Fumi venait te tomber entre les mains du camp adverse. Un affreux dilemme s'offrait aux membres de l'Akatsuki. Soit ils abandonnaient Fumi et s'offrait au courroux de Jun, soit ils lui sauvaient la vie. Mais pour ça eut-il fallu qu'ils aient un plan. Or à moins de buter tout le monde en espérant que le Jinchuriki survive et qu'il ne « zigouille » pas Fumi en chemin, les solutions étaient minimes. Et comme à chaque période de crise, tout le monde se tourna vers Pein. Ce dernier fut d'ailleurs agacé que ce ne soit que dans ce genre de moment qu'ont l'écoute mais ne le dit pas. Finalement, il ne trouva qu'une seule solution à peut près satisfaisante.

Pendant ce temps là, les ninjas de Konoha réfléchissaient a leur avantage et a comment l'utiliser. IL était totalement exclu de chercher à attaquer l'organisation criminel alors qu'ils étaient moitié moins nombreux. Une seule solution était possible, ils devaient se servir de cet avantage pour fuir. Mais le problème, c'était qu'il allait être difficile de convaincre Naruto du bien fondé de ce raisonnement.

Finalement, ce fut en même temps que les deux chefs de groupe se tournèrent l'un vers l'autre. Yamato déclara alors :

« Nous avons l'un des vôtres en otage.

_ Sans blague, lança Hidan, décidément c'est tous des génies à Konoha !

_ Pff, tu fait le malin mais avoue que t'enrage hein ? ne put s'empêcher de se moquer Deidara.

_ Je t'emmerde du con ! se renfrogna le concerné.

_ Bou il boude !

_ Je t'ai dit de la fermer !!!

_ Silence ! s'écria Konan.

_ Donc, repris Yamato sans laisser paraitre son coté blasé, je vous propose un marché. Vous nous laissez partir et on la garde vivante.

_ Mmh… réfléchit Pein.

_ Quoi ?! s'écriale blondinet.

_ Je suis d'accords avec blondin, lança alors Fumi, que tous croyait évanoui. Chui pas un paquet dont on dispose à volonté contrairement a ce qu'on pourrait croire.

_ C'est ça ou tu crève ! répliqua Pein, non ! Ne réponds rien ! Pour une fois tu vas écouter ce qu'on te dit ! Si t'avais écouté on n'en serrait pas là !

_ Quel mauvaise fois, râla la rousse, on m'ordonne de rester a la base et quand j'y reste on me gueule dessus. Ouai ça va ! J'ai compris ! De doute façon quoi que je dise j'aurais tord alors je vais économiser ma salive et faire la sieste ! Pff… »

Les ninjas de Konoha ne savaient pas vraiment comment réagir face à cette scène de ménage, et ils finirent par renoncer en haussant les épaules. Naruto, le blond, avait l'air un peu gêné. Il faut dire qu'il portait Fumi sur son dos et que cette dernière commençait un peu a divaguer. Ou plutôt, pour ce donner une contenance, elle râlait et balançait des infamies fort peu charmante à tout va.

Oh la la, ça tourne. J'ai mal. C'est vraiment infernal, j'en peux plus ! Et puis tous ce sens poisseux que je sens dégouliner sur mon crâne. J'ai l'impression que je vais devenir folle ! J'arrive même plus a bouger. J'en ai vraiment marre. Pourquoi ça n'arrive qu'a moi les crasses dans ce genre ?! Oh et puis merde ! Laisse tomber, de toute façon t'es condamné, alors arrête de réfléchir et laisse toi crever !

Quelque minutes plus tard, elle perdit connaissance et se plongea avec délire dans le monde noire des songes.

« On est donc bien d'accords ? demanda Yamato avec méfiance, vous nous laissez rentrer à Konoha sans vous interposer ?

_ Ouai, confirma Pein avec un peu de mauvaise grasse. Dégagez d'ici maintenant, on a toujours Orochimaru a gicler. »

Les gens de Konoha ne se le firent pas dire deux fois et partir en quatrième vitesse. Le blond n'eu pas vraiment le choix face au poing menaçant de ça camarade.

Quand ils furent partis, Deidara lança avec un rire sans joie :

« Qui ce dévoue pour annoncer a Jun qu'on a abandonné sa meilleure amie a Konoha ? »

Le silence lui répondit .

***

Orochimaru était à bout de souffle. La puissance de la technique de Ruki était indéniable, et il sentait qu'il avait largement sous-estimé son ancien élève. Et que c'était le moment de faire un repli stratégique. Non seulement il était tombé sur des ninjas de Konoha mais en plus il s'était fait prendre par surprise par l'Akatsuki ! Décidemment son jour de chance était passé…

La question était maintenant : comment faire pour s'éclipser ?

