Chapitre 2

La fin du cauchemar?

Je me réveillais après une nuit sans rêve, ma chambre était baignée par les fins rayons de soleil qui transperçaient la fenêtre ouverte. Je m'étirais de tout mon long, le sourire aux lèvres cela faisait une éternité que je n'avais pas dormi aussi longtemps. Je m'assis, les yeux entrouverts, je regardais sans la voir la porte en face de moi. Je poussais les draps et me dirigeais vers la salle de bain, je laissais couler l'eau chaude et bienfaitrice sur ma peau blanche. Je sortie à contre cœur et m'habillais rapidement d'un débardeur marron, un pantacourt beige m'arrivant en dessous des genoux. Je mis mes tennis blanche et attachais mes cheveux en une queue de cheval haute. Je rejoignis ma chambre, fis le lit et m'assis dessus. Je regardais dans un coin de la pièce ce lit vide depuis trois semaine, une larme solitaire perla le long de ma joue sans raison visible. J'étais heureuse pour elle, Mary avait put enfin quitter cet enfer.

Les murs de la chambre étaient d'un vieux beige, le sol avait son éternel parquet boisé. Au milieu du mur il y avait une grande fenêtre avec une banquette recouverte d'un plaide rouge. De chaque côté de la pièce deux lits se faisaient face parallèlement – dont un vide. Près de la porte une petite commode, où trônait dessus des dizaines de classiques. Sur la même partie du mur, des photos prises à des moments insolites mais tellement spéciales pour moi. Je soupirais et allais devant la fenêtre pour capturer les derniers rayons de soleil.

Mon regard tomba aussitôt sur un homme qui se dirigeait vers le banc en face de ma chambre. Il ne devait pas être bien plus vieux que moi. Un visage que seul les dieux pouvaient posséder. De belles boucles blonde entouraient son visage pâle. Ses yeux me marquèrent au plus profond de mon âme, je sentais mon cœur battre d'une manière effréné. Ses yeux mordorés exprimaient tant de choses à la fois mais l'émotion dominante à travers ce tourbillon fut la douleur. Je détournais pendant une seconde les yeux, trop prise dans son regard perçant. J'avais l'impression que des lames me transperçaient de toute part, repassant encore et encore sur leurs sillages. La sensation disparue, je laissais dériver mon regard une nouvelle fois sur le jeune homme maintenant assis sur le banc. Il fixait le ciel, mélancolique, il ne bougeait pas pendant tout le temps où il était resté assit. Il ressemblait à une statue travaillée dans le plus beau des matériaux. J'étais tellement absorbée dans ma contemplation que lorsqu'il se leva pour partir je reculais d'un pas. Je le suivais des yeux jusqu'à qu'il disparaisse de mon champs de vision.

Ce fut dans un état second que je partie réveiller les enfants. Arrivée dans l'une des chambres des filles, je remarquais qu'un des lits était vide. Je ne m'en inquiétais pas plus, pensant qu'elle était déjà descendue. Je retrouvais tout le monde en train d'entamer son repas, je partie rejoindre Éloïse à une table. Elle sautillais d'excitation sur sa chaise. Un sourire éclatant sur le visage. J'en déduis donc que son rendez-vous c'était bien passé. À peine m'étais-je assise que je fus attaquée par mon amie. Elle me racontait l'intégralité de son rendez-vous avec Jonathan, en ne laissant aucuns détails, mais je ne l'écoutais que d'une oreille, quelque chose clochait sans savoir quoi exactement. Je sortie de la pièce et montais dans la chambre à qui manquait une fillette endormie. Je m'appuyais à contre le mur de la pièce. Je fixais ce lit défait depuis cinq bonne minutes sans jamais arrêter de le regarder.

- Mère Denise a envoyé un message ce matin, elle rentre ce soir... tiens c'est étrange. Songea Éloïse.

- Quoi donc?

- Je ne me souviens pas d'avoir vu la petite Lola ce matin.

- Comment ça?

Je bousculais sans le vouloir Éloïse, descendis et ouvris la porte de la chambre de la doyenne dans un mouvement brusque et violent. Sur son lit était déposé un sac de voyage, le sien. Elle était donc rentrée pendant la nuit. Je tombais sur le sol, les larmes coulaient silencieusement sur mes joues blêmes. Elle avait recommencer. C'était il y a six ans, les enfants disparaissaient la nuit et on ne les revoyaient jamais le lendemain. Le matin on retrouvait le doyenne de bonne humeur avec des liasses de billets dans la main, et une robe de haute couture sur elle. Puis soudain l'orphelinat se retrouvait complètement désert, il ne restait plus que trois enfants – dont moi. Ce fut à ce moment là que les « disparitions » avaient cessées.

- Bella? Bella sa va?

