Dans le salon de la nouvelle base de l'Akatsuki, qui avait été acquis il y a bientôt un mois, tous les membres avaient été réunis par Pein qui avait quelque chose d'apparemment important à leur annoncer. Anju était désormais entièrement rétablie, que ce soit de son combat contre Orochimaru que de l'entrainement intensif que Ruki lui avait fait subir. Ce dernier avait également trouvé un moyen de décupler ses forces et avait, en un temps recors, appris a utiliser deux techniques très… efficace pour l'extermination de masse. Jun et Kisame était au Qg depuis deux mois et cela en faisait six qu'elle était au courant de l'enlèvement de son amie. Elle avait également eu le temps de se ramasser les morceaux de son cœur brisé et savait désormais agir en véritable ninja en dissimulant toute ses émotions. A tel point que les quelques fois ou Deidara l'avait revus, il avait eu du mal à croire en ce qu'il avait sous les yeux. La « nouvelle » Jun était froide, distante, et surtout, impitoyable. Kisame, à coté d'elle, commençait à en vouloir sérieusement a Itachi qui avait créé un second glaçon à partir d'une fille qui avait pourtant été la plus drôle des membres de l'Akatsuki mis a part Deidara, mais comme celui était vraiment chiant avec son « art » il avait été expédié deuxième du classement. Konan avait vu ses mission d'espionnage se multiplier puisqu'elle devait se renseigné sur toute les rumeurs afin d'en tirer profits lors de leurs prochain affrontement. Zetsu avait lui aussi eu droit à ses propre problèmes sauf que lui ne s'en plaignait pas puisqu'il n'avait rien d'autre à faire. Itachi et Kakuzu avait continué a arpenté le pays pour récolter des primes et également semer le doute quand aux intentions de Pein. Sasori et Tobi avait passé les six derniers mois à procurer des nouveaux pantins a Sasori qui devait refaire son stock, et qui fit des recherche sur de nouvelles plantes pour concocter de nouveaux type de poisons. Une des personnes qui en avait surpris plus d'un, Hidan avait étonné voir choqué tout le monde en se mettant à lire des livres sans images et de contenu sain et normal. Et enfin, on n'avait presque pas entendu parler de Pein qui semblait s'être pencher sur un complot particulièrement tordu et méandreux dont lui seul savait le contenu.
Tous ça pour dire qu'ils étaient tous réunis dans le salon de leur QG, et qu'ils attendaient l'arrivé de Pein qui se faisait attendre. Alors que l'ambiance était tendue à son maximum, le leader arriva enfin, affichant un air d'extrême satisfaction qui ne présageait rien de bon.
« Il me semble que nous avons un petit différent a régler avec Konoha… Préparez vous car dès demain nous mettrons en place mon plan. »
Et merde ! Je suis en retard !
Fumi parcourait les petites rues de Konoha aussi rapidement qu'elle pouvait. Elle était mal coiffé, mal réveillé, et habillé a la va-vite, et surtout, extrêmement en retard. Voila maintenant six mois qu'elle vivait a Konoha, cinq et demi qu'elle était sorti de l'hôpital. Pourtant elle ne s'habituait toujours pas à sa nouvelle vie. Bien sur, au début, elle avait était totalement effondré, voir même dépressive et a moitié catatonique. Pourtant, dès qu'elle avait mis le pied dehors, elle s'était sentie mieux. Un tout petit peu. Le reste de son bien être, elle le devait aux efforts de l'Hokage et des ninjas qui l'avaient kidnappé. La grande blonde a forte poitrine s'était révélé avoir le cœur sur la main et lui avait trouvé un logement, un emploi et de nouvelles habitudes. Et la petites équipes d'adolescents étranges s'étaient révélée encore plus étranges qu'elle le pensait.
Tout d'abords, en haut du classement, Naruto Uzumaki, qui avait réussit à réunir une naïveté de gamin et la volonté d'un adulte dans un même corps et qui avait un estomac énorme. Il était vraiment gentil, bien que théoriquement elle faisait parti du camp ennemi qui voulait extraire un trucs de son corps au risque de le faire mourir. Elle avait beau être intelligente, elle avait préféré évité de comprendre tous se qu'on lui disait. De un par ce qu'il lui aurait fallu admettre que sa meilleure amie était une criminel, de deux par ce les dit criminel elle les trouvait plutôt sympathique. Pour le moment, elle préférait se voiler la face même si elle savait qu'elle aurait bientôt à affronter la réalité. Ensuite, il y avait Sakura Haruno, une douce et frêle jeune fille en apparence, mais dur et cassante comme de la pierre si l'on regardait bien. Puis leur professeur, un type louche qui dissimulait toujours une partie de son visage et un de ses yeux et qui était d'une ponctualité… inexistante. Il lui avait rendu visite a l'hôpital pendant que lui-même y séjournait suite a son combat contre Deidara. Rien que d'imaginer qu'elle s'était lié d'amitié avec un potentiel cadavre lui donnait des sueurs froides.
