J'y crois pas… Il a osé ! Il va me le payer !!!

Fumi se mit à serrer les poings tandis que Hidan la serrait dans ses bras. Il affichait un air satisfait de sa vengeance puérile et en profitait au maximum. Se sachant immortel il ne se méfiait absolument pas de la « petite » Fumi et ricanait intérieurement en pensant au futur vain essai de vengeance qu'elle pourrait employer contre lui. On pouvait dire que le « gentil » Hidan qui veillait sur Fumi lors de son coma avait définitivement disparu pour laissait place à un Hidan plus salop que jamais.

« Bin alors ? Ricana-t-il, on sait plus quoi dire hein ?

Fumi ne répondit pas tout de suite, elle s'évertua d'abord à reprendre son calme avant de lui répondre d'un ton anodin :

_ Je dois avouer que je ne m'attendais vraiment pas à ça…

_ A quoi ? demanda Hidan

_ A autant d'idiotie, jeta-t-elle comme si elle voyait la scène de loin au lieu de la vivre.

_ Allé… lança-t-il, avoue que t'aime ça ! Aucune fille ne résiste à des bras aussi virils que les miens !

_ Qu'est ce que je disais ? Aucune subtilité » répliqua-t-elle avant de lui donner un coup de pied la ou ça fait mal.

Tandis qu'il s'écroulait par terre en beuglant des insanités, Fumi ne pris même pas la peine de le regarder et partit d'un pas royale. A ce moment, elle rencontra Jun qui se précipitait pour voir d'où venait tout le boucan entendu. Quand Fumi lui expliqua la situation avec un air mi-satisfait mi-colérique Jun éclata de rire et l'invita dans le jardin, qui n'était pas vraiment un jardin mais un terrain d'entrainement à l'extérieur mais bref. Elles s'assirent toutes deux dans l'herbe et regardèrent silencieusement les nuages. Elles restèrent comme ça un long moment, prenant le temps de se réhabituer l'une à l'autre. Peu à peu, leur ancienne complicité se réinstalla en elles, et chacune souri. Et alors, Jun pris la parole.

« Il y a six ans, je me suis réveillé sous un ciel pareil à celui d'aujourd'hui. C'est la première chose dont je me souvienne. Ma première pensée a été : que c'est agréable ! Je suis restait allongé pendant longtemps. J'ai profité de cette instant de répit comme d'autre profite d'une trêve après de long moi de guerre. Mais j'ai finis par me redresser, et à ce moment seulement je me suis sentit triste. J'ai un peu honte d'avouer que je n'ai pas tout de suite pensé a ce que toi tu ressentirais. Je me suis surtout concentré sur ce que moi je ressentais, et ça m'a occupé pendant un an si ce n'est plus. J'ai rencontré l'Akatsuki, et je me suis entiché de chacun des membres. C'est vrai qu'à première vue ils paraissent antipathiques, mais ils sont gentils. Ils m'ont accepté, et Pein m'a écouté quand je lui ai raconté d'où je venais. Ce n'est qu'a ce moment que j'ai commencé à me rendre compte que toi, tu étais seule. Pourtant, on ne peu pas dire que j'ai regrettais d'être la. Je me suis même dit que tu t'en sortirais certainement très bien toute seul, après tout, c'est toi qui a passé toute ta vie et chercher la solitude… Et puis, je suis tombé amoureuse, ça ne doit pas t'étonné d'ailleurs ! Mais pour la première fois, c'était réciproque, et ça l'est toujours. Je suis devenue super forte en plus ! Elle ria, je passe d'un sujet à l'autre sans même faire de lien ! Bref, je suis heureuse. »

Le silence fut de nouveau. La brise souffla pendant que chacune se plongeait dans ses pensés. Se fut ensuite Fumi qui parla :