A cette question, une réponse s'imposa au sanin. Un moyen plus que fourbe pour sauver sa peau. Il commença alors a ce décaler imperceptiblement vers Anju. Quand il fut assez près, il invoqua deux serpents gigantesques qui foncèrent droit sur la jeune fille. Mais Ruki veillait au grain, il contra les deux reptiles et le temps d'un clignement de l'œil il les avait éliminés.

Le temps d'un clignement d'œil, Orochimaru avait disparu…

« Bordel ! Il s'est enfui le salop ! »

***

« Eh Jun ! A ton avis pourquoi il nous a soudainement changé d'objectifs Pein ? demanda Kisame.

_ Je sais pas, lui répondit la blonde. Qui sait, il a peut être eu des nouvelles comme quoi il y a un mouvement anti-Akatsuki là-bas.

_ Mouais, grogna-t-il, pas très convaincue, ça se trouve, on est en train de rater une super baston contre Konoha !

_ Même si c'est le cas les ordres sont les ordres ! Je voix pas ce que ça change !

_ Pff, t'es plus drôle ! On dirait une vieille peau à la retraite quand tu parle !

_ Et toi on dirait un gamin de huit ans ! Maintenant là ferme ! »

Le silence s'installa alors. Ils étaient dans la salle principale d'une auberge peu fréquentée. Ils avaient décidé de se reposer un peu, et cette auberge était la seule des environs. Mais vu la qualité de l'établissement, dormir a la belle étoile était presque plus confortable, et de plus gratuit. Les deux coéquipiers c'étaient donc installé à une table et mangeaient du riz avec une sauce infâme qui devait s'apparenter a du curry. De loin. Dans le noir. Si on a le nez bouché. Soudain, n'y tenant plus, Jun se leva brusquement et jeta un regard courroucé aux gérants de l'auberge. Quand je dis courroucé, c'est en fait carrément meurtrier. Les deux vieillards à l'air louche qu'étaient les gérants reculèrent, effrayés.

« Ne me dites pas que vous escomptez à ce que l'on mange ça ?! On n'a pas payé aussi cher pour un truc aussi dégoutant et, j'en suis sur, toxique ! S'exclama-t-elle.

_ Mais… tenta l'un deux vieux avant que Jun ne le coupe.

_ C'est tout bonnement inadmissible ! Rendez-moi mon argent ! »

S'en suivit une longue bataille d'où la blonde sortit vainqueur après les avoir menacés de bruler leur établissement avec eux a l'intérieur. A partir de ce moment, tous les clients, peu nombreux mais bien présents, s'enfuirent prudemment et Kisame eut un sourire réjoui en s'exclamant qu'il était partant pour l'expérience. Les deux gérants cédèrent donc et leur donnèrent leur argent avec un supplément pour la forme.

Les deux akatsukiens sortirent dans la nuit et Kisame eut un soupir blasé.

« Dommage, s'aurait été marrant de les faire bruler ces deux shnoquards !

_ Moi je suis soulagé de sortir de cette pièce. Il y avait une de ces odeurs ! J'ai crus que j'allais faire un malaise !

_ J'avoue que c'était plutôt glauque ce qu'ils nous ont servi ! ria l'homme poisson.

_ Non mais vraiment, c'est scandaleux ! Après qui est ce qui ce fait passer un savons par Mr. Grippe-sou par ce qu'on a trop dépensé ? C'est moi ! Et franchement ça ne valait pas la peine d'endurer plus de deux heures de sermons !

_ J'avoue que ça doit être barbant ! ricana encore plus Kisame. Mais en attendant on va encore devoir pioncer a la belle étoile…

_ Je préfère ça que de me réveiller avec une cafard dans mon lit, par ce que je suis sur que leur « chambres » sont infestées de cafards ! Beurk ! »

Ils continuèrent ainsi à avancer en déblatérèrent toutes sortes de critiques puis, finalement, s'arrêtèrent et s'enfoncèrent dans la forêt jusque dans une clairière pour se reposer.

« Je me demande ou en est Fumi dans son entrainement… » Pensa Jun à voix haute en s'allongeant dans l'herbe.

***

« Juuuun ! Se lamentait Fumi dans une chambre d'hôpital, j'espère que tu va leur défoncer la gueule a cette bande de connards ! Ils m'ont lâchement abandonné ! Quand tu rentreras de ta mission cognes les jusqu'à ce qu'ils te supplient d'arrêter ! En plus je n'aime pas les hôpitaux ! Je veux mon livre supèrent que j'ai piqué a Pein ! Au secours ! »

Dans le couloir en face de la chambre de la rousse, un blond, qui était assis sur une chaise a coté de la porte pour veiller a ce que l'ennemie ne s'échappe pas, râla.

« Putain mais elle s'arrête jamais !?

_ Calme toi Naruto, répliqua son amie aux cheveux roses, qui était de garde avec lui. C'est le meilleur moyen de récolter des informations sur l'Akatsuki. La on vient d'apprendre qu'il y a une « Jun » parmi eux et qu'elle est en mission. Et aussi que Pein possède une bibliothèque.