Malgré son intégration dans la société de Konoha, en grande parti du au repas qu'elle partageait avec Naruto chez Ichiraku, elle ne savait toujours pas si elle devait tout dévoiler de ce qu'elle savait de l'Akatsuki ou pas. Elle appréciait vraiment Naruto, et ne voulait pas qu'il se face tuer, mais Jun était avant tout sa meilleurs amie, quelle que soit ses actes elle le resterait. Autant dire, elle était heureuse pour le moment, mais lorsqu'elle devrait prendre parti elle serrait très certainement malheureuse. Quoi qu'elles choisissent.
Que la vie est compliquée ! Quoi que je face je suis foutu ! Le seul truc qui pourrait m'aider a choisir, c'est que si je choisit Konoha, l'Akatsuki se débarrassera de moi. Mais il y a aussi une chance pour que l'on ait prévu ma décision et que l'on ait placé sur moi un truc qui pourrait causer la perte de l'Akatsuki. Je suis vraiment dans la merde !
Mais en attendant, elle était surtout en retard au rendez-vous que lui avait fixé l'Hokage, a la plus grande surprise de Fumi. En effet, depuis que la rousse avait pris son emploi dans une bibliothèque, a son plus grand bonheur, Tsunade ne lui avait plus parler. Fumi se demandait vraiment la raison de cette convocation. Finalement, elle arriva en vue du bureau et accéléra encore l'allure. Un des points positif dans ce monde, c'est qu'elle courait bien plus vite que le plus rapide des sprinteurs et sur une plus longue duré et ce, sans le moindre effort. Parfois, il lui arrivait de passer des journées entières à crapahuter dans la forêt, le plus souvent, Naruto participait à ces excursions et ils sautaient ensemble d'arbre en arbres avec une joie de gamin. Une fois, un drôle de type habillé d'une combinaison moulante vert les avait rejoints et Fumi avait appris qu'il s'agissait de Lee, alias gros sourcils. Elle le trouvait marrant avec sa motivation sans limite pour les choses les plus banales qui soient. Il y avait aussi parfois eu Kiba, un garçon légèrement arrogant mais attachant comme son chien Akamaru. Aucun d'eux n'avait jamais manifesté de mépris envers elle, et avait été très amicale avec elle alors qu'ils ne se connaissaient ni d'Eve ni d'Adam.
Elle arriva finalement dans le bureau de Tsunade avec seulement dix minutes de retards et eu droit a une remarque sarcastique quand a la « contagiosité du syndrome Kakashi » dans le village. Mais malgré ça, il n'y avait aucune méchanceté dans ces paroles, une chose a laquelle Fumi ne s'habituait pas. Dans son monde, personne ne se privait à se montrer désagréable, qu'ils aient ou non une bonne raison. Elle passa sa main dans ses cheveux courts avec un air désolé. Elle se les était coupés il y a deux mois et arborait maintenant un carré plongeant en pétard qui mettait en valeurs ses pommettes et ses yeux. L'Hokage prit alors la parole avec un air solennel que Fumi ne lui avait jamais vu et déclara :
« Fumi, je t'ai fait venir car voila six mois que tu es au village. Tu n'as jamais commis aucune actions répréhensible et n'a jamais montré d'agressivité envers les autres. Dès ton arrivé nous avons remarqué que tu avais un chakra puissant. Je ne peux pas te proposer d'apprendre à te battre car le conseil du village est contre, mais je peux faire de toi un excellent ninja médecin. Qu'en dit tu ? Sa te dirait de pouvoir venir en aide au blessé ? »
Fumi en eut le souffle coupé. Tsunade la gratifia d'un clin d'œil amusé en rajoutant :
« L'entrainement sera loin d'être simple, mais ça en vaut le coup ! »
Elle ne savait quoi répondre face à cette marque de confiance aveugle. Tandis qu'une partie d'elle était heureuse a en mourir, une autre partie d'elle, la plus volumineuse, forma une boule dans sa poitrine. Tandis que les larmes lui montaient aux yeux, elle répondit d'une voix brisé :
« Je… Je suis désolé. Il vaut mieux que… Il ne vaut mieux pas. Moi-même je ne sais pas ou j'en suis… Désolé ! »
Et elle parti en courant, les larmes coulant le longs de ses joues. Elle bouscula quelqu'un sans se retourner. Sa tête était vide mis a part un mot qui raisonnait a l'infini : Menteuse…