« On ne peu pas dire que j'ai eu autant de courage. Après notre dispute, je suis allé errer dans les rues. Il pleuvait, j'étais trempé, mais j'ai marché ainsi pendant des heures. Quand finalement, au matin, je suis rentré, j'ai tout de suite vu que tu n'étais pas la. Je me suis dit que tu avais du sortir te défouler aussi. Les jours ont passés, et je me suis mise à m'angoisser. Et un matin, je me suis levé, et j'ai couru jusque chez ce garçon dont tu étais amoureuse à l'époque et qui t'avais brisé le cœur. Je n'ai pas réfléchie, pas vraiment, et quand il m'a ouvert et que j'ai entendu derrière lui le roucoulement d'une nouvelle conquête, mon sang n'a fait qu'un tour, je l'ai empoigné par le col et je lui ai hurlé de me dire ou tu étais. Quand il m'a dit avec un air désintéressé qu'il n'en savait rien, je lui ai cogné le crane contre le mur et je lui ai décroché un revers qui lui a brisé la mâchoire. Ensuite je suis partie. J'ai appelé la police et des recherches ont été lancées, mais tu n'as jamais réapparu. J'ai continué ma vie, je me suis plongé dans les études et je me suis mis à écrire. Un an après ta disparition, je décrochais l'oscar du meilleur livre et on m'achetait les droits pour faire un film dessue. Je me suis plongé dans une routine, et chaque jour ou je me réveillais en sachant se que je ferais chaque minute de ma journée me conforté dans ma nouvelle idée du bonheur. Et un matin, je me suis réveillé, et je t'ai aperçu. Un peu plus tard, je me réveillais de nouveau mais dans une foret. Et la je me suis dit : faite que ce ne soit qu'un rêve et que ma routine soit intacte. Et la, j'ai rencontré deux type bizzard, l'un manquant totalement de subtilité, l'autre aussi aimable qu'une pince à linge, qui m'on mené jusqu'à un type qui, je l'espérais, me libèrerais enfin de mes souffrance. Mais j'aurai aussi bien pu demander à une bonne sœur de faire un streap-teese. Bref, me voila, et je suis plutôt contente d'être vivante finalement. »

Elles revinrent a leur point de départ, c'est dire, le silence. Pour certain, ce silence aurait été oppressant, et ils auraient certainement essayé de comblé le vide. Mais dans le cas présent, ce silence était agréable. Au loin, on entendait le pépiement des oiseaux. Elles auraient fini par s'endormir si à ce moment là un certain blondinet n'était pas passé a travers le mur pour s'écraser à deux pas des jeunes filles.

Fumi lança d'un air septique :

« Toujours vivant ?

_ Ouai … toussa Deidara, mais de justesse.

_ Qu'est ce qu'il s'est passé ? demanda Jun

_ J'expérimente…

_ Ah… Je comprends mieux…

_ Comment ça ? Questionna Fumi.

_ Deidara aime beaucoup les explosions, répondit Jun.

_ Je suis un artiste !

_ Le jour ou tu te sera cramé la cervelle a cause d'une explosion qui aura mal tournée tu dira plus ça, répliqua la blonde.

_ Ne dit pas ça voyons, intervint Fumi, ne fais pas comme si un bon feu d'artifice te laisse de glace !

_ Toi aussi tu aimes les explosions ? demanda alors Deidara, le cœur gonflé d'espoir.

_ Ouai, surtout quand c'est une explosion nucléaire genre Hiroshima. J'adore les champignons radioactifs que ça fait. Ou encore Pompéi, avec sa spectaculaire éruption volcanique qui recouvra de cendres brulantes toutes la ville.

_ Espèce de terroriste, pouffa Jun.

_ Est-ce que tu veux m'épouser ? s'exclama alors Deidara en lui prenant la main.

_ Euh… Non merci, j'aime ma liberté de célibataire endurci, expliqua Fumi.

_ Dommage. Soupira le blond en se relevant et en se dépoussiérant, je suppose que j'ai raté ma chance. Ah Hidan a de la chance.

_ Nyé ? S'étrangla Fumi, mais de quoi tu parle ?

_ Roh, fais pas l'innocente, ça ce voit que c'est le grand amour entre toi et lui !

_ … Je crois que le choque t'a causé une trop grande perte de neurones.

_ Me dit pas que tu ne ressens rien pour lui quand même ?

_ Désolé mais je le connais que depuis deux jours, et même si il est plutôt marrant, je n'ai pas l'intention de tomber amoureuse alors sort toi cette idée de la tête tout de suite ! s'écria la rouquine.

_ Mais oui c'est ça, la charia Jun

_ Ah non ! Tu ne vas pas t'y mettre non plus Jun !

_ Mais je ne raterais pour rien au monde l'occasion de te trouver enfin un petit ami ! répliqua son amie. Depuis le temps que je t'en cherche un !

_ C'est très gentil de ta part de te soucier de ma vie sentimentale, mais comme je viens de le dire c'est ma vie sentimentale ! Rétorqua Fumi avec un air boudeur.

_ De ton absence de vie sentimentale tu veux dire !Corrigea Jun en appuyant sur le mot absence.

_ Il n'empêche que ça me regarde !