_ Ouah ! Avec ça on est super avancé ! Et le nom de sa grand-mère il peut nous révéler quoi a ton avis ? rétorqua le blond de plus en plus énervé.

_ Ferme la ! Tu crois que t'es le seul que ça énerve ?! Moi aussi j'en ai marre, mais les ordres sont les ordres !

_ Ca va Sakura - chan, j' ai rien dis, ne me frappe pas !

_ Hé dehors ! Lança Fumi avec humeur, fermez la un peu ! Y'a des gens qui sont en convalescence ici !

_ Ferma la d'abords ! hurla Naruto, en pétard. Tu nous casses les oreilles depuis tout a l'heure alors t'es mal placé pour nous faire la morale !

_ Mais je m'ennui ! Et j'ai mal à la tête ! Et aux bras ! Et aux jambes ! J'ai mal partout sauf aux cordes vocales ! J'en ai mare ! Je me suis fait exploiter, martyrisé ! On m'a embrassé contre mon grès ! Je me suis pris toute une bibliothèque sur la tête, avec en prime le plafond ! Je me suis fait exterminer par le remake d'un alien qui avait peur des insectes et qui m'a pris pour une mouche ! On me reproche des trucs totalement abstrait et maintenant je suis coincé dans une chambre hideuse avec pour seule compagnie un putain de piaf qui arrête pas de siffloter joyeusement a ma fenêtre et deux soit disant garde qui sont aussi causant que des pierres tombales ! Vous feriez quoi a ma place hein ?! Vous chanteriez gaiement « je vais bien tous va bien ! » ?!

_ Euh … non je ne crois pas… répondis Naruto avec un air un peu simplet.

_ Je n'en peu plus, soupira la rousse d'une voix sombre. Je ne sais même pas si je vais revoir ma meilleurs amie, qui, soit dit en passant, est la dernière raison qui me pousse à ne pas me trancher les veines. »

Les deux ninjas restèrent silencieux. Fumi serra ses jambes contre elle, sentant venir la crise de nerfs.

C'est pas possible, je me conduis comme une gamine dépressive ! Adulte hein ? Pff, même deux gamins sont plus responsable que moi, suffit de voir le blondinet, totalement simplet et pourtant plus doué que moi… Non je ne complexe pas ! Lui il a eut sa petite enfance tranquille, c'est normale qu'il soit émotionnellement plus stable que moi ! Quand a l'autre fille la, y'a pas a cherché c'est le genre de fille totalement nunuche ! On pari combien qu'elle se la joue alors qu'elle c'est faite plaqué et que du coup elle se croit plus mature que tout le monde ?

La porte s'ouvrit alors avec violence et une grande blonde a poitrine opulente s'avança dans la pièce.

« Alors c'est toi la fille de l'Akatsuki ?

_ Nan, moi c'est la petite nièce de l'arrière cousine de la fille de ma grand-mère qui est fermière. Je marchait tranquillement dans la campagne quand je me suis pris un piano en pleine face ce qui explique ma présence ici. Elle pris une petite pause pour relever la tête et poussa un soupir dédaigneux. Non mais qui d'autre vous voulez que ce soit ?

_ Tu joue la maligne mais tu est en mauvaise posture et nous le savons toutes les deux. » Répliqua la blonde avec un air suffisant.

Quelque chose me dit qu'entre moi et cette vieille vache, la discution promet d'être animé.

« Plus sérieusement, se repris la blonde, je suis Tsunade, l'Hokage du village de Konoha dont tu est captive. Tu as intérêt a nous dire tous ce que tu sais sur l'organisation que l'on nomme Akatsuki. »

La, je ne suis pas dans la merde. Si je lui dis que je ne pige absolument rien a ce qu'elle me raconte, je crois qu'elle va mal le prendre. Et puis je ne sais pas se que je dois dire ou pas, je ne sais pas ce que c'est Konoha, je ne sais pas non plus faire du tricot avec les pieds. C'est dire ! Ici j'ai vraiment l'impression d'être bonne a rien… C'est franchement déprimant…

« Ben …euh… J'ai toujours aimé les chats ! C'est vrai quoi, c'est indépendant, pas trop chiant, et quand on les jette sur les gens qu'on n'aime pas on peut être sur qu'ils finiront avec un œil crevé.

_ Très bien. Dans ce cas nous allons vous laissez en discuter avec Ibiki, je suis sur que ça l'intéressera. Shizune ! Vas me le chercher !

_ Tout de suite Tsunade-sama ! »

Youpi ? J'espère qu'il ne va pas vraiment me causer de chats… dans quelle merde je me suis encore fourré ?! Putain Dieu ! Tu m'as lâchement abandonné ! Qu'ai-je donc fait pour m'attirer ainsi ton courroux ?!