Je sentais que l'on me secouait doucement, peur que je ne brise sûrement. J'avais probablement l'air fragile. Je n'arrivais plus à bouger, figer dans l'horreur de cette révélation. J'entendais des personnes parler, mais ce n'était qu'un brouhaha dans l'ouragan qui ravageait mon esprit. Je m'entendis dire que ça recommençait, rien d'autre. Cette phrase tournait en boucle dans ma tête. Je sentis que l'on me soulevait et me déposais sur quelque chose de mou. Les larmes ne voulaient pas s'arrêter, elles étaient incontrôlables. Sans fin. Je m'endormis épuisé d'avoir versé autant de larmes.

Il devait être minuit passé quand je fus réveillée par les cris aigüe de la doyenne. Ses cris perçant me donnaient mal à la tête, je mis mon oreiller sur ma tête, tentative vaine pour ne plus l'entendre. Je descendis pour venir en aide au malheureux à qui elle s'en prenait. Je me stoppais sur les marches de l'escalier, il n'y avait plus aucun bruit. La porte d'entrée était grande ouverte, un vase – enfin plutôt ce qu'il en restait sur le sol – je sortie sur le perron, d'où je me situais je pouvais voir deux hommes vu leur carrure, la doyenne, et une forme plus petite qui se débattait; c'était à ce moment là que je compris. Je courus vers les ombres, les hommes trop occupés à essayer de faire taire le garçon, aucuns ne me virent arriver.

- Lâchez le!

Je donnais des coups j'étais sûr qu'il ne sentait rien mais je continuais, ils avaient réussi à mettre le petit garçon dans la voiture. Je fus prise par derrière, une main sur ma bouche, les mains dans mon dos. J'avais beau me débattre rien n'y faisait. J'étais prise au piège, j'entendais l'enfant crier dans le véhicule. L'homme à qui j'avais donnée des coups s'approcha de moi, d'une lenteur que je ne connaissais que trop bien. Pendant ce laps de temps, la victime paniquait, elle se demandait ce que la personne en face d'elle lui ferait. Elle se montait la tête des pires scènes, et lui en prenait du plaisir. Je ne bougeais plus, le regard encré dans celui de l'homme devant moi. Cette lueur, je l'avais déjà vu et je m'étais promis de ne plus jamais la revoir.

- Qu'avons nous là Denise?

- L'aînée de l'orphelinat. Lui répondit-elle comme-ci de rien n'était.

- Et qu'elle est le nom de cette magnifique fleur? Demanda-t-il le sourire aux lèvres alors qu'il toucha du revers de sa main, ma joue à présent humide.

- Bella. Dit-elle avec dédain.

- Pourquoi m'avoir caché un tel trésor? Sa main descendait lentement de ma joue jusqu'à la naissance de ma poitrine. Il fit un mouvement de tête, et la main sur ma bouche disparue. Et si on allait faire plus ample connaissance?

- Allez en enfer...Je ne pu continuer, je sentis quelque chose pénétrer mon bras, tout devenait flou et je finis par sombrer.

Lorsque que je me réveillais je me retrouvais dans le noir le plus complet. J'essayais de me remettre debout, j'y parvins mais avec beaucoup de difficultés. Une fois debout, une main sur mon bras douloureux, j'avais l'impression – non plus la certitude – d'être observée. Mon souffle se fit erratique, il faisait froid dans la cave dans laquelle je me trouvais, la cave de mon enfance. Mes yeux fixèrent simultanément la tâche encore présente du sang sécher depuis un peu plus de dix ans. Tout mon corps était endoloris, il m'étais presque impossible de bouger le moindre muscles. Le fait que je tienne debout relevait du miracle. Le malaise persistait, on m'observait et sa venait de mon dos. Je restais immobile, figée dans la peur. J'eus des flashs de la scène qui s'était passé ici même il y a dix ans. C'était comme-ci je revivais la scène une seconde fois. Un bruit, celui de pas qui se déplaçaient. Je me retournais sans n'avoir rien demandé à mon corps.

Devant moi se tenait, l'homme de tout à l'heure, il enjamba sans cérémonie le corps exsangue au sol. Je relevais instantanément les yeux, fuyant la vision de ce petit corps sans vie. Je ne bougeais pas, regardant les yeux assassins de l'homme en face de moi. Je crus divaguer quand je vis à la place de cet homme sans corps, sans visage, être remplacé par celui de Joe; pour redevenir celui de l'homme inconnu. Ce manège se répéta une bonne dizaine de fois, alors qu'il s'avançait toujours vers moi. Il pencha la tête sur le côté, curieux. Attendait-il que je cris? Que j'appelle à l'aide? Personne ne m'entendrait de la cave de toute manière. Je ne lui ferais pas le plaisir de m'entendre le supplier de me laisser en vie. De un j'avais déjà donné et de deux je n'attendais plus rien de la vie, alors j'accueillais cet acte futur comme une certaine libération.

