L'entrainement repris. Jun était partit mine de rien dès que Fumi avais franchis la porte et Deidara lui avait fait commencer un entrainement-spécial-made-by-Dei' qui était beaucoup moins violent que celui de Hidan, mais tout aussi épuisant. Pourtant Fumi, loin d'être découragé, redoubla d'ardeur avec une énergie nouvelle. Elle ne se plaignit jamais, et se releva après chaque chute. Deidara eut du mal à comprendre ce regain d'énergie, et s'interrogea sur l'origine de cette nouvelle volonté, aussi dur que le fer, mais la réponse ne lui vint que le soir, lors du repas commun.

Junn'était pas présente, elle avait prétexté un manque d'appétit et la volonté de s'entrainer, même si Deidara savais parfaitement que c'été pour ne pas croiser un certain brun qui lui avait brisé le cœur. Fumi avait pris sa… troisième douche de la journée… Elle avait l'air plutôt détendu et plaisantait avec Deidara sur le chemin de la salle à manger, mais quand ils entrèrent dans la pièce et qu'elle vit Itachi impassible, elle serra les poings et lui jeta un regard mauvais. C'est en interceptant ce regard que Deidara compris quelle était la nouvelle motivation de Fumi.

Finalement, tous allèrent s'assoir et dinèrent dans un relatif silence. On sentait une certaine tension dans la salle. Les sources étaient multiples et variés. Il y avait tout d'abords les regards sombres de Fumi dirigé contre Itachi, les ondes d'agressivité de Hidan qui ne se remettaient toujours pas du matin, d'autres ondes de reproches dirigé vers Itachi, bref, tout le monde était plutôt tendu…

Les seuls à peu près détendu étaient Pein et Sasori. Pein discutait avec Konan en faisant comme si de rien était et Sasori regardait les échanges silencieux avec un sourire ironique, comme si ces ondes hostile le relaxait et l'amusait. Après, il y avait Tobi. Tobi qui ne se rendait même pas compte de l'ambiance pourri et qui jouait avec sa nourriture, dessinant des formes simples que même les gamins pouvaient reproduire.

Quand le repas fut terminé, Fumi se leva et dit d'une voix poli et souriante :

« Merci du repas, c'était délicieux. Je vous souhaite à tous une bonne nuit »

Tous, ou presque, lui souhaitèrent de même et elle sortit d'un pas tranquille. Elle rejoignit sans trop de mal sa chambre, trouva dans l'armoire un pyjama, s'en revêtit, et alla se coucher sans plus de cérémonie.

Dans la cour de récréation, la petite Fumi est encore laissé de coté. Pourtant ça ne la dérange pas. En tout cas c'est ce qu'elle se dit. Elle se l'est répété tellement de fois que maintenant elle y croit. Oh, elle a bien un petit pincement de cœur quand elle voit les autres enfants jouer mais sans plus. Elle, elle a un trésor bien plus grand qu'une balle ou qu'une corde à sauter. Elle, elle peut changer de monde quand elle veut. Et ce pouvoir lui est bien plus précieux que tous les amis du monde. Si si c'est vrai ! Même si je ne peux partager ça avec personne ! Ca me va très bien comme ça !

Elle tourna la page de son nouveau livre, sans prêter attention au bruit qu'il y avait dans la cour. Mais a ce moment là, une autre petite fille s'assit à coté d'elle et lui sourie à pleine dents.

« Salut, moi c'est Jun ! Et toi tu t'appel comment ? »

***

« Jeunes filles ! On ne court pas dans les couloirs ! Gronde un professeur.

_ Désolé monsieur… s'excuse une jeune fille rousse, mais on avait peur d'arriver en retard.

_ Ce n'est rien, soupire le professeur, mais que je ne vous y reprennent plus ou vous irez en retenus !

_ Très bien monsieur. Merci monsieur, » s'exclament les deux jeunes filles en allant en cours

***

« Fumi, je croit que je suis amoureuse, c'est géniale non ? s'exclame Jun.

_ C'est cool pour toi… Mais tu est sur que ce ne sera pas comme la dernière fois ? réplique doucement Fumi en levant les yeux de son livre.

_ Oui ! Cette fois ci je suis sure que c'est réciproque !

_ Alors je suis heureuse pour toi… »

_ Merci !

***

« Tu comprend pas qu'ils se foutent tous de ta gueule ?! hurle Fumi, la prochaine fois aussi tu croira que c'est réciproque ! Et la fois d'après ! E encore après ! Tu comptes continuer a pleurer pour un abrutis qui se fiche de toi ?!

_Ferme la ! hurle Jun, qu'est ce que tu y connais de toute manière ?! T'es même pas foutu de lever les yeux de ton livres plus de deux minutes alors avoir une vie sociale construite et des sentiments encore moins !

_ Moi au moins je ne me mets pas a chialer pour le premiers venu !

_ Ca c'est sur ! Tu pleure même pas pour ta meilleur amie ! Même pour les gens que t'apprécies t'à aucun sentiment ! Y'a que tes livres qui compte !

_ Je préfère ça que de me faire jeter constamment par les autres ! Moi au moin on ne se fout pas de ma gueule comme on se fout de la tienne ! Regarde-toi un peu ! T'es pas majeur que t'a déjà un palmarès de râteau plus long que la bible ! Arrete de rêver ! Les mecs sont tous des ordures ! Surtout ceux qui sont gentils ! Et puis je sais pas pourquoi je te dis ça ! J'me case ! Adieu !

_ Ouai c'est ça ! Adieu ! »

***

« Ou est-elle ! hurle Fumi en empoignant un garçon par le col, dit moi où elle est ! Ou est Jun ?!