_ Je ne vais pas lâcher l'affaire de si tôt ma vieille !

_ S'pèce de sale perverse !

_ Merci du compliment, mais c'est toi qui est trop chaste ! »

Deidara assistait à cet échange cordial avec un air hilare. Les deux jeunes filles venaient, en l'espace de quelques secondes, de passer de l'état de meilleurs amies a l'état d'ennemi s'évertuant a brisé les défenses de l'autre. Et pourtant, malgré ça, on pouvait sentir qu'elles s'amusaient comme des enfants, voyant en cette bataille puérile un jeu bien plus intéressant que n'importe quel autre.

Soudain, un hurlement rageur vint interrompre la dispute amicale et Fumi afficha instantanément l'expression d'une gamine prise en faute avant de regarder ailleurs, se découvrant alors un intérêt inattendu pour la botanique et prétexta vouloir aller cueillir des fleurs avant de s'enfuir vers la forêt.

Juste après qu'elle eut disparu sous le couvert des arbres, Hidan surgit dans le jardin et leur demanda en hurlant ou été cette « sale merdeuse » avant de partir sans attendre la réponse.

Deidara et Jun s'entre regardèrent avant d'éclater de rire. Cette dernière demanda alors à l'autre de retrouver Fumi prétextant qu'Itachi devait l'attendre pour leur entrainement et qu'elle était en retard. Le blond accepta et partit a sa recherche en ricanant toujours de la scène d'il y a peu.

Il la retrouva aisément. Prudente, elle avait évité de s'éloigné trop de la lisière, faisant autant confiance à son sens de l'orientation qu'une pierre est expressive. Elle s'était agenouillée et regardait fixement devant elle. La gravité de son expression étonna Deidara, qui ne s'attendait pas vraiment à ce qu'elle passe ainsi du rire au silence.

Il fut encore plus surpris quand il l'entendit parler toute seule. D'une voix grave et amère, qui en disait long sur ce qu'elle ressentait elle déclara :

« Salut, j'ai fait pas mal d'étude et j'en connais des dieux, mais je ne sais pas auquel je dois m'adresser, alors je vais m'adresser a vous tous, qui sait, peut être que l'un d'entre vous aura la générosité de me répondre… Bref, je voulais juste vous demander un énorme service, s'il vous plait, faites que ce coup si je ne foute pas tout en l'air ! C'est vrai quoi ! Je veux bien faire des efforts, mais si on ne me file pas un coup de main je ne vais jamais y arriver ! Ouai je sais, j'ai passé la moitié de ma vie a détruire volontairement toute les chances que vous mettiez sur mon chemin, mais j'avoue que c'était une belle connerie. Je ne vais pas vous demandez la lune, tout se que je veux, c'est d'avoir la force de pas tout faire cafouiller. Soyez cool s'il vous plait. Merci. Elle se releva en s'étirant et dit d'une voix ironique, voila que je me mets à parler toute seule dans une forêt maintenant ! Et bah dites donc, je ne suis pas sortie de l'auberge !

_ Alors on parle aux fleurs maintenant ? Intervint alors Deidara comme si de rien était. Au pire si tu ne trouve personne tu pourras toujours finir avec Zetsu !

_ Mais c'est une manie chez vous de surgir silencieusement comme ça derrière les gens ?! s'écria Fumi, une main sur le cœur, je suis sensible et j'ai un cœur fragile moi !

_ Ouai ouai ouai, ramène toi comme j'ai l'impression que pour le moment Hidan n'est pas disposé à t'entrainer j'accepte de filer quelque conseils, mais avant ça t'a intérêt à prendre une douche ! Tu pues la transpiration à 3 kilomètre a la ronde !

_ Charmant… marmonna-t-elle, ok merci, j'y vais de ce pas si quelqu'un a la bonté de m'indiquer la direction de la salle de bain !

_ Suis moi, je connais le chemin.

_ Encore heureux… »



Salut ! Je tien a remercier tout le monde pour leur review, ça me fait super plaisir ! Je suis aussi désolé si l'ironie de Fumi se relâche parfois, également j'admets qu'elle a un peu le monopole de l'attention… Mais qu'y puis-je si l'inspiration me vient comme telle ?

Bref … j'ai tout dit pour le moment je crois… ah oui ! Tant que j'y pense, Fumi veut dire littérature en japonais, c'est plutôt ironique comme nom.

ENCORE MERCI 3

PS: Encore désolé par ce que ce chapitre aussi est court ... T_T Pas taper!