des hommes mélangés au mangekyou sharingan (ça s'écrit comme ça ?). Bref, un monde terrifiant qui est pour moi, le passage le plus marquant que j'ai écris dans cette fic (pour le moment du moins, qui sait ce que me réserve mon inspiration ?)