_ J'en sait rien et je m'en fiche, réplique le garçon, lâche moi ou j'appel les flics !

_ Vas-y ! Appel les ! On va leur demander ou elle est comme ça ! Mais en attendant, si tu les appels, n'espère pas garder ta fierté masculine intacte ! » Crache-t-elle.

Alors qu'il s'apprête à rétorquer, elle lui envoi un crochet qui lui brise la mâchoire dans un sinistre bruit de craquement d'os. Le garçon la regarde avec un air ébahi, et pendant qu'elle s'en va avec de grandes enjambé, une jeune fille se précipite sur lui avec des cris hystérique.

***

« Bienvenue à l'université de Cambridge mademoiselle Haru, j'espère que vous vous plairez dans notre établissement et que vous pourrez vous y épanouir pleinement !

_ Merci monsieur le directeur, c'est un honneur pour moi d'être admise dans une école aussi prestigieuse. Déclare Fumi.

_ C'est la moindre des choses, vous êtes devenu la plus grande romancière de l'Europe et ce, sans notre enseignement, imaginez ce que vous deviendrez grâce a nous.

_ Oui… Encore merci. »

« Fumi ! Eh Fumi réveil-toi ! s'exclama une voix en secouant la rouquine.

_ Nyé ? Qu'est ce qui's'passe ? Bailla-t-elle.

_ Pein a convoqué tout le monde d'urgence ! Dépêche-toi de te ramener ! répliqua Deidara d'une voix pressante.

_ J'arrive » soupira-t-elle, se remettant de son brusque réveil.

Elle s'habilla aussi vite qu'elle pouvait, et sortit de sa chambre. Mais la, elle eut un petit problème. Ou devait-elle se rendre ? C'est beau de savoir qu'il faut se dépêcher de venir, mais c'est encore mieux si on sait ou il faut venir. Elle réfléchit quelques instants mais quand elle entendit une autre porte s'ouvrir, elle soupira de soulagement

Et un casse tête en moins…

Elle se retourna vers la personne qui venait de sortir mais ravala aussitôt les politesses qui lui venaient à la gorge.

En face d'elle se trouvait Itachi Uchiha. Et on ne peut pas dire que c'était l'amour de sa vie. Au contraire. Elle le considérait comme l'ennemi qui lui était le plus antipathique. Tous ses sens lui hurlaient de le lyncher, mais elle savait bien qu'elle n'arrivait pas à la chaussette de ce type. Pourtant ça ne l'empêcha pas d'éclaircir ce qu'elle pensait de lui. Il n'y eut pas de grand et noble discours, tout comme il n'y eu aucune violence. Elle se contenta de lui dire d'une voix vide de toute émotion :

« Les ordures dans ton genre, je finis toujours par les écraser avec le talon du pied. »

Le brun la fixa quelques instants avant de partir vers la salle en faisant comme si il n'avait rien entendu.

Pff, il m'ignore ? Il va voire ce type… un jour je m'occuperais de lui et ce jour la il va morfler.

Au lieu de le suivre pour trouver la salle de réunion elle resta immobile et attendit qu'il passe son chemin. D'accords, son comportement était totalement immature, mais elle refusait de lui devoir quoi que ce soit, même si il n'était pas au courant. Elle s'appuya donc au mur en réfléchissant. Où aller ? Elle soupira et repris son casse tête.

Mais de nouveau, une porte s'ouvrit, laissant cette fois apparaitre … Hidan.

Il manquait plus que ça… Je suis maudite.

« Et alors ? On s'est perdu ? » Ricana-t-il.

Je le savais… Je suis vraiment pas d'humeur a me disputer avec lui, je l'ignore ? Ca me répugne de l'avouer mais là j'ai besoin de lui. Qui sait, peut être que le « gentil Hidan dont vous avez eu l'aperçu dans la forêts et qui ne sort que tous les 36 du mois » va bien vouloir intervenir et me filer un coup de main ? J'en doute mais qui ne tente rien n'a rien.

« On doit aller ou au juste ? demanda-t-elle en soupirant.

_ Suis moi » répondit-il, une moue ironique sur les lèvres.

Ils marchèrent en silence jusqu'à ce que Hidan craque et ne demande :

« Alors ? Il t'a fait quoi Itachi pour que tu le déteste autant ?

_ Hein ? Je ne deteste personne, répliqua Fumi.

_ Tu fout pas de ma gueule, y'a carrément une aura de colère sombre qui flotte autour de toi des que tu le voie !

_ Je ne le déteste pas… Je le hais viscéralement, la différence est subtil certes, mais belle est bien présente. Répliqua légèrement Fumi sous les yeux surpris de son guide.

_ Et on peut savoir pourquoi ?

_ Désolé mais c'est confidentiel. Je le hais, c'est tout se qu'il faut savoir, le reste c'est des détails.

Ces paroles mirent fin à la conversation et le silence revint. Puis, ils arrivèrent à la salle de réunion et allèrent s'assoir. Il manquait encore Pein, qui était pourtant le commanditaire de cette réunion surprise. Sasori semblait énerver, alors que Tobi était on ne peu plus motivé. Tous conversaient a voix basse mais se turent quand la porte s'ouvrit sur le chef. Mais il n'était pas seul. Il déclara alors :

« Tous, je vous annonce que je viens de conclure un traité de coopération avec les deux jeunes gens que voici, nous dévions temporairement notre objectifs vers celui-ci : le mort d'Orochimaru, et la destruction de toutes ses bases d'expérience ! »