Quand il arriva dans la faible lueur de la lune je pus enfin détailler le visage de mon futur libérateur. Celui que métrait fin à toute cette mascarade, cette soumission dans laquelle on m'avait plongée. L'homme était grand il devait faire une demi tête que moi et avait le teint aussi blanc que la neige. Son visage arborait des traits fins, serein, sans remords malgré le meurtre qu'il avait commit. Il régnait même dans ses yeux vairons – l'un était bleu glace, l'autre vert prairie – l'exaltation du moment. Et non dissimulé sous ses lèvres fine et rougit par le sang, un sourire mauvais y naissait. Il portait un costume noir simple mais avec lequel il pouvait se mouvoir avec facilité.

Je fermais les yeux au moment où je le vis amorcer un geste à mon encontre. Je priais pour que ça se passe le plus vite possible. D'une certaine manière j'étais égoïste de ne pas vouloir ressentir la douleur fulgurante, signe d'une fin proche. Une douleur lancinante sur mon flan droit me fit vaciller et tomber sur le sol froid. Puis un second coups, un troisième; les coups pleuvaient et je ne pus retenir plus longtemps mes larmes couler ainsi que d'imperceptibles gémissements de douleur sortir de ma bouche remplie de sang. Puis j'accueillis, bien heureuse l'inconscience.

PdV Extérieur

Dans une cave sombre, se trouvait immobile une jeune fille vêtue d'une robe blanche tâchée de son essence vitale. Elle semblait sereine, paisible. On pouvait croire qu'elle s'était tout juste endormie sur le sol poussiéreux mais personne n'aurait put deviner que dans cette même cave c'était passé les pires atrocités. Le cœur de la jeune fille s'était endormie pour un cycle sans fin, son corps enchainé à rester pour l'éternité dans cette cave sinistre; seul son esprit était libre mais souffrait de la solitude. L'esprit de cette dernière montait souvent dans son ancienne chambre pour voir l'homme aux boucles blondes, ce dieu sur cette terre souillée par les hommes. Elle était à chaque fois heureuse de le retrouver sur ce même banc en face de sa fenêtre. Mais un jour, il ne vint pas, ni e jour suivant, ni les jours d'après.

En parallèle, la vie à l'orphelinat continuait son cours malgré les disparitions d'enfants de plus en plus fréquentes, personne ne se posait de question – à part peut-être Éloïse qui s'inquiétait de la soudaine disparition de son amie. Amie qui n'était pas très loin pourtant. La porte menant à la cave fut condamnée pour que personne ne retrouve un jour le corps de cette ancienne pensionnaire, qui fut pendant une longue période une mère pour ces enfants sans parents. Un jour de mai, on retrouva un petit garçon battu et sans vie dans les champs, ce fut le commencement de bien autres trouvailles de bien d'autre corps d'enfants inertes. Leur point commun? Ils venaient tous de l'orphelinat de Campell.

Mère Denise fut prise sur le faite, les enfants encore présents mais toujours orphelins furent emmenés dans un autre orphelinat...plus sûr pour leur vie. Les autorités avaient lancés une bonne dizaine d'avis de recherche pour ces enfants encore introuvables. Mais une question persistait dans les cœurs de ses hommes qui avaient cru voir l'horreur. Ses enfants étaient-ils seulement encore en vie?

L'orphelinat fut lui-même condamné, après avoir fouiller chaque recoins de la maison il ne restait aucun indice de l'endroit où pouvait se trouver les dix enfants non retrouvés. Dans la grande salle commune Mère Denise fixait la porte condamnée par ses soins, elle ne la fixait pas de peur que son « petit secret » soit découvert, non elle jubilait de savoir que les forces de l'ordre ne cherchaient pas au bonne endroit. À chaque fois qu'un policier passait devant la porte menant au sous-sol et qu'il n'y prêtait aucune intention, elle jubilait. L'endroit jugé vide, ils partirent. Le dernier regard pour cette endroit qui signifiait l'enfer pour beaucoup vint de Mère Denise pour cette porte invisible.

Dans une chambre à l'étage se trouvait une jeune fille assise sur la banquette à regarder le monde tourner sans elle.


Vraiment désolée pour les fautes, je suis acctuellement à la recherche d'une Bêta.

Merci à : lisa, Rosabella01, twilightdu51, lili, xenarielle93, Grazie, La, crys063 ainsi que oliveronica cullen massen pour leurs review ( pour les deux chapitres).

Merci pour les Alerts Story et les misent en favoris =)

J'espère que ce chapitre vous a plu^^ et que vous l'aillez compris surtout

Des avis? Des questions? Des idées sur la suite?

Le titre du chapitre 3 s'appelle : Un siècle est passé.

Réponse à crys063 : Je ne sais pas encore la fréquence de mes publications, j'essaye de les poster toutes les semaines ( le plus souvent le week-end ou les mercredi ) mais je suis sûr deux histoires donc ça ne sera pas trop le cas -_-' ( ça ne m'a pas l'air trop clair désolée)

P'tite Vampire^^